CHÈQUE

LE CHÈQUE: UNE ESPÈCE MENACÉE DE DISPARITION?

CONSOMMATION


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LE CHÈQUE: UNE ESPÈCE MENACÉE DE DISPARITION?

Il représente pas moins de 18% des paiements non effectués en espèces, mais les banques souhaitent s’en débarrasser, arguant d’un coût avoisinant les 2,5 milliards d’euros. Le chèque, bien que régulièrement attaqué dans des études inspirées par le lobby bancaire, reste très populaire en France, notamment pour la liberté qu’il permet mais aussi pour son côté pratique (caution, possibilité de payer sans être obligé de connaître des coordonnées bancaires...). Il devrait pourtant être progressivement retiré de la circulation. Du moins, c’est ce que préconise un rapport, dévoilé le 25 avril dernier. Proposant de diviser par deux leur nombre d’ici à 2017, au profit de moyens dits plus innovants, dont on ne sait pas encore quel sera le coût pour l’utilisateur, ce rapport «sur l’avenir des moyens de paiement» a été rédigé par Emmanuel Constans et Georges Pauget. Ce dernier n’étant autre que l’ancien patron du Crédit agricole ainsi que de la principale organisation professionnelle bancaire, la Fédération bancaire française (FBF), qui représente toutes les banques installées en France, il n’est guère surprenant que des lauriers leur y soient tressés. Une bonne part du rapport est consacrée à démontrer que les Français ne paient pas tant de frais bancaires que cela, même si la Commission européenne, pourtant plutôt complaisante à l’endroit de ce secteur, affirme le contraire.

Bon nombre de ses propositions se retrouvant dans les vingt émises dans ce rapport, l’AFOC, l’association de consommateurs Force Ouvrière, s’en est félicitée. S’exprimant, après avoir attendu sa présentation, le 10 mai dernier, devant le Comité consultatif du secteur financier (CCSF), instance de coordination chargée d’étudier les questions liées aux relations entre les établissements financiers et leurs clientèles, l’AFOC précise néanmoins que la «diminution de l’utilisation du chèque n’est envisageable» qu’à certaines conditions: le développement d’un «ou plusieurs moyens de paiement modernes et sûrs, qui puissent couvrir tous les usages actuels du chèque (transfert d’argent entre particuliers, paiement de gros montants…), mais aussi et surtout «que ces moyens de paiement de substitution présentent les caractéristiques du chèque jugées essentielles par les consommateurs»: la «maîtrise du paiement par le débiteur (date, montant et ordre sont à sa main) et bien entendu la gratuité». Qui n’est pas ce à quoi tendent principalement les banques.

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