Aisne Nouvelle

L'Aisne Nouvelle | 2 octobre 2012 | Le XXVe congrès de l'UD 02 de Force Ouvrière à Saint-Quentin

PRESSE - COMMUNICATION

FORCE OUVRIÈRE, «LIBRE ET INDÉPENDANTE»


A l’occasion du XXVe congrès de l’Union départementale de Force Ouvrière, ils étaient 300 congressistes à accueillir Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, qui a répondu aux questions de L'Aisne Nouvelle.

Quelle est votre plus grande inquiétude?
«Mon inquiétude actuelle, c'est le niveau européen. Nous sommes contre parce que ça inscrit l'Europe dans une logique d'austérité et de récession. Mais je suis européen. Il faut modifier profondément les modalités de la constitution européenne et l'Europe doit redevenir l'espoir.»

Depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir, sentez-vous un changement?
«Dans la méthode, oui ! Trop de choses étaient traitées à l'Elysée. Dans la logique de cinquième constitution, il vaut mieux avoir un président qui préside et un gouvernement qui gouverne. Aujourd'hui, je retrouve le chemin de Matignon. Ça, c'est la méthode, mais il ne faut pas non plus que ça devienne la réunionite. Il faut que les choses avancent…»

Et sur le fond?
« Pour prendre en exemple Arcelor Mittal, il faut que l'Etat prenne ses responsabilités. On ne peut pas se permettre d'avoir un pays sans sidérurgie demain. Y compris s'approprier le site. Oui ! C'est une forme de nationalisation, mais à un moment, il faut arrêter.»

Dans l'Aisne, la désindustrialisation s'accroît. Y a-t-il des pistes là-dessus?
«Oui, nous l'avons demandé et l'Etat a annoncé une banque pour l'industrie. On n'a pas encore les modalités, mais nous pensons que l'Etat doit avoir un rôle en matière de stratégie industrielle. Il faut coordonner tous les services financiers aux entreprises. On ne peut pas rester un grand pays si on n'a pas un développement industriel fort.»

Le redressement productif, vous y croyez?
«Au-delà des mots, oui! Un ministère de l'Industrie. Le dernier ministre [Eric Besson], il n'a rien foutu. Celui d'avant [Estrosi], lui, il a bossé. J'ai cru comprendre que Montebourg ne fermait pas la porte à une nationalisation.»

Xavier Bertrand, comme ministre du travail?
«Au-delà des désaccords qu'on a eus, et on en a eus, c'est quelqu'un que je respecte. Je crois que c'est réciproque. Au-delà des étiquettes politiques ou autres, vous pouvez discuter librement, que vous soyez d'accord ou pas ; avec quelqu'un qui ne vous fait pas de coup dans le dos, Il est de ceux avec qui j'ai des relations correctes.»

Jean-Raoul Boulanger

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