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LE CHÔMAGE DE RIGUEUR FRAPPE L’EUROPE AU CŒUR

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

LE CHÔMAGE DE RIGUEUR FRAPPE L’EUROPE AU CŒUR

Un nouveau niveau record du taux de chômage de la zone euro a été atteint en avril, à 12,2% de la population active, soit quelque 19,37 millions de personnes, a annoncé, le 31 mai, Eurostat, l’office européen des statistiques. Qui ne prévoit pas d’embellie pour l’été. Tout comme en France où la presse ne cache pas son inquiétude.

La Montagne


Le chef du gouvernement a réaffirmé, vendredi 31 mai, que «la courbe du chômage pouvait s’inverser fin 2013 en mobilisant les outils que sont les emplois d’avenir et les contrats de génération». Et... «à la condition aussi bien sûr que la croissance revienne en Europe». Un si qui est un sérieux bémol.

L’Express
Impossible n’est pas français: «C’est l’objectif et il ne faut surtout jamais se résigner. Quand on fixe un cap il faut s’y tenir.» Et de citer «la réforme structurelle du marché du travail (loi Sapin sur la sécurisation de l’emploi) et le crédit d’impôt compétitivité». Le cap de Bonne-Espérance?

Le Point
Mais voici que, dans le pot-au-noir, l’équipage franco-allemand, uni sur le pont, a présenté, mardi 28 mai à Paris, les «grandes lignes d’une initiative commune contre le chômage des jeunes». Pour le ministre du Travail français, l’un des leviers «est la mobilité, sur le territoire national et en Europe». En Roumanie? Le «deuxième levier, c’est l’alternance: nous avons un retard considérable sur l’Allemagne, c’est sûrement aussi pour ça que le chômage y est bien plus faible».

Le Monde
À Voir… Outre-Rhin, «depuis 2005, le nombre de jeunes âgés de 15 à 24 ans a diminué de plus de 600.000 personnes (sur près de 10 millions en 2005). Qui plus est, si le taux de chômage des jeunes constitue un phénomène marginal en Bavière et dans le Bade-Wurtemberg, les États-Régions les plus dynamiques du sud du pays, il reste compris entre 13% et 15% dans certaines cités industrielles de la Ruhr ou certaines villes comme Berlin et Bremerhaven».

Les Dernières Nouvelles d’Alsace
Sans compter que l’Allemagne recense moins d’habitants que prévu: «Estimés à 81,7 millions, selon les dernières enquêtes (en 1987 en Allemagne de l’Ouest et en 1981 en Allemagne de l’Est), les Allemands n’étaient donc “que” 80,2 millions en mai 2011, selon les nouveaux chiffres de l’office des statistiques Destatis.» Une baisse qui «aura des conséquences importantes pour nombre d’indicateurs économiques prenant en compte la population, comme le PIB par habitant ou le taux de chômage». Mais tant qu’il leur reste des statisticiens...

Le Nouvel Obs
Reste un sombre tableau: «La crise de l’emploi est susceptible de mettre à l’épreuve la cohésion sociale de la zone euro. En France, deuxième économie de la zone euro derrière l’Allemagne, le chômage a également atteint un record en avril, tandis qu’en Italie le taux de chômage a atteint son niveau le plus élevé depuis au moins 36 ans, avec 40% des jeunes sans emploi. Près des deux tiers des jeunes Grecs ne peuvent trouver un emploi et l’Europe du Sud est maintenant confrontée au risque d’une génération perdue.» À ajouter à celles en perdition.

FO Hebdo - Juin 2013

EUROPE CONTRE CHINE: COMBIEN DE DIVISIONS?

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

EUROPE CONTRE CHINE: COMBIEN DE DIVISIONS?

Les différends commerciaux se multiplient entre la Commission européenne et la Chine. Accusé de violations des règles commerciales, l’empire du Milieu n’a pas manqué de riposter. La presse s’est penchée sur les forces en présence.

L’Expansion
«La Chine a menacé jeudi de riposter si l’Union européenne décidait l’ouverture d’une enquête sur des pratiques anticoncurrentielles supposées d’équipementiers télécoms chinois.»

Les Échos
Et même de recourir à l’arme chimique: «Selon nos informations, la Chine a ainsi notifié il y a quelques jours à la Commission européenne une nouvelle procédure antidumping contre des chimistes européens.» Car l’empire du Milieu contre-attaque: «C’est la deuxième procédure antidumping que Pékin lance contre l’industrie de l’Union en moins de quinze jours. Début mai, une enquête avait ainsi été lancée contre les fabricants européens de tubes sans soudure, utilisés à haute température et haute pression.»

Le Monde
Les esprits s’échauffant et la pression montant, «la puissante Fédération des industriels allemands (BDI)» a appelé, dimanche 19 mai, «à la négociation sur la question des panneaux solaires chinois, que Bruxelles compte surtaxer». Pour elle, «avant l’instauration d’une procédure antidumping contre la Chine, toutes les possibilités de négociations devraient être épuisées. Nous appelons le gouvernement allemand à agir vigoureusement [dans ce sens] auprès de l’Union européenne».

Le Point
Aussitôt dit, aussitôt fait. Angela milite pour la paix. Et la chancelière de déclarer tout de go: «Je vais m’engager en tant que chef du gouvernement pour qu’au niveau européen, nous nous engagions aussi vite que possible dans des discussions intensives avec la partie chinoise.» Et d’ailleurs «l’Allemagne est le seul pays de l’UE à l’agenda de la première tournée à l’étranger du Premier ministre chinois, signe que Pékin entend soigner sa relation spéciale avec la première économie européenne, selon des analystes».

Le Nouvel Obs
Et jouer de la discorde? «La Chine, miroir de la division de l’Union européenne? La question de la taxation des équipements photovoltaïques montre en tout cas d’importantes divergences entre la France et l’Allemagne. Gare à ne pas se disperser, prévient Jean-François Dufour, analyste du marché chinois, rappelant que la République populaire a toujours su jouer des divisions européennes.» L’Europe, combien de divisions?

Le Figaro
Pourtant, «la Commission européenne aurait ainsi le moyen de fermer en retour l’accès à des marchés publics pour les entreprises chinoises. La loi européenne pourrait être prête dès le mois de mars, selon Focus. M. De Gucht a également reproché à la Chine «des pratiques commerciales nationalistes, une stratégie massive de subventions et un accès monopolistique aux matières premières. Tout cela fait qu’il est très difficile de faire du commerce là-bas, a-t-il estimé». On se demanderait même pourquoi certains y vont?

FO Hebdo - Mai 2013

 
 
 

LES MAUVAISES RECETTES DE LA COMMISSION EUROPÉENNE ADRESSÉES À LA FRANCE

INTERNATIONAL - EUROPE

Europe

La lettre électronique @ctualités Europe – International n°2 – 20 juin 2012

La Commission européenne a présenté le 30 mai ses recommandations aux Etats membres dans le cadre de la procédure dite du « semestre européen ». Il s’agit chaque année d’une période de six mois au cours de laquelle les politiques budgétaires et structurelles des États membres seront passées en revue. En début d’année, les États membres présentent leurs stratégies budgétaires à moyen terme dans des programmes de stabilité et de convergence. Dans le même temps, ils élaborent des programmes nationaux de réforme indiquant les mesures décidées pour renforcer leurs politiques dans des domaines tels que l'emploi ou la cohésion sociale.

Le gouvernement précédent avait adressé en avril ces documents à la Commission. Celle-ci vient de rendre son verdict et publié des recommandations que le Conseil européen (réunissant les chefs d’Etat et de gouvernement) examinera lors de son prochain sommet fin juin.

Comme l’année passée, ces recommandations portent sur le retour à l’équilibre budgétaire, la compétitivité de l’économie française, le marché du travail et la fiscalité. Elles continuent à n’annoncer rien de bon pour les travailleurs : l’accélération des mesures d’austérité pour ramener le déficit public en deçà de 3% du PIB en 2013 alors que la croissance s’annonce plus faible que prévu, de nouvelles mesures de déréglementation des biens et services (en particulier l’électricité et le ferroviaire) et du marché du travail visant notamment à faciliter et alléger le cout des licenciements pour les entreprises ou encore la limitation du SMIC... Pour Force ouvrière, ces recommandations sont clairement inacceptables : en plus de n’avoir aucun effet sur la croissance, si ce n’est des effets récessifs, ces mesures seraient dévastatrices socialement. En outre, elles risquent de s’immiscer dans les discussions à venir lors de la Conférence sociale sur des sujets comme le SMIC, l’emploi, la protection sociale ou les retraites.


LA COMMISSION EUROPÉENNE A DE LA SUITE DANS LES IDÉES

COMMISSION EUROPÉENNEFlexisécurité

LA COMMISSION EUROPÉENNE A DE LA SUITE DANS LES IDÉES

 Dans un rapport de 28 pages, adressé au Parlement européen le 18 avril et intitulé «Vers une reprise génératrice d’emplois», elle formule diverses propositions permettant de libéraliser le marché du travail afin d’arriver à en faire un marché unique.

Pour lutter contre le chômage, la Commission a eu une idée: elle remet à l’ordre du jour le concept –vaguement inspiré du Danemark et vieux de déjà dix ans– de «flexisécurité».

En théorie, le mot désigne un marché du travail à la fois extrêmement flexible, dans lequel le salarié trouve et perd un emploi très facilement, mais bénéficie d’un système de protection sociale optimal qui l’empêche de connaître la précarité.

En pratique, aucun pays n’a mis en place cette improbable alliance des contraires, qui sert surtout de prétexte pour imposer la flexibilité.

La Commission européenne se penche également sur le salaire minimum. Vingt pays de l’Union européenne en possèdent un, avec parfois des contrastes particulièrement élevés puisqu’il oscille entre 1.801 euros au Luxembourg et 138 euros en Roumanie.

«ÉCHANGE PROTECTION SOCIALE CONTRE EMPLOI»,
CONTACTER COMMISSION EUROPÉENNE


Après avoir longtemps semblé ignorer son existence, Bruxelles découvre les salaires minima qui, «fixés à des niveaux appropriés, peuvent aider à prévenir la pauvreté au travail». Sauf que cet aveu s’accompagne d’une proposition de différenciation: le SMIC remanié par le commissaire László Andor serait en fait une juxtaposition de minima de branche, dont le montant serait régulièrement révisé, à la hausse comme à la baisse, en fonction de la compétitivité.

Par ailleurs, le rapport de la Commission propose également de diminuer la fiscalité sur le travail en alourdissant celle sur l’environnement, à l’instar de la défunte taxe carbone, et sur la consommation comme, par exemple, la TVA.

FO Hebdo - Avril 2012

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