NOTATION/EVALUATION LE MAINTIEN DE NOS STATUTS AGISSONS ENSEMBLE !

  • le 12/11/2009
  • PLACE DE L’HOTEL DE VILLE DEVANT LA MAI - Saint-Quentin

NOTATION/EVALUATION

LE MAINTIEN DE NOS STATUTS

AGISSONS ENSEMBLE !

A ce jour le dialogue social est rompu avec l’administration, venez nombreux pour le rétablissement d’un dialogue social dans notre collectivité, d’autres dossiers sont à venir (IAT, remplacements des départs en retraite, groupe de travail arrêtés,

heures supplémentaires et bornes horaires.

 

REFUSONS LES CONTRATS D’OBJECTIFS INDIVIDUELS

 

L’évaluation : un outil pour briser le travail collectif

et la culture de service public….

 

-         Nous refusons toute politique de divisions des personnels et toute forme de salaire au mérite.

 

-         L’évaluation telle qu’elle est conçue ne sera jamais un moment « privilégié »

-         Nous considérons qu’un agent ne peut être tenu pour responsable d’une politique décidée par sa hiérarchie. 

-         Nous refusons que les agents soient évalués au regard des objectifs et indicateurs nationaux ou régionaux.

-         Nous soutenons les évaluateurs qui n’organisent pas ce type d’entretiens et ceux qui rédigent des objectifs collectifs pour leur équipe.

 Pourquoi exiger le maintien de la note chiffrée ?

Il peut sembler surprenant que les principales organisations syndicales demandent cela, alors que la pratique de la notation reste critiquable et perfectible…

Au moins, elle demeure basée sur des critères légaux identiques pour tous les agents selon leur catégorie C, B ou A, elle doit être fondée sur des faits établis et permet de recourir au juge en cas d’erreur manifeste d’appréciation.

Au lieu de cela, le Sénateur Maire et  Président de la Communauté d’Agglomération veut appliquer de façon précipité la suppression de la note chiffrée actuellement illégale dans la fonction publique territoriale.

En effet, une loi parue dans la torpeur du 3 août 2009 sur la mobilité des fonctionnaires prévoit à son article 15 que l’autorité territoriale peut se fonder, à titre expérimental…, sur un entretien conduit par le supérieur hiérarchique pour apprécier la valeur professionnelle.

Or nous nous opposons à cela pour les raisons suivantes :

D’une part, la loi prescrit au même article (15) que les modalités d’application de cette évaluation doivent être fixées par un décret en Conseil d’Etat qui n’est pas paru à ce jour.

D’autre part, et surtout, l’enjeu est clair : notre autorité locale estime que trop d’agents ont une excellente note, veut donc « remettre les compteurs à zéro » en effaçant toute référence possible à la notation antérieure, et prévoit de moduler les avancements et le régime indemnitaire selon les « performances » individuelles.

Comme il ne serait plus nécessaire de se baser sur des faits, la méthode consisterait désormais à convaincre subtilement chaque agent de passer un contrat qui le rendrait personnellement responsable de la réussite ou de l’échec du travail confié.

Alors que les agents sont rarement entendus, qu’il n’est que très peu tenu compte de leurs avis, la Direction Générale voudrait ainsi les rendre responsables de difficultés subies.

Cela pourrait avoir de sens que si chaque agent avait un quelconque pouvoir sur la définition de ses missions et surtout sur la mise en œuvre des moyens indispensables pour atteindre tel ou tel objectif.

C’est ainsi qu’à ORANGE (ex France Télécom) comme dans d’autres groupes ou administrations (Equipement…), la volonté systématisée de gérer un service public comme une entreprise privée a conduit à piéger les agents/salariés en les isolant et en leur fixant des objectifs devenus inatteignables.

Et que personne ne vienne prétendre que ce seraient les seuls fonctionnaires qui souffriraient d’une « inadaptation » aux méthodes de performance individuelles : les non-reconnaissances du travail et les modes de harcèlement touchent tous les travailleurs, comme le montrent les études des spécialistes en santé du travail.

En outre, nous savons bien que cette logique managériale vise à casser les solidarités entre agents, en les mettant en compétition les uns contre les autres. Les réorganisations fréquentes ont pour but essentiel de briser le collectif.

Ajoutons à ce constat que la pression au « mérite individuel » favorise non seulement le « chacun pour soit » mais aussi " les conduites déloyales, la rétention d’information ou même la nuisance à ses collègues (Christophe DESJOURS, Psychiatre enseignant au Conservatoire National des Arts et Métiers). Cet expert précise qu’en réalité « les gens ont envie de travailler, de se mettre à l’épreuve et d’évoluer » et que « le plus important est la question de la convivialité et du vivre ensemble ». Simplement il ne changera rien lors de la notation à l’appréciation finalement attribuée, et il sera fort délicat de contester celle-ci si elle résulte en apparence d’un « accord » contractuel qui n’a plus besoin de réalités objectives (des faits) pour s’appliquer !

Aussi, si l’autorité locale maintenait son projet, nous appelons d’ores et déjà les agents :

-         à un refus collectif de se rendre aux entretiens d’évaluation,

-         à réclamer la continuité de la notation chiffrée selon leur intérêt individuel et collectif,

-    à réclamer qu’enfin un vrai dialogue social et non « informel » entre nos instances syndicales soit établi.

C’EST POURQUOI, NOUS APPELONS  LES PERSONNELS VILLE/CA/CCAS A UN RASSEMBLEMENT D’UNE HEURE POUR LE MAINTIEN DE LA NOTE CHIFFREE LE : 

12 NOVEMBRE 2009

PLACE DE L’HOTEL DE VILLE DEVANT LA MAIRIE

A PARTIR DE 8H30 JUSQUE 9H30

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PLACE DE L’HOTEL DE VILLE DEVANT LA MAI Saint-Quentin

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