Comité confédéral national

FO & l'économie sociale n°5 - Hors série

ECONOMIE SOCIALE

«D’UN RESPONSABLE À L’AUTRE»

A l’occasion de ce cinquième numéro (hors série) de « FO et l’Economie Sociale » consacré à l’actualité des mutuelles, qu’il me soit permis de faire savoir que, ayant fait valoir mes droits à la retraite, j’ai remis à Jean-Claude Mailly mes mandats de Secrétaire Confédéral dont celui de responsable du secteur « Economie sociale ».

Le Comité Confédéral National des 22 et 23 mars a élu Anne Baltazar, précédemment Secrétaire Générale de la Fédération Générale des Fonctionnaires, au Bureau Confédéral où elle sera notamment en charge de l’Economie Sociale.

Dans ses précédentes fonctions, Anne a eu par exemple à organiser la mobilisation des fonctionnaires avec leurs mutuelles contre l’abrogation de l’Arrêt Chazelles et à conduire les discussions qui ont abouti aux dispositifs de référencement des mutuelles.

Avant d’être Secrétaire Générale de la FGF, elle a été également en charge du très vaste dossier de l’Action Sociale dans la Fonction Publique de l’Etat.

C’est donc une responsable politique déjà rompue à un pan important de l’Economie Sociale qui prend en charge ce secteur.

Qu’il me soit également permis de me féliciter de cette décision. En effet, au-delà des personnalités des responsables, cela illustre la volonté de Force Ouvrière de continuer à être impliquée dans l’Economie Sociale, dans le respect des rôles des uns et des autres, dans une république sociale comme le colloque du 13 janvier 2011 « Quelles relations entre une organisation syndicale et l’Economie Sociale » l’a rappelé.

Les fondements de la République sociale sont, pour ce qui concerne le rôle du service public, sapés par la RGPP et pas seulement par la réduction des financements publics.

Tout le monde connaît le combat mené par FO en la matière.

Mais l’économie sociale n’y échappe pas non plus, la diminution des moyens que lui allouent les pouvoirs publics n’étant que la partie émergée de l’iceberg.

Sont aussi menacés son rôle, son organisation, sa liberté par différents moyens notamment la vision marchande de l’Union Européenne, la tentation de son instrumentalisation par les pouvoirs publics (délégation de services publics, appel d’offres…). Tout cela tente de l’insérer de gré ou de force dans la sphère marchande ou dans le rôle d’auxiliaire des pouvoirs publics.

Confronter cette analyse à celle des universitaires et des responsables de l’Economie sociale tel sera l’objet d’un grand colloque qu’organisera Force Ouvrière le 25 septembre 2012.

Cela montre à l’évidence que d’un responsable à l’autre, Force Ouvrière entend continuer à défendre les principes de l’Economie Sociale.

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«LE TEMPS DU POLITIQUE N’EST PAS LE TEMPS DU SYNDICAT»

Indépendance


Comité confédéral national

«Conformément à son principe et sa pratique de liberté et d’indépendance syndicales, FO ne donnera aucune consigne de vote, directe ou indirecte», a d’emblée indiqué Jean-Claude Mailly à l’ouverture du Comité confédéral national, soulignant: «Le temps du politique n’est pas le temps syndical.» Un positionnement qui vaut tant pour les élections présidentielles que législatives.

Pour la confédération FO, a précisé le Secrétaire général, le rôle d’un syndicat n’est pas d’appeler à voter contre tel candidat, mais d’appeler, par exemple, à voter contre le traité européen instaurant le Mécanisme européen de stabilité (MES), ce que la confédération FO est la seule à avoir fait dans un courrier aux parlementaires le 14 février dernier.

UN 1er MAI REVENDICATIF ET INTERNATIONALISTE

Jean-Claude Mailly a également rappelé qu’accepter de rencontrer des candidats ne signifie pas, comme l’ont écrit certains journalistes, faire partie du «réseau» d’untel ou d’untel. Mais qu’il s’agit au contraire d’exposer ses revendications. Dans ce contexte de fébrilité généralisée où les véritables problèmes et revendications sont relégués au second plan et où certaines organisations syndicales se laissent aller à des «attitudes partisanes», les responsables FO ont d’autant plus rejeté l’idée d’un 1er Mai fourre-tout qu’il se situera entre les deux tours de l’élection présidentielle. Ils ont préféré un 1er Mai Force Ouvrière «en défense de l’indépendance syndicale, des revendications et de l’internationalisme ouvrier». Jean-Claude Mailly se rendra d’ailleurs en Tunisie à l’invitation de l’UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens).

FO Hebdo - Mars 2012
 

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