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Acheter en ligne : un rappel des conseils pour ne pas se faire avoir

Mardi 8 août 2017

Acheter en ligne

Un rappel des conseils pour ne pas se faire avoir

Fo sante chauny acheter en ligne

Acheter en ligne n’est pas sans risques. Quelques règles sont à suivre :

► Vérifier l’identité du vendeur et sa e-réputation. Les sites marchands basés en France ou en Europe offrent davantage de garanties que ceux installés hors Union européenne. Des avis en ligne peuvent exister, il faut s’y référer.

► Au moment de passer la commande, quelques précautions s’imposent pour éviter les mauvaises surprises : contrôler les caractéristiques du produit, pas simplement la photo en ligne, comparer les prix et les services sur d’autres sites notamment les éventuels essais ou tests qui existeraient.

► Pour le paiement : avant de donner le numéro de sa carte, il faut s’assurer que la page est bien sécurisée (l’adresse « http://... » se transforme en « https://... », avec un « s » pour « Secure ». Parfois, un cadenas fermé apparaît dans la fenêtre du navigateur). L’usage de cartes de paiement virtuelles ou de cartes prépayées permet d’éviter les pièges. Il est important de vérifier que le montant débité sur son compte correspond bien à la commande effectuée. Sinon, contacter sa banque pour obtenir des explications.

► La livraison de la commande doit arriver à la date convenue, au plus tard 30 jours après la conclusion de votre commande. En l’absence de livraison, après mise en demeure par courrier recommandé, le contrat est annulé et les sommes versées, remboursées au plus tard dans les 14 jours.

► Il faut vérifier l’état de la marchandise lors de la livraison, en présence du livreur si possible. En cas de non conformité ou de défectuosité, vous pouvez refuser le produit à la livraison ou le retourner au vendeur.

► Une fois la livraison effectuée, vous disposez de 14 jours pour informer le vendeur de votre décision de vous rétracter, sans vous justifier, et sans avoir à payer de pénalités (art. L.221-18 du Code de la consommation). Vous disposez ensuite de 14 jours francs pour le renvoyer à vos frais.

► En cas de litige, contacter le service client. S’il persiste, rapprochez vous de l’AFOC ou saisissez le médiateur correspondant (www.economie.gouv.fr/mediation-conso).

 

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Payer en ligne par carte bancaire

Dimanche 6 août 2017

Payer en ligne par carte bancaire

Paiement en ligne

Une carte bancaire permet de payer ses achats chez un commerçant affilié au réseau correspondant au logo figurant sur la carte. Elle est nationale ou internationale. Elle peut permettre de réaliser des achats à distance (par internet, par téléphone, par correspondance).

Vous êtes victime d’une fraude à la carte bancaire si vous vous trouvez dans la situation suivante :

  • les coordonnées de votre carte bancaire ont été utilisées pour faire un achat ou un retrait ;
  • vous n’êtes pas à l’origine de la somme débitée ;
  • la carte est toujours en votre possession.

Les opérations de paiement par carte bancaire se contestent par la voie de l’opposition ponctuelle. Vous pouvez contacter votre banque ou appeler le serveur interbancaire réservé aux oppositions. Par téléphone au 0 892 705 705, ouvert 7 jours/7 et 24h/24 (numéro violet ou majoré : coût d’un appel vers un numéro fixe + service payant, depuis un téléphone fixe ou mobile). Depuis l’étranger, composer le +33 442 605 303. Un numéro d’enregistrement vous est remis. Vous possédez ainsi une trace datée de votre demande d’opposition, qui pourra vous être utile en cas de contestation.

Votre contrat carte bancaire peut prévoir une obligation pour vous d’avertir votre agence de votre démarche d’opposition par lettre recommandée avec accusé de réception ou sur place, au guichet. Vous devez agir au plus vite.

En cas d’opposition tardive, votre banque peut refuser de vous rembourser. Aucune opération ne peut être remboursée si elle date de plus de 13 mois.

Une demande de remboursement du montant débité doit être adressée à votre banque. La banque est tenue de vous rembourser intégralement des sommes débitées ainsi que les agios éventuels qui en seraient la conséquence.

Cette obligation de remboursement pèse sur la banque, que l’utilisateur de la carte bancaire ait ou non contracté des garanties d’assurance spécifiques.

En cas de litige sur un remboursement, vous pouvez saisir le médiateur bancaire. Si le litige demeure après l’intervention du médiateur bancaire, vous pouvez saisir la justice.

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Les nouveautés pour mettre en œuvre la garantie de conformité avec l’AFOC

Samedi 15 juillet 2017

Les nouveautés pour mettre en œuvre la garantie de conformité avec l’AFOC

Les nouveautés pour mettre en œuvre la garantie de conformité avec l'AFOC par Force Ouvrière

La garantie légale de conformité s’applique sur les biens mobiliers neufs ou d’occasion vendus par un professionnel (ex. meubles, voitures...) mais ne s’applique pas pour les biens vendus entre particuliers, par autorité de justice ou dans les enchères publiques.

Qu’est-ce-qu’un défaut de conformité ?

  • c’est le bien qui présente un défaut de fabrication, une imperfection ou un mauvais assemblage ;
  • qui n’est pas conforme à la description donnée par le vendeur ;
  • qui est impropre aux usages habituels ou à tout usage spécial que vous recherchiez et dont vous aviez informé le vendeur au moment de la conclusion du contrat.

Pour les biens achetés avant le 18 mars 2016, si un défaut de conformité était constaté sur un produit dans les six mois à compter de sa date de livraison, vous n’aviez pas à faire la preuve que le défaut existait avant la livraison.

Pour les biens acquis depuis le 18 mars 2016, la loi consommation a fait passer ce délai pendant lequel le consommateur n’a pas à apporter la preuve que le défaut était antérieur à la livraison, de 6 mois à deux ans pour les biens neufs. Il reste en revanche de 6 mois pour les biens d’occasion.

Si vous réussissez à faire valoir la garantie légale de conformité, plusieurs solutions sont possibles :

  • demander au vendeur la réparation ou le remplacement du bien. Mais c’est le vendeur qui choisit en fonction du coût ;
  • si la réparation et le remplacement sont impossibles, ou si la solution demandée ne peut être mise en œuvre dans le délai d’un mois suivant votre réclamation, vous pouvez rendre le bien et vous faire restituer le prix ou bien le garder et vous faire restituer une partie du prix.

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La nouvelle indication obligatoire des viandes et du lait sur les étiquettes

Mercredi 12 juillet 2017

La nouvelle indication obligatoire des viandes et du lait sur les étiquettes

Nouvelle indication obligatoire des viandes et du lait sur les etiquettes

Rappelons-nous le scandale qu’avait provoqué en 2013 la découverte de viande ou de minerai de viande de cheval dans des préparations alimentaires industrielles mentionnant « viande de boeuf » et mettant la France au premier rang des pays européens dans lesquels ces indications « incomplètes » voire mensongères étaient découvertes, selon un audit réalisé par la Commission européenne (13,3 % d’échantillons de produits étiquetés avec la mention « boeuf » contenant de la viande de cheval détectés en France, contre une moyenne européenne de moins de 5 %).

Dans le but de réguler cette filière, le décret n°2016-1137 publié le 19 août 2016 rend obligatoire, pour une phase d’expérimentation de deux ans, l’indication de l’origine des viandes utilisées en tant qu’ingrédient dans les produits transformés, mais aussi du lait lait utilisé comment ingrédient dans les produits laitiers. Cette expérimentation a démarré le 1er janvier 2017, avec un délai de trois mois laissé aux industriels pour écouler jusqu’au 31 mars 2017 les produits déjà étiquetés.

Des seuils de présence de ces ingrédients dans les produits transformés doivent être atteints pour que l’étiquetage de leur origine soit obligatoire : la part de viande doit être égale ou supérieure à 8 % du poids total d’un plat préparé et la part de lait devra être égale ou supérieure à 50 % (selon un arrêté du 28 septembre 2016).

Origine des viandes

L’indication d’origine des viandes concerne : les viandes bovines, porcines, ovines, caprines et de volailles utilisées en tant qu’ingrédients dans les produits transformés. Le pays de naissance, d’élevage et d’abattage des animaux devront être renseignés. Lorsqu’une catégorie de viande provient d’animaux nés, élevés et abattus dans le même pays, la mention de l’origine peut apparaître sous la forme : « Origine : (nom du pays) ».

Lorsqu’une catégorie de viande provient d’animaux nés, élevés et abattus dans un seul ou plusieurs États membres de l’Union européenne, la mention de l’origine peut apparaître sous la forme : « Origine : UE ».

Lorsqu’une catégorie de viande provient d’animaux nés, élevés et abattus dans un seul ou plusieurs États non membres de l’Union européenne, la mention de l’origine peut apparaître sous la forme : « Origine : Hors UE ».

A noter la possibilité d’étiqueter « Origine : UE ou Hors UE » lorsque l’indication de l’origine conduit à indiquer plusieurs États membres et non membres de l’Union européenne ou lorsque cette origine n’est pas déterminée...

Origine du lait

L’indication de l’origine du lait ou du lait utilisé en tant qu’ingrédient s’applique pour les produits laitiers suivants :

- Lait et crème de lait, non concentrés ni additionnés de sucre ou d’autres édulcorants et concentrés ou additionnés de sucre ou d’autres édulcorants ;

- Babeurre, lait et crème caillés, yoghourt, képhir et autres laits et crèmes fermentés ou acidifiés, même concentrés ou additionnés de sucre ou d’autres édulcorants ou aromatisés ou additionnés de fruits ou de cacao ;

- Lactosérum, même concentré ou additionné de sucre ou d’autres édulcorants, composants naturels du lait, même additionnés de sucre ou d’autres édulcorants, non dénommés ni compris ailleurs ;

- Beurre et autres matières grasses provenant du lait, pâtes à tartiner laitières ;

- Fromages et caillebotte.

Les pays de collecte, de conditionnement ou de transformation devront être renseignés. Ces différentes indications devront figurer soit dans la liste des ingrédients, immédiatement après le nom de l’ingrédient concerné, soit dans une note en bas de cette liste.

Des exemptions à l’indication d’origine

L’étiquetage des denrées alimentaires préemballées bénéficiant d’une appellation d’origine (AOP et IGP), qui indiquent déjà une provenance ainsi que de celles issues de la production biologique n’est pas soumis aux dispositions du décret.

De même les produits emballés sur le lieu de vente à la demande du consommateur ou préemballées en vue de leur vente immédiate ne sont pas concernés.

Les contrevenants (industriels, commerçants, distributeurs…) s’exposent à des amendes prévues par les contraventions de la 5e classe (jusqu’à 1500 € et 3000 € en cas de récidive).

A l’issue de l’expérimentation, un rapport d’évaluation sera établi et devra être transmis à la Commission européenne, sur la base duquel pourra être envisagée la pérennisation du dispositif.

L’AFOC suivra cette expérimentation et ses suites pour veiller à la défense de la meilleure information possible des consommateurs sur les produits carnés et laitiers.

 

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Nouvelle politique du logement : des économies sur les plus pauvres ?

Jeudi 5 juillet 2017

Nouvelle politique du logement

Des économies sur les plus pauvres ?

Dans son rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques publié le 29 juin, la Cour des comptes préconise une réforme plus profonde des aides au logement (APL).

Ce rapport est une pierre de plus d’une future réforme qui s’oriente vers une plus grande paupérisation des ménages.

En effet, la Cour des Comptes recommande d’élargir à tous les bénéficiaires des APL certaines mesures de la loi de finances pour 2016 qui ne s’appliquent actuellement qu’aux nouveaux allocataires. Ainsi, au-delà de 30 000 euros de patrimoine, tous les allocataires pourraient subir une baisse des APL.

Il est également envisagé de supprimer une partie des APL dont bénéficient les étudiants en rendant impossible le cumul actuel de l’APL avec l’avantage lié au rattachement au foyer fiscal familial. Ceci pourrait faire perdre à certains étudiants le rattachement au foyer fiscal de leurs parents et par conséquent l’obtention d’autres aides (bourse, logement universitaire…).

Par ailleurs, la Cour des Comptes prétend amener plus d’équité entre les locataires du parc social et du parc privé en supprimant les écarts substantiels dans le taux d’effort [*] des locataires, selon qu’ils sont occupants du parc privé ou du parc public. Cela impactera directement les APL des allocataires du parc social, les fragilisant davantage.

Pour l’AFOC, le droit pour tous de disposer d’un logement à un loyer abordable doit passer inévitablement par les aides sociales ! Actuellement, aucun autre dispositif ne permet d’aider les ménages à se loger à un loyer abordable.

L’AFOC demande donc le maintien des APL, des aides à la pierre, ainsi que l’élargissement du dispositif d’encadrement des loyers. Enfin, l’AFOC revendique un financement par l’État du logement social à hauteur des enjeux du modèle français du logement HLM qui doit toujours plus servir les objectifs de mixité sociale. Ceci est indispensable pour donner plus de cohérence à nos territoires.

 

Notes

[*] Le taux d’effort est le rapport entre la somme des dépenses liées à l’habitation principale et les revenus des ménages (Source : Insee)

Arnaques téléphoniques : vous avez gagné ? Ne rappelez pas...

Lundi 19 juin 2017

Arnaques téléphoniques : vous avez gagné ? Ne rappelez pas...

Le téléphone est roi et les escrocs en profitent. Les arnaques se multiplient : non seulement celles aux numéros surtaxés, mais aussi celles visant à soutirer des informations précieuses.

C’est l’hôpital, l’Urssaf, la Sécu ou un cadeau tombé du ciel... Cela peut être inquiétant ou aguichant. Ne rappelez pas, ou plutôt méfiez-vous, surtout si vous avez peu de raisons de recevoir un tel coup de fil (même chose avec les SMS incitant à appeler). Vérifiez sur le Net à quoi correspond le numéro. Soit c’est un numéro surtaxé, et l’on va faire en sorte que vous restiez le plus longtemps possible en ligne (je vous entends très mal...), soit (et c’est pire) votre interlocuteur va tenter de vous soutirer des informations qui vont lui rapporter ou susceptibles d’être monnayées. Un phénomène qui augmente selon l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC), service de police chargé des investigations sur les numéros surtaxés, qui a reçu plus de 2 500 signalements d’arnaques entre janvier et juin 2016, et identifié quelque 17 000 victimes.

L’arnaqueur sonne toujours deux fois

20 %

C’est environ la proportion de personnes qui se font piéger par les numéros surtaxés selon l’OCLCTIC, chargé de lutter contre cette pratique.

En vogue depuis quelques années, le « ping all » consiste à faire appeler un numéro dont la sonnerie semble durer longtemps mais qui en fait provient d’un répondeur tournant en boucle sur une ligne surtaxée. Il y a encore peu, les numéros suspects commençaient souvent par 0899, 0897 ou 1020, mais dorénavant leurs deux premiers chiffres peuvent être ceux d’une ligne fixe ou un 06, des usurpations désormais possibles et appelées « spoofing téléphonique », technique parfois utilisée pour des blagues en radio et télévision. Conscients qu’un appel silencieux induit la méfiance, les arnaqueurs ont amélioré leur technique en utilisant une voix, féminine souvent, qui évoque un rendez-vous, même médical. Un premier appel est émis, qui s’interrompt rapidement au beau milieu de la sonnerie si personne ne répond. Suit généralement un second appel, dont la sonnerie s’interrompt de même manière. Plutôt que de rappeler, il est plus sage d’aller se renseigner sur le Net en « googlelisant » le numéro inconnu pour voir s’il n’a pas été signalé. 

 

 

Nota bene : Pratiques téléphoniques « trompeuses et agressives » : le tarif
À la suite d’une enquête lancée en 2013 par la DGCCRF, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, deux sociétés ont été condamnées en 2016 à des amendes allant de 300 000 à 500 000 euros, le gérant écopant de 250 000 euros plus deux ans de prison avec sursis.

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Qui est prêt à payer davantage pour un produit vert ?

Jeudi 15 juin 2017

Qui est prêt à payer davantage pour un produit vert ?

 

 

PDF - 514.8 ko
PDF - 514.8 ko

C’est la question à laquelle une étude du Commissariat Général au Développement Durable (CGDD) tente de réponse dans une livraison de janvier 2017.

Le CGDD pointe que la sensibilité des consommateurs à l’environnement est globalement élevée mais diffère selon les personnes. Deux groupes d’opinions contraires et tranchées se dégagent nettement : les personnes environnementalement engagées (24 % de la population), très préoccupées et impliquées, et celles plus sceptiques (14 %), dubitatives ou indifférentes à la question.

Reste donc une majorité des personnes avec une sensibilité intermédiaire : indécises, plus ou moins impliquées ou inquiètes pour la planète.

Le point intéressant de cette étude vient de l’information selon laquelle la sensibilité environnementale aurait plus d’impact que le revenu sur les comportements d’achat déclarés de produits verts. En particulier, les personnes les plus engagées sont prêtes à payer 44 % de plus pour acheter un produit plus respectueux de l’environnement tandis que la tranche de population la plus aisée ne consent que 34 % de plus (5 % chez les personnes sceptiques). Ces résultats suggèrent l’importance prépondérante de l’éducation et des actions de sensibilisation des consommateurs rapporte l’étude.

Quand on leur demande ce qui les aiderait à acheter des produits respectueux de l’environnement, des raisons non financières sont évoquées par 58 % des personnes engagées (en particulier des produits mieux repérables ou un choix plus large), contre un tiers de celles sceptiques et indécises. Ces dernières achèteraient des produits verts seulement s’ils n’étaient pas plus chers. 20 % des éco-sceptiques déclarent même ne pas avoir envie d’en acheter.

 

 

 

 

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Compteurs communicants Linky et Gazpar, une étude bienvenue mais insuffisante

Mardi 13 juin 2017

Compteurs communicants Linky et Gazpar, une étude bienvenue mais insuffisante

Afin de tenter de mettre fin aux polémiques et aux interrogations légitimes des consommateurs quant aux éventuels risques sanitaires liés au déploiement sur le territoire national des compteurs communicants permettant la relève à distance des index de consommation d’électricité et de gaz, et leur transmission aux fournisseurs d’énergie, la Direction générale de la santé (DGS) a chargé l’ANSES (Agence de sécurité sanitaire Alimentation, Environnement, Travail) de conduire une expertise relative à l’évaluation de l’exposition de la population aux champs électromagnétiques émis par lesdits compteurs et des effets sanitaires potentiels associés publiée en décembre 2016.

L’Agence conclue à une faible probabilité que l’exposition aux champs électromagnétiques émis par les compteurs communicants, dans la configuration de déploiement actuelle, engendre des effets sanitaires à court ou long terme. Elle appelle cependant les opérateurs impliqués dans le déploiement de ces nouvelles technologies à fournir une information claire et facilement compréhensible aux usagers quant à leurs modalités de fonctionnement. L’AFOC s’associe à cette demande compte tenu de la vivacité des interrogations des consommateurs.

Comment ça marche ?

Les compteurs d’électricité « Linky » communiquent de façon filaire, via le réseau de distribution d’électricité, par la technologie du courant porteur en ligne (CPL) avec des points relais, des informations de consommation. Les compteurs de gaz « Gazpar » communiquent avec ces points relais par liaison radio sans-fil.

Dans le cas du compteur d’électricité Linky, l’Agence a recensé que les niveaux d’exposition aux champs électromagnétiques produits par le compteur lui-même, mais aussi par la communication CPL qui parcourt les câbles électriques, sont très inférieurs aux valeurs limites d’exposition réglementaires. Les compteurs Linky, que ce soit en champ électrique ou magnétique, sont à l’origine d’une exposition comparable à celle d’autres équipements électriques déjà utilisés dans les foyers depuis de nombreuses années pointe l’ANSES (télévision, chargeur d’ordinateur portable, table de cuisson à induction...).

En ce qui concerne Gazpar, l’exposition à proximité du compteur communicant de gaz est très faible, compte tenu de la faible puissance d’émission et du nombre réduit de communications (moins d’une seconde 2 à 6 fois par jour) conclut l’ANSES. L’exposition due aux compteurs est par exemple bien plus faible que celle due à un téléphone mobile GSM.

Par ailleurs, les compteurs de type Linky produisent sur le réseau domestique des signaux qui peuvent être équivalents à ceux des parasites créés notamment par la mise en route d’appareils domestiques (courants transitoires à haute fréquence). Actuellement, il n’existe aucune donnée suggérant que les courants transitoires à haute fréquence puissent affecter la santé aux niveaux d’exposition mesurés.

Un rapport commandé ?

Tout d’abord, l’étude de l’Agence n’a pas été faire en situation réelle mais à partir d’une revue des normes techniques existantes, des résultats de différentes campagnes de mesures, des informations obtenues auprès des différents distributeurs d’eau et d’énergie suite à l’envoi de courriers, de la presse ainsi que des données et informations recueillies par la réalisation d’entretiens : Enedis (ex ERDF), Suez Smart solutions (ex Ondeo Systems), GRDF et l’AMF.

Par ailleurs, l’étude a été faite selon un protocole d’installation initiale de déploiement et de services qui peut évoluer par la suite. Il peut être inquiétant de lire par exemple page 6/17 de l’avis de l’ANSES que le dispositif permettra bien plus que de réaliser des télé-relevés et que l’ajout de fonctionnalités passera à court ou moyen terme par un équipement radio (émetteur radio Linky ou ERL) qui peut être adjoint au compteur Linky… La technologie est sans fin.

Recommandations

Dans le but d’améliorer l’information sur l’environnement des usagers, l’Agence engage les opérateurs impliqués dans le déploiement de ces nouvelles technologies à fournir une information claire et facilement compréhensible aux usagers quant à leurs modalités de fonctionnement actuel et futur, incluant notamment la fréquence et la durée des expositions aux champs électromagnétiques auxquelles ces technologies peuvent conduire.

Enfin, il est à noter que le déploiement des compteurs communicants intervient au moment où les objets connectés se multiplient pour des applications diverses, les infrastructures de communication (antennes relais notamment) étant déjà pour l’essentiel en place. Il est possible que ces développements concernent dans les prochaines années la numérisation des services et des infrastructures à l’échelle des individus, des habitations et des villes, dans les domaines de l’énergie, des transports et de la santé en particulier (réseaux intelligents, villes intelligentes, etc.).

La question de l’exposition des personnes aux champs électromagnétiques devrait alors être anticipée et systématisée dans cet environnement évolutif. Aussi, l’Agence recommande que le développement des objets connectés s’accompagne de la définition de méthodes et outils (normes techniques) propres à assurer une caractérisation de l’exposition des personnes. Une campagne de mesures sollicitée par l’Anses auprès du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), dont les résultats sont attendus prochainement, permettra de préciser l’exposition due au compteur Linky en situation réelle (temporalité, niveau d’exposition).

Ces mesures devraient notamment permettre une comparaison entre l’exposition aux anciens compteurs électromécaniques et celle due aux nouveaux compteurs Linky au domicile.

L’AFOC sera attentive à ces conclusions.

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Faire réparer son véhicule avec des pièces d’occasion

Lundi 29 mai 2017

Faire réparer son véhicule avec des pièces d’occasion, c’est possible

Piece automobile d occasion chez le garagisteDepuis janvier 2017, les professionnels de l’automobile doivent proposer une pièce de réemploi à la place d’une pièce neuve pour l’entretien ou la réparation du véhicule de leurs clients, qui peuvent l’accepter ou la refuser.

Cette possibilité n’existe que pour certaines catégories de pièces automobiles (sièges, optiques et vitrages, carrosserie amovible, pièces mécaniques ou électroniques sauf celles de sécurité). Cette disposition ne concerne que les voitures particulières et les camionnettes ; elle ne concerne pas les prestations d’entretien ou de réparation réalisées à titre gratuit, les véhicules sous garanties contractuelles, les actions de rappel de véhicules.

Les professionnels (garagistes, carrossiers, recycleurs et réparateurs…) doivent informer leur clientèle des prix et conditions de vente de ces pièces par voie de marquage, d’étiquetage, d’affichage ou autre. Il leur est également possible de proposer des pièces d’échange standard, qui sont des pièces d’occasion complètement refaites à neuf, répondant aux mêmes exigences de fabrication, de garantie et de qualité que les pièces d’origine.

Si le professionnel estime que les pièces de rechange concernées présentent un risque pour l’environnement, la santé publique ou la sécurité routière, il est autorisé à ne pas proposer l’échange à son client. De ce point de vue, il est rappelé que la pose de pièces d’occasion par le garagiste ne l’exonère pas de sa responsabilité juridique en cas de présence de défauts de conformité ou de vices cachés atteignant lesdites pièces.

Des économies en vue pour les automobilistes, estimées entre 50 % et 70 % par rapport à l’achat de pièces neuves. À voir… En toute hypothèse, pour l’AFOC, c’est le consommateur qui doit décider et pour ce faire, il faudra qu’il arbitre en fonction de l’âge de son véhicule, de la nature de la pièce, de sa durée de fonctionnement prévisible et des surcoûts éventuels de temps d’intervention pour la reconditionner.

Il n’y a rien d’évident en effet à ce que la pièce de réemploi s’impose dans tous les cas de figure.

La bonne opération économique n’est pas forcément la bonne opération tout court et les propriétaires de véhicules de moins de huit ans peuvent y réfléchir.

 

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Circuler à vélo : les règles à connaître

Lundi 29 mai 2017

Circuler à vélo

Les règles à connaître

Circuler a velo et les reglesRègles de sécurité, équipements de protection, assurance, sanctions… Que faut-il savoir avant de circuler à vélo ?

La Sécurité routière rappelle notamment les obligations en matière d’équipements :

  • deux freins (avant et arrière) ;
  • un feu avant (jaune ou blanc) et un feu arrière (rouge) ;
  • un avertisseur sonore ;
  • des dispositifs rétroréfléchissants sur les côtés et les pédales ;
  • le port d’un gilet rétroréfléchissant pour le cycliste et son passager en cas de circulation hors agglomération, de circulation de nuit ou de circulation lorsque la visibilité est insuffisante.

L’AFOC répond également à certaines questions pratiques :

  • Doit-on s’assurer lorsqu’on circule à vélo ? Non, ce n’est pas obligatoire. Cependant, vous pouvez souscrire des assurances facultatives pour garantir les dommages que vous ou votre bicyclette pouvez subir, mais aussi ceux que vous pouvez causer (votre responsabilité civile).
  • Faut-il immatriculer un vélo électrique ? Non, un vélo électrique (ou vélo à assistance électrique) n’a pas besoin d’être immatriculé dès lors qu’il respecte les conditions permettant son homologation.
  • Quelles sanctions en cas d’infrac­tion routière avec un vélo ? Les infractions commises avec un vélo (non-respect des règles sur le permis de stationnement, usage d’un téléphone…) sont sanctionnées par une amende (de 11 euros à 135 euros) mais n’entraînent pas de retrait de points sur le permis.

 

 

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