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Communiqué de FO

Jeudi 19 octobre 2017

Communiqué de FO

Déclaration intersyndicale au Comité de Dialogue Social Européen et International (CDSEI) du 16 octobre 2017

Comite de dialogue social europeen et international

Oui à un détachement respectueux des droits de tous les salarié(e)s !

Suite aux nombreuses dérives dans l’application de la directive européenne 96/71 sur le détachement international des travailleurs et suite à son inadaptation face aux réalités d’une Union européenne élargie, depuis des années, avec la CES, nos organisations syndicales (FO, Cfdt, Cftc, Cgt et Cfe-Cgc) se battent pour que cette directive soit révisée.
Aujourd’hui, cette révision est à portée de main. Le Parlement européen semble proche d’un compromis, même si les différents États de l’UE peinent encore à s’entendre.
A cette étape décisive, il nous semble important de repréciser les revendications soutenues par nos organisations syndicales :

  • La principale avancée proposée dans cette révision est le remplacement de la garantie du salaire minimum du pays d’accueil pour un travailleur détaché par celle d’une rémunération « égale pour un travail égal sur un même site ». L’égalité de traitement entre travailleurs est primordiale. La transposition ultérieure permettra d’affiner ce qui sera inclus dans cette rémunération.
  • Les conventions collectives doivent s’appliquer aux travailleurs détachés.
  • Les frais réels de transport (y compris l’aller-retour pays origine - pays d’accueil), les frais d’hébergement et de nourriture, frais inhérents au détachement, doivent être payés au travailleur détaché par son employeur en plus de sa rémunération et au niveau des prix pratiqués dans le pays d’accueil.
  • Le détachement en cascade pratiqué en particulier par certaines agences de travail temporaire doit être interdit.
  • Une durée maximale de détachement doit être actée, mais les débats actuels sur cette durée (6-12 ou 24 mois) sont secondaires car ils oublient le fait que la moyenne des détachements est de toute façon inférieure (entre 3 mois à 6 mois selon la branche).
    - Le transport routier de marchandises doit continuer d’être couvert par la directive, et une négociation particulière doit être menée débouchant rapidement sur des mesures complémentaires permettant la fin des importantes dérives constatées aujourd’hui.
  • La base juridique de la directive devrait être étendue à l’article 155 du Traité, qui concerne la politique sociale. Ce serait un point d’appui réel si un litige avec un employeur devait aller jusqu’à la Cour de Justice européenne.
  • Il serait bien que le principe de la responsabilité solidaire entre donneurs d’ordres et sous-traitants soit inclus dans le texte européen, même s’il est déjà acté en droit français.
  • Le principe du droit à la négociation collective et à la possibilité d’adhérer et de s’adresser à un syndicat doit être garanti aux travailleurs détachés. La transposition devrait permettre de concrétiser de nouveaux droits pour les organisations syndicales françaises et les représentants du personnel à tous les niveaux pour leur permettre de mieux défendre les travailleurs détachés.
  • Il faut conduire au plus vite une réflexion, dans le cadre de la révision engagée du règlement 883/2004 concernant la coordination des systèmes de sécurité sociale, sur les moyens d’éviter le dumping social engendré par les différences d’assiette et de taux des cotisations sociales patronales entre pays de l’UE.
  • Nous souhaitons vivement que le délai de transposition de 2 ans soit respecté. Les enjeux de la réussite de cette révision sont de taille. La chance historique de réviser la directive 96/71 pour mieux garantir les droits de tous les salarié(e)s ne doit pas être manquée. Paris, 16 octobre 2017

Par  Andrée Thomas

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 11 octobre 2017

Mercredi 11 octobre 2017

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« Force Ouvrière entend avancer sur ses jambes : la négociation (ou concertation) et l’action »

À l’instar des autres secrétaires généraux de confédérations, je rencontrerai le président de la République à sa demande.

Il s’agit d’examiner le calendrier, la méthode et la finalité des concertations à venir sur l’apprentissage, la formation professionnelle puis l’Assurance chômage.

Ce sera aussi l’occasion, deux jours après la grève et les manifestations des trois fonctions publiques, de rappeler nos positions ainsi que la nécessité de répondre, plus largement, aux inquiétudes qui s’expriment de plus en plus, à juste titre, et qui se transforment en colère sourde.

Je rappellerai également nos positions sur les ordonnances travail et notre rejet des points que nous considérons comme inacceptables.

À l’heure où ces lignes sont écrites, la réunion des organisations syndicales n’a pas encore eu lieu.

Nous y défendrons nos positions conformément à la résolution du CCN, qui s’impose à toutes les structures de la confédération. Cela s’appelle tout simplement le mandat et il vaut pour tout le monde.

Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement.

Libre, indépendante, démocratique et réformiste, telle est Force Ouvrière, qui entend avancer sur ses jambes : la négociation (ou concertation) et l’action. 

Paris Match le 10 octobre 2017

Mercredi 11 octobre 2017

Paris Match le 10 octobre 2017

Jean-Claude Mailly 

« Le gouvernement doit répondre au malaise des fonctionnaires »

Jc mailly 10 octobre 2017

Pascal Lagrue, Secrétaire de l’Union départementale du Rhône, et Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de FO, à Lyon dans la manifestation pour la Fonction publique du 10 octobre 2017. Photo : UD FO du Rhône.

Jean-Claude Mailly, Secrétaire général du syndicat Force Ouvrière, met en garde le gouvernement sur le malaise des fonctionnaires et assure qu’« il y a urgence à donner des signes aux salariés ».

Paris Match. Vous étiez dans un cortège à Lyon mardi aux côtés des fonctionnaires. Que demandez-vous ?

Jean-Claude Mailly. La défense de leur pouvoir d’achat –leur point d’indice est gelé, le jour de carence va être rétabli, la CSG va augmenter. La suppression annoncée de 120 000 postes pendant le quinquennat pose aussi problème. Il faut aussi un débat sur l’avenir des missions de service public. En tant que secrétaire général, j’ai côtoyé quatre présidents de la République. À chacun d’entre eux, je demande la tenue d’un débat sur les missions du service public dans notre République. Ce débat n’a jamais lieu, mais on fait du rabot, de l’idéologie… Les fonctionnaires ressentent une vraie inquiétude sur le sens de leur mission. Beaucoup ont le sentiment qu’ils n’ont plus les moyens de faire leur travail correctement. Le gouvernement doit répondre à ce malaise. Le service public ne peut pas être géré avec les mêmes critères qu’une entreprise privée. C’est le cas à l’hôpital notamment. On laisse entendre aujourd’hui que des missions de service public pourraient être confiées au privé, que les partenariats public/privé (PPP) vont se multiplier… Alors que dans de nombreux pays, ces PPP ne sont pas une réussite. Pour le moment, on en reste à une lecture essentiellement budgétaire, sans dire le sens des choses.

C’est la première manifestation unitaire avec les neuf syndicats de la fonction publique depuis dix ans, cela va-t-il aider à peser ?

J’ai dit au gouvernement qu’il devrait faire attention à cela, qu’il devrait y apporter des réponses et ouvrir des portes d’espoir. Un sentiment général d’injustice est alimenté par les inquiétudes sur les ordonnances, sur l’assurance-chômage, sur les retraites, sur la fonction publique, sur les annonces en matière d’APL et de CSG…

Comment qualifieriez-vous le climat social ?

Je ressens un mélange d’inquiétude et de colère sourde. On entend parler de décisions comme la suppression de l’ISF, la réduction de l’impôt sur les sociétés, conformes à la théorie dite du ruissellement – à laquelle je ne crois pas. Et on se demande ce qu’il y a de positif pour les salariés. Davantage de signes négatifs que de signes positifs sont envoyés pour l’instant.

Après les « fainéants », Emmanuel Macron, à Egletons, a dit à propos des manifestants de l’usine GM&S : Certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu’il y en a qui ont les qualifications pour le faire et ce n’est pas loin de chez eux. Qu’en pensez-vous ?

Il devrait s’éviter ce genre de réflexions. Cela blesse, cela stigmatise. Il n’est pas obligé d’être systématiquement transgressif. Je pense qu’il le fait volontairement, mais il devrait s’abstenir de ce genre de commentaires. C’est son côté Sarkozy.

Le « là-bas » désigne Ussel, à 150 km de La Souterraine, où se situe l’usine GM&S. Est-ce réaliste de demander cela à des salariés ?

Cela ne tient pas la route ! Quatre heures de transport par jour, ce n’est pas possible ! Il ne faudrait pas que cela soit le signe de ce qu’Emmanuel Macron veut faire en réformant l’assurance-chômage…

Comment jugez-vous les débuts d’Emmanuel Macron ?

C’est encore tôt, même s’il commence à y avoir urgence à donner des signes aux salariés et à lever les inquiétudes. Je ne suis pas surpris par ses débuts, mais cela ne veut pas dire que je suis d’accord avec sa politique.

Vous manifesterez finalement en octobre contre les ordonnances. Demanderez-vous leur retrait ?

Non, le bureau confédéral de FO n’a pas le mandat pour demander le retrait global des ordonnances. Le Parlement de FO, qui a validé tout notre travail de cet été, considère qu’une part importante des ordonnances est inacceptable et a décidé d’une mobilisation –pas d’une grève- avant leur ratification. Nous demanderons dans la rue, sans doute en novembre puisque la prochaine réunion intersyndicale a lieu le 24 octobre, le retrait de certains points, comme la fusion des institutions représentatives du personnel, comme le plafonnement des indemnités prud’homales… Nous sommes aussi très inquiets d’une ruée des entreprises sur les ruptures conventionnelles collectives.

Le geste du gouvernement envers les routiers qui menaçaient de bloquer les dépôts de carburant, avec des primes fixées par la branche et non pas par l’entreprise, ouvre-t-il une brèche dans les ordonnances ?

D’une certaine manière, le gouvernement a été obligé de reconnaître que l’on peut toujours négocier au niveau de la branche, dont le rôle a été consolidé. Rien n’empêche de discuter des garanties en matière de primes au niveau d’une branche. Par un accord d’entreprise désormais, vous pouvez modifier un accord de branche à deux conditions : avoir un accord majoritaire à plus de 50% et assurer des garanties au moins équivalentes pour les salariés. Cette dernière condition créera du contentieux juridique sur la définition de ces « garanties équivalentes ».

Il y a un mois, vous ne vouliez pas manifester pour ne pas envoyer les salariés dans le mur » et rétorquiez à la CGT qu’il fallait mener « la bagarre avant, pas quand tout est fini. Vous avez changé d’avis ?

Non, pas fondamentalement. À partir du moment où nous avons, avec les autres syndicats, obtenu un processus de concertation intense tout l’été, nous sommes partis du principe qu’il ne fallait pas annoncer de mobilisation avant la fin de la concertation. Le film aurait pu être différent. Nous avons eu trois réunions à cinq syndicats où nous avions défini des lignes rouges. Si les cinq avaient agi de la même façon, nous aurions obtenu davantage de choses, pu faire un bilan le 31 août, et décider éventuellement d’une mobilisation. Mais cela n’a pas été possible.

Avez-vous des regrets sur votre stratégie ?

Non, aucun.

Ceux que vous appelez les grognons râleurs étaient-ils plus nombreux que vous ne le pensiez dans vos rangs ?

Le ton sur la situation est monté plus que je ne l’aurais cru au Parlement de FO. Je comprends les interrogations d’un secrétaire de syndicat, qui s’est bagarré l’année dernière à notre demande contre la loi travail, qui entend cet été que les ordonnances sont une « loi travail XXL », puis qui voit les manifestations commencer sans nous. De notre côté, nous étions en pleine discussion, nous ne pouvions pas tout expliquer au fur et à mesure : on pensait avoir obtenu une avancée, et la semaine suivante, elle était remise en cause. Et si vous dites publiquement « nous avons obtenu telle chose », le patronat va repasser derrière vous et cette chose disparaîtra.

Étiez-vous au bord de la démission au terme du comité confédéral national ?

Non, je n’ai pas été mis en minorité et je n’ai pas voulu démissionner, comme quelques uns l’ont dit. Vous ne pouvez pas plaire à tout le monde. Je pars dans sept mois, c’est prévu depuis longtemps, j’ai un seul successeur que je soutiens.

Il reste une vingtaine de décrets à écrire, dont un, sensible, sur les moyens pour les instances représentatives du personnel (IRP). Êtes-vous satisfait de l’avancée des discussions ?

Le gouvernement doit décider combien il y aura de délégués selon la taille des entreprises et combien il y aura d’heures de délégation. J’ai le sentiment qu’il y aura moins de délégués. Si les deux baissent, cela signifie que la fusion des IRP n’a qu’un objectif : remettre en cause le dialogue social.

Avez-vous le sentiment d’avoir été trompé par le gouvernement sur la moindre revalorisation des indemnités de licenciement au-delà dix ans d’ancienneté ?

Je ne dirais pas « trompé », car la ministre parle d’un malentendu. Nous n’avions pas compris l’existence du seuil des dix ans qui déclenche une baisse en sifflet, point qui n’était d’ailleurs jamais indiqué dans la communication du gouvernement. Cet épisode a été au minimum une déception.

Est-il exact comme l’a relevé le Canard Enchaîné que vous aviez des tête-à-tête avec Muriel Pénicaud pendant la concertation ?

Oui, c’est vrai. Un jour, j’allais voir la ministre et l’huissier m’a orienté vers la réunion d’une autre délégation… La CGT a seulement fait des réunions officielles, nous les avons faites aussi, mais nous n’avons pas arrêté, avec mes équipes, de demander des rencontres à l’Elysée, à Matignon, au ministère du travail, pour les pousser dans leurs retranchements et essayer d’obtenir des avancées.

Avez-vu plusieurs fois le président de la République ?

Trois fois, une fois au début en mai, une fois sur l’Europe avec les autres syndicats, et à la fin du processus, avec Laurent Berger (CFDT), avec qui nous avons des points communs. Lors de ce dernier rendez-vous, nous avons rediscuté des problèmes avec le président de la République. Nous avons eu satisfaction sur certains points, pas sur d’autres.

FO n’est plus du tout sur la ligne contestataire de l’an dernier…

Le contexte est différent. Nous avions découvert le projet de loi El Khomri, le président en fin de mandat ne s’était pas fait élire sur cette loi et n’avait plus de majorité à l’Assemblée. Cette fois, que l’on soit d’accord ou pas, ce président nouvellement élu a annoncé des ordonnances sur le code du travail dans sa campagne, même s’il n’avait pas détaillé leur contenu –comme dans les grands magasins, il avait mis les têtes de gondole, mais rien dans les rayons. A partir du moment où il accepte une concertation, on discute. Notre travail syndical a été de pousser le plus possible, j’aurais aimé que cela bouge encore plus, c’est évident. Mais nous avons été trois organisations à faire ce travail tout l’été. Je rappelle aussi que si le président l’avait voulu, le Parlement aurait pu siéger tout l’été et tout serait sans doute passé.

Vous le rencontrez le 12 octobre à l’Elysée pour parler des réformes à venir sur la formation professionnelle, l’apprentissage, l’assurance-chômage. Vont-elles dans le bons sens ?

Je n’en sais rien, pour le moment. Pour la formation professionnelle, je lui expliquerai qu’avant de décider, il serait bien de laisser les interlocuteurs sociaux négocier, comme le prévoit la loi Larcher. Nous ne serons pas les seuls à le demander. Dans notre pays, nous avons un problème d’instabilité juridique permanente. Nous n’arrêtons pas de faire des lois. La dernière sur la formation date de 2013, elle vient à peine d’entrer en application. J’ai envie de dire : Oh, on se calme ! Avant de faire quoi que ce soit, évaluons ce qui marche et ce qui ne marche pas. Il est aussi nécessaire de mettre de l’ordre dans les dizaines de milliers d’organismes de formation existants, de revoir les certifications et les agréments.

15 milliards pour la formation professionnelle, cela aidera à enrayer le chômage ?

La formation est indispensable, mais elle ne débouche pas obligatoirement sur un emploi. Il faut qu’il y ait des créations d’emplois en face.

Et pour l’assurance-chômage et l’apprentissage ?

Entre ce qui est annoncé et la faisabilité, j’ai des points d’interrogation. Quel critère fait qu’un indépendant a le droit à l’assurance-chômage ? Qui paye ? Cela conduirait-il à réduire les droits des salariés, ce qui serait inacceptable ? Tout cela n’est pas réglé. Tous les syndicats et toutes les organisations patronales tiennent à conserver la responsabilité de fixer l’indemnisation et les prestations de l’assurance-chômage. Je parlerai aussi au président des fonctionnaires, de l’Europe.

Dans sept mois, Pascal Pavageau vous succédera. Quels conseils lui donnez-vous ?
FO est une organisation particulière, c’est l’organisation la plus jacobine, très attachée aux valeurs républicaines, et dans notre mode de fonctionnement, nous sommes décentralisés. Le cap, c’est de garder notre liberté de comportement, même lorsque ça surprend et l’indépendance de notre organisation –avec un attachement fondamental à la négociation collective sans s’en remettre à l’État et à la loi. Je sais que si Pascal Pavageau me succède –et c’est le seul candidat aujourd’hui– il sera attaché à cela.

Vous évoquez l’indépendance, mais vous êtes l’un des rares à la tête d’un syndicat à assumer avoir une carte d’adhérent, au PS en l’occurrence…

Mes prédécesseurs avaient la même. D’ailleurs, cette année, le PS ne m’a pas demandé de payer la cotisation ! Je ne cache pas les choses, je n’y milite plus à titre personnel depuis longtemps, et cela ne m’a pas empêché d’exprimer des désaccords.

Voir en ligne : Paris Match

Le glyphosate rend confus...

Dimanche 8 octobre 2017

Le glyphosate rend confus...

Abc 1Valse-hésitation au gouvernement ? Le glyphosate semble être partout, même dans la chèvre et le chou, empoisonnant le débat autour de cette substance suspectée d’être cancérogène. Et qui plus est le principal principe actif du désherbant le plus vendu dans le monde, le Roundup, fabriqué par Monsanto.

Le glyphosate semble rendre confus le gouvernement : le 25 septembre, son porte-parole annonçait la fin de son utilisation en France avant le terme du quinquennat.

Le lendemain, le Premier ministre ne parlait plus que d’élaborer une stratégie de sortie du glyphosate.

Le ministre de l’Agriculture, lui, regarde vers Bruxelles, d’où l’on ne voit rien venir que l’herbe qui verdoie grâce au glyphosate : le vote sur le renouvellement de l’homologation de cette substance, prévu début octobre, est repoussé au mieux fin octobre, si ce n’est en décembre.

Le poison ou la mort ?

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C’est environ le nombre de produits contenant du glyphosate commercialisés dans le monde.

Mais certains agriculteurs ont toujours l’intention de poudroyer au glyphosate : plusieurs centaines d’entre eux se sont mis sur la paille le 22 septembre au beau milieu des Champs-Élysées pour protester contre son interdiction. Pour eux, c’est le poison ou la mort de leurs exploitations.

Une manifestation soutenue par le puissant syndicat agricole FNSEA, défenseur de l’agriculture intensive. Pour sa présidente, il faut que la France approuve à Bruxelles la reconduction pour dix ans du glyphosate. Pour elle, le débat scientifique est clair : Il y a trois études qui démontrent la non-dangerosité du glyphosate et une qui affirme le contraire. C’est trois contre un. Le « un » est le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui l’a déclaré « cancérogène probable pour l’homme » en 2015.

Parmi les trois favorables figure un rapport fourni par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), mais réalisé par son alter ego allemand, le BfR, (Bundesinstitut für Risikobewertung).

Or il a été découvert que ce rapport contenait au moins une centaine de pages copiées-collées depuis la littérature de Monsanto. C’est ce rapport qui doit aider les pays européens à décider du renouvellement de l’autorisation du glyphosate.

Et aussi quels intérêts devront prévaloir. 

 

Zoom : Monsanto persona non grata
Les lobbyistes de Monsanto se sont vu retirer leur droit d’accès au Parlement européen le 28 septembre, à la suite du refus de la multinationale d’être auditionnée par les commissions parlementaires à l’agriculture et à l’environnement le 11 octobre à propos de sa connaissance dès 1999 des dangers du glyphosate, révélée par les « Monsantopapers ».

 

Par  Michel Pourcelot

Communiqué de l’AFOC

Vendredi 6 octobre 2017

Communiqué de l’AFOC

Etats généraux de l’alimentation

Alimentation

Agriculture et prix des produits alimentaires : oui à une meilleure répartition de la valeur… mais pas au détriment du consommateur.

Alors que les ateliers des États généraux de l’alimentation ont démarré leurs travaux à la fin du mois d’août, il est attendu que ceux consacrés à la répartition de la valeur des produits alimentaires dégagent des solutions pour revaloriser les revenus des agriculteurs, dont 1 sur 4 vit actuellement sous le seuil de pauvreté.

Avant le début des travaux, l’AFOC mettait en garde contre un écueil possible des discussions sur ce sujet, à savoir que les représentants des agriculteurs, des industries agroalimentaires et des distributeurs s’accordent sur une meilleure répartition de la valeur… par une hausse des prix pour le consommateur !

Alors qu’une augmentation du seuil de revente à perte est envisagée, l’AFOC tient à ce que les consommateurs ne payent pas en bout de chaîne la poursuite d’un modèle qui maintient (ou augmente !) les marges des plus grands acteurs de la transformation et de la distribution et qui dans le même temps, tire vers le bas les revenus des agriculteurs prisonniers d’un système agricole productiviste soumis à la concurrence mondiale.

Pour l’AFOC, si tous les agriculteurs et éleveurs de France doivent pouvoir vivre dignement de leur travail, l’affichage de cet objectif légitime ne doit pas aboutir à une augmentation générale des prix, et notamment des produits alimentaires, qui pèserait encore plus lourd dans le budget des foyers les plus modestes.

Associations FO
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Voix De Presse

Jeudi 5 octobre 2017

PRESSE - COMMUNICATION

Voixdepresse

Voix de presse

Les APL plongent, les lingots refont surface

Apl

 

L’ISF, l’impôt de solidarité sur la fortune, devrait muter en IFI, impôt sur la fortune immobilière, le 1er janvier2018, dans le cadre du premier projet de loi de finances (PLF) du quinquennat, présenté le 27 septembre en conseil des ministres.

Même parmi les partisans mêmes du gouvernement, certains ont estimé plutôt gênant la sortie de cette imposition des yachts et autres lingots. La presse s’en est faite l’écho.

Le Journal du Dimanche
La réforme de l’Impôt sur la fortune, comprise dans le Budget 2018, prévoit de recentrer cet impôt pour les plus grosses fortunes au seul patrimoine immobilier afin de favoriser l’investissement sur le territoire. L’ISF sera d’ailleurs renommé Impôt sur la fortune immobilière (IFI). Exit donc par exemple les revenus financiers comme les dividendes mais aussi les biens de luxe, comme les bijoux, objets d’art, yachts et autres jets privés sans oublier les lingots d’or. Qui comme on le sait participe à l’investissement...

L’Express
À fortunes démesurées, le gouvernement n’a pas fait dans la mesure, en décidant de sortir de l’assiette de l’ISF l’ensemble des valeurs mobilières pour n’y garder que les valeurs immobilières. Soit un manque à gagner de 3,2 milliards d’euros pour l’État, et une baisse de près de 80% des recouvrements.

Le Point
Le chef de l’État se défend de mener une politique pour les riches. On se demande qu’est-ce qui pourrait donc bien laisser à penser une chose pareille. Mais il reste que ce remodelage de l’ISF en IFI est un beau cadeau fiscal aux détenteurs de joujoux luxueux, tels les yachts ou les jets privés. Symboliquement, ce n’est pas facile à assumer au moment où l’on rogne sur les emplois aidés, les APL et les indemnités de licenciement sans cause réelle et sérieuse auxquels peuvent prétendre les salariés. Face au critique, le gouvernement a donc amorcé un rétropédalage dimanche. Les ministres chargés de l’Économie et des Comptes publics se sont déclarés ouverts à la possibilité de taxer certains produits ostentatoires, mais sans remettre en cause la réforme de l’impôt sur la fortune (ISF). Soyons sérieux.

L’Alsace
Car « la réforme de l’ISF était une promesse de campagne du candidat Macron ». Le Premier ministre, l’a redéfendu sur France 2, jeudi soir : Je l’assume. Notre objectif, c’est de faire en sorte que le capital reste en France et même d’attirer des gens, y compris des gens riches, en France.

L’Union
Ce qui est pourtant déjà largement le cas : l’hexagone compterait 579 000 millionnaires, soit près de 11 % de plus qu’en 2016. Résultat, la France n’a jamais compté autant de millionnaires. Notre pays passe pour la première fois devant la Grande-Bretagne (6e) mais derrière les États-Unis (1er), le Japon (2e), l’Allemagne (3e) et la Chine (4e). Sans IDF, qu’est-ce que cela va être ! Cela dit, on n’a pas vraiment l’impression que leurs richesses ont ruisselé sur la France.

Midi Libre
Qu’importe, même si les yachts font des vagues, le cap politique sur l’ISF est le bon : celui de sortir de l’assiette de l’impôt tout ce qui peut être investi au service de notre économie, a déclaré la très versaillaise députée de la majorité Amélie de Montchalin, référente pour le budget à l’Assemblée. « Notre » économie ?

Par  Michel Pourcelot

France Inter le 4 septembre 2017

Jeudi 4 octobre 2017

France Inter le 4 septembre 2017

Jean-Claude Mailly confirme une mobilisation interprofessionnelle

Jean-Claude Mailly, secrétaire général FO, était l’invité de Léa Salamé à 7h50.

Le secrétaire général FO annonce une journée de mobilisation interprofessionnelle.  

Bienvenue Dans Le Monde Du Travail - Episode 41

Jeudi 4 octobre 2017

FO et les Ordonnances réformant le Code du travail - Episode 41-A ST

 

Bienvenue dans le monde du travail Episode 41 ST: FO et les Ordonnances réformant le Code du travail Producteur: Force Ouvrière http://www.force-ouvriere.fr Conception, réalisation: Pierre Wolf/SFJ Direction artistique, illustrations et animation 2D : Julie Huguen, studiotricot.com Conception sonore et mixage: Cyrille Louwerier Musique: Brice Cavallero

 

Communiqué de l’AFOC

Lundi 2 octobre 2017

Communiqué de l’AFOC

Projet de Loi de Finances - Réforme Logement - Baisse des APL 

« Quand y a du flou, c’est qu’il y a un loup »…

Afoc un loup dans la bergerie

A bien regarder le projet de loi de finances 2018, on voit mal comment le gouvernement entend réduire le budget dédié au financement des aides personnelles au logement de 1,7 milliard d’euros tout en affirmant que la réforme ne coûtera rien à personne, notamment aux locataires !

Certes, le gouvernement annonce que les loyers du parc social seront réduits à due concurrence de la baisse des APL, mais pour l’AFOC, le flou reste de mise quand il précise sa pensée en déclarant qu’une réduction de loyer de solidarité dans le parc social sera instaurée au bénéfice des locataires les plus fragiles pour préserver leur pouvoir d’achat.

Chacun sait que « les plus fragiles » sont nombreux dans le parc social mais quid de ceux d’entre eux qui, par chance, sont moins pauvres que les plus pauvres ? Rappelons, d’une part, que la loi Egalité et Citoyenneté votée en 2016 permet aux bailleurs sociaux, au nom de la mixité et de la solidarité entre les pauvres et les modestes, de « moduler » les loyers… et, d’autre part, que les APL sont versées directement aux bailleurs sociaux pour le compte des allocataires… Les plus modestes, qui ne seraient pas les plus pauvres, se verront-ils appliquer, par les bailleurs sociaux, une hausse de loyer et, par le gouvernement, une baisse des APL ?

Enfin, quid « des plus fragiles » et des « modestes » contraints de se loger dans le parc privé alors qu’aucun effort n’est demandé au secteur privé, principal responsable de la hausse des loyers ?

En réalité, pour l’AFOC, tous les allocataires des APL risquent de voir leur pouvoir d’achat diminuer. Ceux du parc privé d’abord, pour lesquels la compensation de la baisse des APL par une baisse des loyers n’est pas prévue, le gouvernement ne voulant pas généraliser l’encadrement des loyers en zone tendue. Ceux du parc social ensuite, y compris s’ils bénéficient d’une baisse de loyer effective, du fait que la baisse des budgets consacrés à l’entretien et grosses réparations des logements et parties communes augmentera les charges. A cet égard, rappelons que depuis 2009, les bailleurs ont la possibilité de mettre à la charge du locataire une « contribution » appelée 3e ligne de quittance pour la réalisation de certains travaux…

Au final, pour l’AFOC, gouvernements et bailleurs sociaux doivent préciser les choses dès lors que l’État a érigé en vertu le « principe » selon lequel pas un seul allocataire ne doit perdre un euro dans le cadre de la réforme. Et ce d’autant, qu’une réforme plus globale devrait voir le jour en 2018 et qu’à travers le projet de loi de finances présenté hier se profile déjà de nouvelles coupes puisqu’il s’agirait de réduire le budget des APL de 1,5 milliard d’euros supplémentaire l’an prochain, soit 3,2 milliards dès 2019.

Le flou en la matière ne doit pas cacher un loup aux dents bien longues…

 

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L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 20 septembre 2017

Mercredi 20 septembre 2017

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« FO n’exclut ni la négociation ni l’action »

Les ordonnances réformant le Code du travail étaient annoncées par le candidat Macron, depuis élu président de la République, avec la volonté d’un renvoi au tout entreprise et une adoption très rapide (août). La première exigence de FO a été celle d’une concertation et d’un calendrier la permettant. Les ayant obtenus, le bureau confédéral est entré pleinement dans les discussions. Toutes nos équipes ont été mobilisées trois mois durant.

L’autre choix était de se mettre hors jeu, de se soumettre aux orientations les plus radicales et au timing annoncé, avec le risque que les appels ensuite à manifester apparaissent vains pour nombre de salariés.

Les stratégies syndicales n’étaient pas les mêmes. La CGT a lancé, avant même les concertations, un appel sans concerter les autres confédérations. La CFDT, elle, s’est dite déçue, notamment sur la gouvernance des entreprises.

Nous avons été entendus sur certains points importants, nous avons évité pas mal d’évolutions XXL. Il n’en reste pas moins des dispositions de régression sociale que nous rejetons.

Aujourd’hui, nous continuons d’intervenir sur les décrets et nous sommes particulièrement inquiets sur les moyens (en nombre de délégués et heures de délégation) dans le cadre de la fusion (non voulue par nous) des IRP. Si ces moyens sont insuffisants ce sera, de fait, une régression contraire à l’affichage gouvernemental sur le dialogue social. Ce sera obligatoirement une source supplémentaire de tensions.

Le film aurait pu être différent si les cinq confédérations – qui avaient défini des lignes rouges communes début juin – avaient toutes activement discuté et décidé, ensemble, in fine, d’unité d’action possible.

Mais on l’a dit, sur ce dossier qui est essentiel ce sont aussi des rôles et des conceptions syndicales différentes qui se sont exprimés. Ces ordonnances seront publiées avant la fin du mois. Dans les semaines à venir d’autres dossiers majeurs vont être mis sur la table dont l’Assurance chômage, où nous n’accepterons notamment pas de remise en cause de droits pour les salariés et les chômeurs et où l’enjeu du paritarisme et du salaire différé seront centraux.

À juste titre, les fonctionnaires des trois fonctions publiques seront dans l’action le 10 octobre pour leurs conditions d’emploi et de salaire, leurs effectifs et pour garantir le service public républicain. Nous soutiendrons leur action de grèves et de manifestations du 10 octobre.

Les retraités Force Ouvrière seront aussi dans l’action le 28 septembre.

Nous n’avons jamais confondu unité d’action ponctuelle et syndicalisme rassemblé.

De même, aucune considération politique extérieure au syndicat ne détermine notre comportement. Force Ouvrière est et restera libre et indépendante en appliquant son réformisme militant qui n’exclut ni la négociation ni l’action. Nous avons un cap et pour l’atteindre nous choisissons l’itinéraire.

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