Lingettes: suffit-il d’alerter les bébés?

LINGETTES: SUFFIT-IL D’ALERTER LES BÉBÉS?

«Alertez les bébés», comme le chantait Jacques Higelin. Mais cela devient une ritournelle. Une nouvelle fois, les lingettes pour bébés sont accusées d’être dangereuses. «Quatre-vingt-quatorze pour cent des produits testés seraient potentiellement nocifs», selon les conclusions, dévoilées le 22 octobre dernier, d’une enquête de toxicité menée sur les lingettes et laits de toilette pour bébés par l’association de consommateurs UFC-Que choisir, les fabricants «saturant leurs produits de molécules allergisantes, d’antibactériens ou d’antioxydants, toxiques voire perturbateurs endocriniens», dont le phénoxyéthanol et le fameux paraben. Pourtant six mois auparavant, le magazine 60 Millions de consommateurs avait déjà lancé l’alerte et rappelé que la pourtant peu accro au principe de précaution Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) avait recommandé, en juin 2012, «pour les enfants de moins de trois ans une non-utilisation du phénoxyéthanol dans les produits cosmétiques destinés au siège et une restriction du phénoxyéthanol à la concentration de 0,4% dans tous les autres types de produits (au lieu de 1% actuellement)».

Résultat de la préconisation, bien sûr non contraignante: plus d’un an après, le «phénoxyéthanol, un conservateur aux effets toxiques pour le foie et suspecté de nocivité pour le système reproducteur et le développement, est présent dans pas moins de quatorze lingettes (par exemple Mixa, Pampers, Carrefour Baby...) et trois laits de toilette (Mixa Bébé encore)», des grandes marques que l’on trouve dans tous les rayonnages des grandes et petites enseignes avec des mentions telles que «hypoallergénique» ou «testé sous contrôle dermatologique». Des grandes marques peu sonnées par l’alerte. Arguant notamment du fait qu’elles n’ont pas reçu de plaintes. Rien d’étonnant au vu du chemin de croix judiciaire nécessaire, soit du temps et de l’argent, des expertises onéreuses étant inévitables pour le consommateur sur qui repose la charge de la preuve. Une culture du risque? Pour le consommateur en tout cas.
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