20 Minutes

LA RETRAITE ENCORE SONNÉE

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

LA RETRAITE ENCORE SONNÉE

Les retraites seront au centre de la deuxième conférence sociale, prévue les 20 et 21 juin 2013. Son préambule a débuté avec la réception des syndicats à l’hôtel Matignon, le 13 mai. Et quand sonne une nouvelle fois la retraite, la presse observe le champ des opérations.

Le Monde
Et c’est reparti: les consultations de lundi constituent «le coup d’envoi d’un marathon pour le gouvernement. Bruxelles attend des réponses rapides de l’exécutif sur la manière dont il compte résorber un déficit qui devrait dépasser les 20 milliards en 2017. Le gouvernement promet une réforme d’ampleur». Évidemment, si c’est Bruxelles qui demande...

Sud-Ouest
Bataille de Marathon ou campagne de Belgique: «La Commission n’a pas les pouvoirs d’engager la réforme des retraites dans un pays membre comme la France, ce sera donc au gouvernement de faire passer la potion amère... François Hollande et Jean-Marc Ayrault vont être à la manœuvre. Fin mars, le Premier ministre confiait au JDD: “Nous ne toucherons pas à l’âge légal [...]. Tous les scénarios seront sur la table à l’occasion de la grande conférence sociale qui suivra. Puis les partenaires sociaux en débattront. À l’automne, les choses seront claires pour tout le monde.” C’était avant le sursis obtenu auprès de la Commission européenne». Tous les scénarios? même les mauvais?

20 minutes
«Au lieu de jouer sur l’âge légal de départ, qui sera de 62 ans en 2017, le gouvernement va toucher à l’allongement de la durée de cotisation, aujourd’hui fixée à 41,5 ans pour le régime général. Au-delà, l’exécutif pourrait être tenté de revaloriser les pensions à un niveau inférieur à l’inflation, comme viennent de le décider les partenaires sociaux pour les retraites complémentaires. Jean-Marc Ayrault recevra le mois prochain des mains de Yannick Moreau, présidente de section au Conseil d’État, son rapport sur l’avenir des retraites. Un document qui servira de base pour une négociation prévue à l’automne avec les syndicats et le patronat, avant de graver les modifications dans le marbre législatif.» Qui ne laissera pas de marbre...

Le Point
L’happy end n’est guère attendu: selon un sondage, «80% des personnes interrogées sont inquiètes quant au montant de leur future pension et 71% le sont pour le niveau de vie». Ce dernier est déjà en forte chute...

Les Échos
Heureusement, quelques-uns possèdent un bon matelas. «Le dynamisme des revenus du patrimoine a contribué à creuser les inégalités: “Les inégalités se sont accrues par le haut chez les jeunes seniors comme chez leurs aînés, avec la hausse des revenus du patrimoine”, explique l’Insee. Le patrimoine comptait, en 2009, pour près de la moitié du niveau de vie des 10% des plus aisés des retraités.»

FO Hebdo - Mai 2013

CURE D’AMAIGRISSEMENT: LES CEINTURES SE SERRENT

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

CURE D’AMAIGRISSEMENT: LES CEINTURES SE SERRENT

Si la consommation en France a baissé en 2012, elle a carrément chuté au premier trimestre 2013 selon différentes études répercutées par une presse qui ne cache pas son inquiétude.

Les Échos
«Un smartphone et une tablette de chocolat. En cette période de crise, seuls quelques rares produits échappent aux restrictions que s’imposent les consommateurs français.» Résultat: «La consommation, dernier moteur de la croissance française, est tombée en panne. Derrière les inflexions macroéconomiques apparemment légères constatées par l’Insee, se cache un effondrement des ventes depuis le début de l’année pour de nombreux secteurs de consommation courante pour les ménages.»

Le Figaro
Et on se serre littéralement la ceinture puisque «si l’alimentaire a résisté à la crise l’an passé, il s’enfonce à son tour dans la récession depuis cet hiver. “Les hypers et supermarchés sont pour la première fois dans le rouge depuis 2008 avec un recul des volumes de 0,2% de décembre à fin février”, constate Jacques Dupré, directeur Insight chez IRI, qui analyse les tickets de caisses.

L’Usine Nouvelle
«2013 ne devrait pas être meilleure. L’ANIA (Association nationale des industries alimentaires) prévoit une stagnation du chiffre d’affaires, à +0,5%, un recul de la production industrielle de 1% et 5.000 suppressions de postes sur le premier semestre.» À trop amaigrir, à la fin les Caddie ne se remplissent plus.

Le Monde
Et là, on tape dans le dur: «En 2012, l’industrie agroalimentaire est restée le premier secteur industriel français avec un chiffre d’affaires total de 160,9 milliards d’euros, en progression de 2,3%, selon le bilan annuel publié mardi 16 avril par l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA). Son solde commercial atteint 9,2 milliards d’euros, porté par les vins et spiritueux.» En France, on n’a pas de pétrole mais...

Le Parisien
Reste que la voiture «est désormais le deuxième poste budgétaire du foyer, juste derrière le logement, et devant l’alimentation. D’après les données recueillies par l’association Automobile Club, le budget annuel consacré à la voiture a flambé en cinq ans, alors même que les Français roulent moins... pour faire des économies». Rouler moins pour payer plus.

Challenges
On peut choisir de rester chez soi, un endroit pas vraiment donné: «Les locataires considèrent que cette dépense pèse de plus en plus lourd sur leur budget. Ils sont effectivement 60% à considérer que la part des revenus du foyer consacrée au logement est trop importante. Ce chiffre était de 45% l’année dernière.»

20 minutes
Résultat: «Par rapport à 2012, les locataires accentuent les arbitrages au détriment de leur épargne (+11% par rapport à 2012), des dépenses de loisirs (+9%), des vacances (+6%) et des dépenses d’amélioration du logement (+11%). De plus, près des deux tiers des locataires déclarent que le budget logement a un impact important sur leurs dépenses alimentaires et sur celles consacrées à l’habillement.» Bref, ils se serrent la ceinture.

FO Hebdo - Avril 2013

LE PÈRE AUSTÈRE S’INVITE À NOËL

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Voix de presse

LE PÈRE AUSTÈRE S’INVITE À NOËL

Malgré les annonces optimistes de spécialistes du marketing, le Noël 2012 des Français s’annonce sous le signe de la rigueur. La presse a noté le couvercle pesant de l’austérité sur la période qui précède les fêtes de cette fin d’année 2012.

Le Figaro
Même le Téléthon fait grise mine. «La courbe des audiences du Téléthon épouse malheureusement celle de la baisse des dons. Cette année, un peu plus de 80 millions d’euros ont été récoltés, contre 85 millions l’an dernier et 84 millions d’euros l’année précédente.» À quand un Téléthon pour aider les donateurs?

Ouest-France
Deux jours avant le marathon caritatif télévisé, on sait déjà que «53% des donateurs prévoient de donner moins ou plus du tout. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé en octobre: 31% envisageraient de diminuer leurs dons et 22% projetteraient de ne plus en faire». Un bon nombre de Français n’ayant plus les moyens de se soigner eux-mêmes, la baisse des dons était un peu à prévoir.

20 minutes
Inversement, «la Bourse de Paris s’oriente vers une belle fin d’année». Après avoir «établi un nouveau record de l’année, elle devrait poursuivre sur cette tendance à l’approche de la fin d’année, grâce à des investisseurs qui retrouvent le goût du risque». Pour ceux qu’elle a précipités dans l’austérité, ça ne risque pas de s’orienter au beau fixe...

Le Monde
«Semaine après semaine, les professionnels scrutent les chiffres, et ils s’inquiètent. Les Français auraient dû commencer leurs achats de jouets pour Noël et, jusqu’à présent, c’est loin d’être la ruée.» Comme une atmosphère austère dans l’air...

L’Indépendant
Inversement, les foires aux jouets et autres brocantes et trocs se multiplient; Ainsi à Mirepeisset (Aude): «Une nouvelle fois, la 4e bourse aux jouets a tenu toutes ses promesses. Comme d’habitude, les parents d’élèves de l’école publique Condorcet avaient bien préparé ce marché.»
Système D contre système capitaliste.

Le Journal de Saône-et-Loire
«Depuis plusieurs années, la tendance est à la seconde vie du jouet. Attirés par des prix très réduits permettant de diversifier les jeux d’éveil, certains parents sont également motivés par le développement durable.» D’une pierre deux coups.

La République du Centre
Question empreinte carbone, on laisse les gondoles à Venise: «D’après un sondage Ipsos pour Femme Actuelle, à paraître dans le prochain numéro du magazine, 84% des Français célébreront Noël en famille. Pas question de faire l’impasse sur Noël et le réveillon du nouvel an, pour 88% de Français. Cette époque de l’année s’affirme toujours comme un moment propice aux retrouvailles avec la famille. Cela dit, 39% de sondés se passeraient bien de revoir certains invités, particulièrement les cousins et cousines, oncles et tantes (16%).» Malheureusement, le père austère, lui, sera de la partie: il s’est invité en force.

FO Hebdo - Décembre 2012

L'ALIMENTATION TIENT SALON EN PLEINE CURE D'AUSTERITE

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

L'ALIMENTATION TIENT SALON EN PLEINE CURE D'AUSTÉRITÉ

Après la Journée mondiale de I'alimentation, le 16 octobre, et la Semaine du Goût, organisée dans les écoles du 16 au 19 octobre, le Salon international de l'alimentation (SIAL) a ouvert ses portes dimanche 21 octobre, près de Paris, en pleine polémique sur le gâchis et la spéculation, alimentant les colonnes de la presse.

Le Parisien

"Taxe sur la bière, critiques sur leur rôle dans la lutte contre l'obésité: les industriels de l'alimentaire sont remontés comme jamais contre leur ministre
Guillaume Garot et refusent de s'afficher à ses côtés pour l'ouverture dimanche du plus grand salon de l'alimentation." Va-t-on leur ôter Ie pain de la bouche?

La Dépêche

Côté pain perdu et autre: "En France, nous jetons 260 kilos de nourriture par an et par habitant: 150 kilos sont perdus ou abîmés pendant la production ou le
transport, et 110 Kilos sont jetés par la distribution et les consommateurs."

Le Monde

En tout cas, "un thème qui parle à une majorité de Français puisque 54% d'entre eux considèrent que la lutte contre le gaspillage est un acte important à faire
au quotidien et 57% en parlent déjà avec leur entourage, selon un sondage TNS Sofres publié dimanche".
"C'est un enjeu de pouvoir d'achat puisque la perte due au gaspillage est estimée à 500 euros par an et par foyer" selon le ministre. ll s'agit de plus "de s'engager concrètement contre les dérives de la société de surconsommation". Et la sous-paie?

20 minutes

En revanche, certains engrangent du blé: "Comme la bourse se porte mal et que les taux d'intérêt sont très bas, les investisseurs préfèrent miser sur les matières agricoles", indique Philippe Crevel, conseiller économiste indique Philippe Crevel, conseiller économiste pour Generali. En effet, "la valeur de ces échanges financiers serait passée de 5850 milliards de dollars en juin 2006 à 12 390 milliards en juin 2008, notent les auteurs de ce rapport. À tel point que, sur les marchés agricoles, moins de 1% du volume des transactions se conclut par une livraison. On s'échange beaucoup plus de contrats que d'épis de blé". Mais ça nourrit largement son homme; il consomme même pour les autres.

Le Républicain Lorrain

Et même dans leurs assiettes:  "La chute du pouvoir d'achat entraîne des arbitrages sévères dans les budgets des ménages", mais "les industriels ont intégré le
paramètre budgétaire mais aussi l'exigence de qualité des Français. Ils combinent les deux en proposant une innovation de packaging récurrente: les minidosettes". Ou comment débourser moins pour payer plus cher.

L'Express

Et à force de se serrer la ceinture, on grossit: "De plus, chez les gens financièrement "à l'aise" la fréquence de l'obésité se situe en dessous de la moyenne
nationale, alors qu'elle atteint 30% dans les .foyers modestes, où l'on souffre également plus souvent de diabète."

FO Hebdo - Octobre 2012

IBÈRES CONTRE AUSTÈRES

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Voix de presse

IBÈRES CONTRE AUSTÈRES


Au Portugal et en Espagne, les manifestations se poursuivent contre les politiques gouvernementales d’austérité particulièrement drastiques.

Le Figaro
«Les mesures de rigueur suscitent des protestations massives dans la péninsule ibérique.» Ainsi, en «Espagne et au Portugal, des milliers de manifestants se sont rassemblés samedi soir (29 septembre) pour dénoncer les coupes budgétaires». Au Portugal, à Lisbonne, «une marée humaine a envahi la place Terreiro do Paço. Les organisateurs ont dénoncé «le vol des salaires, des retraites et les réformes». Le leader de la CGTP, la première centrale du pays, a annoncé «une grande grève générale avant la fin de l’année», tandis qu’en Espagne, les grands syndicats espagnols, UGT et CCOO, «envisagent à présent une journée de grève générale pour le 14 novembre, qui pourrait coïncider avec une action semblable au Portugal».

20 minutes
«Dans le cortège aussi, des jeunes avec une pancarte “J’ai un emploi poubelle”: ils sont parmi les premières victimes de la crise, avec un chômage à plus de 53% chez les moins de 25 ans. “La situation des jeunes en Espagne est terrible, pour une seule raison: ici, il n’y a aucun avenir pour nous, nous sommes obligés d’émigrer, de quitter l’Espagne pour trouver du travail”, explique Alex Martin, 27 ans, responsable de la jeunesse du syndicat UGT.»

Le Parisien
Du travail autre que le plus vieux métier du monde. Pourtant, il existe des cours de formation professionnelle à la prostitution: «Alors que le pays affiche 25% de chômage, ces formations d’un genre nouveau apparaissent, avec à la clé de l’argent facile et immédiat. Pour 100 euros, hommes et femmes reçoivent deux heures par jour de cours théoriques et pratiques pendant une semaine par des professionnels. Seuls prérequis: être majeur, ne pas être timide et avoir une bonne prestance. Dans ce cas, l’affiche promet “une insertion immédiate”.»

Le Nouvel Observateur
Les grandes sociétés espagnoles sont, elles, déjà à l’étranger: «En 2010, 30 des 35 sociétés de l’indice phare de la Bourse de Madrid avaient des filiales dans des pays considérés comme des paradis fiscaux, selon le dernier rapport de l’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises.» Le courant des «eaux glacées du calcul égoïste» mène à des destinations exotiques... Bref, «l’optimisation fiscale des entreprises plombe le budget». Pourtant «les grandes entreprises paient de moins en moins d’impôts. Leurs bénéfices n’ont pas diminué au même rythme que leurs contributions fiscales», constate Carlos Cruzado, président du syndicat GESTHA du Trésor espagnol. Résultat, selon les chiffres 2011 du fisc espagnol, «les sociétés paient proportionnellement moins d’impôts en Espagne que les particuliers, soit 11,6% du total de leurs bénéfices contre 12,4% pour les ménages». Le soleil de plomb ne brille pas de la même façon pour tout le monde.

FO Hebdo - Octobre 2012

SOUS LE BUDGET, LA DISCIPLINE

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

SOUS LE BUDGET, LA DISCIPLINE


L’objectif de réduction du déficit public à 3% du PIB, pour satisfaire au pacte européen de stabilité, a été fixé à fin 2013, a annoncé le chef de l’État lors d’une interview télévisée, dimanche 9 septembre. Il confirme ce qu’il avait annoncé 48 heures auparavant devant la Cour des comptes et présente un «agenda de redressement». Rigoureux, estime la presse:

20 minutes
«Le chef de l’État s’est donné deux ans pour redresser la France et a détaillé plusieurs mesures fiscales lors du JT de 20h de TF1, dimanche soir.» Au programme, «le plus important effort depuis trente ans. Le président de la République avait annoncé la couleur dès vendredi. Après son intervention de vingt-cinq minutes, dimanche soir sur TF1, les Français savent désormais à quoi s’attendre pour 2013».

Le Figaro
Rien de moins qu’un effort de 30 milliards d’euros «dont 10 milliards de réduction des dépenses publiques», car «François Hollande maintient, malgré la crise, le cap de la rigueur budgétaire». Mais qui est à la barre?

Les Échos
«Les magistrats de la Cour des comptes n’ont pas boudé leur plaisir» en voyant leurs «prérogatives élargies. Avec la création du Haut Conseil des finances publiques, d’abord, qui sera adossé à la Cour (Les Échos du 7 septembre). Avec des missions de certification des comptes élargies aux hôpitaux et aux collectivités ensuite». Si ce n’est pas une mise sous tutelle comptable du pays, cela y ressemble...

La Voix du Nord
Devant la Cour des comptes, «son corps d’origine», le chef de l’État a souligné que ce Haut Conseil serait créé «pour “assurer le suivi” de la politique budgétaire du gouvernement», et que «cette autorité incontestable est prévue par le traité européen de discipline budgétaire». Incontestable?

Journal du Dimanche
D’ailleurs, «cette nouvelle institution ne fait pas l’unanimité». On pointe que, déjà, «l’Assemblée nationale et le Sénat ont, entre autres, pour mission d’étudier, d’amender et de voter le projet de loi de finances présenté chaque année par l’exécutif». Et certains de souligner que «cette nouvelle instance symbolise la dépossession du Parlement de sa souveraineté budgétaire voulue par l’Europe».

Libération
Ainsi, «cette institution parfaitement indépendante aura la possibilité de rendre de facto inconstitutionnels les budgets préparés par le gouvernement s’ils lui paraissent non conformes à la situation économique et s’écartent des objectifs de réduction du déficit public votés par le Parlement». Et on peut légitimement se poser la question: «La Cour plus puissante que le Parlement?» Et qui est souverain?

FO Hebdo - Septembre 2012

VACANCES: TRAVAILLEZ PLUS POUR PARTIR MOINS

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

VACANCES
TRAVAILLEZ PLUS POUR PARTIR MOINS


La moitié des Français ne partent pas en congés, et même plus dans les catégories les plus modestes, ont constaté des études reprises par la presse en ces heures de grands départs et de petites vacances.

La Nouvelle République
Bison futé n’est pas devenu écarlate: «Samedi, pour le premier grand départ des vacances, la circulation a été intense mais relativement fluide sur l’autoroute A 10, dans le sens Paris-province. Des pointes de circulation ont été enregistrées au péage de Monnaie le matin à 11h.» Un péage au nom approprié. D’autant que «selon le Crédoc, 47% de la population n’est pas partie en vacances en 2010 (à cause d’un manque de moyens dans 52% des cas). Les inégalités se sont même aggravées».

Le Parisien
«Dans le détail, différentes études nous apprennent que les Français ont privilégié en 2011 les départs moins lointains et ont plébiscité l’Hexagone pour 60% d’entre eux. Même si les vacanciers préfèrent les départs en juillet et en août, on assiste aussi à un fractionnement des séjours qui sont du coup plus courts, mais aussi plus répartis dans l’année.» Les Français partent quand même mais reviennent plus vite.

20 minutes
En ayant «nettement revu leurs ambitions à la baisse. Cet été, 73% des vacanciers préfèrent ainsi rester en France contre 70% l’an dernier, tandis que les réservations à l’étranger reculent de plus de 5%. La part des vacances en hébergements payants chute aussi de 60% à 55% sur un an, 45% des Français plébiscitant les séjours chez les parents et amis (33%), en résidence secondaire (8%) ou les formules d’échange (4%)». La loi de l’hospitalité profite de la rigueur: «C’est la première fois depuis trois ans que l’on voit une telle bascule vers l’hébergement non marchand en juillet-août.»

Le Dauphiné
Si «la durée moyenne des vacances est d’environ deux semaines. Elle est de 13,5 jours pour les foyers les plus modestes, qui partent plus longtemps car ce sont souvent leurs seules vacances de l’année. Quatre Français sur dix ne prendront qu’une semaine de congés ou moins».

La Croix
Avec pour certains le travail en tête: «D’autres, notamment dans les classes moyennes, utilisent les vacances pour renforcer leurs atouts professionnels en vivant des expériences (stage de survie, humanitaire, etc.) qui viendront enrichir leur CV.» À défaut d’enrichissement tout court.

Le Républicain Lorrain
Si «la mer reste la destination phare (70%)», on ne nage pas dans l’argent: «Budget: inférieur à 1 000 euros pour 58% des vacanciers. La moitié envisage de réduire le budget par rapport à l’an dernier.» Le séjour aussi est réduit à une peau de chagrin avec «une durée de moins de quinze jours, surtout dans le Sud, souvent chez des proches: les vacances révèlent aussi des inégalités».

FO Hebdo - Juillet 2012

SOUS LA CAMPAGNE LES RESTRUCTURATIONS

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

SOUS LA CAMPAGNE LES RESTRUCTURATIONS


Des plans sociaux pourraient avoir été retardés pour n’être mis en œuvre qu’après les élections présidentielles et législatives. Une possibilité largement envisagée.


20 minutes
«Sarkozy a perdu son emploi ce dimanche et pourrait être imité par des milliers de salariés français victimes de plans de restructuration.»



Le Monde
Car «si la campagne a permis le sauvetage par le gouvernement de Lejaby, Photowatt, Petroplus, Fonderie du Poitou, et peut-être de Néosécurité, elle a aussi ralenti des re-structurations. Selon la Dares (ministère du Travail), 135 plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) ont été notifiés en janvier et février, en baisse de 18% par rapport à 2011». Une baisse paradoxalement inquiétante.

Le Figaro
«Ce pourrait être l’effet gueule de bois du lendemain des élections. Certaines entreprises ont en effet, sous la pression du précédent gouvernement ou en attendant une période plus propice, remis à après la campagne électorale des plans de restructuration qu’elles jugent nécessaires. Pour les sociétés dans lesquelles l’État est actionnaire, le message avait été très explicite: pas de “suppressions d’emplois” en France. Premier visé, le groupe nucléaire Areva s’était plié à la consigne et il réduit actuellement ses effectifs (1 200 postes) en Allemagne.»

La Dépêche
Ces «rumeurs de plans sociaux après la présidentielle» sont «la crainte des syndicats. Ils redoutent que des plans sociaux retardés n’interviennent après la présidentielle. Au mois de février, François Chérèque (CFDT) avait tiré le signal d’alarme, affirmant que “des chefs d’entreprise et DRH [lui disaient] que toutes les semaines le ministère leur [téléphonait] […] pour qu’ils reportent à plus tard” leurs plans sociaux».

Le Point
«Le Secrétaire général de FO a expliqué que ses craintes étaient fondées sur “le ralentissement économique” et sur des difficultés attendues dans certains secteurs, citant la métallurgie ou la grande distribution.» Ajoutant que «des projets sont en cours dans les entreprises comme Air France, dans les télécoms, donc ça peut faire mal, il peut y avoir une vague, après la présidentielle, de plans sociaux», et que «quand ça touche les grandes entreprises, derrière ça touche les sous-traitants, donc on a une forte inquiétude là-dessus».

Challenges
«En effet, les procédures de plan de sauvegarde de l’emploi ne pèsent que pour 5% des destructions d’emplois dans ce pays. L’essentiel se fait via des fins de missions d’intérim et le non-renouvellement des CDD», selon Pierre Beretti, P-DG d’Altedia.

L’Est Républicain
Et au-delà, car les répercussions se propagent partout. Ainsi, à Besançon, «trois emplois en moins dans la boutique de la rue des Granges. Le magasin de Dole définitivement fermé en juin prochain. Les boucheries Croppet frappées de plein fouet». Une économie meurt à petit feu.

FO Hebdo - Mai 2012

La Réunion de crise

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

 

Des manifestations contre la vie chère et le chômage, débutées le 21 février et émaillées de « violences urbaine », ont eu lieu plusieurs jours durant dans l'île de La Réunion sans que les médias métropolitain sy accordent une attention démesurée.

L’Est-Eclair

« À l’exception de quelques images au 20 Heures, le silence de nos politiques est assourdissant. Dit autrement, en métropole, tout le monde s'en contrefout. »

 

Challenges

« Sur l'île, le taux de chômage est trois fois plus important qu'en métropole, il flirte avec le Seuil des 60% en ce qui concerne les jeunes de 15-25 ans. » ll y aurait peut-être des leçons à en tirer.

L’express

« En outre-mer, le revenu médian se situe entre 900 et 1000 euros par mois, contre 1600 en métropole. Les revenus sont globalement plus faibles, et le chômage, surtout chez les jeunes, est extrêmement élevé. Ce n'est d'ailleurs pas étonnant que les manifestations réunionnaises soient parties du Chaudron, un quartier particulièrement défavorisé de Saint-denis. »

Le Figaro

Et puis « à La Réunion, se nourrir coûte 36% plus cher qu'en métropole ». Heureusement « il est moins cher de se loger à La Réunion qu'en métropole »: ainsi « pour les consommations liées au logement en particulier (loyers, charges, eau, électricité principalement), les prix sont inférieurs de 2,4% à La Réunion ». Soit +36% contre -2,4%...

La Croix

« Le coût des produits reste élevé, malgré la décision prise à l'époque par le gouvernement de stabiliser les prix dans chaque département ultramarin. En effet, cette stabilisation n'était que provisoire (quatre à six mois). L’économie de marché a donc repris ses droits dans l’Île. Une situation explosive, alors que 52% du million de Réunionnais vivent au-dessous du seuil de Pauvreté. »

Le Monde

Brel « seuls les expatriés ont encore les moyens de s'en sortir » tandis que « la classe moyenne y est quasiment inexistante ».

20 Minutes

Donc, logiquement, « les forces de l'ordre se sont vraiment concentrées sur la défense du Score, une grande surface qui avait déjà été pillée lors des événements du Chaudron en 1991 ».

Le Parisien

Mais même « le gel des prix ne calme pas les manifestants. A I'issue de cinq heures de discussions, le préfet a annoncé le gel des prix de 40 produits de consommation courante. Loin d'apaiser les esprits, Saint-Denis a vécu une quatrième nuit de violence ». Bref, la tentative de geler la situation 1'a pas refroidi la colère.

L’Aisne nouvelle

Car « derrière cette violence, c'est vrai qu'il y a cette revendication contre la vie chère, c'est en réalité un problème autour de la précarité et du chômage mais il faudra régler ce problème par l'emploi », a « reconnu jeudi la ministre de l'Outre-mer Marie-Luce Penchard ». Il faudra? Vite, une réunion de crise...

FO Hebdo – Février 2012

Vol à vue : atteindre la grève

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

 

Vol à vue : atteindre la grève


La proposition de loi Diard, visant à limiter I'exercice du droit de grève dans le secteur aérien, a conduit la plupart des syndicats de personnels du transport aérien à un appel à la mobilisation du 6 au 9 février, largement répercuté dans les médias.

 

 

 

 

Le Parisien

« Déposé par un membre du collectif de la Droite Populaire avant un mouvement des agents de sûreté dans les aéroports, le texte vise à transposer dans le secteur aérien le dispositif existant dans les transports terrestres depuis 2007 et appliqué notamment à la SNCF. » « Ce que nous avons fait pour le métro, pour le train, il faut le faire également pour le transport aérien », a martelé Nicolas Sarkozy 1er janvier.

20 minutes

Et le gouvernement d'utiliser un sous-marin anti-aérien pour son projet « qui passe par une proposition de loi du député UMP des Bouches-du-Rhône Eric Diard ».

Les Échos

Un foudre de guerre: « Un des faits d'armes de ce consultant en gestion de quarante-six ans reste d'avoir été un des trois parlementaires à s'être rendus en 2002 à Bagdad pour une visite très controversée à Saddam Hussein. » Peut-être cherche-t-il une arme de destruction du droit de grève...

Le Nouvel Observateur

Ce n'est pas le seul avis de sale temps: « le 10 février, la direction d'Air France a convoqué un comité central d'entreprise pour dénoncer une bonne partie des accords qui régissent I'organisation du travail, le but étant de réduire la dette de la compagnie ». Au nom de la dette, la direction se sent pousser des ailes...

Le Journal du Dimanche

Les personnels « s'inquiètent surtout de la remise en cause par la compagnie de dizaines d'accords sociaux ». Pourtant Air France ne traite pas mal ses salariés, mais notre modèle est à bout de souffle », assène Alexandre de Juniac », nouveau patron d'Air France et ancien directeur adjoint du cabinet d'un ministre du Budget nommé Nicolas Sarkozy. Et de confier: « J'ai renoncé à 50% de ma rémunération variable. Je n'aurai pas de retraite chapeau. » Un argument de haute altitude...

Challenges

... pour coup bas: « Restreindre le droit de grève des salariés des compagnies aériennes et de leurs sous-traitants, à la veille de grandes réformes sociales et des élections présidentielles est un coup monté », ont dénoncé « les syndicats d'Air France dans un communiqué », estimant que « sur fond de dialogue social et d'informations aux passagers, c'est bien la grève que le gouvernement veut éradiquer ». Au risque de faire monter la température au sol.

FO Hebdo – Février 2012

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