
Les salariés de tous les secteurs sont confrontés à une agression sans précédent : licenciements massifs, fermetures de services, postes non remplacés dans la fonction publique, remise en cause des statuts et des conventions collectives. Les plans sociaux continuent de croître, malgré l’annonce d’une soi-disant « reprise de l’activité industrielle ». Cette situation conduit à une augmentation de la désertification industrielle, dans notre département, déjà durement frappé par les crises précédentes, et à l’augmentation massive des demandeurs d’emplois.
Cela se manifeste, entre autre, par : · Le démantèlement par · Le déploiement des sites mixtes à Pôle Emploi comme conséquence de la fusion imposée aux personnels de l’ASSEDIC et de l’ANPE, qui a pour conséquence la fermeture de sites ANPE et ASSEDIC de proximité. · La diminution considérable du nombre de places aux concours de · La poursuite des suppressions de postes, d’heures et de classes dans l’Education Nationale. · La fermeture de NEXANS et la perte de 220 postes de travail. · Le PSE de la Papeterie de Venizel et la perte de 100 emplois. · Le « coulage » du four de Saint-Gobain Emballage (Soissons) et le chômage partiel qui va en découler. · La volonté de généraliser le travail du dimanche dans le commerce à l’ensemble des secteurs d’activité qu’ils soient privés ou publics au nom de la loi du 10 août 2009. · Des licenciements économiques de moins de 9 personnes pour éviter de déposer un PSE. · Une aggravation des conditions de travail avec les pratiques du « stress-management » pour accroître toujours plus la productivité. · Etc., Etc.
LE SYNDICALISME NE DOIT PAS DEVENIR UNE INSTITUTION
Quand on examine la question du droit syndical dans notre pays, on sait qu’il existe des lacunes, par exemple dans les PME et TPE, où il ne fait pas toujours bon – c’est le moins qu’on puisse dire – afficher son appartenance syndicale ou implanter une section ou un syndicat. On sait aussi que le développement de la sous-traitance ne s’est pas accompagné de règles sociales, pourtant indispensables dans la relation donneur d’ordre–sous-traitant. Ce sont là deux exemples parmi d’autres de ce que l’on pourrait appeler les lacunes sociales d’une démocratie.
Or ces questions sont restées à l’écart de la négociation, puis de la loi du 20 août 2008 sur la représentativité syndicale.
Parce que tel n’était pas l’objet pour les signataires de la position dite commune, qui donnera naissance à cette loi.
À maintes reprises, y compris publiquement – et notamment dans une «Lettre ouverte à Bernard, François et Laurence» –, nous avons exposé les dangers de cette position commune, ses perversions démocratiques, ses risques de remise en cause du modèle de la république sociale au bénéfice du modèle anglo-saxon dans lequel l’égalité de droit n’est ni une référence, ni un objectif.
Oui, cela fonctionne. Je n'ai pas encore bien regarder pour utiliser toutes les fonctions... Cela viendra. salut camarade!

Hôpitaux :
Vers la remise en cause de la qualité des soins !
Pour équilibrer les finances de l’assurance maladie le Gouvernement choisi une nouvelle fois de mettre l’hôpital à contribution ! M. Woerth entend limiter la progression des dépenses de santé par l’amélioration de « la performance de l’hôpital ». C’est ainsi que le ministre du budget justifie (reconnaît) l’insuffisance des crédits alloués aux hôpitaux dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale de 2010. Pour atteindre son objectif de limiter à moins de 3% par an des dépenses de santé, il entend se saisir de l’opportunité que constituent les 220 000 départs à la retraite entre 2008 et 2015 dans la fonction publique hospitalière.
Emission de radio sur BFM du 3 décembre 2009