Amaury Sport Organisation

«LE TOUR DE FRANCE NE PEUT PAS VIVRE SEUL»

PRESSE - COMMUNICATION

Christian Prudhomme, directeur d’ASOInterview de Christian Prudhomme, directeur d’ASO «Amaury Sport Organisation»

FO hebdo: Que représente pour vous la cuvée 2012?
Christian Prudhomme: La cuvée de cette année devrait en surprendre plus d’un. Mais attendons que le vin soit tiré, à la fin de l’épreuve, pour pouvoir mieux en parler.

FO hebdo: Qu’avez-vous exigé en dessinant ce Tour?
Christian Prudhomme: Nous avons la volonté d’élargir le champ des possibles Naturellement, le Tour de France se joue d’abord dans les Alpes, les Pyrénées et dans les contre-la-montre. Mais, dans les Vosges, le Jura, les Monts du Boulonnais, le long de la mer, en Normandie ou en Méditerranée, il y a la possibilité de faire des étapes formidables.

FO hebdo: Avec moins d’arrivées en haute montagne?
Christian Prudhomme: Dans quelques années les gens réclameront ces nouvelles ascensions, comme il n’y en a jamais eu dans l’histoire du Tour. Je pense à la Planche des Belles Filles, à l’étape du Jura suisse qui mène à Porrentruy, au Grand Colombier, que les fanas de vélo réclamaient à cor et à cri depuis des années, au Mur de Péguère dans les Pyrénées en Ariège.

FO hebdo: À qui ce parcours est-il destiné?
Christian Prudhomme: Je n’ai pas la réponse, et c’est volontaire... Dans la configuration actuelle, dans un monde de zapping, la première semaine se doit d’avoir des pics et des nouvelles trouvailles. Pour les grimpeurs, il y a de quoi mettre le feu dans cinq, six, sept étapes, et pas seulement dans les Alpes et les Pyrénées. On sait aussi que le vent peut jouer, dans l’étape de Normandie et plus encore dans celle qui se termine le 14 juillet au Cap d’Agde.

FO hebdo: Et les coureurs français dans l’édition 2012?
Christian Prudhomme: Le nouveau Bernard Hinault, ça fait longtemps qu’on l’attend. Pourtant, pour le Tour de France, il est essentiel que des coureurs comme Voeckler, Rolland, Jeannesson, Coppel ou Péraud brillent.

FO hebdo: Sur le bord des routes, les amoureux de la petite reine s’accordent à dire qu’il existe le Tour de France... et le reste, vous le confirmez?
Christian Prudhomme: Il y a le Tour de France et les autres courses, c’est une évidence. Mais le Tour de France ne peut pas vivre seul. Le principe de la pyramide du cyclisme existe, et il ne faut pas le remettre en cause. Mais le Tour est d’autant plus fort que la base est large. Les épreuves de Coupe de France ou le Tour de Bretagne ou de Lorraine, par exemple, sont des fragments essentiels de cette pyramide. Et ASO, ce n’est pas que le Tour. On contribue aussi à cette pyramide par la reprise d’épreuves essentielles comme Paris-Nice ou le Dauphiné Libéré, qui n’existeraient plus aujourd’hui sans ASO.

FO hebdo: Quelques mots sur le parcours du Tour 2013?
Christian Prudhomme: Pour en savoir plus, il faudra attendre le 24 octobre. On connaît déjà les quatre premières étapes, (NDLR: trois étapes en Corse et un contre-la-montre à Nice), je garde au chaud les dix-huit restantes. En tout cas, je peux affirmer que le Tour en Corse aura fière allure. C’est là un terrain où l’on peut faire des choses formidables avec la mer et la montagne…
Il y aura par ailleurs une série d’événements qui vont baliser la montée vers le mois de juin 2013, dont la traditionnelle «nuit du Tour». Mais rien n’est encore précisément programmé à ce niveau, à l’exception du 24 octobre, date de la présentation officielle, à Paris, de la centième édition.

FO hebdo: Et que vous inspire la présence de Force Ouvrière dans la caravane de la Grande Boucle?
Christian Prudhomme: La compétition cycliste se retrouve dans les villes et les territoires, et nous ne sommes pas confinés sur un territoire. Les syndicats, à l’image de FO, ont clairement leur place. C’est un événement qui fédère tout le monde. Et je le répète: le Tour de France facilite la rencontre avec les Français. Il s’agit du plus grand spectacle populaire gratuit de la planète. J’ai coutume de dire que le Tour, ce sont 3 500 kilomètres de sourires de part et d’autre des routes.

 FO Hebdo - juin 2012
 
 



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