compétitivité

LE DÉSACCORD DE COMPÉTITIVITÉ

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

LE DÉSACCORD DE COMPÉTITIVITÉ

La compétitivité a été promue au rang des maîtres mots de l’action gouvernementale alors même que la CGT et FO, les deux grandes confédérations non signataires de l’Accord national interprofessionnel (ANI) sur la compétitivité et l’emploi, s’apprêtaient à le contester par la journée d’action du 5 mars.

Métro
«La compétitivité expliquée par le professeur Ayrault». Et en vidéo: «C’est une nouvelle étape de l’offensive de communication menée depuis le début de l’année par le Premier ministre. Après avoir multiplié les interventions et relancé son compte Twitter, Jean-Marc Ayrault a inauguré vendredi (1er mars) un nouveau format pour s’adresser à la population: dans une vidéo postée sur le compte Dailymotion officiel de Matignon, il se livre à une petite leçon d’économie.» Une première.

Le Parisien
Et pas la seule, car voici également «une démarche inédite, qui intervient deux jours avant la journée de mobilisation à l’appel de la CGT et de FO contre cet accord». Une démarche qui consiste à «serrer les rangs et éviter les retouches. C’est le mot d’ordre de cent parlementaires PS qui ont signé ce dimanche, dans le JDD, une tribune appelant à transcrire dans la loi, sans en modifier l’équilibre, l’accord sur l’emploi conclu en janvier dernier par les partenaires sociaux». Bien sûr ces élus, «qui disent avoir “fait le choix de la démocratie sociale”, expliquent ne pas avoir pour autant renoncé à leur pouvoir de parlementaires».

Le Monde
La présidente du MEDEF revendique une certaine paternité: «La thématique de la compétitivité qu’avec le Medef j’ai installée en 2010 est aujourd’hui partagée. Nous savons que pour inverser la courbe du chômage nous devons restaurer la compétitivité de la France, et cela passe par une profonde réforme du financement de la protection sociale. Il faudrait que nous nous accordions sur un plancher de prestations sociales sous lequel on ne descendrait pas, car ce ne serait pas conforme à notre modèle social; et qu’à l’inverse, nous ayons un plafond, un maximum de cotisations, à ne jamais franchir pour que nos entreprises restent compétitives.» Et les salariés sur le carreau...

Les Échos
Tandis qu’elle sonne le glas de la retraite, pour la présidente du Medef «seule une variation des paramètres», à savoir l’âge légal ou la durée de cotisation, «peut nous permettre de trouver la voie de secours, la voie qui garantit à la fois le versement des retraites et le niveau de compétitivité auquel nous aspirons pour notre pays». La compétitivité sert vraiment à tout.

Le Point
Et le directeur général de l’OMC d’affirmer que «la solution de la croissance, c’est la compétitivité», tout en «soulignant la nécessité de réformes structurelles profondes. “C’est faisable. Simplement, pour faire ça, il faut une perspective, il faut avoir envie de le faire”, a-t-il dit à l’adresse de l’exécutif». Qui devra s’exécuter?

FO Hebdo - Mars 2013

DÉCISION DU BUREAU CONFÉDÉRAL DE FORCE OUVRIÈRE

COMMUNIQUÉ DATÉ DU LUNDI 14 JANVIER 2013

Projet d'accord interprofessionnel du 11 janvier 2013

DÉCISION DU BUREAU CONFÉDÉRAL DE FORCE OUVRIÈRE

A l’unanimité le Bureau Confédéral de Force Ouvrière décide de ne pas signer l’accord interprofessionnel portant sur la compétitivité et la sécurisation de l’emploi.

Alors que l’emploi et la lutte contre le chômage doit être la priorité n°1, Force Ouvrière souligne que cela doit prioritairement passer par une politique économique ambitieuse, source de croissance économique par la consommation, l’investissement public et privé, la stratégie industrielle.

Au nom du principe dangereux selon lequel il faut d’abord pouvoir licencier pour pouvoir embaucher, ce projet d’accord est profondément déséquilibré.

Le projet d’accord inscrit le social comme variable d’ajustement d’une politique économique de rigueur tant au plan national qu’européen.

Pour le Bureau Confédéral ce projet se caractérise par: «la flexibilité, c’est maintenant, la sécurisation de l’emploi pour demain, peut-être».

Nombre de dispositifs annoncés comme positifs pour les salariés sont partiels, aléatoires, d’application tardive ou pouvant déjà être contournés dans le cadre de ce projet.

Par contre en terme de flexibilité (accords dits de maintien de l’emploi avec la baisse des salaires – nouvelles procédures pour les PSE – mobilité interne forcée – CDI intérimaire – CDI intermittent…), le projet d’accord constitue une remise en cause importante des droits des salariés. Il en est de même pour la sécurisation judiciaire des employeurs au détriment des salariés.

Force Ouvrière décide d’informer largement les salariés du contenu de ce projet et entend intervenir auprès du Gouvernement et du Parlement pour faire valoir ses positions.

Le dossier n’est pas clos.

circulaire N° 169 en date du 8 novembre 2012 du secteur de Pascal Pavageau

Circulaire-confederale.jpg

Paris, le 8 novembre 2012

Circulaire n° 169-2012

Secteur : Economique

Objet :

 

Tout est compétitivité, comme son contraire

Cher(e)s  Camarades,

 

Depuis plusieurs années, le terme de « compétitivité » est utilisé par des responsables politiques, par le patronat et par des économistes sans en donner de définition précise (tout simplement parce ce que cela est impossible) mais, selon l’idéologie libérale, pour tenter de justifier une « baisse du coût du travail ».

 

En 2010, lors des Etats généraux de l’industrie, le gouvernement précédent avait déjà commandé un rapport sur le sujet à l’institut Coe-Rexecode[1], proche du MEDEF, puis il récidivait en 2011 dans le cadre d’une mission sur la compétitivité de l’industrie à laquelle FORCE OUVRIERE avait refusé de participer[2] car cette commande venait instrumentaliser la Conférence nationale de l’Industrie (CNI).



[1] Le rapport de Rexecode justifie notamment l’offensive contre les retraites et les retraites complémentaires, contre les 35H, contre la fiscalité du patrimoine. Il préconise une baisse des cotisations sociales patronales. Les pertes de recettes pour la Sécurité sociale devraient être compensées par les salariés, sous la forme d’une « TVA sociale ».

[2] Circulaire confédérale n°45/2011 du 22 mars 2011

.../...


JEAN-CLAUDE MAILLY SUR FRANCE INTER

JEAN-CLAUDE MAILLY SUR FRANCE INTER


interview-eco-samedi-10-novembre.jpgCliquer sur l'aperçu pour voir l'article dans son contexte France Inter


Jean-Claude Mailly

Secrétaire général de Force ouvrière

L'interview éco par Brigitte Jeanperrin: "Compétitivité : un défi aussi pour les syndicats."

"Le crédit d'impôt de 20 milliards pour les entreprises, les aménagements nécessaire, 10 milliards de réduction des dépenses de l'état, et la réforme du marché du travail comme celle du financement de la protection sociale, autant de sujets qui interpellent les partenaires sociaux.
Les syndicats sont impliqués à tous les niveaux, faire des efforts pour redresser la compétiivité de la France, ils en acceptent le challenge mais pas à n'importe quel prix surtout pas celui de l'austérité."


 

2012: CAP SUR LA RÉCESSION!

ECONOMIQUE - JEUDI 16 FÉVRIER 2012

InFOéco 38 – 16 février 2012

cap-sur-la-recession.jpgLes cérémonies officielles des voeux sont à peine terminées que les perspectives sombres sur le plan économique sont d’ores et déjà largement engagées en ce début 2012.

 

Baisse du pouvoir d'achat, hausse importante du chômage, chute de l'investissement, dégradation du commerce extérieur, etc. Tous les indicateurs sont mal en point.

Dans ce contexte, l’annonce de la dégradation de la note française par l’agence Standard & Poor’s, avec toute la dramaturgie associée au choix d’un vendredi 13, n’a pas franchement constitué une surprise après la mise sous haute surveillance de nos finances publiques quelques mois plus tôt. Plus récemment, l’agence Moody’s, l’autre grande prêtresse du monde financier, a confirmé le triple A mais avec perspective négative.

Les agences de notation continuent donc d’exercer une pression incroyable sur les Etats avec un degré d’ingérence inédit dans leurs orientations politiques. Il s’agit clairement d’une forme de prise d’otage et on peut s’étonner que certains commentateurs qui n’hésitent pas à qualifier les salariés grévistes de preneurs d’otages, soient assez peu prolixes pour dénoncer le chantage exercé par ces agences, au nom des marchés financiers.

Pour satisfaire aux exigences de l’orthodoxie financière, l’unique voie explorée reste la rigueur, censée restaurer les conditions de « la compétitivité », sans que personne ne se donne plus la peine de définir ce concept attrape-tout mais bien obscur dès qu’il s’agit de l’appliquer à un pays.

A partir du moment où tous les pays européens mènent des politiques d’austérité, la croissance ne peut évidemment pas être au rendez-vous et les objectifs annoncés de réduction des déficits non plus*. Contre toute logique, cela conduit pourtant les gouvernements concernés à renforcer l’austérité, comme on l’observe en Grèce, en Italie, en Espagne, au Portugal et en France, même si la rigueur n’y est toujours pas assumée comme telle.

Dans un mouvement schizophrénique les agences de notations réclament des « réponses » structurelles et s’inquiètent des conséquences de l’austérité.

Dans une conjoncture dégradée, dès lors que les dépenses publiques progressent moins vite que l’inflation et le PIB, donc que le poids des dépenses publiques dans le PIB se réduit, et que les prélèvements obligatoires augmentent malgré tout, l’impulsion budgétaire et fiscale ne peut être que négative. Autrement dit la politique budgétaire agit négativement sur l’activité.

Aussi, en préconisant une baisse des dépenses publiques dans son rapport annuel du 8 février, la Cour des comptes ne fait pas que sortir de son rôle. Elle fait erreur, car ses préconisations (véritable plan d’austérité d’une ampleur inégalée) auraient un effet récessif sur l'activité et empêcheraient de mettre en oeuvre les politiques sociales dont la France a pourtant cruellement besoin.

Cette mécanique absurde concerne aujourd’hui l’essentiel de la zone euro. Et l’impact des politiques de rigueur y est naturellement dramatique : 23% de chômage en Espagne et 17% en Grèce où des indicateurs font état d’une dégradation rapide de la santé de la population.

En l’absence de pare-feu institutionnel en zone euro, rôle traditionnellement dévolu à la banque centrale, les Etats sont tenus par les instances européennes et le FMI d’accentuer la rigueur et cassent ainsi encore plus la faible croissance potentielle. Comme les dirigeants Allemands persistent à craindre en priorité des effets inflationnistes alors que la menace d’une déflation paraît beaucoup plus à l’ordre du jour, sous l’effet d’un processus de déflation salariale qu’ils ne sont d’ailleurs pas les derniers à avoir initié, aucune alternative ne semble se dessiner pour desserrer l’étau. Le pacte budgétaire négocié lors du sommet européen fin janvier témoigne une nouvelle fois de cet aveuglement persistant face aux conséquences sociales et à l’impasse économique pourtant un peu plus évidente chaque jour.

Sur le plan macro-économique, la récession pointe à nouveau en ce début 2012 alors que les effets de la crise financière sont loin d’avoir été amortis, en particulier en matière d’emplois. L’annexe à cette circulaire de conjoncture donne un aperçu de la tendance récessionniste qui s’installe aujourd’hui.

 

Suite....




Vous disposez d'un droit d'accès, de rectificat ion, de modification et de suppression des données qui vous concernent (Art. 34 de la loi Informatique et Liberté du 6 janvier 1978) sur l'ensemble du site. Pour l'exercer, Cliquez sur cette bannière pour contacter le webmaster