CHÔMAGE

Chômage en hausse en mai | Jean-Claude Mailly : « Le gouvernement doit se demander s’il ne fait pas fausse route »

Chômage en hausse en mai
Jean-Claude Mailly : « Le gouvernement doit se demander s’il ne fait pas fausse route »

Jeudi 26 Juin 2014 à 20h15 et 21h15, Jean-Claude Mailly était l’invité de l’émission « l’invité de l’économie » présentée par Isabelle Gounin sur LCI.

La hausse du chômage s’est encore accélérée en mai et le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégories A, B et C a franchi le seuil symbolique de 5 millions en métropole. "Quand il n’y a pas de croissance économique, il ne faut malheureusement pas s’étonner de cette augmentation du chômage", estime Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière.

Chiffres du chômage | Sans changement de politique économique, pas de baisse en perspective

Chiffres du chômage

Sans changement de politique économique, pas de baisse en perspective

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Selon les derniers chiffres publiés par Pôle Emploi pour le mois de mai 2014, le nombre de demandeurs d’emploi, sans emploi et tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (catégorie A), en France métropolitaine augmente de 0,7 % sur un mois soit 24 800 demandeurs d’emploi en plus.

Le nombre total de demandeurs d’emploi obligés de faire des actes positifs de recherche d’emploi (cat A,B et C) s’élève désormais à 5 020 200 personnes soit une augmentation de 0.7 % sur un mois et + 4.8% sur un an.

Aussi, malgré les mesures envisagées par le gouvernement sur les demandeurs d’emploi senior, c’est en réalité la politique économique qu’il faut changer pour que la courbe du chômage s’inverse de façon durable.

Au lieu d’un « pacte de responsabilité » fondé notamment sur une politique massive de réduction de cotisations sociales et exonérant le patronat de toute responsabilité sur le niveau du chômage et de la création d’emploi, c’est un changement de politique macroéconomique tant au niveau européen et national que revendique FO, axé sur la relance de la consommation et du pouvoir d’achat, le soutien aux services publics, le développement de véritables investissements industriels et donc la fin des politiques d’austérité.

Cela fera partie du cahier des revendications que Force Ouvrière portera lors de la conférence sociale des 7 et 8 juillet prochain.

vendredi 27 juin 2014
Par  Stéphane Lardy

Chômage : sombre printemps

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

La hausse du chômage s’est accélérée en avril : le nombre des demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A (sans aucune activité) a atteint un nouveau record, selon les chiffres présentés le 28 mai par le ministère du Travail. L’optimisme maintenu par le gouvernement n’a guère été partagé par la presse.

Triste printemps 2014

Le Bien Public
« Après une stabilisation en mars, le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a repris sa hausse en avril avec 14 800 nouveaux inscrits à Pôle emploi en métropole (+0,4%), atteignant le niveau record de 3 364 100, a annoncé mercredi le ministère du Travail. La hausse est encore plus marquée en incluant les demandeurs d’emploi exerçant une petite activité, (+36 400, +0,7%), pour un total de 4 985 900 à la fin avril (5 285 600 avec l’outre-mer), également un record. “Ces chiffres reflètent la conjoncture observée en ce début d’année” et “appellent à la mobilisation générale pour la croissance et l’emploi”, estime le ministère dans un communiqué. » Tandis que les entreprises démobilisent. Drôle de guerre.

Les Échos
À l’état-major, on veut y croire : « Au ministère du Travail, on se refuse à sombrer dans le pessimisme. Notant que “ces chiffres reflètent la conjoncture observée en ce début d’année 2014”, la rue de Grenelle précise dans un communiqué qu’ils doivent être “analysés avec prudence du fait de la forte volatilité mensuelle” des données. » Pour le moment, ce sont les emplois qui se volatilisent. “Aucune classe d’âge n’a été épargnée en avril, mais les plus vieux ont été les plus touchés. Le chômage a progressé chez les jeunes de 0,2%, chez les 25-49 ans de 0,4% et chez les seniors de 0,7%. Les effectifs de chômeurs de longue durée ont poursuivi leur progression. En cumulant les catégories A, B et C, on arrive au chiffre de 2 114 600, dont plus de la moitié sont inscrits au chômage depuis plus de deux ans”. » Apparemment, le combat s’éternise.

Capital
C’est aussi l’avis de l’Unedic, qui « a relevé la semaine dernière sa prévision du nombre de demandeurs d’emploi cette année et prévoit encore une hausse l’an prochain ». En se basant sur une hypothèse de croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0,8% en 2014, de 1,3% en 2015 et de 1,5% en 2016. En 1914, l’optimisme était de rigueur.

Le Monde
On n’en cherche pas moins de nouvelles armes : « Nouvelle idée du ministre du Travail, François Rebsamen, ce mercredi 28 mai : suspendre pendant trois ans les seuils sociaux créant des obligations aux entreprises en matière de droits des salariés. Autrement dit, ne plus obliger une entreprise à respecter les contraintes sociales –telles que la nomination de délégués du personnel à partir de dix salariés ou la création d’un comité d’entreprise passé cinquante employés– pendant un laps de temps suffisant pour apprécier l’effet d’une telle mesure sur les créations d’emplois. » Une arme de destruction massive ?

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COMMUNIQUÉ DATÉ DU VENDREDI 29 NOVEMBRE 2013

CHIFFRES DU CHÔMAGE:

ATTENDRE ET VOIR

Après plus de 30 mois de hausse continue, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi fin octobre en catégorie A, a diminué de -0,6% sur un mois (-20.500). Cette apparente bonne nouvelle doit être relativisée: d’une part, parce qu’il est trop tôt pour parler d’inversion de tendance durable, d’autre part, parce que les autres catégories de demandeurs d’emploi inscrits augmentent (B,C,D et E). Ainsi, le nombre de stagiaires de la formation professionnelle et les bénéficiaires de contrats aidés progressent.

En outre, les motifs de sortie des listes de Pôle emploi soulèvent également des inquiétudes: augmentation de plus de 25% des radiations administratives alors que les reprises d’emploi déclarées n’augmentent que de 0,9%. Enfin, les demandeurs d’emploi seniors et de longue durée poursuivent leur inquiétante augmentation.

Face à une situation toujours aussi dramatique: multiplication des plans sociaux, précarité grandissante, baisse du pouvoir d’achat, Force Ouvrière ne cesse de répéter inlassablement que la politique économique et sociale menée par le gouvernement n’est pas à la hauteur des enjeux.

C’est ce qu’a rappelé la délégation Force Ouvrière et son Secrétaire général Jean-Claude Mailly au Premier Ministre Jean-Marc Ayrault lors de la rencontre qui a eu lieu le 25 novembre. C’est aussi ce que nous réaffirmerons lors du meeting du 29 janvier 2014 que Force Ouvrière organisera à Paris.
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Où va la france?

Où va la france?

POUR 2014, LES ÉCONOMISTES PRÉVOIENT UNE CROISSANCE MOLLE ET UN CHÔMAGE EN HAUSSE

Selon l’OFCE, la hausse du PIB atteindra 1,3% l’an prochain. Un chiffre insuffisant pour faire baisser le nombre de demandeurs d’emploi et loin du potentiel hexagonal.
L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) est un institut de recherche qui se distingue traditionnellement par le sérieux de ses travaux et l’indépendance de ses économistes. Aussi, la publication, le 23 octobre, de ses perspectives pour l’an prochain était-elle attendue avec une certaine impatience.


A
insi, l’OFCE n’hésite pas à prévoir, pour 2014, une hausse du taux de chômage jusqu’à 10,9% de la population active. Une pierre dans le jardin du gouvernement qui répète en boucle depuis des mois que l’inversion de la courbe du chômage est imminente. Pour arriver à une telle conclusion, Éric Heyer et Xavier Timbeau notent que la croissance économique sera insuffisante, l’an prochain, pour que le nombre de demandeurs d’emploi diminue malgré les mesures censées y parvenir, telles que le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), les Contrats de génération ou les Emplois d’avenir.

Les effets négatifs des réductions budgétaires

Pourtant, l’institut estime que la croissance atteindra 1,3% en 2014, soit plus que les prévisions du gouvernement (0,9%) et nettement plus qu’en 2013 (0,2%). Cette hausse de la croissance est rendue possible par le délai d’un an –fin 2015– accordé à la France et à cinq autres pays de la zone euro par la Commission européenne pour ramener leur déficit à 3% du PIB.

Mais ce «ballon d’oxygène» ne suffira pas à compenser les effets des politiques de rigueur menées depuis 2011. Pour 2014, si la pression fiscale est globalement stable, elle augmentera de 12 milliards d’euros pour les particuliers, surtout avec la hausse de la TVA au 1er janvier, et baissera de 9 milliards pour les entreprises, notamment grâce au CICE. Autant de ponctions opérées sur le pouvoir d’achat qui impacteront la consommation alors que celle-ci est un élément clé de la croissance.

Pire encore, les mesures d’austérité se traduiront par une réduction des dépenses budgétaires de 15 milliards. Or, note l’OFCE, cette politique produit encore plus d’effets négatifs sur la croissance que l’augmentation des prélèvements à laquelle nous avons eu droit depuis 2011. Du coup, la politique que le gouvernement veut mener en 2014 constitue un boulet qui empêche l’économie française d’avancer au rythme qui lui permettrait de renouer avec une croissance d’au moins 1,5%, le seuil à partir duquel le chômage commence à baisser.
FO Hebdo - Octobre 2013
 

CHIFFRES DU CHÔMAGE: UNE AMÉLIORATION EN TROMPE L’OEIL?

CHIFFRES DU CHÔMAGE:

UNE AMÉLIORATION EN TROMPE L’OEIL?

Selon les derniers chiffres publiés par Pôle Emploi, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (catégorie A, B et C) en France métropolitaine diminue de 1.3% soit 62.700 demandeurs d’emploi de moins en Août.

Pour autant un certain nombre d’éléments nous invite à la prudence quant à une réelle amélioration de la situation pour les demandeurs d’emploi. Nous constatons que les seniors sont toujours dans une situation difficile face au retour à l’emploi (-0.1% seulement) et que si le chômage de longue durée s’est stabilisé en Août, le chômage de très longue durée (3 ans et plus d’inscription à Pôle emploi) a augmenté (+1% soit 5.000 personnes de plus que le mois précédent).

Notons également que le nombre de demandeurs d’emploi indemnisés par la solidarité nationale (ASS) augmente (+1.4%) ce qui signifie une augmentation du nombre de demandeurs d’emploi en fin de droits à l’assurance chômage alors même que le gouvernement refuse toujours le rétablissement pérenne de l’allocation équivalent retraite (AER) que revendique FO.

Par ailleurs, la baisse relativement significative des entrées à Pôle emploi pour fin de CDD ou de mission d’intérim (-6.9% et -9.5%) pourrait s’interpréter comme le signe d’une légère reprise d’activité économique mais elle illustre surtout une caractéristique du marché du travail que l’Accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 et la loi dite de sécurisation de l’emploi n’ont pas réussi à combattre à savoir justement la précarité et l’instabilité des emplois par l’utilisation de contrats précaires en lieu et place du contrat à durée indéterminée.

Force Ouvrière s’interroge également sur l’explosion des «cessations d’inscription pour défaut d’actualisation» (+38.8% d’un mois sur l’autre). 77.500 personnes ont ainsi été retirées des listes de Pôle Emploi sans que l’on puisse déterminer ce qu’ils sont devenus, s’ils ont repris un emploi ou pas.

Si la légère amélioration de la situation de jeunes demande à être confirmée, celle des seniors s’aggrave au fil de mois et confirme l’opposition de Force Ouvrière à l’allongement de la durée de cotisation pour bénéficier d’une retraite voulue par le gouvernement et notre mobilisation du 15 octobre 2013.
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FEDECHIMIE CGTFO - Semaine 28 du 08 au 13-07-2013

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Revue De Presse FEDECHIMIE - Semaine 28 2013 - Michel Decayeux

Réalisée par Michel DECAYEUX pour le compte de la FEDECHIMIE CGTFO

FEDECHIMIE CGTFO - Semaine 27 du 01 au 06-07-2013

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Revue De Presse FEDECHIMIE - Semaine 27 2013 - Michel Decayeux

Réalisée par Michel DECAYEUX pour le compte de la FEDECHIMIE CGTFO

FEDECHIMIE CGTFO - Semaine 26 du 24 au 29-06-2013

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Revue De Presse FEDECHIMIE - Semaine 26 2013 Michel Decayeux

Réalisée par Michel DECAYEUX pour le compte de la FEDECHIMIE CGTFO

CHIFFRES DU CHÔMAGE: UNE STABILISATION PONCTUELLE MAIS TOUJOURS PAS DE TENDANCE À LA BAISSE

COMMUNIQUÉ

CHIFFRES DU CHÔMAGE:
UNE STABILISATION PONCTUELLE MAIS TOUJOURS PAS DE TENDANCE À LA BAISSE

fo-chauny-sante-force-syndicale.gifLes chiffres du nombre de demandeurs d’emploi qui viennent d’être publiés par Pôle Emploi indiquent que le nombre de personnes sans aucune activité, et tenues de faire des actes de recherche d’emploi, est stable par rapport au mois précédent (3.264.500 personnes). Sur l’ensemble de la catégorie A, B et C on constate même une légère baisse (-0.1%).

Mais la statistique a cette particularité: elle ne nous dit pas tout… En y regardant de près, il faut malheureusement relever l’augmentation du nombre des demandeurs d’emploi de plus de 50 ans (+0.5% sur un mois et +14.9% sur un an). Un argument, parmi d’autres, qui devrait interdire tout nouvel allongement de la durée de cotisation pour la retraite.

Le chômage de longue durée augmente lui aussi (+0.5% pour les inscriptions de plus d’un an), tout comme le chômage de très longue durée qui augmente encore de +1.3% sur un mois pour atteindre une augmentation de +19% sur un an.

Consciente de la quasi impossibilité pour les seniors de retrouver un emploi, et des situations dramatiques que cela engendre, Force Ouvrière a demandé par courrier à Michel Sapin, Ministre du travail et de l’emploi, qu’une mesure urgente et de justice sociale soit prise, à savoir le rétablissement de l’Allocation Equivalent Retraite pour des demandeurs d’emploi en fin de droits à l’assurance chômage mais qui, en raison de leur âge, ne peuvent pas liquider leurs droits à la retraite alors qu’ils ont acquis le nombre de trimestres suffisants.

En définitive, cette «petite pause» ne signifie nullement que les problèmes de fonds soient résolus, et cela d’autant que le nombre de radiation pour défaut d’actualisation a bondi. Pour cela, et comme FO l’a rappelé lors de la dernière conférence sociale, il est indispensable d’avoir au niveau français et européen un changement de politique macro-économique, tourné vers la croissance et l’investissement, deux éléments indispensables à une baisse pérenne du chômage par la création d’emplois et le soutien au pouvoir d’achat.

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