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LA FNEC-FP-FO ATTEND 300 CONGRESSISTES CE JOUR À LA RÉUNION

LA FNEC-FP-FO ATTEND 300 CONGRESSISTES AUJOURD’HUI À LA RÉUNION

Le syndicat FO de l’enseignement, la culture et la formation professionnelle (FNEC-FP-FO) compte 800 adhérents à La Réunion. Pour le congrès qui se tient ce vendredi sur le campus universitaire du Moufia, 300 militants sont attendus.

Il faut dès à présent préparer le élections professionnelles de... décembre 2014! «Le syndicalisme, c’est du travail de fond, déclare Hubert Raguin, secrétaire général du syndicat, venu exprès de Métropole pour rencontrer les collègues réunionnais. Notre syndicat est déjà 3e après la FSU et l’Unsa, mais notre objectif est de faire progresser d’un grand pas sa représentativité». La revendication prioritaire reste une amélioration des salaires, mais, pour M. Raguin, «ce qui se trame sur les retraites nous inquiète beaucoup. Et la "MAP" (modernisation de l’action publique) de Vincent Peillon ressemble beaucoup à la RGPP (révision générale des politiques publiques): une forte pression sur les personnels, un nombre de postes insuffisants, une dégradation des conditions de travail».

Source: Clicanoo.re, V.H., publié le 7 juin 2013, 07h40
 
Le Journal de l'île de la Réunion

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XXIe Congrès de la Fédération Générale des Fonctionnaires

«LE MOMENT EST VENU»

Quelque 250 délégués des agents de la fonction publique d’État se sont réunis à Nîmes, du 25 au 28 mars, pour le 21e congrès de la Fédération générale des Fonctionnaires. Constatant que la politique d’austérité, avec toutes les réformes qu’elle entraîne, ne connaît pas de trêve, au point que la fonction publique d’État* pourrait bien ne pas y survivre, ils ont décidé que l’heure était à l’action.

Après la RGPP (Révision générale des politiques publiques) lancée en 2007, qui s’est soldée par des centaines de milliers de suppressions d’emplois de fonctionnaires, et la Réforme de l’administration territoriale de l’État (RéATE) entamée en 2008, voici venu le temps de la MAP (Modernisation de l’action publique) et de l’acte III de la décentralisation.

«Rien n’a changé. Nous sommes toujours dans le cadre d’une réforme de l’État avec pour seul objectif des restrictions budgétaires», a d’entrée de jeu dénoncé Christian Grolier, Secrétaire général de la FGF, en présentant le rapport d’activité que les délégués au 21e congrès de la fédération ont adopté à l’unanimité. Pourtant, il ne reste déjà plus que 81 fonctionnaires pour 1 000 citoyens en Île-de-France et 67 pour 1 000 en province. Mais c’est visiblement encore trop aux yeux du gouvernement. «Les redéploiements forcés vers certaines missions ministérielles conduisent à des réductions d’effectifs drastiques. Une fois de plus, au prétexte des critères imposés par la Commission européenne en termes de déficits publics, la fonction publique et ses agents restent une variable d’ajustement budgétaire. On ne recrute pas, “on déshabille Pierre pour habiller Paul”», condamne la résolution générale, également adoptée à l’unanimité.

MAP, ACTE III DE LA DÉCENTRALISATION: LA RÉPUBLIQUE EST EN JEU

Quant au projet de loi acte III de la décentralisation, il a été dénoncé par les délégués comme un pas supplémentaire dans la déconstruction de la fonction publique d’État. Un pas décisif. L’article 43 du projet de loi prévoit la création «d’espaces mutualisés de services au public regroupant services publics et privés», a indiqué Christian Grolier. Pire, «quand on met bout à bout la RéATE, l’acte III de la décentralisation et la création de grandes métropoles comme à Lyon, ce qui disparaît ce ne sont plus seulement les services publics départementaux, mais bel et bien le département lui-même!», a-t-il résumé. Yves Raichl, du Rhône, a confirmé: «En mettant à bas le département en créant le “grand Lyon”, un ensemble de un million et demi d’habitants, les potentats locaux ont constitué leur fief comme sous l’Ancien Régime et maintenant ils se déchirent entre eux pour savoir qui va prendre quoi exactement, en termes de compétences.»

Le projet de loi prévoit que chaque Région puisse conclure son propre «pacte de gouvernance» avec l’ensemble de ses collectivités, et décider ainsi de transferts de compétences supplémentaires à ceux prévus par le projet de loi lui-même. La politique publique sera donc différente d’une région à l’autre, prise en charge, suivant les cas, par le conseil régional, ou par les communes, ou par les communautés de communes, ou encore les métropoles. En clair, les droits des citoyens et les conditions d’accès aux services publics varieront d’un endroit à l’autre du pays: la République une et indivisible vole en éclats.

Dans ce contexte, la défense du statut des fonctionnaires, ossature de la fonction publique d’État et de son architecture actuelle, avec ses catégories, ses corps et ses grades, prend de plus en plus d’importance et les délégués se sont montrés déterminés à ne tolérer aucune brèche (lire l’encadré «Un million de fonctionnaires déjà au SMIC»). «Je suis un fonctionnaire des finances publiques, je ne peux pas me prétendre météorologue, ingénieur, enseignant, vétérinaire ou laborantin simplement parce que pour réduire la dépense publique, les gouvernements veulent faire croire que chaque fonctionnaire est interchangeable et veulent fusionner les ministères, les corps... Nous devons défendre notre statut, car sinon, comme d’autres l’ont déjà dit avant moi, nous n’aurons plus de raisons de nous revoir car il n’y aura plus de raisons que la FGF existe. Alors oui, il est maintenant temps de parler de comment on s’organise pour se battre», a ainsi déclaré Jean-Yves Brun (Direction générale des Finances publiques).

«NOUS NE POUVONS PAS LAISSER FAIRE»

«Je suis inspecteur à la répression des fraudes. Jamais je n’aurais pu imaginer une telle dégradation aux dépens des consommateurs. La DGCCRF** est en train de disparaître et c’est la santé des citoyens qui est mise en danger. Nous ne pouvons pas laisser faire. Le 21 mars, nous étions en grève à 75%», a témoigné Dominique Gendron, de l’Yonne. «Comment faire à huit services ce que nous faisions à vingt-trois? Allons-nous accepter de nouvelles fusions, de nouvelles diminutions de nos enveloppes budgétaires, de nouvelles mutualisations de services? Nous avons combattu la RGPP, combattons la MAP!», a lancé le délégué de l’UNSP FO (ingénieurs, techniciens et administratifs du ministère de l’Industrie). «Nous devons nous opposer à la MAP, à l’acte III de la décentralisation, exiger l’arrêt des suppressions de postes, le rattrapage du pouvoir d’achat, défendre le statut, sinon demain on nous demandera de choisir à quelle date il nous faudra enlever la plaque de tel ou tel ministère, de choisir entre la peste et le choléra. Ce n’est pas la place de FO», a déclaré Hubert Raguin, Secrétaire général de la Fédération de l’Enseignement, de la Culture et de la Formation professionnelle. «Il est temps de passer à l’action, sinon nous allons passer à la casserole, comme les fonctionnaires espagnols, grecs, portugais», a souligné Jean Hédou, Secrétaire général de la Fédération FO de l’Équipement, de l’Environnement, des Transports et des Services. Le comp-te rendu de la grève des instituteurs parisiens, qui avait coïncidé avec le premier jour du congrès, était particulièrement attendu par les congressistes.

Défense du statut général, arrêt des suppressions de postes, augmentation des rémunérations, défense de la grille unique et du Code des pensions civiles et militaires, contre la MAP et l’acte III de la décentralisation... Le congrès a mandaté la FGF FO «pour s’adresser à toutes les fédérations de fonctionnaires pour une expression commune». Considérant que «le moment est venu pour que la Confédération prenne toutes les initiatives pour bloquer la politique d’austérité et ses conséquences», les délégués ont conclu: «Bloquer le pays pour bloquer l’austérité: le congrès appelle tous ses syndicats et sections départementales à se tenir prêts à répondre à tout appel à la mobilisation interprofessionnelle et à réunir les adhérents pour discuter de la situation.» Aucun doute, pour les fonctionnaires FO l’heure est à l’action.

Évelyne Salamero
es@force-ouvriere-hebdo.fr

*État, territoriale, hospitalière.
** Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la répression des fraudes.

 
 
 
 

FO Hebdo - Avril 2013

L'Aisne Nouvelle | 2 octobre 2012 | Le XXVe congrès de l'UD 02 de Force Ouvrière à Saint-Quentin

PRESSE - COMMUNICATION

FORCE OUVRIÈRE, «LIBRE ET INDÉPENDANTE»


A l’occasion du XXVe congrès de l’Union départementale de Force Ouvrière, ils étaient 300 congressistes à accueillir Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, qui a répondu aux questions de L'Aisne Nouvelle.

Quelle est votre plus grande inquiétude?
«Mon inquiétude actuelle, c'est le niveau européen. Nous sommes contre parce que ça inscrit l'Europe dans une logique d'austérité et de récession. Mais je suis européen. Il faut modifier profondément les modalités de la constitution européenne et l'Europe doit redevenir l'espoir.»

Depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir, sentez-vous un changement?
«Dans la méthode, oui ! Trop de choses étaient traitées à l'Elysée. Dans la logique de cinquième constitution, il vaut mieux avoir un président qui préside et un gouvernement qui gouverne. Aujourd'hui, je retrouve le chemin de Matignon. Ça, c'est la méthode, mais il ne faut pas non plus que ça devienne la réunionite. Il faut que les choses avancent…»

Et sur le fond?
« Pour prendre en exemple Arcelor Mittal, il faut que l'Etat prenne ses responsabilités. On ne peut pas se permettre d'avoir un pays sans sidérurgie demain. Y compris s'approprier le site. Oui ! C'est une forme de nationalisation, mais à un moment, il faut arrêter.»

Dans l'Aisne, la désindustrialisation s'accroît. Y a-t-il des pistes là-dessus?
«Oui, nous l'avons demandé et l'Etat a annoncé une banque pour l'industrie. On n'a pas encore les modalités, mais nous pensons que l'Etat doit avoir un rôle en matière de stratégie industrielle. Il faut coordonner tous les services financiers aux entreprises. On ne peut pas rester un grand pays si on n'a pas un développement industriel fort.»

Le redressement productif, vous y croyez?
«Au-delà des mots, oui! Un ministère de l'Industrie. Le dernier ministre [Eric Besson], il n'a rien foutu. Celui d'avant [Estrosi], lui, il a bossé. J'ai cru comprendre que Montebourg ne fermait pas la porte à une nationalisation.»

Xavier Bertrand, comme ministre du travail?
«Au-delà des désaccords qu'on a eus, et on en a eus, c'est quelqu'un que je respecte. Je crois que c'est réciproque. Au-delà des étiquettes politiques ou autres, vous pouvez discuter librement, que vous soyez d'accord ou pas ; avec quelqu'un qui ne vous fait pas de coup dans le dos, Il est de ceux avec qui j'ai des relations correctes.»

Jean-Raoul Boulanger

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