Challenges

CURE D’AMAIGRISSEMENT: LES CEINTURES SE SERRENT

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

CURE D’AMAIGRISSEMENT: LES CEINTURES SE SERRENT

Si la consommation en France a baissé en 2012, elle a carrément chuté au premier trimestre 2013 selon différentes études répercutées par une presse qui ne cache pas son inquiétude.

Les Échos
«Un smartphone et une tablette de chocolat. En cette période de crise, seuls quelques rares produits échappent aux restrictions que s’imposent les consommateurs français.» Résultat: «La consommation, dernier moteur de la croissance française, est tombée en panne. Derrière les inflexions macroéconomiques apparemment légères constatées par l’Insee, se cache un effondrement des ventes depuis le début de l’année pour de nombreux secteurs de consommation courante pour les ménages.»

Le Figaro
Et on se serre littéralement la ceinture puisque «si l’alimentaire a résisté à la crise l’an passé, il s’enfonce à son tour dans la récession depuis cet hiver. “Les hypers et supermarchés sont pour la première fois dans le rouge depuis 2008 avec un recul des volumes de 0,2% de décembre à fin février”, constate Jacques Dupré, directeur Insight chez IRI, qui analyse les tickets de caisses.

L’Usine Nouvelle
«2013 ne devrait pas être meilleure. L’ANIA (Association nationale des industries alimentaires) prévoit une stagnation du chiffre d’affaires, à +0,5%, un recul de la production industrielle de 1% et 5.000 suppressions de postes sur le premier semestre.» À trop amaigrir, à la fin les Caddie ne se remplissent plus.

Le Monde
Et là, on tape dans le dur: «En 2012, l’industrie agroalimentaire est restée le premier secteur industriel français avec un chiffre d’affaires total de 160,9 milliards d’euros, en progression de 2,3%, selon le bilan annuel publié mardi 16 avril par l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA). Son solde commercial atteint 9,2 milliards d’euros, porté par les vins et spiritueux.» En France, on n’a pas de pétrole mais...

Le Parisien
Reste que la voiture «est désormais le deuxième poste budgétaire du foyer, juste derrière le logement, et devant l’alimentation. D’après les données recueillies par l’association Automobile Club, le budget annuel consacré à la voiture a flambé en cinq ans, alors même que les Français roulent moins... pour faire des économies». Rouler moins pour payer plus.

Challenges
On peut choisir de rester chez soi, un endroit pas vraiment donné: «Les locataires considèrent que cette dépense pèse de plus en plus lourd sur leur budget. Ils sont effectivement 60% à considérer que la part des revenus du foyer consacrée au logement est trop importante. Ce chiffre était de 45% l’année dernière.»

20 minutes
Résultat: «Par rapport à 2012, les locataires accentuent les arbitrages au détriment de leur épargne (+11% par rapport à 2012), des dépenses de loisirs (+9%), des vacances (+6%) et des dépenses d’amélioration du logement (+11%). De plus, près des deux tiers des locataires déclarent que le budget logement a un impact important sur leurs dépenses alimentaires et sur celles consacrées à l’habillement.» Bref, ils se serrent la ceinture.

FO Hebdo - Avril 2013

RETRAITE, LE PEU D’AVENIR DE LA FEMME

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

RETRAITE, LE PEU D’AVENIR DE LA FEMME

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a installé, le 27 février, la commission

chargée de réfléchir, d’ici au mois de juin, à l’élaboration d’une nouvelle réforme du système des retraites, alors que l’Insee vient de publier son bilan démographique 2012, révélant une baisse de l’espérance de vie des femmes. Peu avant la Journée de la femme…

La Gazette des communes
«Les femmes sont majoritaires parmi les allocataires du revenu de solidarité active (RSA), dont elles représentent 57% des bénéficiaires en 2010. Ces situations précaires, qui se pérennisent, accentuent les écarts entre les pensions de retraite des femmes et des hommes.»

Challenges
«Cinq femmes et cinq hommes qui ont une centaine de jours pour plancher sur l’avenir de notre système de retraites. Un scénario de téléréalité pour Arte? Non, la nouvelle commission installée mercredi 27 février par le Premier ministre pour formuler des pistes de réforme. La moitié sont des hauts fonctionnaires experts de la protection sociale.» La commission affiche sa parité, mais est-elle dans la réalité?

Le Figaro
Un député de la majorité présidentielle a «reconnu la semaine dernière, dans les couloirs de l’Assemblée, que la “biologie” incitait à “se poser la question de la durée de cotisation. Je vois des gens qui auront passé plus de temps en retraite que dans la vie active. C’est une situation qui ne peut pas perdurer”, ajoutait-il». Quant au ministre du Budget, il “a enfoncé le clou” (du cercueil?) le lendemain, «parlant même de “consensus”: “L’allongement de l’espérance de vie doit se partager entre temps travaillé et temps retraité.” Un député PS influent estime que la réforme des retraites, même si elle est “brutale”, pourrait néanmoins être approuvée sans trop de heurts». Dans la tombe, on ne vous entend pas crier.

Le Télégramme
«Le grand nombre de décès observé l’an dernier explique qu’en 2012 l’espérance de vie a stagné pour les hommes (78,4 ans) et même diminué de deux mois pour les femmes (84,8 ans). Comme avec la canicule en 2003, c’est un accident, pas une rupture de tendance, assure toutefois Pascale Breuil, chef de l’unité des études démographiques et sociales de l’Insee.» Il y en a quand même beaucoup qui sont au bord de la rupture.

Ouest-France
«En Bretagne, les femmes représentent 57% des personnes seules vivant sous le seuil de pauvreté et 84% des parents de familles monoparentales.» Et quand sonnera l’heure de la retraite?

Le Nouvel Observateur
«En 2008, la retraite moyenne mensuelle des femmes s’élevait à 833 euros (hors pensions de réversion versées aux veuves) contre 1.743 euros pour les hommes. Les femmes partent à la retraite en moyenne plus tard que les hommes (61,8 ans pour les femmes, contre 61,4 ans pour les hommes en 2009).» L’avenir ne s’annonce pas rose.

FO Hebdo - Mars 2013

SOUS LA CAMPAGNE LES RESTRUCTURATIONS

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

SOUS LA CAMPAGNE LES RESTRUCTURATIONS


Des plans sociaux pourraient avoir été retardés pour n’être mis en œuvre qu’après les élections présidentielles et législatives. Une possibilité largement envisagée.


20 minutes
«Sarkozy a perdu son emploi ce dimanche et pourrait être imité par des milliers de salariés français victimes de plans de restructuration.»



Le Monde
Car «si la campagne a permis le sauvetage par le gouvernement de Lejaby, Photowatt, Petroplus, Fonderie du Poitou, et peut-être de Néosécurité, elle a aussi ralenti des re-structurations. Selon la Dares (ministère du Travail), 135 plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) ont été notifiés en janvier et février, en baisse de 18% par rapport à 2011». Une baisse paradoxalement inquiétante.

Le Figaro
«Ce pourrait être l’effet gueule de bois du lendemain des élections. Certaines entreprises ont en effet, sous la pression du précédent gouvernement ou en attendant une période plus propice, remis à après la campagne électorale des plans de restructuration qu’elles jugent nécessaires. Pour les sociétés dans lesquelles l’État est actionnaire, le message avait été très explicite: pas de “suppressions d’emplois” en France. Premier visé, le groupe nucléaire Areva s’était plié à la consigne et il réduit actuellement ses effectifs (1 200 postes) en Allemagne.»

La Dépêche
Ces «rumeurs de plans sociaux après la présidentielle» sont «la crainte des syndicats. Ils redoutent que des plans sociaux retardés n’interviennent après la présidentielle. Au mois de février, François Chérèque (CFDT) avait tiré le signal d’alarme, affirmant que “des chefs d’entreprise et DRH [lui disaient] que toutes les semaines le ministère leur [téléphonait] […] pour qu’ils reportent à plus tard” leurs plans sociaux».

Le Point
«Le Secrétaire général de FO a expliqué que ses craintes étaient fondées sur “le ralentissement économique” et sur des difficultés attendues dans certains secteurs, citant la métallurgie ou la grande distribution.» Ajoutant que «des projets sont en cours dans les entreprises comme Air France, dans les télécoms, donc ça peut faire mal, il peut y avoir une vague, après la présidentielle, de plans sociaux», et que «quand ça touche les grandes entreprises, derrière ça touche les sous-traitants, donc on a une forte inquiétude là-dessus».

Challenges
«En effet, les procédures de plan de sauvegarde de l’emploi ne pèsent que pour 5% des destructions d’emplois dans ce pays. L’essentiel se fait via des fins de missions d’intérim et le non-renouvellement des CDD», selon Pierre Beretti, P-DG d’Altedia.

L’Est Républicain
Et au-delà, car les répercussions se propagent partout. Ainsi, à Besançon, «trois emplois en moins dans la boutique de la rue des Granges. Le magasin de Dole définitivement fermé en juin prochain. Les boucheries Croppet frappées de plein fouet». Une économie meurt à petit feu.

FO Hebdo - Mai 2012

La Réunion de crise

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Voix de presse

 

Des manifestations contre la vie chère et le chômage, débutées le 21 février et émaillées de « violences urbaine », ont eu lieu plusieurs jours durant dans l'île de La Réunion sans que les médias métropolitain sy accordent une attention démesurée.

L’Est-Eclair

« À l’exception de quelques images au 20 Heures, le silence de nos politiques est assourdissant. Dit autrement, en métropole, tout le monde s'en contrefout. »

 

Challenges

« Sur l'île, le taux de chômage est trois fois plus important qu'en métropole, il flirte avec le Seuil des 60% en ce qui concerne les jeunes de 15-25 ans. » ll y aurait peut-être des leçons à en tirer.

L’express

« En outre-mer, le revenu médian se situe entre 900 et 1000 euros par mois, contre 1600 en métropole. Les revenus sont globalement plus faibles, et le chômage, surtout chez les jeunes, est extrêmement élevé. Ce n'est d'ailleurs pas étonnant que les manifestations réunionnaises soient parties du Chaudron, un quartier particulièrement défavorisé de Saint-denis. »

Le Figaro

Et puis « à La Réunion, se nourrir coûte 36% plus cher qu'en métropole ». Heureusement « il est moins cher de se loger à La Réunion qu'en métropole »: ainsi « pour les consommations liées au logement en particulier (loyers, charges, eau, électricité principalement), les prix sont inférieurs de 2,4% à La Réunion ». Soit +36% contre -2,4%...

La Croix

« Le coût des produits reste élevé, malgré la décision prise à l'époque par le gouvernement de stabiliser les prix dans chaque département ultramarin. En effet, cette stabilisation n'était que provisoire (quatre à six mois). L’économie de marché a donc repris ses droits dans l’Île. Une situation explosive, alors que 52% du million de Réunionnais vivent au-dessous du seuil de Pauvreté. »

Le Monde

Brel « seuls les expatriés ont encore les moyens de s'en sortir » tandis que « la classe moyenne y est quasiment inexistante ».

20 Minutes

Donc, logiquement, « les forces de l'ordre se sont vraiment concentrées sur la défense du Score, une grande surface qui avait déjà été pillée lors des événements du Chaudron en 1991 ».

Le Parisien

Mais même « le gel des prix ne calme pas les manifestants. A I'issue de cinq heures de discussions, le préfet a annoncé le gel des prix de 40 produits de consommation courante. Loin d'apaiser les esprits, Saint-Denis a vécu une quatrième nuit de violence ». Bref, la tentative de geler la situation 1'a pas refroidi la colère.

L’Aisne nouvelle

Car « derrière cette violence, c'est vrai qu'il y a cette revendication contre la vie chère, c'est en réalité un problème autour de la précarité et du chômage mais il faudra régler ce problème par l'emploi », a « reconnu jeudi la ministre de l'Outre-mer Marie-Luce Penchard ». Il faudra? Vite, une réunion de crise...

FO Hebdo – Février 2012

Vol à vue : atteindre la grève

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

 

Vol à vue : atteindre la grève


La proposition de loi Diard, visant à limiter I'exercice du droit de grève dans le secteur aérien, a conduit la plupart des syndicats de personnels du transport aérien à un appel à la mobilisation du 6 au 9 février, largement répercuté dans les médias.

 

 

 

 

Le Parisien

« Déposé par un membre du collectif de la Droite Populaire avant un mouvement des agents de sûreté dans les aéroports, le texte vise à transposer dans le secteur aérien le dispositif existant dans les transports terrestres depuis 2007 et appliqué notamment à la SNCF. » « Ce que nous avons fait pour le métro, pour le train, il faut le faire également pour le transport aérien », a martelé Nicolas Sarkozy 1er janvier.

20 minutes

Et le gouvernement d'utiliser un sous-marin anti-aérien pour son projet « qui passe par une proposition de loi du député UMP des Bouches-du-Rhône Eric Diard ».

Les Échos

Un foudre de guerre: « Un des faits d'armes de ce consultant en gestion de quarante-six ans reste d'avoir été un des trois parlementaires à s'être rendus en 2002 à Bagdad pour une visite très controversée à Saddam Hussein. » Peut-être cherche-t-il une arme de destruction du droit de grève...

Le Nouvel Observateur

Ce n'est pas le seul avis de sale temps: « le 10 février, la direction d'Air France a convoqué un comité central d'entreprise pour dénoncer une bonne partie des accords qui régissent I'organisation du travail, le but étant de réduire la dette de la compagnie ». Au nom de la dette, la direction se sent pousser des ailes...

Le Journal du Dimanche

Les personnels « s'inquiètent surtout de la remise en cause par la compagnie de dizaines d'accords sociaux ». Pourtant Air France ne traite pas mal ses salariés, mais notre modèle est à bout de souffle », assène Alexandre de Juniac », nouveau patron d'Air France et ancien directeur adjoint du cabinet d'un ministre du Budget nommé Nicolas Sarkozy. Et de confier: « J'ai renoncé à 50% de ma rémunération variable. Je n'aurai pas de retraite chapeau. » Un argument de haute altitude...

Challenges

... pour coup bas: « Restreindre le droit de grève des salariés des compagnies aériennes et de leurs sous-traitants, à la veille de grandes réformes sociales et des élections présidentielles est un coup monté », ont dénoncé « les syndicats d'Air France dans un communiqué », estimant que « sur fond de dialogue social et d'informations aux passagers, c'est bien la grève que le gouvernement veut éradiquer ». Au risque de faire monter la température au sol.

FO Hebdo – Février 2012

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