Actualités

Fin des tarifs sociaux de l’énergie (TPN et TSS)

Samedi 12 mai 2018

Fin des tarifs sociaux de l’énergie

(TPN et TSS)

Cheque energie 2

Depuis le 1er janvier 2018, les tarifs sociaux de l’énergie appliqués aux ménages à revenus modestes ont été supprimés et remplacés par le Chèque Energie, instauré par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte de 2015.

Si l’AFOC a toujours milité pour que les tarifs sociaux de l’énergie (TSS et TPN) soient élargis à l’ensemble des énergies pouvant être utilisées pour le logement (fioul, bois, etc.), elle n’a eu de cesse de dénoncer les effets pervers qu’aurait leur suppression. A titre d’exemple, le consommateur ne bénéficiera plus automatiquement des droits associés jusqu’alors aux tarifs sociaux tels que le maintien de la puissance en électricité pendant la période de la trêve hivernale même en cas d’impayés, l’absence de frais de rejet de paiement ou encore la réduction sur les frais de déplacement pour impayés par les distributeurs d’électricité, etc.

Ces protections, essentielles pour les plus démunis des consommateurs, sont désormais subordonnées à l’accomplissement d’un certain nombre de démarches administratives (Cf. bull. logt n° 28).

Face à la suppression des tarifs sociaux et à la généralisation du Chèque Energie, l’AFOC rappelle que la précarité énergétique a des conséquences sanitaires et sociales majeures.

Pour que la précarité énergétique ne vienne pas s’ajouter à la précarité économique des plus modestes, elle revendique que l’attribution du Chèque Energie à tous les ménages éligibles soit automatique et que soit mis en place par les opérateurs un système d’identification des bénéficiaires des droits associés afin que ces derniers ne soient plus tenus à de multiples démarches pour faire valoir leurs droits.

 

Associations FO
consommateurs

 http://www.force-ouvriere.fr

1er mai 2018

Vendredi 27 mai 2018

1er Mai 2018

1er mai 2018 Affiche 1er Mai 2018

PDF

 

 

24e Congrès confédéral

24e Congrès confédéral 

Lille le 23 avril 2018 

Jean-Claude Mailly défend le rôle interprofessionnel des syndicats

Jean claude mailly defend le role interprofessionnel

C’est devant plus de 3 500 délégués que Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, a entamé son discours inaugural du 24e Congrès de la confédération syndicale. Le rendez-vous se tenant à Lille du 23 au 27 avril 2018, trois interventions ont toutefois précédé la prise de parole du secrétaire général de FO. D’abord celle de Jean-François Duflo, le secrétaire général de l’union départementale FO du Nord, puis celle de Martine Aubry, maire de Lille et enfin celle de Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France.

Le discours inaugural de Jean-Claude Mailly a été une occasion de dresser un panorama social du contexte international, européen et français. Á tous ces niveaux, les droits sociaux sont la cible privilégiée des politiques néolibérales, ce qui rend d’autant plus nécessaire l’action syndicale.

Aux États-Unis, indique Jean-Claude Mailly, l’arrivée de Donald Trump coïncide avec une volonté de couper dans les dépenses de santé et dans les programmes de retour à l’emploi.

Dans les pays arabes sept années après le Printemps arabe, les tensions très vives sont des conséquences des taux de chômage des jeunes les plus élevés au monde, des inégalités persistantes, de la corruption, et de l’existence de zones de guerres civiles.

Droits des travailleurs et accords environnementaux

S’agissant des enjeux climatiques, l’inquiétude est également de mise. Jean-Claude Mailly a rappelé qu’il était indispensable que les droits des travailleurs soient véritablement pris en compte dans les accords internationaux environnementaux. FO, présente à la COP 23 à Bonn en novembre 2017, a exigé des États des engagements financiers clairs, la mise en place d’un calendrier contraignant ainsi que l’inscription des enjeux sociaux dans le débat.

Enfin mention a été faite de la condamnation à 12 ans de prison de l’ex-président brésilien : Lula est victime d’un coup d’État juridique et nous lui apportons, avec la CSI et la CES, notre solidarité.

Austérité et montée des populismes

Côté européen, pas de quoi pavoiser non plus : J’ai toujours eu usage de dire que l’austérité était économiquement, socialement et démocratiquement suicidaires. Il suffit de faire un rapide tour d’horizon des pays européens pour s’en rendre compte. En Hongrie, en Italie, et même en Allemagne, la montée des extrêmes est enregistrée au lendemain des processus électoraux. Ce rapide tour d’Europe, analyse le secrétaire général, montre à quel point il y a urgence à revoir les modalités de la construction européenne devant cette crise de représentation politique qui trouve ses racines avec l’augmentation des inégalités et précarités, d’un sentiment grandissant et largement partagé d’injustice qui plus est depuis la crise de 2007.

En France, une conception autoritaire et verticale des relations sociales

Enfin au niveau national, Jean-Claude Mailly a pointé du doigt la volonté du président de la République de s’attaquer au rôle interprofessionnel des syndicats. S’attaquer à ce niveau, c’est non seulement nier la liberté syndicale, mais c’est aussi avoir une conception autoritaire et verticale des relations sociales, a-t-il prévenu. Ce que nous ne devons jamais accepter, c’est aussi une grave entorse à l’égalité de droit républicaine.

Durant ce discours, le secrétaire général a rappelé l’exigence d’indépendance inscrite dans l’ADN de FO. S’agissant des ordonnances réformant le Code du travail, le secrétaire général a défendu son bilan : Nous considérons que notre comportement a été le plus efficace dans le contexte donné, la meilleure tactique à adopter dans la période, a-t-il martelé. La concertation fut intense et sans oublier les points, majoritaires en nombre, que nous contestons nous avons obtenu principalement le maintien du rôle des branches et via un amendement une plus grande liberté de désignation des délégués syndicaux, même si tout n’est pas encore complètement réglé. Et nous avons évité d’autres points, comme la possibilité de négocier sans syndicat jusqu’à 150 salariés.

Des recours tous azimuts

FO a par ailleurs déposé une dizaine de recours notamment sur la question du référendum, des barèmes prud’homaux, les motifs des lettres de licenciement et la disparition du CHSCT.

Les premiers effets des ordonnances sur la question des IRP et la réduction des mandats, la suppression du CHSCT, la mise en place du CSE et bientôt la généralisation de l’accord majoritaire, commencent ou vont commencer à se faire sentir, annonce le secrétaire général. C’est l’un des points importants que nous avons rejetés et qui posent moults problèmes.

Au-delà des ordonnances, de nombreux dossiers ont été posés ces derniers mois sur la table des négociations ou des concertations : l’apprentissage, la formation professionnelle, l’assurance chômage, le statut de l’encadrement, l’emploi des travailleurs handicapés, l’égalité salariale et les violences faites aux femmes et la concertation dans la fonction publique. Il faut bien faire la distinction entre ce qui a été négocié entre interlocuteurs sociaux et ce que le gouvernement a annoncé par la suite, a poursuivi Jean-Claude Mailly. Et s’agissant de la formation professionnelle et de l’assurance chômage de nombreux de points contenus dans les deux accords conclus ne sont pas respectés dans le projet de loi.

FO revendique un vrai débat sur le service public

Quant à la fonction publique et ses trois versants, le secrétaire général rappelle que FO revendique un vrai débat sur son rôle et ses missions. Je dis aussi attention aux expérimentations de privatisations, c’est-à-dire à des remises en cause du bien commun qu’est le service public, qui par ailleurs n’a pas à être géré comme une entreprise privée.

Le congrès confédéral se tient alors que le mécontentement se fait ressentir partout, dans les Ehpad, les hôpitaux, dans l’ensemble de la fonction publique, chez Air France, chez les retraités, à la SNCF. Le Président confond vitesse et précipitation, poursuit-il. Ce qui se joue aussi à travers tout cela, c’est la place et le rôle des confédérations syndicales, avec l’articulation de l’interprofessionnel, de la branche et de l’entreprise.

Un discours inaugural clôturé par un extrait du « Discours à la jeunesse » de Jean Jaurès : Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces ; c’est de garder dans les lassitudes inévitables, l’habitude du travail et de l’action.

 

 

 

BFM avec RMC le 20 mars 2018

Mardi 20 mars 2018

BFM avec RMC - Le 20 mars 2018

« Les demandeurs d’emploi vont être obligés d’accepter des petits boulots », déclare Michel Beaugas, secrétaire confédéral à FO

« Le gouvernement a dévoilé lundi un arsenal de sanctions contre les chômeurs ne respectant pas certaines obligations. Selon Michel Beaugas, secrétaire confédéral à Force Ouvrière, les demandeurs d’emploi seront obligés d’“accepter des emplois précaires”. » BFM

 

Le travail dans tous ses états

Mardi 13 mars 2018

Les actes du colloque

Le travail dans tous ses états

 

Le 22 juin 2017 la Confédération Force Ouvrière organisait, au Conseil Économique Social et Environnemental, un colloque sur « Le travail dans tous ses états ».

Six ans après le colloque sur l’impact social des modes d’organisation du travail, il a paru évident de poursuivre la recherche et les études sur les conséquences sociales de ces modes d’organisation sur les salariés et les collectifs de travail.

Le colloque du 22 juin 2017, animé par Emmanuelle Souffi, journaliste, spécialiste de l’information sociale, s’est déroulé autour de 3 tables rondes :

- le travail dans une économie mondialisée et financiarisée ;
- le travail soumis aux évolutions technologiques ;
- le travail sous l’emprise du management moderne.

Cet événement clôturait un cycle de 5 matinales dédiées aux modes d’organisation du travail, avec le concours de nombreux intervenants d’une exceptionnelle qualité sur tous les thèmes abordés. Les débats étaient fructueux et pertinents !

 

Lire la suite

SERVICE PUBLIC

SERVICE PUBLIC

Manifestation du 22 mars

Non aux privatisations des Services publics, oui à la défense des agents et des Statuts

 

Communiqué de FO Energie et Mines

Le gouvernement, dans sa frénésie de contre-réformes, s’attaque à tout ce qui a été conquis par la négociation et par les luttes.

En s’attaquant à la fonction publique (État, hospitalière, territoriale…), il remet en cause les principes et valeurs essentielles de la République assurés par les fonctionnaires dans toute la France.

Les ordonnances censurent tous débats parlementaires et ouvrent aujourd’hui la voie tracée vers la fin des Statuts. Ainsi à la SNCF, le gouvernement se donne pour objectif la destruction du statut d’entreprise publique et la transformation en profondeur de son statut et de son régime spécial de retraite.

Après la SNCF, dans la ligne de mire du gouvernement : La RATP, la Poste, les Télécoms… et demain les Industries électriques et gazières (IEG).

Le but est clair : réduire les droits des agents, accentuer la dégradation de leurs conditions de travail, de leur rémunération, de leurs avantages et briser le lien intergénérationnel.

Remettre en cause un service Public de l’énergie de qualité qui repose sur l’égalité de traitement grâce à la péréquation tarifaire garantie par le réseau public de distribution. Menacer la pérennité des investissements sur les réseaux qui permettent pourtant de garantir la sécurité d’approvisionnement des énergies.

Pour toutes ces raisons, il est important que nous soyons massivement mobilisés, actifs comme pensionnés, pour lutter contre cette attaque. Notre statut et notre système de retraite sont menacés.

Le 22 mars prochain, FO Énergie et Mines appelle à la manifestation et sera engagée aux côtés des cheminots, de toutes les fédérations qui luttent pour conserver le statut d’entreprise publique et leur régime spécial de retraite.

Un préavis de grève a été déposé par la fédération vous permettant d’être couvert pour cette journée.

 

Énergie et Mines

Secrétaire général
Vincent HERNANDEZ
60, rue Vergniaud
75640 PARIS Cedex 13

Représentativité

Samedi 3 mars 2018

La FGTA-FO cherche des salariés candidats aux élections dans les chambres d’agriculture

FGTA-FO - Élections chambres d'agriculture - Sylvain ONF par FGTA-FO

Interlocutrices privilégiées des pouvoirs publics en matière agricole, rurale et forestière, les chambres d’agriculture renouvellent leurs élus en janvier 2019 pour un mandat de six ans. La FGTA-FO va déposer des listes dans tous les départements et lance un appel à candidature auprès des salariés qui souhaitent s’engager. En 2013, ces élections avaient concerné 2,44 millions d’électeurs et 58 638 groupements agricoles.

Les salariés sont de plus en plus nombreux dans le monde agricole. Il est important qu’ils soient représentés dans les chambres d’agriculture, indique Sylvain Vernier, salarié depuis plus de trente ans à l’Office national des forêts et candidat FO à la chambre d’agriculture de Franche-Comté.

À la FGTA-FO, l’heure est à la mobilisation des troupes. Objectif trouver cinq candidats par département recrutés parmi les salariés de la production agricole, le paysage, l’horticulture, le maraichage, une partie des centres équestres, la conchyliculture, l’accouvage et bien d’autres métiers agricoles. Avec en ligne de mire les élections professionnelles de janvier 2019 dans les chambres d’agriculture. Le dépôt des candidatures est programmé pour novembre 2018.

Des élus en contact avec les exploitants

Même si les exploitations sont de plus en plus grandes, le monde agricole est encore constitué de beaucoup de petites entreprises, poursuit Sylvain Vernier. En Franche-Comté, par exemple, de nombreux exploitants qui siègent à la chambre n’ont pas ou très peu de salariés, du coup ils n’ont que très peu de contact avec les syndicats., indique le forestier. En cela, les élus du collège salariés de la chambre d’agriculture peuvent être le seul contact de ces petits exploitants avec le monde syndical. Et tous les débats avec les élus salariés peuvent faire bouger des lignes, notamment en matière de conditions de travail.

L’élection est d’autant plus importante que les chambres d’agriculture sont l’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics en ce qui concerne les questions liées au monde agricole, rural et forestier.

Autre élément important : Les résultats du scrutin serviront à mesurer la représentativité nationale des syndicats dans le milieu agricole. Durant les élections précédentes, nous n’avions des candidats que dans la moitié des départements, se souvient Patricia Drevon, permanente fédérale à la FGTA-FO. Et cela a eu un impact sur la représentativité nationale de FO.

Conseiller, former, représenter

Constituées en réseau, les chambres d’agriculture sont disséminées dans tout le territoire, au niveau départemental, régional et national et en Outre-mer. Elles sont le pendant agricole des chambres des métiers et de l’artisanat (CMA) et des chambres de commerce et d’industrie (CCI). Elles ont un statut d’établissement public mais sont dirigées par des élus représentant les principaux acteurs du secteur agricole, rural et forestier. Leur rôle : conseiller et former les agriculteurs et représenter la profession agricole auprès des instances publiques et européennes.

Les salariés sont concernés par deux des dix collèges en lice : le collège 3A qui est celui de la production agricole, dont les résultats seront pris en compte dans la mesure de la représentativité. Le collège 3B, qui lui concerne les salariés des groupements professionnels agricoles (coopératives, Crédit Agricole, MSA, Groupama et autres organismes agricoles).

Une fois élus, nous représentons tous les salariés, quelle que soit la filière dans laquelle nous travaillons, précise Sylvain Vernier. Des élus qui ont pour mission de faire remonter les revendications et défendre les intérêts de leurs collègues. Une mission d’autant plus nécessaire dans le contexte de crise comme celle qui frappe le secteur agricole, souligne la FGTA-FO.

Par  Nadia Djabali

Ce qui a changé au 28 février 2018

Jeudi 1er mars 2018

Ce qui a changé au 28 février 2018

- Les locations courtes de logement à Lyon via une plateforme internet type Airbnb doivent, depuis le 1er février, faire l’objet d’un dépôt de déclaration de meublé de tourisme afin d’obtenir un numéro d’enregistrement devant être publié sur l’annonce en ligne.

- Les opérateurs télécoms n’ayant pas encore inclus, au 1er févier, le montant de la location payante d’une box dans leurs offres d’accès internet fixe encoure d’une amende de 15 000 €.

Par Michel Pourcelot

Protection sociale

Vendredi 16 février 2017

Protection sociale

Assurance chômage

Réunion de la dernière chance le 22 février 2018

La délégation FO à la séance de négociation du 18 janvier 2018 au Medef. © F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

La sixième séance de négociation interprofessionnelle sur l’Assurance chômage, qui s’est tenue le 15 février au siège du Medef, devait être conclusive. Mais les employeurs restant toujours crispés sur la question des contrats courts, une ultime rencontre est prévue le 22 février.

Malgré cinq heures de discussions et deux suspensions de séance, les interlocuteurs sociaux ne sont pas parvenus à s’entendre sur la réforme de l’Assurance chômage voulue par le gouvernement le 15 février. Une dernière rencontre est programmée le 22 février.

Ça coince toujours sur la lutte contre la multiplication des contrats courts qui plombent les comptes de l’Unédic. Le 14 février, le patronat (Medef, U2P, CPME) avait remis aux organisations syndicales une nouvelle version de son projet d’accord. En matière de précarité, il renvoie la question à des négociations de branche, comme le prévoyait déjà la convention Unédic du printemps 2017. Petite avancée, il ne les limite plus à quatre secteurs invite désormais « l’ensemble des branches » à ouvrir des discussions, qui devront s’achever au plus tard le 31 décembre 2018. Mais les employeurs refusent toujours toute sanction en cas d’échec.

Préserver le droit à la reconversion pour les salariés

« Nous voulons que le gouvernement nous garantisse, de préférence par écrit, qu’il imposera bien un système de bonus-malus si le dispositif retenu ne lui convient pas, il semble avoir reculé sur cette question », s’inquiète Michel Beaugas, secrétaire confédéral chargé de l’emploi et chef de file de la délégation FO. Il rappelle que la convention Unédic de 2017 ayant fait porter les efforts sur les salariés pour préserver le paritarisme, « c’est désormais aux employeurs de faire des efforts ».

Un autre point de blocage est apparu sur l’indemnisation des démissionnaires, dans son articulation avec la réforme de la formation professionnelle, en cours de négociation. « Il ne faut pas que d’un côté, on crée un droit à la reconversion pour les démissionnaires, et que de l’autre, on supprime cette possibilité pour les salariés dans le cadre d’une formation longue, comme c’est le cas avec l’actuel CIF, prévient-il. On ne veut pas que demain, on soit obligé de démissionner pour se reconvertir. »

Démissionnaires : des critères patronaux trop restrictifs

FO déplore également les restrictions d’accès au dispositif pour les démissionnaires. Le patronat veut limiter au maximum les coûts pour l’Assurance chômage. Selon des chiffrages de l’Unédic rendus le 13 février, le dispositif pourrait coûter entre 140 et 680 millions d’euros par an, selon les critères d’éligibilité retenus. Le patronat voudrait, selon FO, un plafond de 150 millions d’euros. S’il accepte de ne plus prendre en compte le niveau de diplôme, mais il voudrait ouvrir le dispositif aux salariés ayant au moins sept ans d’ancienneté dans l’entreprise. « Au final, il y aura moins de 10 000 bénéficiaires, je ne suis pas sûr que le texte soit bien reçu par le gouvernement  », poursuit Michel Beaugas.

La négociation sur la formation professionnelle doit s’achever au plus tard le 21 février, la veille de l’ultime réunion sur l’assurance chômage. « Avant de signer, nous regarderons l’équilibre général entre les deux textes, ça fait partie d’un tout », ajoute Michel Beaugas.

Par  Clarisse Josselin

 

Le travail précaire toujours en augmentation

Mardi 29 janvier 2017

Le travail précaire toujours en augmentation

Pole emploi 6 Pôle emploi a enregistré en 2017 une hausse de 8,2 % du nombre de personnes inscrites et exerçant une activité partielle (catégories B et C). © HAMILTON / REA

 

Le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi et exerçant une activité partielle (catégories B et C) a augmenté de 8,2 % en un an, en France métropolitaine, selon les chiffres mensuels publiés le 24 janvier par la Dares, publication qui devient trimestrielle.

À fin décembre 2017, toutes catégories confondues (A, B, C, D et E), on comptait en France métropolitaine 6,278 millions de personnes inscrites à Pôle emploi, soit une hausse de 0,8 % sur un an, selon les données de la Dares, service statistique du ministère du Travail.

Dans le détail, le nombre d’inscrits sans aucune activité (catégorie A) est en recul de 0,1 % sur un mois et de 0,5 % sur un an. En revanche, FO s’inquiète dans un communiqué de l’explosion de l’activité réduite et revendique une politique économique plus redistributive.

Les seniors particulièrement impactés

La hausse est de 4 % pour les personnes ayant travaillé moins de 78 heures sur le mois (catégorie B) et de 10,6 % au-delà de 78 heures (catégorie C). Pour les seniors, toutes durées confondues, l’augmentation est de 11,7 % sur un an. Les inscriptions pour fin de CDD ou de mission d’intérim bondissent également sur un an, respectivement de + 2,2 % et + 13,7 %.

C’était la dernière publication mensuelle des chiffres du chômage par Pôle emploi et la Dares. Désormais, la fréquence sera trimestrielle, comme le baromètre de l’Insee. L’annonce en avait été faite en novembre dernier par la Dares, qui expliquait vouloir mettre l’accent sur les évolutions tendancielles plutôt que sur les variations au mois le mois, très volatiles.

Par  Clarisse Josselin

Vous disposez d'un droit d'accès, de rectificat ion, de modification et de suppression des données qui vous concernent (Art. 34 de la loi Informatique et Liberté du 6 janvier 1978) sur l'ensemble du site. Pour l'exercer, Cliquez sur cette bannière pour contacter le webmaster