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Pacte de responsabilité : FO fustige les faux engagements du patronat bancaire

Mardi 17 février 2015

Pacte de responsabilité : FO fustige les faux engagements du patronat bancaire

Aucun des cinq syndicats de la branche des banques commerciales n’a signé le texte patronal censé proposer des contreparties –notamment en terme d’emplois– aux deux milliards d’aides de l’État prévues d’ici à 2017.

Rien ne va plus entre le patronat bancaire et les syndicats.

Le 20 janvier, les cinq fédérations de la branche, dont FO, ont refusé de signer le texte présenté par l’AFB (Association française des banques) dans le cadre de la négociation des contreparties au pacte de responsabilité. Un pacte qui apportera d’ici à 2017 plus de deux milliards d’aides de l’État aux entreprises de la branche, lesquelles réalisent plus de dix milliards de bénéfices annuels.

Un engagement très restreint

Alors que d’autorité le patronat avait clos les négociations le 19 décembre, le texte était ouvert à la signature jusqu’au 21 janvier. La CFDT a envisagé un temps de le parapher mais s’est finalement ralliée à la position des autres syndicats, dont FO qui fustige ce texte confinant à « l’escroquerie ». Le patronat entendait ainsi limiter son engagement à l’embauche (en CDI, CDD, contrat d’apprentissage…) de 40 000 salariés en trois ans (2015-2017). Or, ironise FO, « il y a comme un problème » puisque rien qu’en 2013 et sans pacte, les embauches s’élevaient déjà à 17 000. Ce texte n’est « qu’un recueil de faux engagements ou d’engagements existant dans des accords déjà signés », résume FO Banques.

Le patronat est invité à revoir sa copie.

Par Valérie Forgeront

FO2015Tours

Jeudi 5 février 2015

FO 2015 Tours

Paul Kabore, du Burkina Faso : « Nous venons de lancer un appel à la grève contre la vie chère »

Paul kabore

© F. Blanc / FO Hebdo

Trois mois après le soulèvement populaire qui a chassé Blaise Compaoré, le président du Burkina Faso, le leader de l’ONSL (Organisation nationale des syndicats libres), également président de l’UAS (Union pour l’action syndicale), qui regroupe toutes les centrales syndicales du pays, présent au congrès, revient sur ces événements et explique que beaucoup de choses restent à régler pour les travailleurs de son pays…

FO Hebdo : Quelle part a pris le mouvement syndical dans le soulèvement populaire qui a chassé le président Compaoré ?

Paul Kabore : Il y a deux ans déjà que l’Union pour l’action syndicale avait écrit au président Compaoré pour lui dire de ne pas modifier l’article 37 de la Constitution, qui limite à deux les mandats présidentiels successifs, et le mettre en garde sur les conséquences que cela aurait. Le collège des Sages (créé en 1999 pour « œuvrer à la réconciliation des cœurs et à la paix sociale », NDLR) a ensuite dit la même chose, puis les partis de l’opposition se sont emparés du problème. Mais le président s’est entêté et ce qui devait arriver est arrivé. Le mouvement syndical n’a pas appelé en tant que tel aux manifestations, mais nos adhérents y ont participé massivement. Il faut bien se rendre compte qu’à la question démocratique s’ajoute une situation sociale très dégradée.

FO Hebdo : Et maintenant ?

Paul Kabore : Après le départ du président Compaoré, un organe de transition chargé des pouvoirs exécutif et législatif a été mis en place. La question de la vie chère reste entière. Le prix des carburants a baissé, mais pas suffisamment. Une baisse de 25 francs CFA a été décidée de manière unilatérale et dans la précipitation. Nous revendiquons une baisse de 100 à 150 francs CFA. Par ailleurs, nous voulons que le gouvernement réfléchisse à une solution pour que les 5 000 à 6 000 travailleurs qui ont perdu leur travail du fait de la casse de leur lieu de travail (mines, usines, hôtels...) pendant les événements aient un salaire.

FO Hebdo : Envisagez-vous des actions ?

Paul Kabore : Nous venons de lancer un appel à une grève nationale pour les 17 et 18 février prochains. Le 4 février, nous organisons un sit-in au ministère du Commerce. Nous espérons obtenir une réponse entre ces deux échéances. Dans le cas contraire, il y aura une protestation massive. Propos recueillis par Evelyne Salamero

Propos recueillis par Evelyne Salamero

Mi-temps pour le congrès confédéral : Avant la réponse du Secrétaire général

Jeudi 5 février 2015

Mi-temps pour le congrès confédéral : Avant la réponse du Secrétaire général

En ce troisième jour du Congrès confédéral de Force Ouvrière, avant la réponse du Secrétaire général jeudi matin, les délégués ont poursuivi leurs interventions, éclairant le mandat qui leur a été confié, développant leur analyse de la situation sociale et validant, pour la plupart, l’appel à une grève interprofessionnelle.

De la fonction publique territoriale à l’hospitalière, des enseignants aux salariés des spectacles vivants, les interventions des délégués se sont poursuivies. Le travail du dimanche, notamment la loi Macron et ses multiples zones dérogatoires permettant de travailler de 12 à 52 dimanches par mois, a été évoqué, notamment par Brice Belon. Ce dernier a pointé l’hypocrisie consistant, dans le même texte de loi, à solliciter le volontariat du salarié et à ouvrir la porte à des licenciements sans motif réel et sérieux.

La dégradation des conditions de travail a également pris une part des travaux de la journée et ce dans divers secteurs. L’intensification du travail est devenue la variable d’ajustement du dumping social, subie par toute l’industrie de la viande depuis plusieurs années, a rappelé Bruno Lanoe.

La Secrétaire générale de la FASAP, Françoise Chazaud, a rappelé les difficultés rencontrées par le monde de la culture et dénoncé la politique dite du « shaker » menée à France Télévisions et à Radio France, où les changements constants d’outils, de hiérarchies ou encore de présidents déstabilisent le service public audiovisuel français. La démocratie d’une société se mesure à son niveau de culture, a-t-elle rappelé.

Les enseignants, du SNETAA au SNFOLC, se sont, pour leur part, félicités de leurs récents résultats électoraux et ont rappelé leur opposition à la loi Peillon et au décret Hamon. Michel Gay, pour l’enseignement supérieur, s’est félicité du rapprochement en 2014 de sa structure, Sup’Autonome, avec le SNPREES FO.

Les élections dans la fonction publique ont été analysées dans plusieurs interventions. Le secrétaire régional de FO Territoriaux à Marseille, Patrick Rué, a rappelé les résultats électoraux locaux et fait le lien avec la récente victoire des éboueurs qui, en une semaine, ont obtenu satisfaction sur leurs revendications. Le Secrétaire général de la Fédération des Services publics et de Santé, Didier Bernus, abordant les victoires électorales dans la fonction publique en général et dans son secteur en particulier, a considéré qu’elles revenaient à la confédération dans son ensemble. La première place maintenue et renforcée n’étant pas le résultat des seuls fonctionnaires, mais bien « de toute l’organisation, des UD aux camarades des secteurs privés ».

La place des femmes dans le syndicat en question

Pascal Lopez, de Sanofi, est le premier homme à être revenu sur l’importance à accorder à la place des femmes dans l’organisation. Après avoir rappelé qu’elles étaient les premières exposées à la crise et à la précarité, il a appelé à prendre en considération la condition féminine.

Du reste, cette question a aussi fait l’objet d’une table ronde intitulée « Hommes, Femmes, égaux avec le syndicat » sur le stand du cabinet Technologia. Béatrice Clicq, DSC adjointe chez Orange, Étienne Castillo de FO Jeunes et Michel Coulom, Secrétaire général de l’UD du Tarn-et-Garonne, ont échangé sur les évolutions nécessaires pour permettre aux femmes de prendre la place qui leur est due, que ce soit dans le monde de l’entreprise ou dans le syndicat. Le rôle et le travail des référents égalité ont été présentés, tout comme les limites de ce dispositif, fortement dépendant de la volonté des acteurs et des disponibilités locales. Béatrice Clicq a porté le constat que la progression dans l’organisation était encore inégalitaire : « Quand les hommes prennent l’ascenseur, les femmes se contentent de l’escalier. » La déléguée syndicale centrale a conclu en souhaitant que cette question figure dans les résolutions qui sortiront du congrès.
Etienne Castillo SNIPECT/FO Jeunes par Force Ouvrière

Une exposition qui retrace l’histoire du syndicat

Entre le village des stands et la salle plénière, une exposition mérite le détour : elle met en lumière, en une soixantaine de panneaux, la création de Force Ouvrière ainsi que les principaux acteurs qui y ont œuvré. Elle montre de nombreuses affiches, des tracts, des illustrations d’époque sur la liberté et l’indépendance syndicales. En ce jour, 221e anniversaire de l’abolition de l’esclavage, l’exposition sur la création de la confédération montre que le combat syndical reste avant tout un combat pour l’émancipation.

FO s’oppose aux licenciements boursiers chez Saint Louis Sucre

Lundi 19 Janvier 2015

FO s’oppose aux licenciements boursiers chez Saint Louis Sucre

Fo porte voix

FO dénonce le projet de suppression de 77 postes sur 129 sur le site de Marseille, à l’horizon de juin 2015.

Ce plan sera présenté en CCE le 22 janvier. Malgré 100 millions d’euros de bénéfices en 2014, le groupe veut arrêter la raffinerie de sucre de canne et ne conserver que l’activité de conditionnement. « Le groupe va aussi percevoir 1,6 million d’euros au titre du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi », ajoute Loïc Touze, délégué central FO, qui fera tout pour contribuer à sauvegarder l’emploi sur le site.

L’entreprise appartient au groupe allemand Südzucker, leader européen du secteur.

Par Clarisse Josselin

JEAN-CLAUDE MAILLY SUR PUBLIC SÉNAT - Preuves par 3 | 15 mai 2012

PRESSE - COMMUNICATION


Preuves par 3JEAN-CLAUDE MAILLY SUR PUBLIC SÉNAT

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, était l'invité de Michel Grossiord dans Preuves par 3. Le syndicaliste a été invité lors de la cérémonie d'investiture de François Hollande, nouveau président de la République.

Questions d'actualité, réformes et dossier sociaux, puis parcours syndical... En trois temps, Jean-Claude Mailly a trois fois l'occasion de faire ses preuves face à Michel Grossiord, rejoint par Bruno Franceschi, de l'AFP, et Perrine Tarneaud, de Public Sénat.



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