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L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 17 janvier 2018

Mercredi 17 janvier 2018

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« La France ne peut pas continuer à promouvoir son modèle universaliste à l’extérieur et le remettre en cause à l’intérieur »

Les élections dans les trois fonctions publiques auront lieu le 6 décembre 2018. Elles concernent plusieurs millions de fonctionnaires. Ces élections seront aussi l’occasion de rappeler les attentes et les revendications des fonctionnaires des trois versants de la fonction publique.

Les questions de pouvoir d’achat, de conditions de travail, de statut, de protection sociale sont bien entendu au cœur des problèmes.

Cela fait maintenant des années qu’au prétexte de réduire le déficit budgétaire, on maltraite le service public, ses agents et, par conséquence, les citoyens-usagers.

Après la RGPP, il y a eu la MAP. Aujourd’hui, CAP 22 risque d’être dans la même veine, à savoir : pression budgétaire, restriction des personnels, atteintes au statut, désertification et privatisations.

C’est trop facile et évident de mettre un service en difficulté, puis de considérer qu’il ne remplit plus correctement ses missions et alors de l’externaliser.

C’est vrai de l’hôpital, de la fonction publique d’État et de la territoriale.

Le débat sur le rôle et les missions du service public républicain est plus que jamais d’actualité.

La France ne peut pas continuer à vouloir promouvoir son modèle universaliste à l’extérieur et le remettre en cause à l’intérieur.

Quels sont les besoins et les attentes des citoyens ?

Comment la République doit-elle y répondre en respectant ses principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité ?

Comment, également, défendre activement le service public au niveau européen ?

Les pouvoirs publics (gouvernement et Parlement) portent une lourde responsabilité.

Quand le service public se rétracte, c’est la République qui est menacée, c’est ce qui, en France, fait société.

D’où notre détermination à défendre la République, le service public et toutes celles et ceux qui le font fonctionner. 

 

Editorial de Jean-Claude Mailly - FO Hebdo 3266  

Communiqué de l’AFOC

Jeudi 11 janvier 2018

Consommation : des voeux de prospérité contrariés…

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Alors que près de 12 millions de personnes éprouvent des difficultés à payer leurs factures de gaz et d’électricité, les tarifs réglementés du gaz naturel pour les particuliers vont augmenter de près de 7% en 2018.

Dans le même temps, le prix de l’électricité devrait également augmenter pour les particuliers, conséquence d’une augmentation prévue de la Contribution au Service Public de l’Electricité. une taxe pesant sur le prix de l’énergie.

Côté essence, une hausse de la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers) de 7,6 centimes par litre de gazole et de 3,84 centimes par litre d’essence est prévue.

Le forfait hospitalier sera également en hausse en 2018 et l’augmentation du prix des péages autoroutiers est prévue entre 1 et 2 %.

Face à ces dépenses contraintes, la question centrale est bien celle du pouvoir d’achat des consommateurs en baisse depuis 2008. Pour 2018 ce sera 4,5 milliards d’euros en moins dans la poche des Françaises et des Français selon la note de conjoncture de l’Insee du 19/12/2017 (-0,3 % de pouvoir d’achat). Dans le même temps, le PIB par habitant ou l’indice de développement humain de la France ne cessent de décroitre.

Pour l’AFOC, il ne revient pas aux consommateurs de payer les avatars des choix de politique de financement de l’économie productive ou les errements gestionnaires de l’État.

Aussi, une fois de plus, l’AFOC demande aux pouvoirs publics de ne pas puiser indéfiniment dans le porte-monnaie des consommateurs, déjà fortement touchés par le chômage, la précarité, la hausse du coût de la vie, la hausse des cotisations des mutuelles et des assurances... et rappelle que sans consommation, pas de croissance.

Associations FO
consommateurs

 http://www.force-ouvriere.fr

Mardi 30 janvier 2018

Jeudi 11 janvier 2017

Mardi 30 janvier 2018

Grève dans les Éhpad et l’aide à domicile

2018 greve dans les ehpadL’insuffisance des effectifs et des moyens dans les établissements accueillant des personnes âgées (Éhpad) et dans les services d’aide à domicile, est reconnue par tous. La réforme de la tarification introduite par la Loi vieillissement dite « ASV », qui va se traduire par des suppressions massives de postes, est unanimement rejetée.

Toutes les organisations syndicales (FO, CGT, CFDT, CFTC, UNSA, CGC, SUD) appellent à la grève le mardi 30 Janvier 2018, dans l’ensemble des établissements accueillant des personnes âgées qu’ils soient publics (hospitaliers et territoriaux), associatifs ou privés commerciaux.

Les neuf organisations syndicales et associatives de retraités [1] soutiennent le mouvement des salariés des Éhpad.

Elles appellent les pouvoirs publics à les rencontrer et participeront aux rassemblements et manifestations organisés au cours de cette journée.

Cette grève a pour objectif d’améliorer l’accompagnement, les services et les soins envers les personnes âgées, indissociables de l’amélioration des conditions de travail des professionnels, en exigeant du gouvernement qu’il réponde à nos revendications :

► Application d’un agent ou un salarié par résident, tel que prévu par la Plan Solidarité Grand Age.
► Abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification des Éhpad, contenues dans la loi du 28 décembre 2015 ainsi que le retrait des décrets d’application.
► Arrêt des baisses de dotations induites par la convergence tarifaire et exige par conséquent le maintien de tous les effectifs des Éhpad y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés.
► Amélioration des rémunérations, des perspectives professionnelles et de carrières, dans le cadre du Statut et des conventions collectives nationales.

Voir en ligne : Plus d’informations

 

Notes

[1] UCR-FO, UCR-CGT, UNAR-CFTC, UNIR-CFE-CGC, FSU, UNIRS-Solidaires et les associations de retraités FGR-FP, LSR, Ensemble & solidaires- UNRPA

Lettre FO Retraites n°139


L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 20 décembre 2017

Mercredi 10 janvier 2018

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« 2018, une année dense sur le plan social »

Jean claude mailly 2017

En ce début d’année 2018 je tiens, au nom du Bureau confédéral, à présenter aux militants et lecteurs de FO Hebdo nos meilleurs vœux.

L’année 2018 sera dense sur le plan social, comme le furent les années précédentes.

D’ores et déjà, quatre dossiers importants sont ouverts et devraient aboutir à deux projets de loi vers le mois d’avril. Il s’agit d’abord de l’apprentissage, de la formation professionnelle et de l’Assurance chômage, sur lesquels une concertation et/ou une négociation entre interlocuteurs ont ou vont démarrer. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

Un autre projet de loi portera sur la transformation de l’entreprise et de son objet social. Une réunion de lancement de la concertation a eu lieu la semaine dernière. Nous y avons rappelé que, pour FO, il fallait commencer à remettre en cause l’idéologie de l’école de Chicago, selon laquelle le rôle d’une entreprise est uniquement de rémunérer ses actionnaires.

Et il n’existe pas, aujourd’hui, en France, de définition juridique de l’entreprise.

Et comme ce projet de loi risque d’avoir un spectre assez large, nous avons souligné notre opposition à toute désindexation partielle ou totale du Smic et à toute remise en cause des seuils sociaux.

2018 verra aussi l’ouverture des discussions sur le sujet ultrasensible des retraites, qui devrait être bouclé en 2019.

2018 sera encore l’année de notre congrès confédéral à Lille, fin avril, au cours duquel les syndicats débattront démocratiquement de l’activité passée et à venir. Ce sera également le moment d’un renouvellement des instances confédérales. Ce congrès devrait aussi être l’occasion de renforcer nos actions en matière de développement syndical, c’est une question d’efficacité et de poids dans le rapport de forces. 

Edito j c mailly 3265 

 

Smic

Mardi 9 janvier 2018

Smic

Pas de coup de pouce en 2018

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Danger, faute économique et sociale, non-sens, c’est en ces termes que Force Ouvrière a accueilli les premières propositions du nouveau groupe d’experts sur le Smic. Fin novembre, ce dernier a non seulement recommandé de s’abstenir de tout coup de pouce, mais a également préconisé de modifier la formule de revalorisation du Smic. Les deux pistes proposées : Une suppression des deux termes de revalorisation automatique (l’inflation et la moitié de la progression du pouvoir d’achat du salaire horaire de base des ouvriers et employés, le SHBOE) ou la suppression du seul second terme.

Cette proposition de désindexation a tué dans l’œuf tout débat sur la nécessité d’un coup de pouce, regrette Force Ouvrière qui défend le principe de la revalorisation automatique du Smic. Nous continuons à revendiquer une hausse du Smic de sorte qu’il atteigne progressivement 80 % du salaire médian (soit 1 841 euros brut mensuels), a déclaré Marie-Alice Medeuf-Andrieu, secrétaire confédérale, à la Commission nationale de la négociation collective. 

Nadia Djabali

La croissance repart à la hausse, les impôts aussi

Lundi 8 janvier 2017

La croissance repart à la hausse, les impôts aussi

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L’Insee a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour 2017 dans sa note de conjoncture publiée le 19 décembre. Elle anticipe une poursuite de la tendance début 2018, mais aussi une hausse des prélèvements obligatoires.

L’institut national de la statistique (Insee) a relevé à 1,9 % sa prévision de croissance annuelle pour 2017. Cet indicateur, initialement prévu à 1,6 %, avait déjà été revalorisé à 1,8 % en octobre. La cadence, d’environ + 0,5 % par trimestre depuis la fin 2016, devrait se poursuivre au moins jusqu’à la mi-2018. Un tel rythme n’avait pas été observé depuis 2011. Pour rappel, la croissance annuelle avait été de 1,2 % en 2016.

Selon l’Insee, la hausse du produit intérieur brut (PIB) atteindrait déjà + 1,7 % à fin juin 2018. L’économie française est portée par une hausse de la croissance mondiale, notamment au niveau de la zone euro. La Banque centrale européenne prévoyait mi-décembre des taux de croissance de 2,4 % en 2017 et 2,3 % en 2018.

4,5 milliards d’euros d’impôts en plus pour les ménages

L’Insee relève aussi, en France, un climat des affaires en hausse continue depuis fin 2016. Il a atteint en novembre 2017 son plus haut niveau en près de dix ans. Dans les prochains mois, la production devrait rester dynamique et l’investissement des entreprises élevé. Par ailleurs, les exportations devraient augmenter et permettre au commerce extérieur de retrouver l’équilibre mi-2018.

En revanche, malgré des revenus d’activité dynamiques, le pouvoir d’achat des ménages devrait ralentir début 2018, limitant la consommation. En cause, l’élévation de l’inflation et la hausse de la CSG et des taxes sur le carburant et le tabac. Les mesures fiscales plus favorables, comme la baisse de la taxe d’habitation, ne seront effectives que fin 2018. Au total sur l’année, l’Insee estime que les prélèvements obligatoires sur les ménages augmenteraient d’environ 4,5 milliards d’euros, notamment sous l’effet de la fiscalité indirecte
 

Focus : Pas de baisse significative du chômage
Malgré une bonne conjoncture économique, le chômage ne devrait que légèrement décroître dans les prochains mois, selon les prévisions de l’Insee. Établi à 9,5 % au sens du BIT fin 2017, il devrait revenir à 9,4 % mi-2018, soit une baisse de 0,1 point sur un an. Certes, l’économie française devrait continuer à générer environ 100 000 emplois marchands au premier semestre 2018, mais, dans le même temps, le recul de l’emploi non marchand devrait se poursuivre (- 32 000 postes) du fait de la réduction du nombre d’emplois aidés.

Par  Clarisse Josselin

Voix De Presse

Vendredi 5 janvier 2017

PRESSE - COMMUNICATION

Voixdepresse

Voix de presse

2018, année de tous les chantiers ?

La volonté ostensible de l’exécutif de multiplier les chantiers dès l’entame de l’année 2018 a été largement répercutée dans les médias. Parfois dubitative devant ce stakhanovisme annoncé, la presse s’est penchée sur cet activisme. Aperçus.

Libération
2018, le chantier permanent, avec au menu Immigration, Notre-Dame-des-Landes, institutions, assurance chômage, logement, égalité femmes-hommes… Emmanuel Macron ouvre de front tous les dossiers majeurs dès le premier semestre. Un programme chargé. Et dangereux ?. Généralement c’est pour la mule que c’est dangereux. Surtout si elle en a déjà plein le dos.

L’Express
Mais en avant la musique (de marche) pour 2018 : Édouard Philippe a une nouvelle fois filé la métaphore de l’orchestre pour décrire l’action de son gouvernement et l’enjeu de cette réunion qui va fixer le rythme de travail sur les trois mois qui viennent. Dans un bon orchestre, il faut de bons solistes qui connaissent bien leurs partitions, a-t-il souligné sur le plateau des 4 Vérités. Comme cela, on joue ensemble, a-t-il précisé. Sans donner le nom du compositeur. Le Joueur de flûte de Hamelin ?

Le Parisien
Premier rendez-vous politique de l’année, le séminaire gouvernemental, qui, à l’Elysée, a donné aux ministres le tempo et la chronologie des réformes du premier trimestre 2018. Formation professionnelle, assurance chômage, apprentissage, plan logement, plan pauvreté, plan villes. Le calendrier est ainsi fait, glisse-t-on à Matignon, que l’on va beaucoup travailler sur la dimension cohésion sociale. Bref, cette deuxième phase a été conçue comme plus sociale et plus protectrice. L’Elysée veut croire que la page du président des riches est tournée. Même si l’histoire peut sembler quelque peu cousue de fil d’or...

Le Monde
Signe qui ne trompe pas, le couple exécutif a utilisé à plusieurs reprises ces derniers jours les mots de cohésion et de projet social pour qualifier ses réformes, manière implicite de reconnaître qu’il marchait jusqu’ici davantage sur sa jambe droite que sur sa jambe gauche. Je ne vais pas vous dire que je ne me suis jamais senti boiter, a lui-même confié Emmanuel Macron aux journalistes, plus tard dans la journée. Comme une illustration de ce en même temps présidentiel, le chef de l’État a indiqué qu’il se rendrait au Forum de Davos le 24 janvier mais aussi voir les migrants de Calais d’ici au 18 janvier. Et guérir les écrouelles ?

Le Télégramme
En parlant santé, il va falloir l’avoir. Surtout à entendre la ministre concernée : hier [4 janvier,NDLR], à Rennes, Agnès Buzyn a présenté la stratégie nationale de santé du gouvernement pour le quinquennat. Soit quatre chantiers. Et les moyens, dans tout ça ? Dire qu’il faut toujours plus d’argent, c’est céder à la facilité, rétorque Agnès Buzyn. Parlons d’abord d’organisation efficace de notre système, tous les professionnels de santé savent que là est le problème. Manière de ménager l’avenir. Car la ministre le sait : le gouvernement veut réduire la dépense publique de trois points d’ici à la fin du quinquennat et ne s’interdit aucun sujet. Et surtout pas de couper les cordons de la bourse. Sur ce, bonne année et surtout bonne santé !

Par  Michel Pourcelot

 

Nouvelle année

Jeudi 4 décembre 2017

Travail, impôts, santé, conso : ce qui change en 2018

2018

De nombreuses mesures sont entrées en vigueur le 1er janvier 2018. Des onze vaccins obligatoires à la hausse du prix du gaz et des timbres, en passant par l’impôt sur la fortune immobilière, la mise en place de dispositions des lois Sapin 2 et El Khomri sans oublier les ordonnances réformant le Code du travail. Inventaire non exhaustif.

Nouveaux montants du Smic


Pas de coup de pouce mais uniquement la revalorisation automatique du Smic qui augmente de 1,24 % au 1er janvier 2018. La rémunération d’un salarié payé au Smic et travaillant 35 h par semaine s’élève désormais à 1 498,47 € brut mensuel (1 173 € net). Le salaire horaire brut est fixé à 9,88 € (7,46 € à Mayotte).
 

Mayotte


Les salariés de Mayotte passent aux 35 heures, au lieu de 39 heures. Mais les entreprises de moins de 20 salariés ont encore un an pour se mettre en conformité.
 

Hausse de la CSG, baisse des cotisations salariales


La contribution sociale généralisée (CSG) augmente de 1,7 %. Cette hausse concerne les salaires du privé et du public ainsi que les pensions de retraite situées au-delà de 1 200 € pour une personne vivant seule et de 2 042 € à deux pour un couple. Également concernés, les allocations-chômage, les indemnités journalières de la Sécurité sociale et les revenus du patrimoine.

Parallèlement, les cotisations salariales maladie et chômage sont supprimées. La cotisation maladie (0,75 %) est supprimée dès janvier. La cotisation versée à l’assurance chômage disparaîtra en deux étapes : d’abord en janvier (1,45 %) puis 0,95 point en octobre 2018. Grands perdants de la réforme : les comptes de l’Assurance maladie et de l’Unédic ainsi que les fonctionnaires et les retraités.
 

Rétablissement du jour de carence pour les fonctionnaires


Mis en place en janvier 2012 sous le mandat de Nicolas Sarkozy puis supprimé en 2014 par François Hollande, le gouvernement a rétabli le jour de carence en cas d’arrêt maladie dans la fonction publique. Depuis le 1er janvier 2018, les fonctionnaires en congé maladie seront rémunérés qu’à partir du deuxième jour d’arrêt. Une mesure qui a fait l’unanimité contre elle au sein des syndicats de la fonction publique.
 

Généralisation du bulletin de paie simplifié


Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent fournir aux salariés des bulletins de paie simplifiés dès le 1er janvier 2018. Une première expérimentation avait été mise en place dans une dizaine d’entreprises de 650 salariés et plus. Le test jugé positif, le dispositif a été appliqué en janvier 2017 dans les toutes les entreprises de 300 salariés et plus.
 

Ordonnances réformant le code du travail


Certaines mesures des ordonnances sont entrées en vigueur dès la fin septembre 2017, comme le barème d’indemnités prud’homales en cas de rupture abusive du contrat de travail ou les nouvelles règles relatives au télétravail. Mais d’autres ont dû attendre la publication de décrets. Au 31 décembre 2017, les 26 décrets nécessaires à la réforme du Code du travail étaient publiés. Le dernier, in extremis, le 31 décembre. 117 mesures sont donc entrées en vigueur.

Parmi celles-ci : Le dispositif des ruptures conventionnelles collectives. Le texte est entré en vigueur le 23 décembre 2017 et s’applique aux accords dont la négociation débute après cette date. Les nouvelles règles concernant la motivation de la lettre de licenciement sont applicables aux licenciements prononcés à compter du 18 décembre 2017. Les règles sur la consultation des salariés au sein des TPE sont applicables depuis le 29 décembre 2017. Pour le Comité social et économique (fusion des Instances représentatives du personnel), le décret est paru le 30 décembre 2017.
 

Dispositif d’alerte dans les entreprises de plus de 50 salariés


La loi du 9 décembre 2016, relative à la transparence et à la lutte contre la corruption (Sapin 2), a créé une protection du lanceur d’alerte. Elle impose aux entreprises de plus de 50 salariés de mettre en place des procédures de recueil des signalements émis par les salariés ou par des collaborateurs extérieurs et occasionnels.
 

Travail détaché


La dématérialisation de la déclaration subsidiaire du détachement par le maître d’ouvrage ou le donneur d’ordre entre en vigueur. Le maître d’ouvrage doit désormais vérifier que tous les sous-traitants directs ou indirects de ses cocontractants ainsi que les entreprises d’intérim en contrat avec ces sous-traitants ou cocontractants ont préalablement rédigé une déclaration dématérialisée de détachement des salariés.
 

Plan mobilité pour les salariés


Les entreprises de plus de 100 salariés sur un même site doivent présenter un « plan de mobilité ». Un dispositif qui s’inscrit dans le périmètre d’un plan de déplacements urbains et qui vise à améliorer la mobilité du personnel des entreprises et à encourager l’utilisation des transports en commun, le recours au covoiturage voire du vélo. Ce plan doit être communiqué à l’autorité organisatrice du plan de déplacements urbains.
 

Plateformes collaboratives


Les plateformes collaboratives (Uber, Deliveroo, etc.) doivent désormais prendre en charge la cotisation d’assurance accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP) des travailleurs indépendants. Par ailleurs Elles ont obligation d’assurer à leurs travailleurs réguliers un remboursement de certains frais liés à la formation professionnelle.

L’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) transformé en impôt sur la fortune immobilière (IFI)

L’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est supprimé et transformé en un impôt sur la fortune immobilière (IFI). Un nouvel impôt qui se limite principalement sur les biens et actifs immobiliers, dont la valeur taxable atteint au moins 1,3 millions d’euros au 1er janvier de chaque année d’imposition. Le taux d’imposition variera de 0,5 % à 1,5 %. Les valeurs mobilières, comme les actions, ne sont plus assujetties à l’impôt sur la fortune. Échappent également à cet impôt : les biens immobiliers professionnels ainsi que les biens loués en location meublée professionnelle (LMP). Manque à gagner pour l’État en 2018 : 3,2 milliards d’euros.

Une « flat tax » de 30 % sur l’épargne

Parmi les mesures les plus controversées : la création du prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% sur les revenus du capital et de l’épargne (dont ceux des PEL ouverts à partir de janvier). Exclus du champ : Le Livret A, le plan épargne en actions (PEA) et les contrats d’assurance-vie de moins de 150 000 euros et conservés plus de huit ans.

Ce prélèvement forfaitaire sur les plus-values de cession, les intérêts et les dividendes permet de sortir les revenus concernés de l’imposition sur le revenu et par conséquent des cotisations sociales (CSG, CRDS…). Un manque à gagner pour l’État de 1,3 milliard d’euros en 2018 et de 1,9 milliard d’euros en 2019 selon le ministère de l’Économie.

Allocations


Augmentation de 0,2% des plafonds de ressources utilisés pour calculer le montant des allocations familiales et d’autres prestations (complément familial, prestation d’accueil du jeune enfant, allocation de rentrée scolaire). Une revalorisation qui correspond à l’évolution en moyenne annuelle des prix à la consommation hors tabac de l’année civile de référence. En 2018, les ressources à prendre en prendre en compte sont celles de 2016.
 

Hausse du forfait hospitalier


Le forfait journalier hospitalier passe de 18 euros à 20 euros. Pour les séjours en hôpital psychiatrique, il passe de 13,50 euros à 15 euros.
 

Onze vaccins obligatoires pour les nouveau-nés


Après un vif débat qui a opposé partisans et opposants à cette mesure, l’Assemblée nationale a voté le 27 octobre 2017, l’extension de trois à onze vaccins obligatoires. Désormais les enfants nés à partir du 1er janvier 2018 devront recevoir dix injections avant l’âge de deux ans. Les pathologies concernées : la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite (le DT-polio), la rougeole, les oreillons et la rubéole (le ROR), la coqueluche, le pneumocoque, le méningocoque C, l’hépatite B, la bactérie Haemophilus influenzae (qui peut notamment causer la méningite). Sauf contre-indication médicale, ces vaccins sont indispensables pour accéder dans les crèches et les écoles et les lieux d’accueils collectifs.
 

Prix du gaz


6,9 % d’augmentation en moyenne pour les tarifs réglementés du gaz naturel appliqués par Engie, pour 4,7 millions de foyers. Le prix du gaz utilisé pour la cuisson grimpe de 0,7 % ; pour l’eau chaude, la hausse est de 1,4 % ; et pour le chauffage, la hausse est de 2,4 %. La taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel (TICGN) qui représente environ un tiers de la facture passe quant à elle de 5,88 € le mégawattheure à 8,45 €. Soit 43 % d’augmentation.
 

PV de stationnement


Disparition des PV de stationnement à 17 € remplacés par un forfait post-stationnement (FPS) dont le montant est fixé par les municipalités. Le forfait variera ainsi de 10 € à 60 €. À Lyon, il s’élèvera à 60 € dans le centre pour baisser à 35 € dans le reste de la ville. À Paris, il se situera à 50 € dans les onze premiers arrondissements et à 35 € dans les neuf autres.
 

Carburants


Les prix à la pompe augmentent de 7,6 centimes par litre pour le gazole et 3,84 centimes pour l’essence.
 

Prix des timbres


+11,7 % pour le timbre rouge, celui destiné aux lettres prioritaires distribuées sous 24h. Ce timbre est passé de 0,85 à 0,95 €. Soit une augmentation de près de 44 % en 4 ans. Quant au timbre vert pour les distributions sous 48 h, il a augmenté de 9,5 % en passant de 0,73 € à 0,80 €. L’Ecopli, distribué en quatre jours en moyenne est passé de 0,71 € à 0,78 €. Et la lettre recommandée (R1) de 3,95 € à 4,05 € (+2 %). Les tarifs Colissimo, augmentent eux de 1,5 % pour arriver à 4,95 € pour un colis de moins de 250g.
 

Diagnostics logements


Les propriétaires vont devoir fournir à leurs locataires deux diagnostics supplémentaires : le premier concerne l’état de l’installation intérieure de l’électricité si l’installation électrique a plus de 15 ans. Le second : l’état de l’installation intérieure du gaz si l’installation a plus de 15 ans ou si le dernier certificat de conformité a plus de 15 ans.

Ces deux diagnostics s’ajoutent à trois autres qui concernent la performance énergétique (DPE) ; le constat de risque d’exposition au plomb (CREP) si le logement date d’avant janvier 1949 ; et l’état des risques naturels, miniers et technologiques (ERNMT) si le logement est situé dans une zone à risque.
 

Spots publicitaires pendant les émissions jeunesse


Les chaînes de télé du service public (principalement France Télévisions) ne peuvent plus diffuser de spots publicitaires 15 minutes avant et après, ainsi que pendant les émissions destinées aux enfants de moins de douze ans. Une restriction qui s’applique également à tous les messages publicitaires diffusés sur les sites Internet de ces mêmes services nationaux de télévision qui proposent des programmes prioritairement destinés aux enfants de moins de douze ans.

 

Par Nadia Djabali

Ce qui change

Jeudi 3 décembre 2017

Ce qui change

- Les tarifs réglementés de vente de gaz d’Engie ont augmenté, au 1er janvier 2018, de 6,9% en moyenne. Aux +2,4 % pour le chauffage, +0,7 % pour la cuisson et +1,4 % pour les deux usages, s’est ajoutée une hausse de la taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel (TICGN).

- La contribution sociale généralisée (CSG) a augmenté de 1,7 point au 1er janvier 2018. Cette hausse concerne tous les salaires, mais aussi les revenus du patrimoine ou encore les produits de placements.

Voix De Presse

Vendredi 29 décembre 2017

PRESSE - COMMUNICATION

Voixdepresse

Voix de presse

Chômeurs

Les vœux présidentiels

2017 chomeurs et voeux du president

Le durcissement du contrôle des chômeurs, évoqué le 27 décembre dans une note confidentielle du ministère du Travail ayant fuité dans la presse, a été aussitôt confirmé par le chef de l’État lui-même. La presse s’en est émue. Aperçus.

Le Figaro
Droit dans ses moon boots, le chef de l’État, interrogé depuis la station de ski de La Mongie (Hautes-Pyrénées), où il est actuellement en vacances, est revenu sur les critiques qui le visent depuis que le détail de son projet de durcissement du contrôle des chômeurs a fuité dans la presse. C’est là aussi un engagement de campagne tenu. [...] Je l’ai dit et on le fera, a-t-il martelé, dans la neige. Un engagement de rase campagne d’hiver sans doute. Il a précisé en outre que ça n’est pas parce qu’il n’y a pas de règle que les choses ne peuvent pas avancer, mais que ça n’est pas non plus parce qu’on met des règles qu’on met de la suspicion derrière chacun. Certes, mais moins de règles pour les entreprises et plus de règles pour les chômeurs aurait tendance à faire naître la suspicion.

La Charente Libre
D’autant que reste cette communication d’un président qui donne des gages de bienveillance devant les caméras enneigées pour ne pas stigmatiser les chômeurs mais qui satisfait en même temps la droite ligne du Medef dans les coulisses des ministères. Pierre Gattaz imaginait un contrôle journalier, hebdomadaire ou mensuel pour des chômeurs soupçonnés de toucher leurs indemnités et partir en vacances dixit Christophe Castaner, le président du parti présidentiel. Le vœu sera exaucé mais ce ne sont pas seulement des règles nécessaires pour faire avancer le pays, comme l’a justifié Emmanuel Macron. C’est aussi une manière d’annoncer que les efforts doivent être faits par tous, avec l’impression que ceux qui ont moins devront en faire plus que ceux qui ont déjà beaucoup.

Libération
Selon la note citée par l’hebdomadaire, une recherche insuffisante, un refus de formation ou un refus de deux offres d’emploi jugées raisonnables, entraînerait une réduction des allocations de 50% pendant deux mois. En cas de récidive, elles seraient supprimées pour une durée de deux mois. Un arsenal de sanctions branché sur les ondes Hartz. Pour Noël, le Père Fouettard est de sortie. En outre, choc de simplification, chaque demandeur d’emploi devra remplir un rapport d’activité mensuel, listant l’ensemble des démarches effectuées pour favoriser son retour à l’emploi, selon cette note rédigée par Antoine Foucher, directeur de cabinet de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et ancien cadre du Medef. Pierre Gattaz, numéro un du Medef, avait suggéré en octobre un contrôle journalier, hebdomadaire ou mensuel des demandeurs d’emploi. Contrôle des chômeurs oui, contrôle des entreprises non.

Ouest France
Sont donc prévenus les nouveaux futurs chômeurs via la rupture conventionnelle collective (RCC) procédé, introduit par les ordonnances Travail, qui permet à un employeur de se séparer de ses salariés sans avoir recours à un plan social. Un procédé qui a su séduire tant il répond à certains vœux : Quel succès ! Après la chaîne de prêt-à-porter Pimkie, le constructeur automobile PSA Peugeot-Citroën-DS envisage de recourir à la rupture conventionnelle collective (RCC). Ce nouveau dispositif sera à l’ordre du jour du prochain Comité central de l’entreprise le 9 janvier. Dans la presse, la société du Figaro et Les Inrocks y songent aussi. Les décrets d’application portant sur la réforme du Code du travail viennent à peine d’être publiés. Vrai cadeau de Noël, la nouvelle mesure permet d’avoir beaucoup plus de fluidité, a vanté mercredi un député de la majorité présidentielle, interrogé sur le cas de Pimkie. Quand une entreprise est percutée par une évolution du marché, elle doit être capable très rapidement de se réinventer, a-t-il développé. Les salariés percutés, eux, restent sur le carreau. Belle année en perspective.

Par  Michel Pourcelot

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