COMMISSION EXÉCUTIVE CONFÉDÉRALE

DÉCLARATION DE LA COMMISSION EXÉCUTIVE CONFÉDÉRALE DU 28 JUIN 2012

COMMUNIQUÉ


DÉCLARATION DE LA COMMISSION EXÉCUTIVE CONFÉDÉRALE DU 28 JUIN 2012

Alors que va se tenir une conférence sociale les 9 et 10 juillet 2012, la Commission exécutive rappelle l’opposition de Force Ouvrière à toute constitutionnalisation de la «démocratie sociale», qui serait attentatoire à la liberté syndicale et à la liberté de négociation.

Face à une crise du système capitaliste qui s’enracine et s’aggrave, alors que se tient un sommet européen il est indispensable de remettre en cause les traités qui depuis une vingtaine d’années ont ancré l’Europe dans le libéralisme économique, au mépris du progrès et des droits sociaux.

La Commission exécutive confirme, en particulier, la ferme opposition de Force Ouvrière au MES (Mécanisme européen de stabilité) et au TSCG (Traité de stabilité de coopération et de gouvernance).

Au plan national, déterminée à lutter contre le chômage et la précarité, la Commission exécutive réaffirme les revendications prioritaires de Force Ouvrière:

- Augmentation du pouvoir d’achat des salaires, retraites, pensions, allocations et minima sociaux ; De ce point de vue, l’augmentation récente du SMIC est très loin de répondre aux revendications (5% étaient demandés par FO pour parvenir progressivement à un SMIC à hauteur de 80% du salaire médian);

- Préservation et défense du service public républicain nécessitant dans l’immédiat l’arrêt de la RGPP;

- Préservation des systèmes et régimes de protection sociale collective avec reconquête des droits, notamment en matière de retraite et opposition à toute réforme dite systémique;

- Rétablissement de mécanismes de cessation anticipée d’activité;

- Mise en place d’une réelle stratégie industrielle de la part de l’État, tant par la mise sur pied rapide de la Banque Nationale pour l’Industrie que par l’utilisation active des participations de l’État.

Dans cette logique la Commission exécutive confirme la détermination de Force Ouvrière à combattre toute politique d’austérité, socialement, économiquement et démocratiquement suicidaire.

Paris, le 28 juin 2012

Adoptée à l’unanimité
 

DÉCLARATION DE LA COMMISSION EXÉCUTIVE CONFÉDÉRALE DU 9 NOVEMBRE 2011

COMMUNIQUÉ DATÉ DU MERCREDI 9 NOVEMBRE 2011

DÉCLARATION DE LA COMMISSION EXÉCUTIVE CONFÉDÉRALE DU 9 NOVEMBRE 2011

Pour la CE, les annonces du Premier ministre le 7 novembre accentuent l’austérité imposée par le gouvernement depuis plusieurs années. En moins de 3 mois, les salariés sont lourdement touchés: taxes sur les complémentaires santé, CSG, aggravation de la contre-réforme des retraites, augmentation des impôts (IRPP – TVA), perte de pouvoir d’achat de prestations sociales, détérioration et remise en cause accentuées des services publics et des services de santé (RGPP); autant de mesures que la CE de FO condamne et dont elle demande l’abandon.

Pour la CE, l’austérité constitue une triple erreur, un triple danger :

- elle menace l’activité économique et l’emploi faisant glisser l’économie vers la récession;

- elle accentue les inégalités sociales et veut faire payer aux travailleurs une crise dont ils ne sont pas responsables;

- elle sape les principes républicains et les droits sociaux.

Pour la CE l’austérité, d’où qu’elle vienne («de droite ou de gauche») est inacceptable. En ne s’émancipant pas des marchés financiers, en s’inscrivant dans la dictature de la dette, les gouvernements fragilisent la démocratie et l’Union Européenne s’affiche de plus en plus comme une contrainte restrictive, le dumping et la régression l’emportant sur la solidarité et le progrès.

Pour toutes ces raisons, la CE considère qu’une réponse déterminée est nécessaire. Cette réponse ne peut en aucun cas consister en une succession de manifestations ou journées d’action dont on a fait le constat de l’inefficacité l’an dernier.

Pour la CE, condamner les plans d’austérité annoncés et contrer toutes nouvelles annonces nécessite de préparer, par l’action commune, un appel à 24 heures de grève interprofessionnelle.

Adoptée à l’unanimité.

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