AUSTÉRITÉ

PLF 2014 : cap sur l’austérité

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Conformément au pacte européen, les injonctions de la Commission européenne et de la Cour des comptes (devenu de fait le Haut conseil des finances publiques) dictent les décisions du gouvernement : pour 2014, les 15 Mds€ d'économies de dépenses (montant sans précédent comme l’indique le gouvernement) sont issues de l’obligation faite par le traité européen TSCG de réduire d’un point le déficit dit « structurel ».

Les restrictions de droits sociaux vont représenter 6 Mds€, dont la moitié sur l’assurance maladie et une partie du fait du projet de réforme sur les retraites.

L’action publique sera amputée de 9 Mds€, sans compter les économies liées au financement du CICE. La destruction d’environ 13 160 postes statutaires dans la fonction publique de l’Etat (non compensée par une annonce de 9 900 emplois contractuels et/ou précaires sur certaines missions) et les baisses des moyens d’interventions de 4% chez les opérateurs de l’Etat et de 2% dans les ministères conduisent à des missions publiques abandonnées bien que prioritaires socialement ; à des services publics de proximité en moins ; à une commande publique en diminution ce qui aura un impact fort sur l’activité et sur l’emploi privé. La suppression de l’obligation d’assistance technique pour des raisons de solidarité et d’aménagement du territoire (ATESAT) assurée au bénéfice des communes par les services de l’État va engendrer des inégalités fortes et une incapacité de la puissance publique à répondre aux besoins locaux.

FORCE OUVRIERE prend acte de l’abrogation du jour de carence dans la Fonction Publique et de la suppression du droit de timbre de 35 € pour introduire un recours en justice. Cependant, plusieurs mesures vont faire baisser le pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des ménages. C’est le cas de la suppression de l’exonération d’impôt des majorations de retraite ou de pension pour charges de famille, de la suppression de l’exonération fiscale de la participation de l’employeur aux contrats collectifs de complémentaire santé ou de la création d’une contribution climat énergie. A cela s’ajoute un nouveau gel du point d’indice dans la Fonction Publique. Ce n’est pas un taux réduit de TVA sur les places de cinéma qui va doper le pouvoir d’achat…

FORCE OUVRIERE réaffirme que les régimes sociaux et les services publics doivent être renforcés pour combattre la pauvreté et les inégalités grandissantes. Ils sont, à travers l’action publique et les investissements qu’ils permettent, source de croissance, au même titre que l’indispensable augmentation des salaires pour relancer la consommation. Ce budget va à contre sens.

Le gouvernement intitule sur PLF 2014 « cap sur la croissance et l’emploi ». Or, sa boussole est coincée sur « austérité ».

Paris, le 25 septembre 2013

Contact : Pascal PAVAGEAU, Secrétaire confédéral

JEAN-CLAUDE MAILLY : « AUSTÉRITÉ ET CROISSANCE SONT INCOMPATIBLES »

Entretien accordée au nouvel economiste par Jean-Claude Mailly du 21/08/2013

JEAN-CLAUDE MAILLY :

« AUSTÉRITÉ ET CROISSANCE SONT INCOMPATIBLES »

Une manifestation d’optimisme. C’est ainsi que Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, définit l’engagement syndical.

Comme une forme d’action collective portée par un idéal de justice sociale et par la conviction qu’ “à plusieurs” il devient possible de changer les choses. Et ces choses-là ne manquent pas.
En tête de ses sujets d’inquiétude et de ses terrains d’action : les accords du 11 janvier qui, sous prétexte de retirer au patronat “la peur d’embaucher”, facilitent les licenciements, le Pacte budgétaire européen et la politique de rigueur qui en découle – cet impératif d’austérité présenté comme “la seule voie” vers la relance et qui, selon lui, la rend au contraire impossible – les conditions de la mondialisation, qui favorisent le dumping social et, au final, la désindustrialisation et, surtout, l’absence de capacité opérationnelle et de vision d’un politique aux marges de manœuvre toujours plus réduites. “Incapable de modifier les choses” et pour qui le social représente désormais l’unique variable d’ajustement. De quoi être en colère. Ou, lorsqu’on s’appelle Jean-Claude Mailly, plus que jamais optimiste.

Le climat de mécontentement au sein de la société est incontestable. Il découle de deux problématiques majeures : celle du pouvoir d’achat et celle de l’emploi, assortis, dans le secteur public, d’un profond questionnement sur le rôle du fonctionnaire et sur le sens du service public aujourd’hui. Ces différents éléments contribuent à générer un sentiment fort d’insécurité : qu’on soit au chômage et que l’on craigne d’y rester, que l’on soit en CDI et que l’on redoute la mise en place d’un plan de licenciement au sein de son entreprise ou encore que l’on s’inquiète pour des enfants qui ne parviennent pas à rentrer sur le marché du travail, il semble que tout le monde ou presque fasse l’expérience de ce sentiment d’insécurité face à l’emploi et ceci va au-delà des questions d’indice de pouvoir d’achat. Pour l’instant, les gens réagissent localement, en fonction des problèmes qui surviennent au sein d’une entreprise – Aulnay, Michelin, Goodyear, Virgin… – à un moment donné. Les tensions ne se sont pas encore généralisées et il est pour l’heure impossible de savoir quelle expression ce mécontentement sera susceptible de prendre : sociale ou électorale… Ce qui est certain, c’est que tout peut changer très vite. D’autant plus que ce climat n’est pas spécifique à la France. Partout, les tensions montent.

La précarité
L’incertitude liée à l’emploi est telle qu’elle alimente un sentiment de précarité croissant et ceci, même lorsqu’on est en poste ; et même lorsqu’on bénéficie d’un CDI qui a cessé depuis longtemps d’être perçu comme la protection absolue contre le risque de chômage. L’actualité en atteste d’ailleurs suffisamment. Parallèlement à cela, les contrats précaires se développent depuis des années : aujourd’hui, les CDD, les stages et l’intérim sont autant d’outils de précarité. Quant aux emplois aidés, nous avons été parmi les premiers à dire qu’ils devaient être réservés à des jeunes qui sont les plus éloignés de l’emploi mais ce ne sont évidemment pas eux qui permettront de régler la question du chômage. Même s’il est clair que cela peut avoir un effet statistique sur les chiffres. C’est d’ailleurs peut-être la multiplication de ce type d’emplois qui permettra au gouvernement d’inverser la courbe du chômage.

Les accords du 11 janvier
De notre côté, nous avons organisé, sur le plan national, des manifestations en opposition à l’ANI (l’Accord national interprofessionnel signé le 11 janvier) qui ont rassemblé 200 000 personnes sur l’ensemble du territoire. Nous considérons en effet que ces accords sont une erreur. L’objet de cette négociation était plus de flexibilité pour le patronat contre des droits nouveaux pour les salariés. Or on s’aperçoit que la flexibilité c’est maintenant alors que les droits nouveaux, ce sera demain, peut-être. L’un des points les plus dangereux de l’accord porte sur la mobilité : un salarié qui, demain, refusera la mobilité se trouvera en position d’être licencié économique à titre individuel alors qu’auparavant, l’employeur aurait été dans l’obligation d’entamer une procédure de PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi) assortie de mesures d’aide au reclassement.

Depuis le début de cette négociation, nous savions quel était l’objectif du patronat, en particulier sur les accords dits de maintien de l’emploi. Ces accords existaient déjà. Nous en avons signé chez Renault, chez Air France… si ce n’est que nous l’avons alors fait sous deux conditions : d’abord on ne négociait pas de baisse de salaire – ce que l’ANI autorisera à l’avenir –, ensuite les salariés disposaient d’une garantie : si plus de dix salariés refusaient l’accord tel qu’il leur était proposé, il y avait obligation pour l’entreprise de faire un plan de sauvegarde de l’emploi. C’est cette obligation que les employeurs voulaient faire sauter. Je m’y suis opposé parce que cela revenait à nous priver d’une arme dans la négociation, mais c’est pourtant ce qui a fini par se produire. Si bien que désormais, si les gens ne veulent pas de l’accord, ils peuvent être licenciés économique à titre individuel.

Les droits nouveaux
Ces changements ne sont pas encore entrés en application et leurs effets se font déjà sentir. Un cas s’est présenté qui illustre parfaitement la logique à l’oeuvre : celui de la Snet, la centrale à charbon qui a été rachetée il y a quelques années par le groupe allemand E.ON, lequel, voulant fermer des centrales d’achat, a annoncé un plan social. Ce plan social a été contesté par les syndicats devant la justice et, le Tribunal de grande instance nous ayant donné satisfaction, il a suspendu le plan. Réaction de l’entreprise E.ON : c’est à prendre ou à laisser ; si vous n’acceptez pas le plan social, nous attendrons de bénéficier des nouvelles dispositions de l’ANI pour vous l’imposer. Ce type de réaction montre bien qu’effectivement, l’accord apporte plus de flexibilité aux employeurs. Quant aux droits nouveaux censés accompagner cette flexibilité accrue, je ne suis pas convaincu. La complémentaire santé, les droits rechargeables… Beaucoup reste à clarifier concernant la mise en œuvre de ces différents dossiers, c’est pourquoi, encore une fois, j’attends de voir quels seront, à l’arrivée, les gains réels de cet accord pour les salariés.

La flexibilité
Je me méfie de l’argument consistant à dire : “Si vous voulez que l’on embauche demain, retirez-nous la peur de l’embauche.” Autrement dit, “faites en sorte qu’on puisse licencier”. Bien sûr, on peut parfaitement comprendre que l’activité soit fluctuante, que les besoins varient… Pour autant, une entreprise n’embauche que si elle a besoin et le CDI n’est pas si rigide que cela, sinon nous n’assisterions pas à autant de licenciements actuellement. Et encore une fois, pour apporter de la flexibilité aux entreprises, il y a les CDD, l’intérim… sans oublier les 35 heures qui ont, elles aussi, été pensées pour apporter une plus grande flexibilité dans l’organisation du travail. Aujourd’hui, peut-on réellement imaginer que des salariés acceptent des baisses de salaire ? Chez Renault, il n’y a pas eu baisses mais pondération des augmentations et réaménagement du temps de travail. Moyennant quoi, on a pu maintenir l’activité en France. Ce qui prouve que l’accord du 11 janvier n’était pas une nécessité absolue. D’ailleurs, qui s’est félicité de cet accord hormis ses signataires ? Le Front monétaire international et la Commission européenne. Ce qui, pour moi, n’est pas bon signe et montre qu’il s’inscrit dans une logique très libérale. Raison pour laquelle nous avons refusé de le signer.

Les conventions collectives
Il faut par ailleurs noter que cet accord s’inscrit dans une tendance qui se vérifie en France mais aussi en Allemagne et dans tous les pays où il existe des conventions nationales, consistant à remettre en question ces conventions afin de ne plus négocier qu’au niveau des entreprises, ce qui est dangereux. Je vous rappelle que la France reste pour l’heure le premier pays au monde en terme de couverture conventionnelle, 90 % des salariés français étant couverts par une convention collective faisant que, si vous êtes salariés dans une TPE sans syndicat ni accord d’entreprise, vous bénéficiez tout de même d’une protection. Or l’adoption d’accords tels que ceux du 11 janvier fait que beaucoup plus de choses vont, à l’avenir, se régler dans l’entreprise, via des accords dits majoritaires. Ce qui signifie que l’on fait progressivement glisser la négociation du niveau national vers le niveau d’entreprise exclusivement.

A l’anglo-saxonne. Et cela représente un danger. Dans les pays anglo-saxons, si vous êtes dans une entreprise dépourvue de syndicat, vous êtes seul. Sans la protection de convention collective nationale. On n’en est pas là en France mais je constate une dérive dans ce sens. Comme en Allemagne où le domaine de l’agriculture est représentatif de cette tendance et de ses dangers : il s’agit en effet d’un secteur sans convention collective et qui use en toute liberté du dumping social. L’accord du 11 janvier ouvre une brèche qui accentue ce risque.

La compétitivité
L’élément clé de la compétitivité française n’est pas le coût du travail. C’est l’innovation, la recherche, le développement mais aussi l’organisation industrielle, les relations donneurs d’ordres-sous-traitants… La force de l’Allemagne sur le plan industriel tient à tout cela. A une capacité à bâtir un positionnement porteur – comme elle l’a fait sur le haut de gamme automobile – et à travailler une technicité – comme c’est son cas sur la machine-outil que désormais même les pays émergents viennent lui acheter – et surtout, à élaborer une stratégie industrielle qui, au final, donne un ensemble structuré. Une cohérence d’autant plus efficace qu’elle est soutenue par les banques, ce qui n’est pas le cas en France. C’est sur tout cela qu’on va juger la compétitivité d’un pays et pas uniquement sur ses charges salariales ! On nous parle continuellement du coût du travail français mais on oublie que dans l’automobile, par exemple, il ne dépasse pas 20 %. Surtout, on oublie que l’Etat a un rôle à jouer en matière de stratégie industrielle. En matière de vision, de coordination et d’impulsion de cette compétitivité. Ce qui lui fait défaut depuis plusieurs années.

Le pacte budgétaire européen
Pour moi, le facteur décisif, celui dont découle l’essentiel de notre situation actuelle et des difficultés qui y sont liées, est l’acceptation par notre gouvernement du pacte budgétaire européen. Il s’agit là d’un élément structurant : à partir du moment où ils rentrent dans ce pacte budgétaire et, par conséquent, se soumettent à sa logique de rigueur, voire d’austérité, les gouvernements n’ont plus de marge de manœuvre budgétaires. La seule variable d’ajustement qui leur reste est le social d’une manière générale. Autrement dit : le pouvoir d’achat, la flexibilité et la réduction à marche forcée, sans vision d’ensemble, des dépenses publiques telles que les retraites et le salaire des fonctionnaires. Ces trois éléments autour desquels s’articulent aujourd’hui les peurs et le mécontentement découlent directement de notre adhésion au pacte budgétaire. Et on semble l’oublier mais lorsque la Commission européenne donne ses recommandations à la France, elle se conforte strictement au rôle que nous lui avons donné. Il ne sert à rien, dès lors, de répéter qu’on ne veut pas se laisser dicter notre conduite et notre politique. Pour cela, il ne fallait pas signer le pacte budgétaire ! Il y avait moyen de faire autrement, mais cela impliquait de prendre des risques.

La rigueur
On voit bien à quoi cet accord a abouti depuis qu’il est en application : zone euro en récession, chômage en augmentation, inégalités qui se creusent… Tout cela parce qu’il place les Etats dans une logique de rigueur. Rappelons que les pays dont la dette publique a le plus augmenté sont le Portugal et l’Espagne : ceux-là mêmes où l’austérité est la plus grande. Tout cela prouve bien que cette politique de rigueur est dangereuse et contre-productive et surtout, qu’austérité et croissance sont incompatibles. Je ne dis pas bien sûr qu’il faut laisser les dépenses exploser mais il est évident que la voie que nous avons choisie ne porte pas ses fruits. Les cotisations sociales rentrent moins compte tenu du chômage, les recettes sur les revenus des entreprises diminuent… partout, on y perd. Il y a donc ici un vrai problème de logique qui n’est pas assumé. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la quasi-totalité des syndicats européens avaient marqué leur opposition au pacte budgétaire. Cette logique économiquement libérale qui consiste à poursuivre dans l’austérité est infructueuse. On nous répète que c’est la seule voie, mais c’est faux, l’économie n’est pas une science exacte ! Et parallèlement à cela, on a le sentiment que le gouvernement adhère aux politiques économiques et monétaires menées par les Etats-Unis et le Japon, lesquelles se situent à l’opposé des nôtres… Quant à la formule récurrente selon laquelle le budget d’un Etat serait comparable à celui d’un ménage et que, dans les deux cas, on ne peut dépenser plus que ce que l’on gagne, elle est totalement erronée : un ménage ne fixe pas le niveau de ses recettes, un Etat, si ; dans une large mesure.

La mondialisation
Les nationalisations temporaires peuvent être une solution face au risque de désindustrialisation, c’est évident. A partir du moment où l’on considère qu’une entreprise relève d’une filière stratégique – comme c’était le cas de Florange avec la sidérurgie – alors oui, le fait que l’Etat achète puis revende paraît une bonne solution. Cela ne signifie évidemment pas qu’il faille y avoir recours chaque fois qu’une entreprise connaît des difficultés, mais pour moi le protectionnisme, non pas au sens de fermer les frontières mais au sens de disposer de normes européennes et de les faire respecter, n’est autre que de la concurrence loyale. De même, je n’ai pas de problème avec la mondialisation, j’en ai avec les conditions dans lesquelles, en ce moment, elle s’exerce. Ces conditions qui favorisent le non-respect des normes internationales du travail, le dumping social et qui est à l’origine de la catastrophe au Bengladesh… C’est pourquoi je suis pour garantir le respect des droits et des normes dans la mondialisation.

Le politique
Il est impératif que le politique renoue avec le cœur de sa fonction, celle de guide au sens noble du terme. Y compris en termes de politique économique. Or c’est flagrant : les chefs d’Etat n’ont plus le pouvoir qu’ils avaient autrefois. Ils n’ont plus la capacité de modifier les choses. Les gens en ont conscience et cela accentue les peurs et la défiance. C’est pourquoi il est urgent de retrouver une capacité opérationnelle du politique, tant au niveau international que national. Pour l’heure, les G8 et autres sommets de dirigeants se multiplient et débouchent invariablement sur des déclarations qui ne sont jamais suivies des faits. Combien de fois nous a-t-on dit qu’il n’y aurait plus de paradis fiscaux ? Qu’on allait contrôler la finance ? Durcir les réglementations bancaires ? Cette incapacité à passer à l’action est frappante. C’est pourquoi je considère essentiel que le politique retrouve ce qui, par le passé, faisait sa légitimité, à savoir sa capacité d’action et sa dimension de visionnaire.

Combat syndical
Pour moi, le rôle du syndicaliste n’a pas changé. Etre engagé dans l’action syndicale consiste toujours à avoir un idéal – le nôtre est celui de la justice sociale – et à défendre les droits des salariés dans une forme d’action collective, la légitimité du syndicat venant de ce constat simple : seul on n’y arrive pas, à plusieurs les choses deviennent possibles. Autre élément essentiel selon moi : l’indépendance syndicale, car la force première d’un syndicat c’est d’être libre de ses mouvements. A Force Ouvrière, nous sommes très rigoureux là-dessus, ce qui signifie que nous ne donnons pas de consignes de vote et que nous ne cherchons pas, comme d’autres le font, à être cogestionnaires des entreprises. Chacun son rôle. Le nôtre peut consister à être dans le combat, voire dans la grève, mais uniquement lorsque les autres outils d’expression ont échoué. Nous ne portons jamais atteinte à l’outil de travail ; nous nous efforçons toujours de privilégier la négociation. Le syndicalisme c’est des convictions, un idéal, des positions, mais c’est évidemment aussi du pragmatisme. Il faut un cap, bien sûr, mais pour y aller, il faut tenir compte de la réalité des choses. Ce qui est nouveau en revanche, c’est la dimension européenne et internationale accrue de l’action syndicale ; le fait que, désormais, tout ne se règle plus au niveau national.

Militantisme
Etre militant implique nécessairement d’être optimiste. Cela signifie qu’on estime pouvoir changer les choses. Qu’on croit au pouvoir de l’action collective sous toutes ses formes, au dialogue social, etc. Militer c’est agir sur les événements. Pour y parvenir, la négociation reste pour moi le moyen d’action privilégié mais je ne considère pas pour autant qu’il existe une limite à la contestation. Ainsi sur les retraites, si le gouvernement ne tient pas compte de nos préconisations, nous serons peut-être amenés à descendre dans la rue. Notre objectif n’est évidemment pas d’aller à la grève mais il est clair que la situation actuelle nous contraint souvent à des positions de résistance. Et c’est aussi cela notre rôle. »

Par Caroline Castets

http://www.force-ouvriere.fr

VACANCES: UN ÉTÉ SOUS UNE RIGUEUR DE PLOMB

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

VACANCES

UN ÉTÉ SOUS UNE RIGUEUR DE PLOMB

Sans surprise, la crise a jeté une ombre sur les vacances des Français, qui sont un sur deux à ne pas partir sur la période juillet-août. Une baisse par rapport à l’an dernier, selon une étude publiée annuellement par une agence spécialisée.

Le Populaire du Centre
«Moins d’un Français sur deux (48%) a prévu une escapade ou de vraies vacances en juillet-août, où se concentre l’essentiel des congés d’été, soit un peu plus de 30 millions de personnes. L’an dernier, malgré la crise, de nombreux foyers avaient puisé dans leurs réserves pour préserver les sacro-saintes vacances d’été. Aujourd’hui, beaucoup n’arrivent plus à suivre ou souhaitent économiser en prévision d’éventuels coups du sort. Pour les partants, qui resteront à 70% en France, la priorité reste la mer, devant la campagne, la ville et la montagne.»

Var-Matin
Effectivement, ce n’est pas la foule. «Le premier week-end de grandes vacances n’a pas été accompagné d’un grand rush sur l’A8. L’affluence est également modérée sur les grandes lignes ferroviaires. C’est un signe qui ne trompe pas. Le péage de la Barque, rapidement saturé lors des transhumances estivales, n’a pas été aussi chargé que pour un week-end de juillet. Au maximum, les embouteillages à l’approche de la gare de péage d’Aix, en direction de l’Italie, n’ont pas dépassé les trois kilomètres.» D’autant plus que les kilomètres autoroutiers, ça use, ça use les porte-monnaie. Déjà pas bien épais.

Le Télégramme de Brest
«Réservations et visiteurs à la traîne»... Rien de différent sous le soleil breton: «Crise, météo chagrine.... Il ne fallait pas s’attendre à un début de saison estivale en fanfare. Les réservations sont en baisse par rapport à l’an passé. Mais les professionnels s’adaptent à la clientèle de dernière minute. Les professionnels du tourisme sont pragmatiques face à une saison estivale qui ne s’annonce pas brillante en juillet, mais “pas forcément catastrophique”. Le scénario se répète depuis cinq ans, accentué par la crise et une météo maussade. Fondamentalement, les modes de consommation des vacances sont en train de changer: réservations de dernière minute et séjours plus courts sont désormais de mise.» Pour ne pas dire de rigueur.

Le Monde
Et toute l’Europe est logée à la même enseigne: «Signe de la crise qui pèse, à peine plus de la moitié (54%) des Européens prévoient de partir en vacances cet été, ce qui constitue un recul de 4 points par rapport à 2012 et le taux le plus bas depuis 2000, selon le baromètre Ipsos-Europ Assistance publié jeudi 30 mai. Les intentions de départ entre juin et septembre des Européens sondés (Français, Allemands, Britanniques, Italiens, Espagnols, Belges et Autrichiens) ont même chuté de 12 points par rapport à 2011.» Et que dire du baromètre social...

La Nouvelle République
«Dès la fin de la concertation marathon organisée pendant deux jours par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, les syndicats les plus opposés à la réforme des retraites ont annoncé vendredi soir une grande journée d’actions, avec grèves et manifestations, le 10 septembre. La CGT et FO, qui avaient déjà indiqué qu’elles allaient mobiliser leurs troupes en septembre, sans donner de date précise, devraient être rejointes par la FSU et Solidaires.» À défaut de plage, beaucoup vont battre le pavé.

FO Hebdo - Juillet 2013

COMMUNIQUÉ DES ORGANISATIONS SYNDICALES CGT, CGT-FO, FSU, SOLIDAIRES

COMMUNIQUÉ DES ORGANISATIONS SYNDICALES CGT, CGT-FO, FSU, SOLIDAIRES

logo_fo_01.jpgLes organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires se sont réunies aujourd’hui sur les questions des retraites, de l’emploi, des salaires, de l’avenir des services publics.

Après la conférence sociale et les concertations de l’été, le gouvernement attend le mois de septembre pour donner les grandes mesures qu’il compte prendre.

Ses premières déclarations inquiètent les salariés, les retraités et les demandeurs d’emploi, d’autant que le calendrier imposé est très resserré.

Les organisations syndicales ont déjà largement fait part de leur analyse sur le rapport Moreau et les mesures qu’elles ne sauraient accepter: tout allongement de la durée de cotisation, l’opposition public/privé, la sous-indexation des pensions et des salaires portés aux comptes.

Pérenniser le système solidaire de retraite par répartition nécessite de réparer les injustices dues aux précédentes réformes. Il faut sortir des logiques qui ont diminué le niveau des pensions et créé des inégalités notamment entre les femmes et les hommes.

L’allongement de la durée de cotisation, déjà engagé, fixe des conditions inaccessibles aux plus jeunes dont la durée d’études, de formation, de recherche d’emploi est allongée par rapport aux générations antérieures.

Le financement des retraites nécessite de construire des alternatives par l’apport de ressources nouvelles, tout particulièrement en améliorant le pouvoir d’achat des salariés et en créant des emplois.

Il est urgent d’augmenter l’ensemble des salaires, du privé comme du public, ce qui impose d’en finir avec le gel du point d’indice et de revaloriser réellement le SMIC.

Il est nécessaire de redonner confiance aux salariés, particulièrement aux jeunes générations, dans le système de retraite solidaire.

Pour changer de cap et faire face à la situation, il faut rompre avec les politiques d’austérité.

Les organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires appellent à une journée nationale d’action interprofessionnelle avec grèves et manifestations le 10 septembre 2013, pour ne pas laisser les propositions du MEDEF faire la loi et pour imposer d’autres choix au gouvernement.

Montreuil, le 8 juillet 2013
 


L’austérité encore au menu pour 2014

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COMMUNIQUÉ

Les injonctions de la Commission européenne et de la Cour des comptes, conformément au pacte budgétaire européen, dictent les décisions du gouvernement : pour 2014, celui-ci s’oriente vers une économie de 5 Mds€ pour les régimes sociaux et une suppression de 9 Mds€ sur le budget de l’Etat !

Réforme des retraites, restrictions de droits sociaux, nouveau gel du point d’indice et baisse du pouvoir d’achat pour les fonctionnaires et les agents publics, destruction d’environ 13 160 postes statutaires dans la fonction publique de l’Etat (non compensée par une annonce de 9 900 emplois contractuels et/ou précaires sur certaines missions), moyens d’interventions subissant une baisse supplémentaire de 4% chez les opérateurs de l’Etat et de 2% en moyenne dans les ministères,…

Avec de telles mesures, ce sont des missions publiques abandonnées bien que prioritaires socialement ; des services publics de proximité en moins ; une commande publique en diminution ce qui aura un impact fort sur l’activité et sur l’emploi privé, notamment en zones rurales.

En restant enfermé dans cette logique restrictive, le gouvernement ne semble donc tirer aucune leçon de la crise et persiste dans une politique d’austérité qui l’aggrave. En réduisant la dépense publique associée à une réduction salariale, c’est la demande qui se réduit, et ainsi la consommation comme la production et donc la croissance. Au final moins d’emplois, moins de recettes fiscales et sociales. C’est, au contraire, un « choc de demande » qu’il faut créer !

La seule réponse sensée à la question des finances publiques est d’arrêter de véritables pistes redistributives selon une réforme fiscale d’ampleur remettant l’impôt sur le revenu au cœur du dispositif, en supprimant les niches fiscales anti-sociales et négatives pour l’emploi, en imposant une conditionnalité pour l’emploi aux aides publiques et en s’intéressant aux besoins publics et aux recettes fiscales nécessaires pour y répondre (y compris en luttant contre l’évasion fiscale).

FORCE OUVRIERE réaffirme que les régimes sociaux et les services publics doivent, plus que jamais, être renforcés pour combattre la pauvreté et les inégalités grandissantes. Ils sont, à travers l’action publique et les investissements qu’ils permettent, source de croissance, au même titre que l’indispensable augmentation des salaires pour relancer la consommation.

Mettre la République en tête des priorités impose de sortir de l’austérité. Parce que l’austérité est destructrice socialement et économiquement et qu’elle peut déstabiliser les démocraties.

Paris, le 1er juillet 2013

Contact : Pascal PAVAGEAU, Secrétaire confédéral



FEDECHIMIE CGTFO - Semaine 25 du 17 au 22-06-2013

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REVUE DE PRESSE - FEDECHIMIE CGTFO - Semaine 25 2013

Réalisée par Michel DECAYEUX pour le compte de la FEDECHIMIE CGTFO

LA GRÈCE FACE À L’ÉCRAN NOIR DE L’AUSTÉRITÉ

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

LA GRÈCE FACE À L’ÉCRAN NOIR DE L’AUSTÉRITÉ

Le gouvernement grec a fermé brusquement et manu militari les chaînes publiques audiovisuelles du pays le mardi 11 juin, provoquant en Europe une onde de choc ressentie différemment, ainsi que l’a répercutée la presse.

Les Échos
«Les hauts responsables de la Troïka des bailleurs de fonds internationaux de la Grèce (UE-BCE-FMI) sont arrivés lundi à Athènes pour poursuivre le contrôle régulier des comptes grecs en vue de la poursuite du versement des prêts au pays. La réunion entre les Allemands Matthias Mors (Union européenne), Klaus Masuch (Banque centrale européenne), le Danois Poul Thomsen (Fonds monétaire international), et le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, a commencé à 8h GMT.» Le lendemain, un rideau de fer tombait sur les ondes grecques.

Ouest-France
«Vers 23h heure locale (22h en France), les chaînes d’ERT ont cessé d’émettre et les écrans sont devenus noirs. Cette fermeture a suscité une rupture dans la solidarité au sein de la coalition gouvernementale, dirigée par le Premier ministre conservateur Antonis Samaras: deux des trois partis de la coalition ont désapprouvé la fermeture et ont annoncé qu’ils ne voteraient pas cette mesure lorsque le décret serait présenté au Parlement pour validation.»

20 minutes
Décret peu validé par la population: «La Grèce tournait au ralenti jeudi matin (13 juin), après un appel à la grève générale lancé par les deux principaux syndicats du pays pour protester contre la fermeture de la radiotélévision publique ERT mardi soir. Cette fermeture, effectuée de manière autoritaire, a choqué l’opinion grecque et le reste de l’Europe.»

Le Parisien
L’Europe? Pas tout à fait: «La Commission européenne a pris note de la décision des autorités grecques de fermer la radiotélévision publique ERT. Il s’agit d’“une décision prise de façon pleinement autonome”, indique-t-elle dans un communiqué.» L’autonomie avec un pistolet sur la tempe?

Le Midi Libre
«Selon les syndicats, en fermant ERT, le gouvernement remplit d’un coup l’objectif assigné par les créanciers de la Grèce de supprimer 2.000 emplois publics d’ici à la fin juin.» Le compte est bon?

Libération
Apparemment non, puisque «Merkel incite Samaras à continuer les réformes». La chancelière «a manifesté dimanche (16 juin) au Premier ministre grec, Antonis Samaras, “son soutien” pour les réformes engagées et l’a incité à continuer, selon un communiqué du gouvernement allemand».

Courrier international
«Au-delà des 2.700 emplois touchés, c’est la symbolique de cette décision qui a ému: la suppression soudaine de l’information de service public, dans un pays déjà durement éprouvé par plusieurs années de crise, des mesures d’austérité drastiques, et un taux de chômage qui atteint 27,4% de la population et plus des deux tiers des jeunes de moins de 24 ans.» Plus que l’écran noir, c’est le black-out.

FO Hebdo - Juin 2013

FEDECHIMIE CGTFO - Semaine 24 du 10 au 15-06-2013

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FEDECHIMIE - Semaine 24 - 2013

Réalisée par Michel DECAYEUX pour le compte de la FEDECHIMIE CGTFO

«IL FAUT SAVOIR DIRE NON», A SOULIGNÉ FO À DUBLIN

Tables rondes

«IL FAUT SAVOIR DIRE NON», A SOULIGNÉ FO À DUBLIN

La mobilisation contre les politiques d’austérité et les réformes structurelles doit monter d’un cran à l’échelle européenne, a souligné la confédération FO, représentée à la conférence de la CES par Jean-Claude Mailly et Andrée Thomas, Secrétaire confédérale chargée du secteur international. Le Secrétaire général de FO, qui a participé à la table ronde consacrée au renforcement du syndicalisme européen, a une nouvelle fois défendu l’idée d’organiser des arrêts de travail simultanés dans les différents pays de l’Union européenne. Pour l’instant, la mobilisation prend la forme d’euro-manifestations à la veille des sommets européens.

RENDEZ-VOUS AVEC LE PRÉSIDENT FRANÇAIS LE 19 JUIN

Jean-Claude Mailly a notamment souligné la nécessité de continuer à s’opposer au TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance), dit pacte budgétaire, et de revendiquer la révision de l’ensemble des traités, expliquant que si l’on veut que l’Europe ne soit plus perçue comme un danger par les travailleurs, mais qu’elle soit porteuse de progrès et de droits, «il faut savoir dire non». Une position qu’il entend défendre le 19 juin prochain lors de la rencontre entre le président français François Hollande, la Secrétaire générale de la CES, Bernadette Ségol, et les secrétaires généraux des organisations françaises membres de la CES.

Dans la perspective du prochain sommet européen des 27 et 28 juin à Bruxelles, la CES a en effet pris l’initiative d’organiser des rencontres pays par pays avec les chefs d’État et de gouvernement.
FO Hebdo - Juin 2013

Enquête FO Hebdo

L’ÉCONOMIE DU CINÉMA À BOUT DE SOUFFLE

Derrière les paillettes du Festival de Cannes qui vient de s’achever sur la Croisette, les coulisses du cinéma ne sont pas rutilantes. Comme l’industrie automobile ou l’agroalimentaire, le septième art se fait rattraper par l’austérité.

Avec 279 longs-métrages dont 209 d’initiative française, le nombre de films produits dans l’Hexagone n’a jamais été aussi élevé que l’an dernier. Pourtant, le budget alloué à la production cinématographique –1,32 milliard d’euros– a baissé de 3,4% sur la même période, une première historique. Le recul est même de 5,5% pour les films français. Et le mouvement devrait se poursuivre en 2013.

Les films les plus chers, dont le budget dépasse 10 millions d’euros, résistent à la crise. Leur nombre a même augmenté de 10% l’an dernier. Ce sont les films dits «du milieu», entre 4 et 7 millions d’euros, qui sont les plus touchés, avec une baisse de 22% selon l’observatoire de la fédération patronale Ficam.

Avec le secteur audiovisuel, auquel elle est très liée, l’industrie du cinéma emploie 24.000 permanents et 138.000 intermittents (lire encadré page suivante). On y trouve des professionnels de la production, de la réalisation, du montage, de la mise en scène, de l’interprétation...

Si le salaire mirobolant des étoiles du cinéma comme Dany Boon ou Daniel Auteuil a fait polémique en début d’année, la grande majorité des salariés techniques et artistiques voient leurs revenus baisser. Quant aux négociations sur une convention collective, elles n’ont toujours pas abouti huit ans après leur lancement.

Le système de financement du cinéma, alimenté pour près d’un tiers par la télévision, ne semble plus adapté à l’ère d’Internet et de la numérisation (lire encadré en page précédente). L’an dernier, l’investissement du petit écran a baissé de 12,6%. Et il s’est concentré sur les films à gros budget. Avec la concurrence des nouvelles technologies et notamment de la vidéo à la demande, les chaînes n’ont plus l’exclusivité des rediffusions. Pour s’assurer une forte audience et surtout les recettes publicitaires qui vont avec, elles misent sur les films à gros budget, avec leur lot de stars.

Budget en baisse de 5,5% pour les films français

«Depuis des années, nous sommes les variables d’ajustement des films à petit budget, dénonce Franck Guilbert, Secrétaire général du syndicat des artistes SNLA FO. Alors que les cachets des stars deviennent indécents, le salaire des acteurs n’a pas été augmenté en 2009. En général, sur les courts-métrages on joue gratuitement, on nous dit que ça fait partie de notre promo. Pour nous, tous les gens qui travaillent à un film doivent être payés. S’il n’y a pas d’argent, on ne le fait pas.»

Avec la baisse des moyens, les conditions de travail se dégradent. «Les périodes de tournage raccourcissent mais les journées s’allongent, les équipes techniques doivent aller de plus en plus vite, ajoute-t-il. On défend les salaires mais aussi la qualité des films. Des conditions délétères n’offrent pas un climat serein aux acteurs.»

Les tournages de films à l’étranger, notamment en Europe de l’Est, sont devenus monnaie courante car les salaires y sont plus faibles. Selon la fédération FICAM, ce phénomène touchait 31% des films d’initiative française en 2012 contre 23% en 2011. Dans le même temps, les tournages en France ont baissé de 13%. Pour les industries techniques, le manque à gagner représente 21,6 millions d’euros.

Autre inquiétude, les caisses du Centre national de la cinématographie (CNC), un système autofinancé à 100%, vont être ponctionnées par l’État. «Pour la première fois dans l’histoire du CNC, la loi de finances de 2013 instaure un plafonnement des ressources et un cinquième va partir dans le budget de l’État, dénonce Franck Guilbert. C’est une baisse de 150 millions d’euros par an, qui aura des conséquences pour la production et la numérisation du patrimoine. Le problème du cinéma, c’est plutôt son sous-financement.»

Pour le SNLA FO, la solution pourrait être d’instaurer une participation des fournisseurs d’accès à Internet. D’une somme allant de 5 à 7 euros pour 22 millions d’utilisateurs, elle rapporterait plus d’un milliard d’euros par an.

Clarisse Josselin
cj@force-ouvriere-hebdo.fr

FO Hebdo - Juin 2013

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