Communiqués

Communiqué de FO

Jeudi 12 juillet 2018

Communiqué de FO

La protection sociale

Un gâteau que l’Etat a hâte de digérer !

Protection sociale 4

Un nouvel amendement au projet de loi constitutionnelle sur la Sécurité sociale vient d’être déposé. Il confirme les intentions du gouvernement : mettre la main sur tous les régimes obligatoires qui ne sont pas directement au sein de la Sécurité sociale, en particulier les retraites complémentaires (Agirc-Arrco) et l’assurance chômage.

Un nouvel amendement au projet de loi constitutionnelle sur la Sécurité sociale vient d’être déposé. Il confirme les intentions du gouvernement : mettre la main sur tous les régimes obligatoires qui ne sont pas directement au sein de la Sécurité sociale, en particulier les retraites complémentaires (Agirc-Arrco) et l’assurance chômage.

L’argument est pernicieux : « la logique sous-jacente à chacune de nos politiques sociales est restée la même depuis la création de la Sécurité sociale ». Oui, car il s’agit de la logique fondamentale d’égalité et de solidarité, mise en œuvre par des assurances sociales sous gestion paritaire. Et pourtant, aussitôt de balayer : « les défis sociaux et sanitaires auxquels nous sommes confrontés ne sont plus ceux de l’après-guerre ». Ces principes fondamentaux doivent-ils alors changer ?!

Encore une fois, sous couvert de « modernité », de dualité « ancien monde / nouveau monde », l’État veut nous faire croire qu’un changement constitutionnel est nécessaire pour améliorer la prise en charge des risques sociaux, notamment de la dépendance. C’est faux. La Sécurité sociale a été créée par ordonnance en 1945, et c’est une autre ordonnance, en 1967, qui a créé ses branches actuelles (Maladie, Famille, Vieillesse, Recouvrement des cotisations). Il n’y a pas eu besoin de modifications constitutionnelles.

Pour Force Ouvrière, il est évident que cette modification ne vise pas la Sécurité sociale directement, mais tous les cadres collectifs qui ont été créés. Non pas pour améliorer la prise en charge ou « créer » le nouveau risque Dépendance, mais bien pour casser ces constructions paritaires. Cette modification constitutionnelle serait lourde de sens pour les réformes des retraites et de l’assurance chômage à venir, en privant notamment les interlocuteurs sociaux de leur liberté de négocier.

Il restera les soi-disant droits universels a minima pour les plus démunis, et la soi-disant liberté, de fait imposée, de se protéger comme chacun le peut … Arbitrer entre s’acheter des « points » retraite ou des « points » santé ? Exit la solidarité collective, faites place à la « débrouille » individuelle au nom de la « solidarité » nationale !

Pour Force Ouvrière, l’émancipation de chacun, c’est ce que permettent justement nos institutions collectives de protection sociale. Ce serait une erreur historique de vouloir les détruire.

Communique fo protection sociale 


Communiqué de FO

Mardi 10 juillet 2018

Communiqué de FO

Intervention présidentielle devant le congrès

Une recette de gâteau bien indigeste !

Intervention presidentielle devant le congres « Si l’on veut partager un gâteau, il faut qu’il y ait un gâteau ».

INTERVENTION PRESIDENTIELLE DEVANT LE CONGRES : UNE RECETTE DE GATEAU BIEN INDIGESTE !

« Si l’on veut partager un gâteau, il faut qu’il y ait un gâteau ». Par ces mots, le Président de la République assume le choix d’une domination de l’économique sur le social. Alors qu’il y a un an il s’était engagé à marcher sur deux jambes – flexibilité et sécurité – il affiche que le volet social pourra attendre encore longtemps avant d’avoir voix au chapitre.

Se défendant de mener une politique non pas pour les riches mais pour les entreprises, le chef de l’État va jusqu’à conditionner un projet de société à la « force de l’économie française ». Pour cela, la recette est simple : libérer les freins à la croissance dans les entreprises, délivrer ces dernières de toute règlementation contraignante, et sans une dose de social dans la défense des salariés.

Alors que dans la cinquième puissance économique du monde, la valeur du patrimoine des milliardaires atteint un record jamais égalé avec une explosion de 13% sur la première année du quinquennat, c’est d’un cynisme absolu que de sous-entendre qu’il n’y aurait pas de gâteau : il y en a un, et c’est visiblement l’anniversaire des plus riches tous les jours !

La théorie des 10% de premiers de cordée que Force Ouvrière n’a eu de cesse de condamner est érigée en modèle de société où il ressort de la responsabilité de chacun de s’en sortir seul par « son talent, ses efforts, son mérite ». Au prétexte de liberté et d’émancipation, est instauré le règne de l’individualisation et de la responsabilisation, avec pour seule protection un filet minimal de sécurité censé lutter contre les « inégalités de destin ».

A vouloir gérer la France comme une entreprise, le Président de la République est cohérent avec sa vision en souhaitant conclure avec les interlocuteurs sociaux un « nouveau contrat social ». Force Ouvrière sera présente le 17 juillet, pas pour contractualiser mais pour rappeler les principes mêmes de la démocratie sociale ainsi que le rôle des organisations syndicales, et surtout continuer à revendiquer pour que, du gâteau, il ne reste pas que le noyau de la cerise sur lequel les travailleurs se casseront les dents.

Paris, le 9 juillet 2018
Pascal Pavageau
Secrétaire général

Communique fo 10 juillet 2018

 

 

Communiqués

Jeudi 28 juin 2018

Communiqués

Augmentation des indemnités journalières

L’arbre qui cache la forêt des dégradations des conditions de vie et de travail

Il est désormais de tradition de constater dans les comptes de l’Assurance maladie une augmentation soutenue des « dépenses d’IJ », c’est-à-dire le maintien du salaire lors d’un arrêt maladie. Car oui, ce n’est pas nécessairement l’employeur qui paie un salarié malade, mais toujours la Sécurité sociale pour moitié !

Un droit acquis de longue lutte par les organisations syndicales, dans l’« ancien monde ». Mais dans le « nouveau monde », ce maintien des salaires pourrait ne pas tarder à tomber dans la logorrhée du « pognon de dingue » puisqu’il est récurrent de viser à tout prix à diminuer ces dépenses. Or, c’est ignorer les deux causes principales de leur forte augmentation.

D’une part, le recul de l’âge de départ à la retraite. Comme le constatent les colonnes de chiffres de l’Assurance maladie, les travailleurs de 65 ans et plus sont plus fréquemment en arrêt maladie pour longue durée. La conséquence d’une politique dite « sociale » qui recule l’âge de départ à la retraite pour éviter d’avoir à payer des pensions. Ainsi ces travailleurs, plus vraiment en âge ou en état de travailler, sont mis en arrêt maladie au lieu d’être mis en retraite. On conserve encore un peu d’humanité : dans l’ancien monde de l’ancien monde, on laissait mourir les gens sur leur lieu de travail…

D’autre part, l’explosion des burn-out ou autres arrêts que l’on met sous le vocable de « risques psycho-sociaux » (RPS). Aux médecins qui constatent cette explosion, la politique dite « sociale » répond : prescrivez moins d’arrêts ! Tout simplement ! Ainsi les méchants médecins qui alourdissent les dépenses de l’Assurance maladie seront convoqués pour rappel à l’ordre sinon même mis sous objectifs de prescriptions ! Des procès sont en cours car, en dépit de ces injonctions absurdes, les médecins ont un code de déontologie, qu’ils respectent, fort heureusement.

Les causes de l’explosion des RPS sont bien connues : dégradation continue des conditions de travail, faible reconnaissance du travail notamment par la rémunération, accroissement des tâches, missions, et horaires de travail. Aussi, le véritable progrès social serait de reconnaitre les RPS comme maladie professionnelle, afin que ce ne soit pas l’Assurance maladie qui paie le maintien des salaires mais uniquement l’employeur. Ce serait le responsabiliser sur les conditions de travail qu’il impose à ses salariés.

Mais dans le « nouveau monde », la politique « sociale » c’est un PACTE avec l’entreprise, pas avec les salariés !

 

Communiqué de FO

Mercredi 13 juin 2018

Communiqué de FO

Sans « pognon », pas de redistribution ; sans redistribution, pas d’égalité républicaine

Poche vide

En déplorant le pognon de dingue que coûtent les minimas sociaux sans parvenir à endiguer la pauvreté, c’est une nouvelle attaque contre notre modèle social et républicain qu’assène le président de la République. Face aux multiples offensives, Force Ouvrière appelle à la plus grande fermeté pour la préservation de notre modèle, porteur des valeurs d’égalité et de solidarité, dont les aides sociales sont à la fois la corde et la digue.

Elles sont, pour ceux qui en ont le plus besoin, une corde à laquelle se hisser. Comme tout le monde, les moins aisés refusent de tomber dans la trappe à pauvreté et s’activent pour en sortir quand, contraints, ils s’y trouvent. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un quart de ceux qui ont droit au RSA ne le demandent pas ; les deux tiers des adultes en situation de pauvreté ont un emploi ou en recherchent activement un ; un SDF sur quatre a une activité. Les aides sociales sont aussi une digue, permettant à ceux qui se maintiennent juste au-dessus du seuil de pauvreté mais aussi aux classes moyennes de ne pas sombrer dans la pauvreté lorsqu’ils sont confrontés aux aléas de la vie. Sans aides publiques ciblées au profit des plus modestes, le taux de pauvreté exploserait de 14% à 22%.

Aussi, le rôle de l’État, garant de l’intérêt général, ne peut se réduire à considérer les aides sociales sous un angle uniquement comptable, comme une dépense publique qu’il s’agit nécessairement de réduire. Tout projet purement dogmatique de refonte des minimas sociaux doit d’ailleurs faire l’objet d’une étude d’impact débattue avec les interlocuteurs sociaux. De plus, Force Ouvrière se refuse d’avaliser un projet de société où seuls les plus précaires bénéficieraient du soutien de la puissance publique, charge à chacun, s’il le souhaite, de faire preuve de charité à l’égard de son voisin.

En lieu et place d’une politique profondément injuste et stigmatisante à l’égard de tous ceux qui n’ont pas les moyens, la capacité ou la chance de s’en sortir seuls et de réussir, il serait nécessaire de lutter véritablement contre les inégalités, pour toujours plus de justice sociale et une émancipation réelle pour tous.

 

Communiqué de la Fédération FO de l’Équipement, de l’Environnement, des Transports et des Services

Jeudi 23 mai 2018

Communiqué de la Fédération FO de l’Équipement, de l’Environnement, des Transports et des Services

Véhicules autonomes

Changement de cap impératif ou sortie de route programmée !

Bruno le maire

Qui reprendra les commandes de la « voiture folle État » ?

Anne-Marie Idrac, Haute responsable pour la stratégie du développement des véhicules autonomes, a présenté le 14 mai 2018 à Gérard Collomb, Bruno Le Maire, Elisabeth Borne et Mounir Mahjoubi les orientations stratégiques proposées pour l’action publique en matière de développement des véhicules autonomes. Son rapport présente une série de dix actions prioritaires visant à faciliter l’émergence et le développement de ces technologies, à aider la filière française à se positionner sur ce marché, mais aussi à relever le défi de la sécurité et de l’acceptabilité de ces innovations

Si le gouvernement veut réellement sortir des affichages et faire du développement du véhicule autonome une priorité de sa politique de relance industrielle, reconnaissant au passage qu’il représente aussi un enjeu considérable pour les politiques de transports, de sécurité numérique et de sécurité routière, il doit impérativement infléchir de nombreuses orientations politiques, voire faire marche arrière quant aux choix réalisés depuis plus de 10 ans !

La réussite de ce vaste chantier reposera sur la capacité à mobiliser des compétences techniques et pluridisciplinaires, et à valoriser les infrastructures gérées par l’État en tant que supports d’expérimentation. Là où le gouvernement actuel et ses prédécesseurs n’ont eu de cesse de saborder les ministères techniques successifs en charge des Transports et de l’Équipement, leurs services et leur réseau scientifique et technique.

Aussi, la FEETS-FO revendique auprès du gouvernement les actions complémentaires suivantes :

  • renforcer des effectifs et des moyens des composantes du réseau scientifique et technique du ministère en charge des Transports et de l’Équipement impliquées en termes de normalisation, de recherche fondamentale et appliquée, de partage de données (Cerema, IFSTTAR, IGN, Météo-France, Écoles…), là où « Action Publique 2022 » a choisi de les sacrifier sur l’autel de la rigueur budgétaire
  • rétablir dans les services territoriaux de l’État le caractère technique, pluridisciplinaire et interministériel des politiques d’éducation et de sécurité routière, alors que les derniers agents du ministère des Transports compétents sur ces sujets sont en cours de transfert forcé au ministère de l’Intérieur coupant le lien infrastructures/véhicules/conducteurs
  • mettre en place des moyens financiers et humains dédiés au bénéfice des Directions Interdépartementales des Routes permettre d’expérimenter et développer la conduite autonome sur le réseau routier national,là où leurs services d’ingénierie servent aujourd’hui de variable d’ajustement budgétaire

Plus largement, la FEETS-FO pointe que le rapport remis au gouvernement passe sous silence les impacts sociaux prévisibles – et pourtant majeurs - sur la chaîne globale des transports.

 

Communiqué de FO

Mercredi 9 mai 2018

Réforme du ferroviaire

Le gouvernement déraille et laisse la négociation à quai

Chemin de fer et reformes

La Confédération et la Fédération FO des Cheminots ont rappelé ce jour au Premier ministre leur opposition à l’ouverture à la concurrence du ferroviaire imposée par l’Union européenne et ont dénoncé l’utilisation de cette contre-réforme par le gouvernement comme prétexte pour détruire le statut et les protections inhérentes des cheminots de la SNCF.

Comme sur de nombreux sujets, le gouvernement décide unilatéralement, sans prendre en compte la réalité du terrain portée par les organisations syndicales et va aujourd’hui jusqu’à refuser de laisser le temps à la négociation. Force Ouvrière condamne la méthode du gouvernement qui casse sans proposer d’alternatives concrètes et se déresponsabilise en renvoyant soit aux régions, soit à une hypothétique discussion avec les interlocuteurs sociaux.

Force Ouvrière revendique l’arrêt de la réforme et a demandé d’urgence au Premier ministre un moratoire permettant une véritable négociation de branche sur l’avenir du secteur et de ses travailleurs. Face à une vision idéologique et dogmatique visant à annihiler toutes les conquêtes sociales de « l’ancien monde », et face à la destruction pure et simple du statut, extrêmement anxiogène pour les cheminots, FO prend la responsabilité de faire des propositions comme l’extension du statut à l’ensemble de la branche ferroviaire, à l’instar des Industries Electriques et Gazières (IEG) et continuera de se battre pour une SNCF « une et indivisible ». Nous ne pouvons que regretter que le Premier ministre n’ait pas été en mesure de répondre favorablement à nos propositions tout en étant dans l’incapacité, tant sur un plan économique que social, de justifier sa position fermée de détruire le statut.

Par ailleurs, Force Ouvrière considère que l’État ne peut se désengager de sa responsabilité, sur la question de la dette comme sur le maintien de l’intégralité des « petites lignes ». Défendre l’unité d’un statut élargi c’est défendre aussi l’unicité d’un réseau, patrimoine républicain de libre-circulation de tous sur l’ensemble du territoire national en égalité de droits.

Par  Nathalie Homand

Communiqués

Mardi 6 mars 2018

Formation professionnelle

Déclaration du Bureau Confédéral de FO

Formation 2

Signataire de l’accord paritaire sur la formation (ANI) sur la formation professionnelle, FO a écouté attentivement la position du gouvernement sur ce dossier.

Si les dispositions de l’accord relatives aux droits nouveaux des salariés sont reprises par le gouvernement y compris le Compte Personnel de Formation (CPF) transition (équivalent du Congé Individuel de Formation ou CIF), d’autres points nécessitent des éclaircissements compte-tenu de leur danger potentiel. Il s’agit notamment de la monétisation du CPF qui risque de faire perdre des droits aux salariés, du rôle futur de l’interprofessionnel en matière de formation professionnelle, et des conséquences du recouvrement par l’URSSAF.

Sur tous ces points, Force Ouvrière entend poursuivre avec détermination les discussions avec le gouvernement pour voir si ces inquiétudes peuvent être levées et afin de s’assurer que les droits individuels sont bien garantis collectivement.

Par ailleurs, le Bureau Confédéral décide de signer l’ANI relatif à la réforme de l’assurance chômage qui vient compléter la convention de l’année dernière et prévoit la mise en place d’un système de bonus-malus. FO rappelle aussi qu’elle est opposée à la création d’un statut particulier pour les travailleurs des plateformes.

Communiqué de FO

Vendredi 23 février 2018

Communiqué de FO

Formation professionnelle

Déclaration du Bureau Confédéral de Force Ouvrière

@ HAMILTON/REA

Profondément attachée à la liberté de négociation à tous les niveaux, Force Ouvrière a activement participé à la négociation interprofessionnelle sur la formation professionnelle.

Pour le Bureau Confédéral qui a examiné le projet d’accord, l’opiniâtreté syndicale a permis d’acter plusieurs points importants, dont :

La préservation intégrale des éléments du CIF, appelé dorénavant CPF de transition professionnelle.

L’augmentation du rythme d’acquisition du CPF de 35 h/an jusqu’à un plafond de 400 heures (550 heures pour les moins qualifiés).

Le développement de l’accompagnement par le renforcement des moyens.

Le pilotage de l’alternance professionnelle aux branches et le respect du paritarisme.

Dans ces conditions, le Bureau Confédéral de Force Ouvrière décide de signer l’accord interprofessionnel qui renforce les droits des salariés.

Pour la suite, Force Ouvrière sera particulièrement attentive et réactive sur la façon dont cet accord sera accueilli par le gouvernement. On mesurera en effet à cette occasion la façon dont le gouvernement respecte ou non la négociation entre interlocuteurs sociaux, interlocuteurs sociaux qui ne sauraient être des sous-traitants gouvernementaux.

La liberté de négociation ne se découpe pas en rondelles et tout big-bang peut avoir un effet boomerang.

 

Communiqué de FO

Mercredi 31 janvier 2018

Communiqué de FO

Concertation apprentissage 

Remise du rapport final par Sylvie Brunet

Apprentissage

La concertation apprentissage s’est clôturée hier avec la remise sur table du rapport de Sylvie Brunet, après l’annulation de la quatrième réunion des groupes de travail.

Ce rapport, écrit sur la base des travaux de groupe, s’inscrit dans le cadre du document d’orientation de la négociation nationale interprofessionnelle sur la formation professionnelle et formule 44 préconisations. Il exclut d’emblée la question de la gouvernance et du financement, sur lequel il ne formule aucune proposition.

Pour Force Ouvrière, un certain nombre de propositions semblent aller dans le bon sens, notamment le renforcement de l’orientation et de l’information des jeunes, le développement de passerelles entre filières, le renforcement de l’accompagnement du jeune tout au long du parcours d’apprentissage, le renforcement des droits des apprentis en situation de handicap.

Néanmoins, certaines propositions ne sont pas assez ambitieuses :

► La rémunération des apprentis n’est pas satisfaisante puisqu’il s’agit uniquement de la faire évoluer en la basant avant tout sur le niveau de diplôme, ce qui laisse entendre que les critères d’âges demeureraient.

► Le renforcement du statut du maître d’apprentissage par une formation obligatoire va dans le bon sens, mais la réserver aux nouveaux est insuffisant ; la rétribution financière est renvoyée aux négociations de branche ou d’entreprise ou à défaut à la fixation d’une indemnité minimale, mais aucune précision sur son financement ! Le rapport botte en touche, sans préconisation réelle.

► La liberté de choix du jeune entre voie scolaire (lycées professionnels) et voie professionnelle (CFA) n’est pas protégée.

Force Ouvrière s’oppose enfin et surtout aux propositions d’ouverture de l’apprentissage au-delà de 25 ans et sans borne d’âge, qui concurrencera les contrats de professionnalisation et les embauches en CDI. Force Ouvrière s’oppose également à la suppression du contrôle par les prud’hommes de la rupture du contrat d’apprentissage. Tant que d’autres modalités de sécurisation ne seront pas mises en place, cette solution fera inévitablement peser la responsabilité de la rupture sur le jeune apprenti.

Ce rapport constitue un point d’étape ; il ne préjuge en rien des résultats. Nous resterons attentifs aux suites qui seront données à ce rapport.

 

Michel Beaugas

Secrétaire confédéral - Secteur Emploi - Chômage - Formation

 

Communiqué de FO

Mercredi 25 janvier 2018

Communiqué de FO

Chômage

Retour sur une année de transition présidentielle

Pole emploi 6Les chiffres du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en décembre 2017 viennent de paraître. Retour sur une année de transition présidentielle.

Au total, pour la France métropolitaine et toutes catégories confondues (A, B, C, D et E), 6 278 000 personnes étaient inscrites à Pôle emploi en décembre 2017, soit une augmentation de +0,8% sur un an.

Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A a reculé sensiblement de -0,5% sur l’année 2017, en particulier pour les jeunes de moins de 25 ans (-3,5%).

Toutefois, le nombre d’inscrits en activité réduite explose sur une année : +4% pour la catégorie B (demandeurs d’emploi travaillant moins de 78 heures sur le mois), +10,6% pour la catégorie C (activité réduite longue de plus de 78 heures). C’est dans ces deux catégories particulièrement précaires que les séniors sont particulièrement impactés : leurs nombres augmentent de +11,7% sur un an.

Symbole de la précarisation du contrat de travail, la part des fins de contrats à durée déterminée et de fin de mission d’intérim comme motif d’inscription à Pôle emploi augmente respectivement de +2,2% de +13,7%.

Le chômage et les emplois précaires ont donc fortement augmenté en 2017 : pour Force Ouvrière c’est le signe qu’il faut une politique économique plus redistributive afin de permettre l’augmentation de la consommation des ménages, qui porte la croissance en France, et la création d’emplois de qualité et pérennes.

Par  Michel Beaugas

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