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L'Éditorial de Pascal Pavageau du mercredi 20 juin 2018

Mercredi 20 juin 2018

L'Éditorial de Pascal Pavageau
 

 

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Pascal Pavageau

« Défendre le service public, c’est faire la République. Le construire, c’est faire l’Histoire »

A l’occasion de la Journée internationale pour la fonction publique célébrée par les Nations unies le 23 juin, Force Ouvrière tient à exprimer son soutien plein et entier à ces 5,4 millions d’engagés ordinaires qui font notre fierté républicaine.

Une reconnaissance plus que jamais nécessaire car, ne nous y trompons pas : la volonté du gouvernement d’étendre l’individualisation de la rémunération dans la fonction publique ainsi que les recrutements précaires vise à casser les droits et cadres statutaires de ces héros du quotidien, tout en leur imposant une baisse des traitements et salaires. C’est un pas de plus dans la rupture de l’égalité des droits, la précarisation par la contractualisation et la destruction du Statut que promet le programme « Action publique 2022 ».

Cette remise en cause d’ampleur, couplée au choix d’une austérité sans précédent, concrétisé par l’annonce d’une réduction de 30 milliards d’euros des dépenses publiques entre 2018 et 2022, est totalement inacceptable. Cela entraînera des saignées budgétaires, source de réformes structurelles aux conséquences désastreuses, une dérégulation synonyme de « déprotection » pour les agents publics comme pour les usagers.

Défendre la fonction publique et le service public, c’est pour Force Ouvrière défendre l’ensemble des missions publiques dont nous avons tous besoin. C’est apporter aux citoyens une réponse à des besoins essentiels, dans les conditions de neutralité et de continuité indispensables à la préservation de l’intérêt général. Délaisser le service public de proximité voire l’abandonner à l’initiative privée, c’est compromettre l’accès de chacun à un bien commun, jusqu’à favoriser le client au détriment de l’usager.

En vue des élections du 6 décembre prochain, la Confédération appelle à la mobilisation chacun de ses adhérents pour qu’il fasse voter FO à un fonctionnaire ou un agent public de sa connaissance. Là est la force du collectif : faire connaître nos positions, consolider notre représentativité et donner plus de poids à nos revendications.

En défendant le service public à tous les niveaux et le statut général de la fonction publique comme piliers de l’équilibre social et républicain, Force Ouvrière construit une alternative possible. Le service public n’est pas désincarné, ce sont des femmes et des hommes qui le font vivre fièrement, c’est un esprit qui l’habite. Le défendre c’est faire la République, le construire c’est faire l’Histoire ! 

Edito du 20 juin 2018

Communiqué de FO

Mercredi 13 juin 2018

Communiqué de FO

Sans « pognon », pas de redistribution ; sans redistribution, pas d’égalité républicaine

Poche vide

En déplorant le pognon de dingue que coûtent les minimas sociaux sans parvenir à endiguer la pauvreté, c’est une nouvelle attaque contre notre modèle social et républicain qu’assène le président de la République. Face aux multiples offensives, Force Ouvrière appelle à la plus grande fermeté pour la préservation de notre modèle, porteur des valeurs d’égalité et de solidarité, dont les aides sociales sont à la fois la corde et la digue.

Elles sont, pour ceux qui en ont le plus besoin, une corde à laquelle se hisser. Comme tout le monde, les moins aisés refusent de tomber dans la trappe à pauvreté et s’activent pour en sortir quand, contraints, ils s’y trouvent. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un quart de ceux qui ont droit au RSA ne le demandent pas ; les deux tiers des adultes en situation de pauvreté ont un emploi ou en recherchent activement un ; un SDF sur quatre a une activité. Les aides sociales sont aussi une digue, permettant à ceux qui se maintiennent juste au-dessus du seuil de pauvreté mais aussi aux classes moyennes de ne pas sombrer dans la pauvreté lorsqu’ils sont confrontés aux aléas de la vie. Sans aides publiques ciblées au profit des plus modestes, le taux de pauvreté exploserait de 14% à 22%.

Aussi, le rôle de l’État, garant de l’intérêt général, ne peut se réduire à considérer les aides sociales sous un angle uniquement comptable, comme une dépense publique qu’il s’agit nécessairement de réduire. Tout projet purement dogmatique de refonte des minimas sociaux doit d’ailleurs faire l’objet d’une étude d’impact débattue avec les interlocuteurs sociaux. De plus, Force Ouvrière se refuse d’avaliser un projet de société où seuls les plus précaires bénéficieraient du soutien de la puissance publique, charge à chacun, s’il le souhaite, de faire preuve de charité à l’égard de son voisin.

En lieu et place d’une politique profondément injuste et stigmatisante à l’égard de tous ceux qui n’ont pas les moyens, la capacité ou la chance de s’en sortir seuls et de réussir, il serait nécessaire de lutter véritablement contre les inégalités, pour toujours plus de justice sociale et une émancipation réelle pour tous.

 

L'Éditorial de Pascal Pavageau du mercredi 13 juin 2018

Mercredi 13 juin 2018

L'Éditorial de Pascal Pavageau
 

 

Pascal pavageau 3

Pascal Pavageau

« La santé avant le travail »

Chaque année sont déplorés 500 accidents du travail mortels en France – chiffre le plus important d’Europe – auxquels s’ajoutent les victimes de maladies professionnelles et l’accroissement inquiétant des pathologies psychiques dont le lien avec le travail n’est que très rarement reconnu. Au-delà des chiffres : des femmes et des hommes dont la santé est dégradée du fait de leur travail, une souffrance souvent inaudible, des réponses encore insuffisantes des pouvoirs publics. Un constat inacceptable car évitable.

Au moment où doivent être publiés les résultats de la mission « Lecocq » sur la santé au travail, Force Ouvrière demande que l’ambition affichée d’une meilleure prévention des risques professionnels se traduise désormais en mesures concrètes, assorties des moyens nécessaires. Alors même que la prévention semble être un objectif partagé par tous – elle est une priorité du troisième Plan santé au travail, de la Stratégie nationale de santé, mais aussi dans la fonction publique – il est paradoxal de constater les contre-réformes successives de ces derniers mois. Le démantèlement progressif de la médecine du travail, comme la dilution du CHSCT dans une instance unique font disparaître des garde-fous, pourtant au plus proche du terrain et de la réalité des risques. Un choix d’autant plus inquiétant dans un contexte marqué par une intensification du travail et une organisation souvent pathogène.

Parce que la santé ne doit pas venir après le travail, Force Ouvrière attend de cette mission plus qu’une énième déclaration d’intention.

La première étape doit être de rendre l’accès à un service de santé au travail effectif pour tous : travailleurs du privé comme du public, y compris dans les plus petites structures, et demandeurs d’emploi.

Les travaux en cours peuvent être l’occasion de repenser la santé au travail dans une démarche plus globale, en lien étroit avec les enjeux de santé publique et de santé environnementale. Il est en effet indispensable d’agir sur tous les déterminants de la santé et de se donner les moyens d’une politique véritablement efficace de prévention.

En ce sens, les organisations syndicales doivent pouvoir prendre toute leur place dans la réflexion menée, faire valoir leur connaissance du travail réel pour permettre de répondre aux besoins des travailleurs et parvenir à concilier durablement santé et travail. Pour ce faire, Force Ouvrière juge indispensable le rétablissement d’une instance à part entière, dédiée aux questions de santé, sécurité et conditions de travail, ainsi que d’une médecine du travail pour tous. Aussi, notre Organisation trouverait intéressant et utile que des éléments issus de ce rapport fassent l’objet d’une négociation interprofessionnelle, en s’inscrivant ainsi dans un agenda social que nous proposons aux interlocuteurs sociaux d’engager dès septembre. 

 Edito 13 juin 2018

Communiqué de l’AFOC

Samedi 9 juin 2018

Projet de loi (Elan)

La casse des droits continue

Hlm 1Après avoir fait adopter par l’Assemblée Nationale début juin, une disposition de la loi Elan réduisant l’obligation d’accessibilité des logements neufs aux personnes handicapées à 10% contre 100% auparavant, le gouvernement s’attaque au droit au maintien dans les lieux des locataires HLM.

L’AFOC condamne cette remise en cause du droit universel à l’accès au logement que portait la loi de 2005, pour les personnes âgées ou personnes à mobilité réduite ainsi que la réduction de la protection du locataire.

Pour l’AFOC, les luttes sociales pour faire reconnaître le droit au logement comme un droit fondamental et la légitimité universelle de l’aspiration au bien-être et à la préservation du pouvoir d’achat a permis la constitution d’un patrimoine collectif de logements sociaux, édifié grâce aux ressources de l’argent public et du livret A, de la redistribution et de la solidarité. Le caractère collectif du patrimoine du parc HLM fait que la durée du bail est prévue à durée indéterminée en application du principe du droit au maintien dans les lieux, contrairement au parc privé où domine le droit du propriétaire.

Le désengagement financier de l’État du logement social se confirme avec la loi Elan, et l’existence même, de certains organismes HLM est menacée à terme.

Il est à craindre qu’une mesure telle que le réexamen de la situation des locataires tous les 3 ans, prélude en réalité à la notion d’un bail HLM en CDD et non plus en CDI et inaugure une réduction du statut protecteur du locataire HLM sur fond de déstabilisation de tout le secteur.

L’AFOC condamne cette fragilisation du statut du locataire qui se traduit par la remise en cause du maintien dans les lieux et dénonce la déstabilisation programmée d’un secteur pourtant clé de la cohésion sociale et pilier du modèle social.

 

 

Associations FO
consommateurs

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Retraite

Jeudi 6 juin 2018

M. Macron et son gouvernement continuent, les retraités et les retraitées aussi. Journée nationale de manifestations décentralisées le jeudi 14 juin 2018

Retraite mobilise

Les organisations de retraité-e-s du groupe des 9 (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR-FP, LSR, Ensemble & Solidaires-UNRPA) se sont réunies le 11 avril 2018 pour décider des suites à donner aux mobilisations engagées par elles, notamment le 28 septembre 2017 (80 000 manifestants) et le 15 mars 2018 (plus de 160 manifestations et plus de 200 000 manifestants).

Les organisations de retraité-e-s du groupe des 9 (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR-FP, LSR, Ensemble & Solidaires-UNRPA) se sont réunies le 11 avril 2018 pour décider des suites à donner aux mobilisations engagées par elles, notamment le 28 septembre 2017 (80 000 manifestants) et le 15 mars 2018 (plus de 160 manifestations et plus de 200 000 manifestants).

Unanimement, elles ont constaté que la colère manifestée par les personnes retraitées le 15 mars était le résultat d’une accumulation d’attaques menées à leur encontre par les gouvernements depuis le printemps 2014 : gel des pensions, création ou augmentation de taxes, suppression de dispositions fiscales spécifiques, etc. Depuis son installation à la présidence de la République, M. Macron n’a cessé d’ignorer les revendications des personnes retraitées, de les caricaturer comme des « riches » et des « nantis », le tout se poursuivant par une augmentation de 25 % de la CSG qui ampute très fortement le pouvoir d’achat d’un grand nombre de retraité-e-s depuis le 1er janvier 2018.

L’énorme succès des manifestations a incité le premier ministre à effectuer un tout petit geste, à exonérer d’augmentation de la CSG 0,6 % des retraité-e-s… en 2019. Ce premier recul reste bien trop limité pour calmer les personnes retraitées en colère.

Les 9 organisations ont décidé d’accentuer la pression sur le gouvernement et sur les parlementaires qui ont notamment voté la loi de Finances 2018 et la loi de Financement de la Sécurité Sociale 2018.

Dès maintenant, est proposée à la signature une pétition exigeant qu’une loi de finances rectificative soit prise annulant la hausse de la CSG pour tous, mettant fin au gel des pensions et décidant de la revalorisation de toutes les pensions. Depuis des mois, les députés de la majorité parlementaire veulent nous expliquer leurs réformes. A notre tour nous allons leur faire un peu de pédagogie pour qu’ils apprennent ce qu’est la vraie vie des retraité-e-s.

Le jeudi 14 juin sera une nouvelle journée nationale de manifestations décentralisées dans tous les départements, au plus près des retraité-e-s.

Le fait que d’autres mobilisations sociales et syndicales se développent dans le pays est considéré comme un élément supplémentaire nécessitant le maintien d’une pression spécifique de tous et toutes les retraité-e-s.

En effet, le gouvernement multiplie ses « réformes » qui sont autant d’attaques contre certaines catégories sociales : en multipliant les cadeaux fiscaux et sociaux aux plus riches (laxisme à l’égard de la grande fraude, baisse de l’impôt sur les sociétés à 25 %, plafonnement de l’imposition des dividendes à 30 %, suppression de l’impôt sur la fortune pour les titulaires de portefeuilles boursiers, etc.), il accentue les déficits publics et il maintient la dette, lesquels sont ensuite mis en avant pour expliquer une politique d’austérité à l’égard du plus grand nombre s’accompagnant notamment d’une réduction des crédits alloués aux dépenses sociales, de solidarité et de financement des services publics (hôpitaux, Ehpad, etc.).

Les propos tenus le 12 et le 15 avril à la télévision par le Président de la République confirment qu’il ne veut toujours rien comprendre de la colère des retraité-e-s. Il nous dit qu’il ne prend pas les retraité-e-s « pour un portefeuille », peut-être, mais il les prend bien pour un porte-monnaie… dans lequel il tape pour aller grossir les portefeuilles d’une minorité privilégiée.

 

François Thiéry-CHERRIER
(UCR-CGT, 263 rue de Paris, 93515 Montreuil cedex)
Didier HOTTE
(UCR-FO, 141 avenue du Maine, 75680 Paris cedex 14)
Jacqueline VALLI
(UNAR-CFTC, 128 avenue Jean Jaurès, 93697 Pantin cedex)
Daniel DELABARRE
(UNIR CFE-CGC, 59 rue du Rocher, 75008 Paris)
Marylène CAHOUET
(FSU, 104 rue Romain Rolland, 93260 Les Lilas)
Gérard GOURGUECHON
(UNIRS-Solidaires, 31 rue de la Grange aux Belles, 75010 Paris)
Michel SALINGUE
(FGR-FP, 20 rue Vignon, 75009 Paris)
Francisco GARCIA
(Ensemble & Solidaires - UNRPA, 47 bis rue Kléber, 93400 St Ouen)
Jacques SANCHEZ
(LSR, 263 rue de Paris, 93515 Montreuil)
 
Lettre ucr fo 99

L'Éditorial de Pascal Pavageau du mercredi 6 juin 2018

Mercredi 6 juin 2018

L'Éditorial de Pascal Pavageau
 

 

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Pascal Pavageau

« L’OIT, conscience sociale de l’humanité »

Dans le respect de l’engagement pris par Léon Jouhaux dès 1948, Force Ouvrière a su, au fil des années, perpétuer la tradition d’une présence active au sein de l’Organisation internationale du travail (OIT).

Créée dans l’idée qu’une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale, l’OIT, par son œuvre, a amplement concouru à l’amélioration de la condition des travailleurs dans le monde. Son organisation tripartite, unique, assure une égalité de droits et de représentation entre les représentants des gouvernements, ceux des syndicats de salariés et ceux des entreprises.

Forte de son engagement historique pour le respect des droits fondamentaux et en faveur du progrès social, notre organisation appelle de ses vœux un renforcement de la place de l’OIT. À un an du centenaire de sa création, conforter son rôle dans l’application et le contrôle des normes internationales du travail apparaît comme une nécessité, tout comme lui reconnaître un pouvoir de sanction à l’égard des États qui ne respecteraient pas les conventions qu’ils ont pourtant adoptées.

Le besoin d’une régulation sociale mondialisée se fait urgemment sentir, alors que la primauté donnée aux libertés économiques fait pâtir les travailleurs de la planète d’une course effrénée au moins-disant social.

Dans un contexte marqué par une mise en compétition tant entre États qu’entre travailleurs, et dans laquelle le social sert très souvent de variable d’ajustement, les principes édictés par l’OIT sont plus que jamais d’actualité. Reconnaître comme un principe fondateur que le travail n’est pas une marchandise trouve un écho tout particulier à l’heure de l’économie ubérisée, où il est bon de chercher des clients faute de parvenir à trouver un emploi. Force Ouvrière s’inscrit pleinement dans l’action de l’OIT, défendant l’accès universel à un travail décent, apportant sécurité, émancipation et dignité.

Aussi, au niveau national comme à l’échelle mondiale, nous défendons avec conviction la préservation des acquis et la conquête de nouveaux droits, à rebours des politiques actuelles qui, le plus souvent, se soldent par de moindres garanties pour les travailleurs. Cette 107e Conférence internationale du Travail est l’occasion pour Force Ouvrière de réaffirmer sa détermination à opposer, au mouvement prétendument inéluctable de reculs sociaux et d’accroissement des inégalités, un modèle véritablement synonyme de progrès social. 

Editorial 3283

 

Protection des données personnelles

Mardi 5 juin 2018

Europe

Protection des données personnelles

Un nouveau cadre entre en vigueur

Protection des donnees

Le 25 mai est entré en vigueur le règlement européen sur la protection des données personnelles (Règlement UE n°2016/679 du 27 avril 2016).

En France, le cadre légal de la protection des consommateurs est issu de la loi informatique et liberté du 6 janvier 1978 qui prévoit pour tous :

► un droit d’accès aux données le concernant ;

► un droit de rectification des données collectées ;

► un droit d’opposition à ce que ces données soient diffusées, transmises ou conservées par l’entité qui les a recueillis.

Ces droits ne sont pas remis en cause par le règlement sur la protection des données personnelles, dont l’entrée en vigueur va permettre de compléter et de renforcer, le dispositif de protection issu de la loi informatique et liberté.

Côté renforcement, on pourra compter sur un meilleur encadrement du recueil du consentement du consommateur à la collecte de ses données.

Ensuite, des sanctions en cas de non-respect des dispositions du règlement pourront être prononcées, l’amende pouvant s’élever jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires mondial de l’entreprise responsable.

Enfin, qui n’est pas le moindre des renforcements, ces dispositions sont prises à l’échelle de l’union européenne et seront les mêmes pour tous les consommateurs domiciliés au sein d’un État membre.

De plus, le règlement à vocation à s’appliquer à toute entreprise collectant des données de consommateurs européens, y compris celles domiciliées en dehors de l’UE. Les GAFA [1] n’échapperont donc pas à ces obligations !

Côté complément des droits du consommateur, ce dernier bénéficiera en sus de ses droits d’accès, de rectification et d’opposition, d’un droit au référencement. Cela permettra, par exemple, à un consommateur de demander à un moteur de recherche à ce qu’une page web associée à son nom et portant atteinte à sa vie privée soit déréférencée.

Le règlement prévoit également une meilleure transparence quant à l’usage qui est fait des données collectées et instaure une portabilité des données permettant ainsi à un consommateur de récupérer les données transmises auprès d’une société afin de les transmettre plus facilement à une autre (ce qui pourra permettre de changer plus facilement de webmail ou de fournisseur d’accès à internet, ou encore de passer d’un réseau social à un autre).

Enfin, l’instauration d’un guichet unique auquel le consommateur pourra s’adresser en cas de problème (en France il s’agira de la CNIL), lui permettra de faire jouer plus facilement ses droits, y compris quand il sera en conflit avec une entreprise étrangère.

 

Notes

[1les quatre géants du Web : Google, Apple, Facebook, Amazon qui sont les grandes firmes américaines (nées dans les dernières années du XXe siècle ou au début du XXIe siècle sauf Apple créé en 1976) qui dominent le marché du numérique1, parfois également nommées les Big Four, les Big Five, ou encore « The Five ». Cet acronyme, cependant, tend à être abandonné au profit du sigle GAFAM, le M signifiant Microsoft (source : Wikipédia).

 

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Radio Classique le 4 juin 2018

Lundi 4 juin 2018

Radio Classique le 4 juin 2018

Pascal Pavageau, Secrétaire général de FO, interviewé par Guillaume Durand

Radioclassique

Pascal Pavageau, Secrétaire général de Force Ouvrière, était l’invité de Guillaume Durand dans la Matinale de Radio Classique.

Pavageau interviev par guillaume durand

L'Éditorial de Pascal Pavageau du mercredi 30 mai 2018

Mercredi 20 mai 2018

L'Éditorial de Pascal Pavageau
 

 

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Pascal Pavageau

 Négocier, contracter :
Des pratiques constructives intrinsèques à Force Ouvrière

La pratique contractuelle et conventionnelle, à laquelle notre organisation est depuis toujours profondément attachée, a permis d’aboutir à des avancées considérables pour les travailleurs, en ouvrant la voie à la libre négociation des salaires, des cadres d’emploi et des conditions de travail.

Être constructif, pour Force Ouvrière, c’est instaurer le rapport de force en amont, en prenant part aux discussions et souvent en les initiant, pour faire valoir nos revendications, contrer les mesures que nous jugeons mauvaises et obtenir de nouveaux droits. Parce qu’il n’est pas dans notre habitude de pratiquer la « chaise vide », nous sommes présents là où il le faut pour faire entendre notre voix et ainsi celle des travailleurs.

Évidemment, la négociation comme la concertation ne signifient pas l’acceptation. Force Ouvrière ne signe un accord ou ne soutient une mesure que s’ils sont synonymes de progrès social et apportent plus de droits et protections. À l’inverse, nous refusons de cautionner des reculs ; auquel cas nous contestons, y compris par la mobilisation et la grève. En ce sens, réfléchir et travailler à de nouvelles formes d’actions, comme nous l’avons décidé à l’issue du dernier Congrès confédéral, doit nous permettre d’innover et d’être encore plus efficaces pour faire aboutir les revendications des travailleurs.

Face à la défiance et aux tentatives de contournement dont font l’objet l’ensemble des contrepoids et contre-pouvoirs du pays, la démocratie sociale exige que toute leur place soit donnée aux interlocuteurs sociaux et que soient réhabilités l’action syndicale comme le paritarisme. Nous ne pouvons accepter la vision tronquée du dialogue que veut imposer le gouvernement, exhortant au consensus social ou à l’urgence impérieuse, et se retranchant derrière un semblant de concertation. Force Ouvrière travaille sur un agenda et des sujets méritant, selon nous, des négociations interprofessionnelles.

Nous les proposerons aux autres organisations syndicales et patronales, une fois ces dernières au complet : nous n’avons pas à dépendre d’injonctions gouvernementales encadrées pour nous réunir et négocier !

La force de notre organisation est de ne dépendre de quiconque, si ce n’est de ses adhérents : notre indépendance nous préserve de toute intégration aux rouages de l’appareil étatique comme de l’entreprise, loin d’une logique d’accompagnement ou de cogestion. Là où l’exécutif s’éloigne des aspirations et des besoins des travailleurs, Force Ouvrière compte, plus que jamais, porter leurs attentes légitimes, basées sur des réalités quotidiennes toujours plus dégradées. On ne peut revendiquer sans avoir les pieds sur terre, et plus les racines sont profondes, plus les branches sont porteuses. 

 

Editorial de Pascal Pavageau du 30 mai 2018

Communiqué de la Fédération FO de l’Équipement, de l’Environnement, des Transports et des Services

Jeudi 23 mai 2018

Communiqué de la Fédération FO de l’Équipement, de l’Environnement, des Transports et des Services

Véhicules autonomes

Changement de cap impératif ou sortie de route programmée !

Bruno le maire

Qui reprendra les commandes de la « voiture folle État » ?

Anne-Marie Idrac, Haute responsable pour la stratégie du développement des véhicules autonomes, a présenté le 14 mai 2018 à Gérard Collomb, Bruno Le Maire, Elisabeth Borne et Mounir Mahjoubi les orientations stratégiques proposées pour l’action publique en matière de développement des véhicules autonomes. Son rapport présente une série de dix actions prioritaires visant à faciliter l’émergence et le développement de ces technologies, à aider la filière française à se positionner sur ce marché, mais aussi à relever le défi de la sécurité et de l’acceptabilité de ces innovations

Si le gouvernement veut réellement sortir des affichages et faire du développement du véhicule autonome une priorité de sa politique de relance industrielle, reconnaissant au passage qu’il représente aussi un enjeu considérable pour les politiques de transports, de sécurité numérique et de sécurité routière, il doit impérativement infléchir de nombreuses orientations politiques, voire faire marche arrière quant aux choix réalisés depuis plus de 10 ans !

La réussite de ce vaste chantier reposera sur la capacité à mobiliser des compétences techniques et pluridisciplinaires, et à valoriser les infrastructures gérées par l’État en tant que supports d’expérimentation. Là où le gouvernement actuel et ses prédécesseurs n’ont eu de cesse de saborder les ministères techniques successifs en charge des Transports et de l’Équipement, leurs services et leur réseau scientifique et technique.

Aussi, la FEETS-FO revendique auprès du gouvernement les actions complémentaires suivantes :

  • renforcer des effectifs et des moyens des composantes du réseau scientifique et technique du ministère en charge des Transports et de l’Équipement impliquées en termes de normalisation, de recherche fondamentale et appliquée, de partage de données (Cerema, IFSTTAR, IGN, Météo-France, Écoles…), là où « Action Publique 2022 » a choisi de les sacrifier sur l’autel de la rigueur budgétaire
  • rétablir dans les services territoriaux de l’État le caractère technique, pluridisciplinaire et interministériel des politiques d’éducation et de sécurité routière, alors que les derniers agents du ministère des Transports compétents sur ces sujets sont en cours de transfert forcé au ministère de l’Intérieur coupant le lien infrastructures/véhicules/conducteurs
  • mettre en place des moyens financiers et humains dédiés au bénéfice des Directions Interdépartementales des Routes permettre d’expérimenter et développer la conduite autonome sur le réseau routier national,là où leurs services d’ingénierie servent aujourd’hui de variable d’ajustement budgétaire

Plus largement, la FEETS-FO pointe que le rapport remis au gouvernement passe sous silence les impacts sociaux prévisibles – et pourtant majeurs - sur la chaîne globale des transports.

 

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