Radio France : Grève contre les restrictions budgétaires

Mercredi 11 février 2015

Radio France : Grève contre les restrictions budgétaires

Radio france

«  Maison de la Radio Paris  » par inconnu — Photographie par Utilisateur:Sebjarod. Sous licence Image non libre via Wikipédia.

A l’appel de plusieurs organisations syndicales, dont FO, les salariés de la radio publique sont en grève ce mercredi pour exprimer leur inquiétude pour leur avenir dans un contexte de restrictions budgétaires et de restructurations.

Budgets en baisse, déclin des effectifs dans certains services, externalisation d’activités jusqu’alors réalisées en interne : Les restructurations envisagées et à venir de la direction dans un contexte de réduction budgétaire ne laissent pas d’inquiéter les salariés de Radio France. Plusieurs organisations syndicales, dont le Syndicat National Force Ouvrière Radio et Télévision Maison de Radio France (SNFORT) ont déposé un préavis de grève pour la journée du mercredi 11 février 2015, afin que les salariés puissent « manifester leur refus de la démolition programmée de Radio France ».

En janvier, le groupe public a annoncé un budget en déficit de 21,3 millions d’euros pour l’année 2015. Pour la première fois de son histoire, les comptes de Radio France sont dans rouge, en partie en raison des coûts de la réhabilitation de la maison ronde entamée en 2008, dont le budget s’est envolé. Initialement évalué à 176 millions d’euros en 2004, il frise désormais les 660 millions d’euros. « Le déficit d’exploitation et le niveau des besoins en termes d’investissements nécessiteront un plan de retour à l’équilibre à l’étude dans le cadre des discussions en cours sur le Contrat d’objectifs et de moyens (COM) 2015-2019 entre l’Etat et l’entreprise », avait annoncé Radio France dans la foulée. L’actuelle mobilisation intervient donc à un moment crucial, alors que la conclusion du contrat d’objectifs et de moyens (COM) devrait intervenir fin mars. Le COM contiendra-t-il une nouvelle réduction de la dotation de l’Etat ?

Contre la démolition programmée

« L’Etat n’a jamais caché sa position, le budget est géré par la direction », indique Isabelle Chamois, déléguée syndicale FO, « Nous ne sommes pas aveuglément braqués contre toute restructuration ou un plan de départ volontaire, mais nous souhaitons que les salariés soient informés et consultés. Il faut aussi des moyens financiers ». A la direction de l’établissement, qui regroupe les métiers de la logistique et du bâtiment, l’externalisation du service propreté est notamment envisagée. « Quarante-quatre personnes travaillaient dans ce service en 2009, ils n’étaient plus que 28 en 2014 », constate Isabelle.

Les syndicats craignent que l’étranglement budgétaire « porte atteinte aux emplois, aux métiers, aux contenus, à l’organisation du travail ». Certains craignent une baisse de la masse salariale d’au moins 25 millions d’euros.

www.force-ouvriere.fr

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