Protection sociale

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LE GOUVERNEMENT TAPE ENCORE SUR LES MALADES

 

La liste de restrictions aux soins s’allonge avec un projet de décret visant à diminuer le montant des indemnités d'arrêt maladie. Ce qui se traduirait par une baisse de l'ordre de 40 euros par mois pour un smicard et jusqu’à 85 euros pour un cadre.

Le gouvernement est prêt à tout pour conserver son triple A des agences de notation financière. Quitte à tailler dans les droits à la protection sociale des salariés! En marge de l’examen du projet de loi de finances sur la sécurité sociale (PLFSS), il a présenté un projet de décret prévoyant de baisser le montant des indemnités d'arrêt maladie. À partir du 1er janvier 2012, la mesure prévoit de calculer ces indemnités journalières versées par l'assurance maladie sur la base de 60% du salaire net et non plus sur la base de 50% du salaire brut, comme c’est le cas aujourd’hui. Le changement de calcul se traduirait par une baisse desdites indemnités de l'ordre de 40 euros par mois pour un salarié au SMIC et jusqu’à 85 euros pour un cadre.

«Si nous ne savons pas intervenir sur les dépenses, nous ne saurons pas garantir un objectif de dépenses d'assurance maladie (Ondam) à 2,8%!», a justifié Xavier Bertrand, ministre du Travail. Le gouvernement entend économiser ainsi 220 millions d’euros sur les dépenses de santé pour juguler le déficit de la Sécu qui souffre, rappelons-le, d’abord du manque récurent de recettes (exonération cotisations patronale en tout genre) sur lequel il ne s’attarde jamais. Sept millions de salariés sont potentiellement concernés chaque année par ce nouveau coup de canif au contrat social. Certes, les salariés bénéficiant de contrats collectifs de prévoyance dans leur entreprise verront ce manque à gagner compensé. Pour les autres, la perte devrait plus se faire sentir, notamment pour ceux qui ont des revenus faibles.

Cette mesure vient s’ajouter au doublement - de 3,5% à 7% - de la taxe sur les mutuelles dans le cadre de l’autre plan de rigueur budgétaire dévoilé le 24 août dernier. Une ponction inique de 1,1 milliard d’euros devant entraîner une hausse des tarifs des complémentaires de 4,7% en moyenne en 2012. Avec les déremboursements de médicaments, la multiplication des vignettes orange (médicaments remboursés seulement à hauteur 15%) ou le retrait récent de l'hypertension artérielle sévère de la liste des Affections Longue Durée (maladies prises en charge à 100%), l'accès aux soins devient de plus en plus coûteux et restrictif… au point que les médecins s’alarment du nombre croissant de salariés modestes qui renoncent carrément à se soigner.

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