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Création d’un Haut conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge

Mardi 22 novembre 2016

Création d’un Haut conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge

Haut conseil de la famille de l enfance et de l ageLe Haut conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA) doit être installé le 13 décembre. Il doit regrouper en une seule instance les dossiers intergénérationnels.

Placé sous la tutelle du Premier ministre, il remplacera en fait plusieurs instances existantes, comme le Haut conseil de la famille (HCF), le Conseil national des retraités et des personnes âgées (CNRPA) ou encore le conseil national pour la bientraitance et les droits des personnes âgées et handicapées (CNBD).

Une moindre représentativité des organisations syndicales

Selon un communiqué ministériel, son rôle principal sera de renforcer la continuité et la complémentarité des politiques menées en faveur des familles, de l’enfance et de l’adolescence, des retraités et des personnes âgées. Le HCFEA émettra des avis et des recommandations notamment sur les questions du vieillissement.

Le regroupement de toutes les instances existantes en une seule signe une moindre représentativité des organisations syndicales et donc une moindre possibilité de faire entendre nos revendications, estime Jocelyne Marmande, secrétaire confédérale FO chargée de la Protection sociale. Quant à Didier Hotte, de l’UCR (Union confédérale des retraités) FO, il reste dubitatif sur l’efficacité d’une structure qui se réunira seulement une fois par an.

Par  Françoise Lambert

La reprise (de l’intérim), elle est là

Samedi 12 novembre 2016

La reprise (de l’intérim), elle est là

Interim reprise

L’INSEE a, le 10 novembre, rendu publics les chiffres de l’emploi dans le secteur marchand pour le 3e trimestre. Des résultats plutôt contrastés.

Dans ce secteur qui rassemble l’industrie, la construction et le tertiaire – mais pas l’agriculture, l’éducation, la santé et l’action sociale –, le nombre de créations d’emplois progresse globalement de 52 200 entre juillet et septembre.

Mais cette augmentation se fait essentiellement sous forme de contrats intérimaires, ceux-ci représentant 29 600 emplois (56,7 %) du total.

Un bémol qui a visiblement échappé au ministère du Travail : dans un communiqué titré 52 200 créations nettes d’emplois au 3e trimestre 2016 : la reprise se poursuit (sans préciser qu’il ne s’agit que du secteur marchand), Myriam El Khomri oublie de faire référence à la hausse de l’emploi intérimaire.

La méprise se poursuit ?

Par  David Rousset

Transparence fiscale

Dimanche 30 octobre 2016

Transparence fiscale

Le Conseil constitutionnel ne veut pas de registre public des trusts

Transparence fiscale

 

 

 

En plein scandale des Panama Papers, Michel Sapin avait annoncé la décision française de rendre public son registre des bénéficiaires effectifs des trusts. Cette structure juridique permet de dissimuler l’identité des propriétaires de fonds placés dans les paradis fiscaux.

Une décision accueillie très favorablement par les structures luttant contre l’évasion fiscale. Une atteinte au respect de la vie privée manifestement disproportionnée au regard de l’objectif poursuivi, ont estimé les Sages.

La décision a été rendue le 21 octobre 2016, à la suite d’un recours déposé par une ressortissante américaine. 

Par  Nadia Djabali

Sans argent, FO doute de la réduction des inégalités outre-mer

Lundi 10 octobre 2016

Sans argent, FO doute de la réduction des inégalités outre-mer

Ericka bareigts
Ericka Bareigts, nouvelle ministre des Outre-mer depuis le 31 août 2016, a défendu le projet de loi de programmation sur l’égalité réelle outre-mer. © HAMILTON / REA

Niveau de vie Les députés ont achevé le 5 octobre l’examen initial du projet de loi sur l’égalité réelle outre-mer, visant à réduire les écarts de développement entre ces territoires et l’Hexagone. Ces propositions n’étant accompagnées d’aucune solution financière, FO craint des vœux pieux.

Soixante-dix ans après la loi de départementalisation outre-mer, l’existence d’une France à deux vitesses perdure. Dans les onze territoires ultramarins, la richesse par habitant demeure de 30 % à 73 % inférieure à celle de l’Hexagone, se nourrir coûte jusqu’à deux fois plus cher et le taux de chômage explose.

Le projet de loi de programmation relatif à l’égalité réelle outre-mer, dont l’examen en première lecture à l’Assemblée nationale s’est achevé le 5 octobre, vise à réduire ces écarts.

À l’issue des débats, le texte compte dix articles.

La principale mesure consiste, pour chaque collectivité ultramarine, à élaborer avec l’État un « plan de convergence » fixant un objectif de rattrapage sur une durée de dix à vingt ans, en fonction des réalités locales.

Renforcer les services publics

« Le gouvernement affiche des objectifs louables, mais sans moyens financiers pour les atteindre », déplore Éric Bellemare, secrétaire général de l’UD FO de Martinique.

C’est notamment en raison du « manque d’éclairages sur les moyens financiers » que le groupe FO au CESE, saisi pour avis sur l’avant-projet de loi, s’était abstenu en juillet dernier.

Il avait appelé en urgence à « la redéfinition de la politique et du soutien économique des Outre-mer », et au renforcement des services publics.

Il dénonçait la réduction des aides à la continuité territoriale, une priorité pour FO, alors que de nouvelles exonérations de cotisations sociales étaient octroyées aux employeurs.

Le vote solennel du texte était prévu le 11 octobre. 

Par Clarisse Josselin

Une Europe en miettes ?

Dimanche 2 octobre 2016

Une Europe en miettes ?

Europe en miettesUne crise protéiforme (crise économique, crise sociale, crise des réfugiés, crise politique, rejet des peuples) traverse l’Union européenne.

Les chemins pour en sortir semblent étroits, et pourtant, à défaut de pistes sérieuses pour repenser une véritable Europe sociale, c’est la désagrégation complète du projet européen qui risque de se profiler.

La construction européenne est largement désavouée par les citoyens et les travailleurs européens,souvent de manière légitime,alors qu’elle devrait être un formidable accélérateur de progrès social et de droits fondamentaux.

Une crise de légitimité politique et démocratique

L’absence de transparence des négociations sur le TTIP (TAFTA) ou le CETA, les différentes vagues de déréglementation, l’imposition bornée de mesures d’austérité ineptes sans aucun contrôle démocratique, le laisser-faire en matière de dumping social, ont miné le projet européen. Le mouvement syndical doit donc naturellement s’interroger sur le modèle institutionnel et démocratique actuel.

La crise politique européenne a connu son paroxysme le 24 juin dernier, avec le vote des britanniques en faveur du « Brexit », c’est-à-dire la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

FO avait alerté sur les risques qu’un Brexit ferait courir sur les droits sociaux existants dans et en dehors du Royaume-Uni. FO a également tiré la sonnette d’alarme sur la possibilité concrète d’une Europe fragmentée, avec des droits "à la carte" (accélérant le dumping), jouant sur un shopping social tiré vers le bas.
FO demande depuis longtemps une révision des modalités de la construction européenne, et notamment l’abandon du Pacte budgétaire (TSCG). FO exige le respect des articles 151 à 153 du TFUE, qui encadrent les politiques sociales. FO demande qu’un protocole de progrès social soit intégré aux Traités pour que les droits sociaux priment enfin sur les libertés économiques. Pour FO, dans les négociations sur le Brexit, il faut veiller à ce que le projet d’une Europe à la carte qui menacerait les droits sociaux et les droits des travailleurs ainsi que les principes et libertés fondamentaux de l’Union européenne ne voie pas le jour.

Une gouvernance économique à revoir de fond en comble

Depuis 2010 et la crise des dettes souveraines dans la zone euro, l’UE a renforcé sa gouvernance économique sur la base de nouveaux instruments de surveillance budgétaire et de coordination.

Alors que la crise trouve son origine dans la sphère financière, la priorité est allée à la lutte contre les déficits et les dettes publiques : on se souvient du TSCG qui n’a jamais été renégocié… Le tandem constitué d’une surveillance étroite des politiques budgétaires et de réformes structurelles socialement et économiquement destructrices n’a eu pour résultat que des performances économiques médiocres et des divergences croissantes. L

e plan d’investissement bien qu’insuffisant présenté par la commission Juncker est la seule inflexion à cette logique d’ensemble.

C’est pourquoi il est désormais urgent de repenser la gouvernance économique européenne.

FO porte au niveau européen une série de revendications pour une autre gouvernance économique pour favoriser une relance concertée, la création d’emplois de qualité, des hausses de salaires et un soutien aux investissements publics.

L’Europe du marché unique sans le social

L’Europe s’est construite sur des bases économiques, autour de l’idée qu’un marché unique prospère amènerait "naturellement" le progrès social. Secondaire donc, l’Europe sociale n’est pourtant pas restée lettre morte. L’acquis social européen d’une part (information consultation, conditions de travail, coordination des régimes de sécurité sociale, etc.), le développement d’un "modèle social européen" plus largement fondé sur le dialogue social et la négociation collective en Europe, avec des partenaires sociaux européens engagés pour le progrès social, ont bien vu le jour.

Mais aujourd’hui, dans un contexte d’austérité et de poly-crises, l’Europe sociale est en panne. La crise sociale reste bien présente : hausse du chômage de longue durée, précarité, emplois de faible qualité, inégalités croissantes, exclusion sociale, fragilisation des droits fondamentaux… Le dialogue social européen est à la peine (abandon de la révision de la directive congé maternité, accord tiques budgétaires et de réformes structurelles socialement et économiquement destructrices n’a eu pour résultat que des performances économiques médiocres et des divergences croissantes. Le plan d’investissement bien qu’insuffisant présenté par la commission Juncker est la seule inflexion à cette logique d’ensemble. C’est pourquoi il est désormais urgent de repenser la gouvernance économique européenne. sectoriel dans la coiffure…), le droit social communautaire aussi (détachement…) ce dernier passant bien trop souvent à la « moulinette » de la plateforme Refit et de la soit disant « meilleure régulation ».

L’incohérence des politiques communautaires est flagrante, entre d’une part des discours tentés de social et de l’autre des libertés économiques prédominantes (interprétation libérale de la CJUE) ainsi qu’un carcan budgétaire très étroit qui de fait bride l’Europe sociale. En outre, le manque d’initiative en matière sociale – qui relève d’abord de la compétence des États membres – pose la question de la relance concrète de l’Europe sociale : c’est à chaque gouvernement de jouer « le jeu » du social.

FO demande, avec la CES le rééquilibrage du « projet » européen, en faveur du social (meilleure application des droits sociaux, imposition d’une « conditionnait sociale » au projet européen, à la gouvernance économique en particulier). La reconquête qui ne peut pas se faire sans les partenaires sociaux européens et sans une véritable relance du dialogue social à tous les niveaux.

Les grands chantiers sociaux européens de la rentrée 2016

L’agenda européen de la rentrée est dominé par les négociations sur le Brexit, qui prendront au minimum deux ans… Dans ce cadre, le 16 septembre, les 27 États membres se sont réunis pour un sommet européen extraordinaire à 27 (sans le Royaume-Uni) à Bratislava, avec pour objectif de montrer une unité politique après le Brexit et dégager une « feuille de route ». Deux jours plus tôt, le 14 septembre, le président de la Commission a prononcé son discours sur l’état de l’Union devant le Parlement européen.

La feuille de route de Bratislava donne la priorité à la défense et à la sécurité en appliquant les récentes propositions franco-allemandes (sécurisation des frontières, coopération plus étroite, mutualisation des moyens…) Quasiment rien sur l’économie, pas de relance budgétaire… La question migratoire apparait secondaire, le mécanisme de relocalisation des réfugiés, décrié à l’Est, n’apparaît pas dans les conclusions du Sommet. Il faut souligner la position italienne en porte à faux. Le Premier ministre italien Mattéo Renzi s’est dit insatisfait des conclusions du sommet sur la question des réfugiés et sur la relance de la croissance. Un prochain sommet de ce type sera réuni à Malte le 3 février prochain.

Quelques jours avant le sommet de Bratislava, les dirigeants des pays du Sud s’étaient réunis à Athènes. L’objectif affiché était de développer une vision commune sur l’avenir de l’UE et renforcer la coopération entre ces pays. Une déclaration d’Athènes a été adoptée : la sécurité et la question migratoire y occupent une place importante mais la croissance et l’investissement y figurent aussi. Bien que cette déclaration ne contienne rien de très nouveau sur ce point, elle soutient néanmoins le doublement du plan d’investissement et mentionne sans précision que « de nouvelles mesures doivent être prises pour améliorer la croissance, la convergence et la stabilité dans la zone euro ». Cette initiative intervient alors qu’un bloc de l’est tend à se renforcer (le groupe du Visegrad ou V4, Pologne, République Tchèque, Hongrie, Slovaquie) autour de positions communes (refus des quotas de migrants, renforcement du rôle des Etats nationaux dans l’UE contre une intégration approfondie).

Outre les négociations sur le Brexit, l’agenda politique européen est dominé en matière sociale par plusieurs dossiers :

- La révision de la directive détachement : la Commission a décidé de maintenir sa proposition malgré la procédure du carton jaune déclenchée par plusieurs Etats membres.

- La négociation du reste du pack mobilité dans lequel elle est insérée, ensuite, avec à la clé une révision du règlement 883/2004 qui règle la coordination des différents systèmes de protection sociale en Europe. Cette révision ne peut pas être dissociée des débats sur le détachement : le différentiel de cotisations sociales est le nerf principal du dumping social dans les cas de détachement.

- La mise en place d’un « pilier social » ou « socle social », dont le contenu, les objectifs et la réalité sont plus que critiquables (voir Lettre électronique n°33). Cette initiative lancée en mars censée « rééquilibrer l’UEM » englobe l’ensemble de l’acquis social communautaire, en particulier en ce qui concerne les droits des travailleurs, pour que ceux-ci soient « adaptés pour l’avenir ». Le texte couvre l’ensemble de la relation de travail (entrée et sortie dans l’emploi, conditions d’emploi et protection sociale) et semble agréger un ensemble de lignes directrices pour l’emploi, non contraignantes, lacunaires (absence de droits collectifs, des congés payés, des IRP…) et souvent d’inspiration libérale (promotion de la flexicurité par exemple).

FO très prudente travaille étroitement avec la CES sur ce dossier.

- Les débats sont en cours sur la mise en place d’un statut européen du lanceur d’alerte. Le sujet, technique et politique, fait suite à l’adoption en mai dernier par le parlement européen, de la directive "Secret des affaires" dont FO a dénoncé la dangerosité à de nombreuses reprises (voir lettre électronique n°35).

FO demande avec la CES une révision ambitieuse de la directive détachement, qui permette notamment de renforcer le socle de droits applicable au travailleur détaché, le contrôle des abus et une limitation de la durée de détachement.

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Interview

Interview

Marc Goblet, secrétaire général de la FGTB

« si le gouvernement et le patronat ne veulent pas de concertation, nous devrons prendre nos responsabilités »

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La Belgique va connaître une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle ce jeudi 29 septembre, avec une manifestation nationale qui partira à 11h30 de la Gare de Bruxelles-Nord, à l’appel des organisations syndicales belges. Marc Goblet, secrétaire général de la FGTB, en rappelle ici les principales motivations.

Quels sont les mots d’ordre de la manifestation d’aujourd’hui ?

Marc Goblet : Nous manifestons évidemment contre le projet de loi Peeters qui imposerait notamment l’annualisation du temps de travail partout, de façon automatique. Le 13 septembre, nous avons rencontré les employeurs et leur avons fait des propositions, mais ils les ont rejetées d’un revers de la main. Nous avons en particulier proposé que les dispositions de la loi [durée du travail hebdomadaire moyenne au-delà de la limite actuelle des 38 heures, augmentation du nombre d’heures supplémentaires autorisée, NDLR] ne puisse s’appliquer que si un accord de secteur, ce que vous appelez un accord de branche, l’autorise. Ils ont refusé ce verrou. Nous allons aussi manifester pour le maintien de la loi de 1996 qui garantit l’indexation des salaires sur les prix, pour la défense des services publics remis en cause par la politique d’austérité et pour la défense de notre protection sociale.

En quoi votre protection sociale est-elle attaquée ?

Marc Goblet : Du côté des pensions, le gouvernement a décidé de reporter l’âge de la retraite à 67 ans d’ici 2030. Depuis, nous ne parvenons pas à obtenir une définition précise des critères de pénibilité qui permettraient un départ anticipé. De plus, la musique du gouvernement est aussi d’harmoniser le mode de calcul des pensions du secteur privé, du secteur public et des indépendants, ce qui est injuste pour les salariés du public qui avaient jusqu’ici de meilleures conditions d’accès à la retraite grâce à une cotisation supplémentaire. Sur le front de l’allocation chômage, le principe de dégressivité des allocations a été introduit, les conditions d’accès à l’allocation d’insertion pour les plus jeunes ont été durcies et celle-ci ne concerne plus les moins de 30 ans mais seulement les moins de 25 ans. Le gouvernement veut aussi revoir le mode de calcul des indemnités maladie et augmenter les contrôles des malades de longue durée.

Vous dites avoir des alternatives à la politique économique du gouvernement. Quelles sont-elles ?

Marc Goblet : Oui, nous appelons à l’ouverture d’une véritable concertation pour pouvoir présenter ces alternatives. Pour l’emploi, nous proposons de réduire le temps de travail hebdomadaire de 38 heures à 32 heures, avec maintien du salaire, en tenant compte des réalités, c’est-à-dire pas de façon automatique mais par la négociation. Cela pourrait être financé par les réductions de cotisations sociales qui pour l’instant vont directement dans les poches des actionnaires. En 18 ans, sur 11 milliards 900 millions d’euros perçus par les actionnaires, 9 milliards 900 millions provenaient des réductions de cotisation ! Notre deuxième alternative porte sur une fiscalité plus progressive et une taxation des plus-values et de l’évasion fiscale sur les dividendes versés aux actionnaires. Nous voulons aussi un renforcement des services publics, car c’est la première redistribution des richesses, le premier pouvoir d’achat des travailleurs. Nous en appelons enfin à davantage d’investissements, notamment, au moment du défi climatique, dans le secteur de l’Energie.

Comment analysez-vous le fait que les réformes du travail se multiplient en Europe, et même au-delà ?

Marc Goblet : On est dans une logique d’austérité, de compétitivité et de réduction des droits. Il faudrait une mobilisation d’ensemble à l’échelle européenne. En attendant, nous devons partout où nous le pouvons, comme nous ici et vous en France, tout mettre en œuvre pour faire changer les choses. Ce qui est inquiétant, c’est que l’on est confronté à la même logique avec un gouvernement de gauche qu’avec un gouvernement de droite. Nous allons vérifier s’il y a encore une volonté de concertation de la part du gouvernement et du patronat, mais s’il s’avère qu’ils n’en veulent pas, nous devrons prendre nos responsabilités.

Par Evelyne Salamero

Autoroutes : les usagers et les collectivités mis à contribution

Mardi 27 septembre 2016

Autoroutes

Les usagers et les collectivités mis à contribution

Autoroutes

Les prochains travaux d’amélioration du réseau autoroutier – 1 milliard d’euros pour cinquante opérations d’aménagement – seront financés par les usagers et les collectivités. Les concessionnaires ne seront pas sollicités, officiellement pour aller plus vite.

Hausse des tarifs des péages

Le plan autoroutier, dévoilé le 18 septembre dans le JDD par le secrétaire d’État aux Transports Alain Vidalies, prévoit une hausse des tarifs des péages de 0,3 à 0,4 % par an entre 2018 et 2020.

Elle s’ajoutera à d’autres, déjà programmées jusqu’en 2023. « Chez Cofiroute, l’augmentation prévue pour 2018 dans le contrat de concession est de 1,46 %, on passerait à 1,76 % », a précisé le ministre. 

Par Françoise Lambert

 

Une étude alerte sur les conséquences du Ceta

Vendredi 23 septembre 2016

Une étude alerte sur les conséquences du Ceta

Deux chercheurs américains de l’université de Tufts, près de Boston, ont publié une étude alarmante sur les conséquences de l’accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’UE également appelé Ceta.

Pour ces universitaires, la réduction des coûts commerciaux liés à la suppression des droits de douane et des barrières non tarifaires (normes techniques ou sanitaires ou règlementation favorisant les entreprises locales et nationales) prévues par le CETA auront des effets négatifs sur le long terme.

Ce traité entrainerait selon eux la disparition de 227 000 emplois au sein des pays signataires dont 204 000 emplois en Europe. La France perdrait quant à elle 45 000 emplois. L’effet du CETA toucherait au delà des parties signataires : ainsi 80 000 emplois pourraient également disparaître hors UE et Canada.

Un PIB en berne

Sur le long terme, les salaires augmenteraient plus lentement au profit des revenus du capital. Le manque à gagner côté salaires serait de l’ordre de 1 331 euros annuel en France estiment-ils.

L’accroissement du chômage et la baisse des dépenses des ménages en résultant entraineraient une perte de PIB de 0,49% en Europe.

Par  Nadia Djabali

Trompe-l’œil

Lundi 19 septembre 2016

Trompe-l’œil

Remboursements de santé

Un progrès en apparence ?

Infographie f blanc

Les dépenses de santé sont davantage prises en charge par la Sécu, mais ce n’est pas forcément un signe de meilleur accès aux soins pour tous.

La Sécurité sociale a financé 76,8 % de la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) en 2015 pour un total de 194,6 milliards d’euros. Les comptes nationaux de la santé, que viennent de publier les ministères de l’Économie, de la Santé et du Travail, montrent que la part des dépenses de santé prises en charge par la Sécu a augmenté d’un point entre 2011 et 2015.

La part des organismes complémentaires de santé (mutuelles, institutions de prévoyance, assurances privées) est quant à elle en légère diminution depuis deux ans (- 0,3 point). Elle s’établit à 13,3 % de la dépense en 2015.

Il en ressort que le reste à charge des ménages est en baisse. Ils ont payé 8,4 % des dépenses de santé en 2015, contre 9,3 % en 2012.

La ministre de la Santé Marisol Touraine a salué une « nouvelle diminution des dépenses de santé à la charge des ménages », estimant qu’elles « atteignent aujourd’hui un niveau historiquement bas, grâce à une politique de santé résolument tournée vers l’accès aux soins ».

« En matière d’accès aux soins, ce n’est pas si simple, les personnes qui refusent de se soigner pour des raisons de coût n’apparaissent pas dans ces statistiques », rappelle Jocelyne Marmande, secrétaire confédérale FO chargée de la protection sociale.

Amplification du problème du renoncement aux soins

Le renoncement aux soins gagne du terrain en France. La moitié des ménages les plus modestes, ceux dont les revenus sont inférieurs à 1 200 euros net par mois, ont déjà remis à plus tard une consultation ou renoncé à un rendez-vous chez le dentiste, selon un baromètre Ipsos/Secours populaire publié le 6 septembre.

La hausse de la part de la Sécu dans la prise en charge des dépenses de santé, et la diminution concomitante de celle des ménages, n’est pas forcément synonyme d’un meilleur accès aux soins de tous, ni la marque d’une amélioration de l’état de santé de la population.

Car elle s’explique principalement par l’accroissement des affections de longue durée (ALD), ces maladies graves, comme le cancer, le diabète ou l’insuffisance rénale chronique, dont les frais sont remboursés à 100 % par l’Assurance maladie. Avec le vieillissement de la population, mais aussi avec la progression de certaines affections graves, de plus en plus de personnes entrent dans le régime des ALD.

Mais pour une majorité des assurés, ceux qui n’entrent pas dans le cadre des ALD, le reste à charge peut augmenter. C’est d’autant plus vrai depuis la mise en place des contrats responsables, qui limitent le remboursement par les complémentaires santé des dépassements d’honoraires des médecins.

 

Zoom : Consommation de soins et de biens médicaux : de quoi parle-t-on ?
La consommation de soins et de biens médicaux ou CSBM comprend la consommation de soins hospitaliers (46,7 % du total), la consommation de soins de ville, y compris les analyses en laboratoire et les cures thermales (26 %), les transports sanitaires (2,4 %), les médicaments hors hôpital (17,5 %) et d’autres biens médicaux dont l’optique (7,5 %). Elle est évaluée à 194,6 milliards d’euros, soit environ 2 930 euros par habitant. Elle représente 8,9 % du PIB et a progressé de 1,8 % en 2015, à un rythme moindre que celui du PIB, estimé à 1,9 %.

Par Françoise Lambert, Frédéric Blanc

UNITÉ SGP POLICE UNITÉ SGP/ WEB RADIO

Dimanche 11 septembre 2016

 

Attentat de Nice -Témoignage exclusif de Magali équipage féminin qui a fait feu sur le terroriste

 

UNITÉ SGP POLICE UNITÉ SGP/ WEB RADIO VIDEO - Attentat à Nice : l’une des policières qui a abattu le tueur raconte

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