AFOC

Communiqué de l’AFOC

Vendredi 6 octobre 2017

Communiqué de l’AFOC

Etats généraux de l’alimentation

Alimentation

Agriculture et prix des produits alimentaires : oui à une meilleure répartition de la valeur… mais pas au détriment du consommateur.

Alors que les ateliers des États généraux de l’alimentation ont démarré leurs travaux à la fin du mois d’août, il est attendu que ceux consacrés à la répartition de la valeur des produits alimentaires dégagent des solutions pour revaloriser les revenus des agriculteurs, dont 1 sur 4 vit actuellement sous le seuil de pauvreté.

Avant le début des travaux, l’AFOC mettait en garde contre un écueil possible des discussions sur ce sujet, à savoir que les représentants des agriculteurs, des industries agroalimentaires et des distributeurs s’accordent sur une meilleure répartition de la valeur… par une hausse des prix pour le consommateur !

Alors qu’une augmentation du seuil de revente à perte est envisagée, l’AFOC tient à ce que les consommateurs ne payent pas en bout de chaîne la poursuite d’un modèle qui maintient (ou augmente !) les marges des plus grands acteurs de la transformation et de la distribution et qui dans le même temps, tire vers le bas les revenus des agriculteurs prisonniers d’un système agricole productiviste soumis à la concurrence mondiale.

Pour l’AFOC, si tous les agriculteurs et éleveurs de France doivent pouvoir vivre dignement de leur travail, l’affichage de cet objectif légitime ne doit pas aboutir à une augmentation générale des prix, et notamment des produits alimentaires, qui pèserait encore plus lourd dans le budget des foyers les plus modestes.

Associations FO
consommateurs

 

 http://www.force-ouvriere.fr

Communiqué de l’AFOC

Lundi 2 octobre 2017

Communiqué de l’AFOC

Projet de Loi de Finances - Réforme Logement - Baisse des APL 

« Quand y a du flou, c’est qu’il y a un loup »…

Afoc un loup dans la bergerie

A bien regarder le projet de loi de finances 2018, on voit mal comment le gouvernement entend réduire le budget dédié au financement des aides personnelles au logement de 1,7 milliard d’euros tout en affirmant que la réforme ne coûtera rien à personne, notamment aux locataires !

Certes, le gouvernement annonce que les loyers du parc social seront réduits à due concurrence de la baisse des APL, mais pour l’AFOC, le flou reste de mise quand il précise sa pensée en déclarant qu’une réduction de loyer de solidarité dans le parc social sera instaurée au bénéfice des locataires les plus fragiles pour préserver leur pouvoir d’achat.

Chacun sait que « les plus fragiles » sont nombreux dans le parc social mais quid de ceux d’entre eux qui, par chance, sont moins pauvres que les plus pauvres ? Rappelons, d’une part, que la loi Egalité et Citoyenneté votée en 2016 permet aux bailleurs sociaux, au nom de la mixité et de la solidarité entre les pauvres et les modestes, de « moduler » les loyers… et, d’autre part, que les APL sont versées directement aux bailleurs sociaux pour le compte des allocataires… Les plus modestes, qui ne seraient pas les plus pauvres, se verront-ils appliquer, par les bailleurs sociaux, une hausse de loyer et, par le gouvernement, une baisse des APL ?

Enfin, quid « des plus fragiles » et des « modestes » contraints de se loger dans le parc privé alors qu’aucun effort n’est demandé au secteur privé, principal responsable de la hausse des loyers ?

En réalité, pour l’AFOC, tous les allocataires des APL risquent de voir leur pouvoir d’achat diminuer. Ceux du parc privé d’abord, pour lesquels la compensation de la baisse des APL par une baisse des loyers n’est pas prévue, le gouvernement ne voulant pas généraliser l’encadrement des loyers en zone tendue. Ceux du parc social ensuite, y compris s’ils bénéficient d’une baisse de loyer effective, du fait que la baisse des budgets consacrés à l’entretien et grosses réparations des logements et parties communes augmentera les charges. A cet égard, rappelons que depuis 2009, les bailleurs ont la possibilité de mettre à la charge du locataire une « contribution » appelée 3e ligne de quittance pour la réalisation de certains travaux…

Au final, pour l’AFOC, gouvernements et bailleurs sociaux doivent préciser les choses dès lors que l’État a érigé en vertu le « principe » selon lequel pas un seul allocataire ne doit perdre un euro dans le cadre de la réforme. Et ce d’autant, qu’une réforme plus globale devrait voir le jour en 2018 et qu’à travers le projet de loi de finances présenté hier se profile déjà de nouvelles coupes puisqu’il s’agirait de réduire le budget des APL de 1,5 milliard d’euros supplémentaire l’an prochain, soit 3,2 milliards dès 2019.

Le flou en la matière ne doit pas cacher un loup aux dents bien longues…

 

Associations FO
consommateurs

 

 http://www.force-ouvriere.fr

AFOC

Jeudi 7 septembre 2017

La place des consommateurs dans le Ceta, le traité Europe-Canada

Traite europe canadaL’Accord économique et commercial global (AEGC) ou Comprehensive Economic and Trade Agreement (Ceta) est un traité international de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada signé le 30 octobre 2016. C’est le premier accord commercial bilatéral de l’Union européenne avec une grande puissance économique. Souvent associé au TTIP (ou TAFTA), l’autre traité transatlantique avec les États-Unis, il suscite également de nombreuses critiques. Il a été ratifié par le Parlement européen le 15 février 2017, il doit l’être par les parlements des États membres.

Cet accord est dit de « nouvelle génération ». Il réduit drastiquement les barrières tarifaires et non-tarifaires, mais traite également de nombreux aspects liés à l’exportation de biens et de services et à la mise en place d’un cadre d’investissement stable et favorable aux entreprises européennes et canadiennes. Mais quid des consommateurs ? Derrière la vulgate de flibustier des zélotes atlantistes du commerce, il y a un vrai risque de nivellement par le bas de leurs droits et de leurs protections puisque sous couvert « barrières non tarifaires », le Ceta s’attaque aux réglementations protectrices et donc contraignantes qui encadrent la circulation des produits et services. En 1 600 pages, le contenu du Ceta – finalement rendu public (les négociations se sont déroulées dans le plus grand secret empêchant les propositions constructives) – constitue une source d’inquiétude pour l’AFOC. Au titre de la convention soumise au vote des parlements nationaux, les appellations d’origine (vins, fromages…) seront protégées en Europe et en France : on ne pourra donc vendre aux consommateurs un Beaufort ou un Jurançon produit outre-Atlantique. Idem pour la viande de bœuf ou de porc dopée aux hormones ; c’est toujours ça ! De même, le texte contient quelques éléments intéressants de coopération en matière de sécurité sanitaire des aliments et des médicaments.

Pour le reste, il ne faut pas être dupe : le texte inscrit la possibilité pour les investisseurs canadiens de réclamer une indemnisation pour toutes mesures politiques, y compris la protection des consommateurs, qui compromettraient la liberté de commercer. Ceci n’invitera pas les autorités communautaires ou françaises à édicter des réglementations de protection des intérêts des consommateurs de peur d’être attraite devant un organisme de règlement des litiges et de régler in fine les sommes demandées (par exemple : la décision d’une municipalité mexicaine de refuser un permis de construire pour le stockage de produits toxiques a été déclarée illégale sur le fondement de l’ALENA, l’accord de libre-échange nord-américain, regroupant le Canada, les États-Unis et le Mexique ; l’entreprise Metalclad a demandé au gouvernement du Mexique 90 millions de dollars en compensation ; elle en a obtenu 16 millions ; traduit de l’anglais, www.citizen.org).

De plus, le Ceta représente un changement radical de paradigme en matière de commerce et d’investissement des pays européens ; pour la première fois dans un accord international, l’UE et ses États membres contractent des engagements sur la base de listes négatives. Avec un système de listes négatives, tous les secteurs de services sont entièrement libéralisés (accès complet et sans restriction au marché par des entreprises étrangères) sauf dans la mesure des réserves contenues dans la liste. Cela implique qu’au moment de la négociation de l’accord, chaque partie doit savoir quelles sont toutes les mesures en vigueur dans tous les secteurs et doit déterminer quels seront à l’avenir tous les secteurs ou activités de services où une règlementation pourrait se révéler nécessaire. L’UE a exclu seulement l’audiovisuel…

En ce qui concerne certains services, une clause de gel ou de statu quo entraine l’impossibilité qu’un État de l’Union puisse revenir sur une libéralisation (ou dérégulation) en vigueur au moment de la signature du traité, ou une dérégulation postérieure à l’accord, à moins qu’il ne l’ait expressément prévu dans ses réserves au moment de la négociation. Faire revenir les péages dans le giron public en France serait par exemple impossible. Par ailleurs, pris parmi les sujets concernant directement les consommateurs, l’AFOC note que le Ceta n’aborde pas les questions relatives aux solutions de traitement des réclamations des consom­mateurs européens à l’occasion de leurs achats transatlantiques, pas plus qu’il n’est clair sur le statut juridique du principe de précaution ou, en matière de communications électroniques, sur la protection des données personnelles.

Approuvé à la Commission européenne, le traité a été ratifié par le Parlement européen le 15 février 2017. Théoriquement, le traité doit être ensuite ratifié par chacun des vingt-huit parlements nationaux.

 

Associations FO
consommateurs

 http://www.force-ouvriere.fr

Acheter en ligne : un rappel des conseils pour ne pas se faire avoir

Mardi 8 août 2017

Acheter en ligne

Un rappel des conseils pour ne pas se faire avoir

Fo sante chauny acheter en ligne

Acheter en ligne n’est pas sans risques. Quelques règles sont à suivre :

► Vérifier l’identité du vendeur et sa e-réputation. Les sites marchands basés en France ou en Europe offrent davantage de garanties que ceux installés hors Union européenne. Des avis en ligne peuvent exister, il faut s’y référer.

► Au moment de passer la commande, quelques précautions s’imposent pour éviter les mauvaises surprises : contrôler les caractéristiques du produit, pas simplement la photo en ligne, comparer les prix et les services sur d’autres sites notamment les éventuels essais ou tests qui existeraient.

► Pour le paiement : avant de donner le numéro de sa carte, il faut s’assurer que la page est bien sécurisée (l’adresse « http://... » se transforme en « https://... », avec un « s » pour « Secure ». Parfois, un cadenas fermé apparaît dans la fenêtre du navigateur). L’usage de cartes de paiement virtuelles ou de cartes prépayées permet d’éviter les pièges. Il est important de vérifier que le montant débité sur son compte correspond bien à la commande effectuée. Sinon, contacter sa banque pour obtenir des explications.

► La livraison de la commande doit arriver à la date convenue, au plus tard 30 jours après la conclusion de votre commande. En l’absence de livraison, après mise en demeure par courrier recommandé, le contrat est annulé et les sommes versées, remboursées au plus tard dans les 14 jours.

► Il faut vérifier l’état de la marchandise lors de la livraison, en présence du livreur si possible. En cas de non conformité ou de défectuosité, vous pouvez refuser le produit à la livraison ou le retourner au vendeur.

► Une fois la livraison effectuée, vous disposez de 14 jours pour informer le vendeur de votre décision de vous rétracter, sans vous justifier, et sans avoir à payer de pénalités (art. L.221-18 du Code de la consommation). Vous disposez ensuite de 14 jours francs pour le renvoyer à vos frais.

► En cas de litige, contacter le service client. S’il persiste, rapprochez vous de l’AFOC ou saisissez le médiateur correspondant (www.economie.gouv.fr/mediation-conso).

 

Associations FO
consommateurs

 http://www.force-ouvriere.fr

Payer en ligne par carte bancaire

Dimanche 6 août 2017

Payer en ligne par carte bancaire

Paiement en ligne

Une carte bancaire permet de payer ses achats chez un commerçant affilié au réseau correspondant au logo figurant sur la carte. Elle est nationale ou internationale. Elle peut permettre de réaliser des achats à distance (par internet, par téléphone, par correspondance).

Vous êtes victime d’une fraude à la carte bancaire si vous vous trouvez dans la situation suivante :

  • les coordonnées de votre carte bancaire ont été utilisées pour faire un achat ou un retrait ;
  • vous n’êtes pas à l’origine de la somme débitée ;
  • la carte est toujours en votre possession.

Les opérations de paiement par carte bancaire se contestent par la voie de l’opposition ponctuelle. Vous pouvez contacter votre banque ou appeler le serveur interbancaire réservé aux oppositions. Par téléphone au 0 892 705 705, ouvert 7 jours/7 et 24h/24 (numéro violet ou majoré : coût d’un appel vers un numéro fixe + service payant, depuis un téléphone fixe ou mobile). Depuis l’étranger, composer le +33 442 605 303. Un numéro d’enregistrement vous est remis. Vous possédez ainsi une trace datée de votre demande d’opposition, qui pourra vous être utile en cas de contestation.

Votre contrat carte bancaire peut prévoir une obligation pour vous d’avertir votre agence de votre démarche d’opposition par lettre recommandée avec accusé de réception ou sur place, au guichet. Vous devez agir au plus vite.

En cas d’opposition tardive, votre banque peut refuser de vous rembourser. Aucune opération ne peut être remboursée si elle date de plus de 13 mois.

Une demande de remboursement du montant débité doit être adressée à votre banque. La banque est tenue de vous rembourser intégralement des sommes débitées ainsi que les agios éventuels qui en seraient la conséquence.

Cette obligation de remboursement pèse sur la banque, que l’utilisateur de la carte bancaire ait ou non contracté des garanties d’assurance spécifiques.

En cas de litige sur un remboursement, vous pouvez saisir le médiateur bancaire. Si le litige demeure après l’intervention du médiateur bancaire, vous pouvez saisir la justice.

Associations FO
consommateurs

 http://www.force-ouvriere.fr

Les nouveautés pour mettre en œuvre la garantie de conformité avec l’AFOC

Samedi 15 juillet 2017

Les nouveautés pour mettre en œuvre la garantie de conformité avec l’AFOC

Les nouveautés pour mettre en œuvre la garantie de conformité avec l'AFOC par Force Ouvrière

La garantie légale de conformité s’applique sur les biens mobiliers neufs ou d’occasion vendus par un professionnel (ex. meubles, voitures...) mais ne s’applique pas pour les biens vendus entre particuliers, par autorité de justice ou dans les enchères publiques.

Qu’est-ce-qu’un défaut de conformité ?

  • c’est le bien qui présente un défaut de fabrication, une imperfection ou un mauvais assemblage ;
  • qui n’est pas conforme à la description donnée par le vendeur ;
  • qui est impropre aux usages habituels ou à tout usage spécial que vous recherchiez et dont vous aviez informé le vendeur au moment de la conclusion du contrat.

Pour les biens achetés avant le 18 mars 2016, si un défaut de conformité était constaté sur un produit dans les six mois à compter de sa date de livraison, vous n’aviez pas à faire la preuve que le défaut existait avant la livraison.

Pour les biens acquis depuis le 18 mars 2016, la loi consommation a fait passer ce délai pendant lequel le consommateur n’a pas à apporter la preuve que le défaut était antérieur à la livraison, de 6 mois à deux ans pour les biens neufs. Il reste en revanche de 6 mois pour les biens d’occasion.

Si vous réussissez à faire valoir la garantie légale de conformité, plusieurs solutions sont possibles :

  • demander au vendeur la réparation ou le remplacement du bien. Mais c’est le vendeur qui choisit en fonction du coût ;
  • si la réparation et le remplacement sont impossibles, ou si la solution demandée ne peut être mise en œuvre dans le délai d’un mois suivant votre réclamation, vous pouvez rendre le bien et vous faire restituer le prix ou bien le garder et vous faire restituer une partie du prix.

Associations FO
consommateurs

 http://www.force-ouvriere.fr

La nouvelle indication obligatoire des viandes et du lait sur les étiquettes

Mercredi 12 juillet 2017

La nouvelle indication obligatoire des viandes et du lait sur les étiquettes

Nouvelle indication obligatoire des viandes et du lait sur les etiquettes

Rappelons-nous le scandale qu’avait provoqué en 2013 la découverte de viande ou de minerai de viande de cheval dans des préparations alimentaires industrielles mentionnant « viande de boeuf » et mettant la France au premier rang des pays européens dans lesquels ces indications « incomplètes » voire mensongères étaient découvertes, selon un audit réalisé par la Commission européenne (13,3 % d’échantillons de produits étiquetés avec la mention « boeuf » contenant de la viande de cheval détectés en France, contre une moyenne européenne de moins de 5 %).

Dans le but de réguler cette filière, le décret n°2016-1137 publié le 19 août 2016 rend obligatoire, pour une phase d’expérimentation de deux ans, l’indication de l’origine des viandes utilisées en tant qu’ingrédient dans les produits transformés, mais aussi du lait lait utilisé comment ingrédient dans les produits laitiers. Cette expérimentation a démarré le 1er janvier 2017, avec un délai de trois mois laissé aux industriels pour écouler jusqu’au 31 mars 2017 les produits déjà étiquetés.

Des seuils de présence de ces ingrédients dans les produits transformés doivent être atteints pour que l’étiquetage de leur origine soit obligatoire : la part de viande doit être égale ou supérieure à 8 % du poids total d’un plat préparé et la part de lait devra être égale ou supérieure à 50 % (selon un arrêté du 28 septembre 2016).

Origine des viandes

L’indication d’origine des viandes concerne : les viandes bovines, porcines, ovines, caprines et de volailles utilisées en tant qu’ingrédients dans les produits transformés. Le pays de naissance, d’élevage et d’abattage des animaux devront être renseignés. Lorsqu’une catégorie de viande provient d’animaux nés, élevés et abattus dans le même pays, la mention de l’origine peut apparaître sous la forme : « Origine : (nom du pays) ».

Lorsqu’une catégorie de viande provient d’animaux nés, élevés et abattus dans un seul ou plusieurs États membres de l’Union européenne, la mention de l’origine peut apparaître sous la forme : « Origine : UE ».

Lorsqu’une catégorie de viande provient d’animaux nés, élevés et abattus dans un seul ou plusieurs États non membres de l’Union européenne, la mention de l’origine peut apparaître sous la forme : « Origine : Hors UE ».

A noter la possibilité d’étiqueter « Origine : UE ou Hors UE » lorsque l’indication de l’origine conduit à indiquer plusieurs États membres et non membres de l’Union européenne ou lorsque cette origine n’est pas déterminée...

Origine du lait

L’indication de l’origine du lait ou du lait utilisé en tant qu’ingrédient s’applique pour les produits laitiers suivants :

- Lait et crème de lait, non concentrés ni additionnés de sucre ou d’autres édulcorants et concentrés ou additionnés de sucre ou d’autres édulcorants ;

- Babeurre, lait et crème caillés, yoghourt, képhir et autres laits et crèmes fermentés ou acidifiés, même concentrés ou additionnés de sucre ou d’autres édulcorants ou aromatisés ou additionnés de fruits ou de cacao ;

- Lactosérum, même concentré ou additionné de sucre ou d’autres édulcorants, composants naturels du lait, même additionnés de sucre ou d’autres édulcorants, non dénommés ni compris ailleurs ;

- Beurre et autres matières grasses provenant du lait, pâtes à tartiner laitières ;

- Fromages et caillebotte.

Les pays de collecte, de conditionnement ou de transformation devront être renseignés. Ces différentes indications devront figurer soit dans la liste des ingrédients, immédiatement après le nom de l’ingrédient concerné, soit dans une note en bas de cette liste.

Des exemptions à l’indication d’origine

L’étiquetage des denrées alimentaires préemballées bénéficiant d’une appellation d’origine (AOP et IGP), qui indiquent déjà une provenance ainsi que de celles issues de la production biologique n’est pas soumis aux dispositions du décret.

De même les produits emballés sur le lieu de vente à la demande du consommateur ou préemballées en vue de leur vente immédiate ne sont pas concernés.

Les contrevenants (industriels, commerçants, distributeurs…) s’exposent à des amendes prévues par les contraventions de la 5e classe (jusqu’à 1500 € et 3000 € en cas de récidive).

A l’issue de l’expérimentation, un rapport d’évaluation sera établi et devra être transmis à la Commission européenne, sur la base duquel pourra être envisagée la pérennisation du dispositif.

L’AFOC suivra cette expérimentation et ses suites pour veiller à la défense de la meilleure information possible des consommateurs sur les produits carnés et laitiers.

 

Associations FO
consommateurs

 http://www.force-ouvriere.fr

Nouvelle politique du logement : des économies sur les plus pauvres ?

Jeudi 5 juillet 2017

Nouvelle politique du logement

Des économies sur les plus pauvres ?

Dans son rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques publié le 29 juin, la Cour des comptes préconise une réforme plus profonde des aides au logement (APL).

Ce rapport est une pierre de plus d’une future réforme qui s’oriente vers une plus grande paupérisation des ménages.

En effet, la Cour des Comptes recommande d’élargir à tous les bénéficiaires des APL certaines mesures de la loi de finances pour 2016 qui ne s’appliquent actuellement qu’aux nouveaux allocataires. Ainsi, au-delà de 30 000 euros de patrimoine, tous les allocataires pourraient subir une baisse des APL.

Il est également envisagé de supprimer une partie des APL dont bénéficient les étudiants en rendant impossible le cumul actuel de l’APL avec l’avantage lié au rattachement au foyer fiscal familial. Ceci pourrait faire perdre à certains étudiants le rattachement au foyer fiscal de leurs parents et par conséquent l’obtention d’autres aides (bourse, logement universitaire…).

Par ailleurs, la Cour des Comptes prétend amener plus d’équité entre les locataires du parc social et du parc privé en supprimant les écarts substantiels dans le taux d’effort [*] des locataires, selon qu’ils sont occupants du parc privé ou du parc public. Cela impactera directement les APL des allocataires du parc social, les fragilisant davantage.

Pour l’AFOC, le droit pour tous de disposer d’un logement à un loyer abordable doit passer inévitablement par les aides sociales ! Actuellement, aucun autre dispositif ne permet d’aider les ménages à se loger à un loyer abordable.

L’AFOC demande donc le maintien des APL, des aides à la pierre, ainsi que l’élargissement du dispositif d’encadrement des loyers. Enfin, l’AFOC revendique un financement par l’État du logement social à hauteur des enjeux du modèle français du logement HLM qui doit toujours plus servir les objectifs de mixité sociale. Ceci est indispensable pour donner plus de cohérence à nos territoires.

 

Notes

[*] Le taux d’effort est le rapport entre la somme des dépenses liées à l’habitation principale et les revenus des ménages (Source : Insee)

Arnaques téléphoniques : vous avez gagné ? Ne rappelez pas...

Lundi 19 juin 2017

Arnaques téléphoniques : vous avez gagné ? Ne rappelez pas...

Le téléphone est roi et les escrocs en profitent. Les arnaques se multiplient : non seulement celles aux numéros surtaxés, mais aussi celles visant à soutirer des informations précieuses.

C’est l’hôpital, l’Urssaf, la Sécu ou un cadeau tombé du ciel... Cela peut être inquiétant ou aguichant. Ne rappelez pas, ou plutôt méfiez-vous, surtout si vous avez peu de raisons de recevoir un tel coup de fil (même chose avec les SMS incitant à appeler). Vérifiez sur le Net à quoi correspond le numéro. Soit c’est un numéro surtaxé, et l’on va faire en sorte que vous restiez le plus longtemps possible en ligne (je vous entends très mal...), soit (et c’est pire) votre interlocuteur va tenter de vous soutirer des informations qui vont lui rapporter ou susceptibles d’être monnayées. Un phénomène qui augmente selon l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC), service de police chargé des investigations sur les numéros surtaxés, qui a reçu plus de 2 500 signalements d’arnaques entre janvier et juin 2016, et identifié quelque 17 000 victimes.

L’arnaqueur sonne toujours deux fois

20 %

C’est environ la proportion de personnes qui se font piéger par les numéros surtaxés selon l’OCLCTIC, chargé de lutter contre cette pratique.

En vogue depuis quelques années, le « ping all » consiste à faire appeler un numéro dont la sonnerie semble durer longtemps mais qui en fait provient d’un répondeur tournant en boucle sur une ligne surtaxée. Il y a encore peu, les numéros suspects commençaient souvent par 0899, 0897 ou 1020, mais dorénavant leurs deux premiers chiffres peuvent être ceux d’une ligne fixe ou un 06, des usurpations désormais possibles et appelées « spoofing téléphonique », technique parfois utilisée pour des blagues en radio et télévision. Conscients qu’un appel silencieux induit la méfiance, les arnaqueurs ont amélioré leur technique en utilisant une voix, féminine souvent, qui évoque un rendez-vous, même médical. Un premier appel est émis, qui s’interrompt rapidement au beau milieu de la sonnerie si personne ne répond. Suit généralement un second appel, dont la sonnerie s’interrompt de même manière. Plutôt que de rappeler, il est plus sage d’aller se renseigner sur le Net en « googlelisant » le numéro inconnu pour voir s’il n’a pas été signalé. 

 

 

Nota bene : Pratiques téléphoniques « trompeuses et agressives » : le tarif
À la suite d’une enquête lancée en 2013 par la DGCCRF, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, deux sociétés ont été condamnées en 2016 à des amendes allant de 300 000 à 500 000 euros, le gérant écopant de 250 000 euros plus deux ans de prison avec sursis.

Associations FO
consommateurs

 http://www.force-ouvriere.fr

Qui est prêt à payer davantage pour un produit vert ?

Jeudi 15 juin 2017

Qui est prêt à payer davantage pour un produit vert ?

 

 

PDF - 514.8 ko
PDF - 514.8 ko

C’est la question à laquelle une étude du Commissariat Général au Développement Durable (CGDD) tente de réponse dans une livraison de janvier 2017.

Le CGDD pointe que la sensibilité des consommateurs à l’environnement est globalement élevée mais diffère selon les personnes. Deux groupes d’opinions contraires et tranchées se dégagent nettement : les personnes environnementalement engagées (24 % de la population), très préoccupées et impliquées, et celles plus sceptiques (14 %), dubitatives ou indifférentes à la question.

Reste donc une majorité des personnes avec une sensibilité intermédiaire : indécises, plus ou moins impliquées ou inquiètes pour la planète.

Le point intéressant de cette étude vient de l’information selon laquelle la sensibilité environnementale aurait plus d’impact que le revenu sur les comportements d’achat déclarés de produits verts. En particulier, les personnes les plus engagées sont prêtes à payer 44 % de plus pour acheter un produit plus respectueux de l’environnement tandis que la tranche de population la plus aisée ne consent que 34 % de plus (5 % chez les personnes sceptiques). Ces résultats suggèrent l’importance prépondérante de l’éducation et des actions de sensibilisation des consommateurs rapporte l’étude.

Quand on leur demande ce qui les aiderait à acheter des produits respectueux de l’environnement, des raisons non financières sont évoquées par 58 % des personnes engagées (en particulier des produits mieux repérables ou un choix plus large), contre un tiers de celles sceptiques et indécises. Ces dernières achèteraient des produits verts seulement s’ils n’étaient pas plus chers. 20 % des éco-sceptiques déclarent même ne pas avoir envie d’en acheter.

 

 

 

 

Associations FO
consommateurs

 

 http://www.force-ouvriere.fr

Vous disposez d'un droit d'accès, de rectificat ion, de modification et de suppression des données qui vous concernent (Art. 34 de la loi Informatique et Liberté du 6 janvier 1978) sur l'ensemble du site. Pour l'exercer, Cliquez sur cette bannière pour contacter le webmaster