consommation

Le bon, le bio et le low cost

Lundi 24 octobre 2016

Le bon, le bio et le low cost

Bio

Des cocktails de pesticides et de perturbateurs endocriniens au petit-déjeuner grâce à un bol de muesli non-bio...

C’est du moins le résultat de l’enquête choc d’une association environnementale publiée le 11 octobre 2016.

Si les doses ne sont pas si élevées en soi, leur combinaison peut constituer un cocktail aux conséquences peu connues puisque les études ne sont que parcellaires, ne serait-ce que du fait du nombre extrêmement élevé de molécules.

L’association en question s’était déjà fait remarquer pour une étude alarmiste similaire concernant des salades.

Cette fois-ci, son enquête sur les mueslis (ou apparentés), que quelque 46% des Français consommerait au petit-déjeuner, a révélé que sur les 20 boites achetées au hasard dans des grandes surfaces, seuls les 5 boîtes bios étaient exemptes de résidus.

L’éthique tirée vers le bas

Répondant à un besoin du consommateur de s’alimenter sainement, le bio est devenu un marché en pleine expansion.

Qui devrait atteindre pas loin de 7 milliards d’euros à la fin 2016 et affiche une croissance de quelque 20%, selon l’Agence Bio.

Certes, le bio est plus cher, du moins à court terme, et en ces temps d’austérité, il n’est pas encore un produit de consommation courante pour les revenus modestes.

Ce qui ne veut pas dire qu’il intéresse seulement une élite : le profil du consommateur est une femme quadra et urbaine mais ses revenus n’excèdent pas 40 000 euros annuels.

L’an dernier, six Français sur 10 affirmaient même avoir consommé du bio au moins une fois par mois. Pour occuper un tel créneau, la grande distribution s’est lancée dans le bio low cost avec tout le poids qu’on lui connait. En dix ans, elle a capté la moitié du marché actuel. Non sans dérives comme l’a pointé un récent reportage intitulé « La face cachée du bio low cost » diffusé ce 23 octobre sur France 5.

L’abaissement des prix bénéficient notamment aux grands producteurs bios espagnols, dont bon nombre n’ont guère pour priorité l’empreinte carbone et les conditions de travail de leurs employés. Ainsi des tomates bios sont disponibles à Noël.

Même en délicatesse avec l’esprit bio, ces produits sont bios s’ils portent les labels AB (agriculture biologique), créé en France en 1985, et l’Eurofeuille, le logo européen « agriculture biologique », datant de 2010, certifiant qu’ils contiennent 100% d’ingrédients issus du mode de production biologique ou au moins 95% de produits agricoles biologiques dans le cas des produits transformés.

Reste que l’éthique bio a du mal à croître en régime d’austérité.

Par Michel Pourcelot

Numéros en 08 ou numéros courts : combien ça coûte ?

Vendredi 15 juillet 2016

Numéros en 08 ou numéros courts

Combien ça coûte ?

Communication telUn numéro spécial peut être « gratuit », facturé comme un appel vers un numéro « normal » ou encore « surtaxé ».

Si le numéro est un numéro surtaxé, votre opérateur de communication facture alors un coût de service et un coût d’appel.

Les numéros spéciaux sont des numéros de téléphone à 10 chiffres qui commencent par « 08 », ou des numéros courts à 4 chiffres qui commencent par « 1 » ou « 3 ». Ils permettent d’accéder à des services comme, par exemple, les prévisions météo, des renseignements ou des achats de billets.

Les opérateurs et les éditeurs qui proposent des numéros spéciaux doivent utiliser une des trois signalétiques existantes pour que l’usager puisse repérer rapidement le tarif qui lui sera facturé.

Les numéros « gratuits ». Ils sont signalés en vert.

Numero vert

Les numéros « non surtaxés ». Ils sont signalés en gris.

Numero gris

Dans ce cas, le service est gratuit et seul le coût de l’appel est facturé mais il est, selon votre abonnement, compris dans votre forfait.

Les numéros « surtaxés ». Ils sont signalés en violet.

Numero violet

Le coût de ces appels se décompose de la façon suivante :

► celui du service. Il est identique quel que soit votre opérateur. Le service est facturé une seule fois par appel et ne varie pas en fonction de la durée. Le prix du service est compris entre 0,06 euro et 3 euros par appel ;

► celui de la communication. La communication est facturée comme un appel vers un numéro fixe ou décomptée du quota mensuel d’un forfait limité ou incluse dans un forfait illimité. Ils sont signalés en violet. Un annuaire inversé des numéros spéciaux est à la disposition des usagers sur le site www.infosva.org pour connaître le tarif précis de chaque numéro.

La facture des opérateurs gérant votre abonnement téléphonique doit mentionner clairement le montant facturé de ces appels avec pour chacun le numéro de téléphone surtaxé et le prix de l’appel.

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Baignade : comment prévenir les risques de noyade ?

Mercredi 13 juillet 2016

Baignade

Comment prévenir les risques de noyade ?

Afoc baignade

Mer, rivière, lac, piscine... La noyade est la première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les moins de 15 ans en France. Les enfants de moins de 6 ans représentent 15 % des décès par noyade accidentelle chaque année.

Pour se baigner en toute sécurité, il est recommandé notamment de :

• choisir des zones de baignade surveillées, où l’intervention des équipes de secours est plus rapide ;

• surveiller ses enfants en permanence, rester toujours avec eux quand ils jouent au bord de l’eau ou lorsqu’ils sont dans l’eau ;

• tenir compte de sa forme physique : ne pas se baigner si l’on ressent un trouble physique (fatigue, problèmes de santé, frissons) et ne pas surestimer son niveau de natation ;

• prévenir un proche avant de se baigner, respecter les consignes de sécurité signalées par les drapeaux de baignade, ne pas s’exposer longtemps au soleil et rentrer dans l’eau progressivement, ne pas boire d’alcool avant la baignade, etc.


Dans le cas des piscines, il convient de rappeler l’importance d’une surveillance active et permanente des enfants par un adulte, mais aussi l’obligation faite aux particuliers d’équiper les piscines enterrées ou semi-enterrées d’un dispositif de sécurité :

• barrières, abris ou couvertures qui empêchent l’accès au bassin ;

• alarmes sonores qui peuvent alerter de la chute d’un enfant dans l’eau ou de son approche du bassin.

Enfin, on rappellera les recommandations d’usage concernant les bonnes pratiques à respecter en matière de loisirs nautiques :

• faire reconnaître par un maître nageur sauveteur la capacité de ses enfants à savoir nager ;

• pratiquer son activité dans les zones autorisées ;

• ne pas consommer d’alcool avant et pendant l’activité nautique ;

• tenir compte de sa forme physique ;

• s’informer sur les conditions météo ;

• ne jamais partir seul et informer ses proches de sa destination ;

• respecter les consignes de sécurité ;

• s’équiper des articles de sécurité de rigueur et souvent obligatoires (bouées, gilets de sauvetage, casques…).

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Édulcorants : pas d’intérêt nutritionnel démontré pour les consommateurs

Mardi 12 juillet 2016

Édulcorants

Pas d’intérêt nutritionnel démontré pour les consommateurs

 

SugarC’est la conclusion de l’étude menée par l’ANSES (Agence nationale de la sécurité alimentaire).

Qu’il s’agisse d’aspartame, d’extraits de stévia, sucralose, acésulfame K,… le travail de l’agence ne démontre aucun bénéfice de la consommation d’édulcorants intenses sur le contrôle du poids, la glycémie chez les sujets diabétiques ou l’incidence du diabète de type 2.

II ne permet pas non plus d’établir de lien entre la consommation des édulcorants et l’habituation au goût sucré, ni de lien avec des risques accrus de diabète ou de cancers.

Sur cette base, l’Agence estime qu’il n’existe pas d’élément probant permettant d’encourager à ce jour la substitution du sucre par des édulcorants intenses dans le cadre d’une politique de santé publique.

Il est rappelé enfin que l’objectif de réduction des apports en sucre doit être atteint par la réduction globale du goût sucré de l’alimentation, et ce, dès le plus jeune âge.

À ce titre, l’agence recommande que les boissons édulcorées et les boissons sucrées ne se substituent pas à la consommation d’eau.

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Disparition programmée des sacs plastiques

Dimanche 3 juillet 2016

Disparition programmée des sacs plastiques

Fin des sacs plastiques

Fini les sacs plastiques à usage unique ?

Oui, depuis le 1er juillet, mais l’interdiction ne concerne pas tous les modèles. Seuls disparaissent les sacs (gratuits ou payants) d’une épaisseur inférieure à 50 micromètres (μm), y compris les biodégradables.

L’interdiction entre dans le cadre de la loi relative à la transition énergétique. Elle devait d’abord entrer en vigueur le 1er janvier 2016 puis a été retardée au 1er avril, pour finalement être mise en place le 1er juillet.

Dorénavant, les commerçants peuvent bien sûr proposer des sacs en papier ainsi que des sacs plastiques plus épais (supérieurs à 50 μm) s’ils sont distribués en caisse.

Les sacs pour l’emballage alimentaire, distribués en boucherie, poissonnerie ou pour les fruits et légumes, survivront eux jusqu’au 1er janvier 2017. Après cette date, ceux de moins de 50 μm disparaîtront à leur tour. Le 1er janvier 2017 sonne le glas de tous les sacs plastiques à usage unique, sauf ceux qui sont compostables en compostage domestique et constitués de matières biosourcées (en matière végétale, comme l’amidon de pomme de terre ou de maïs). Disparaîtront également les blisters, ces emballages plastiques qui enveloppent les journaux envoyés aux abonnés, s’ils ne sont ni biodégradables ni compostables.

La vaisselle plastique interdite en 2020

Dans les prochaines années, les sacs plastiques compostables devront voir leur teneur en matière biosourcée augmenter. Ils devront en être constitués à 30 % en janvier 2017, 40 % en janvier 2018, 50 % en janvier 2020 et 60 % en janvier 2025.

En 2020, la vaisselle jetable en plastique devra laisser la place à celle constituée de matières biosourcées et compostable domestiquement.

Actuellement, 17 milliards de sacs plastiques (80 000 tonnes) par an sont mis en circulation en France, soit 539 sacs par seconde. Des sacs utilisés le temps d’un trajet jusqu’au domicile mais qui nécessitent jusqu’à 400 ans pour se dégrader. Une immense plaque de morceaux de plastique, mesurant six fois la superficie de la France, flotte actuellement dans l’océan Pacifique.

Zoom : Consommation et recyclage
Sur les 500 milliards de sacs plastiques consommés par an dans le monde, seulement 5 % sont recyclés. En 2010, 98,6 milliards de sacs à poignée ont été mis en circulation au sein de l’UE, soit 198 sacs par citoyen européen.
Sur les 17 milliards de sacs utilisés chaque année en France, seuls 2,6 milliards sont fabriqués dans l’Hexagone, le reste est importé d’Asie.

Par Nadia Djabali

Eau, électricité et gaz : que se passe-t-il en cas d’impayés ?

Dimanche 19 juin 2016

Eau, électricité et gaz

Que se passe-t-il en cas d’impayés ?

Electricite gaz eau

Les distributeurs ne sont plus autorisés à couper l’eau dans une résidence principale en cas d’impayés, qu’elle soit occupée par un propriétaire ou par un locataire.

La mesure, applicable depuis fin février 2014, est issue de la loi Brottes du 15 mars 2013 qui a interdit les coupures tout au long de l’année, sans condition de ressources. Les réductions de débit d’eau ne sont pas non plus autorisées.

Les coupures de gaz ou d’électricité, elles, ne sont interdites que pendant la « trêve hivernale », entre le 1er novembre et le 31 mars. Pendant cette période, le fournisseur peut toutefois réduire la puissance de l’électricité, sauf pour les foyers bénéficiaires d’un tarif social.

L’interdiction de coupure d’eau, de gaz ou d’électricité ne veut pas dire que la dette est annulée. L’abonné devra régler sa facture et, le cas échéant, des pénalités de retard. Le fournisseur a la possibilité d’entamer une procédure de recouvrement, qui peut aller jusqu’à la saisie de biens si l’abonné ne paye pas en dépit des relances envoyées.

D’une manière générale, les factures d’eau, d’électricité, de gaz ou de chaleur doivent être réglées avant la date limite de paiement ou dans un délai de quatorze jours après l’émission de la facture.

Des aides pour les difficultés à payer

En cas de difficulté à régler ses factures, il est conseillé de prendre contact avec ses fournisseurs pour proposer un étalement de la dette.

Si le fournisseur ne donne pas son accord, il vous informera que vous pouvez demander une aide au Fonds de solidarité pour le logement (FSL). Des aides peuvent aussi, selon les cas, être attribuées par la Caisse d’allocations familiales ou par un Centre communal d’action sociale.

Le fait de saisir le Fonds de solidarité pour le logement permet de suspendre la procédure d’impayés et par là même de suspendre la coupure ou la réduction de débit s’il s’agit d’électricité ou de gaz.

Si aucune aide n’est accordée par le FSL dans un délai de deux mois, le fournisseur pourra alors couper le gaz ou l’électricité (ou réduire le débit d’énergie) à condition de vous en avoir informé par courrier.

 

Zoom : Un médiateur de l’eau pour les litiges
Chaque consommateur d’eau peut saisir le médiateur de l’eau (courrier simple ou formulaire sur service-public.fr) pour trouver une solution amiable à un litige qui l’oppose à son distributeur. Seule condition : avoir déjà adressé au service clients de son fournisseur une réclamation par lettre recommandée avec accusé de réception.

Par Françoise Lambert

L’utilisation du portable à l’étranger

Mercredi 8 juin 2016

Consommation

L’utilisation du portable à l’étranger

 

Consomag : L’AFOC à la télévision. Emission télévisée de l’Institut National de la Consommation, réalisée en partenariat avec l’AFOC.

 

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Une liste rouge pour lutter contre le démarchage téléphonique

Dimanche 6 juin 2016

Consommation

Une liste rouge pour lutter contre le démarchage téléphonique

Liste rougeQui n’a pas reçu un coup de fil commercial aux heures de repas ou après une journée bien remplie, proposant l’installation d’un double vitrage ou la pose de panneaux photovoltaïques ?

Selon une enquête de 60 Millions de consommateurs, les Français reçoivent en moyenne une quinzaine d’appels de ce type par mois. Des démarchages « à domicile » qui peuvent en excéder plus d’un.

Une situation qui risque de changer puisque depuis le 1er juin, les particuliers qui ne souhaitent plus être dérangés par de telles sollicitations peuvent inscrire leur numéro de téléphone fixe et/ou de mobile dans la base de données Bloctel (www.bloctel.gouv.fr). Il leur faudra néanmoins attendre un mois après la réception du récépissé d’inscription pour ne plus recevoir d’appels commerciaux. Cette inscription durera trois ans et le particulier sera invité à se réinscrire trois mois avant l’échéance.

Pour protéger la confidentialité des données fournies, les professionnels n’auront pas accès aux listes de numéros soumises à l’interdiction, Bloctel fera le ménage dans les fichiers de prospection de chaque professionnel qui en fera la demande. Si les appels persistent, un formulaire de réclamation, disponible sur le site, sera transmis à la DGCCRF qui mènera une enquête.

Des amendes à partir du 1er juillet

Ce dispositif, figurant dans la loi Hamon du 17 mars 2014, « interdit à un professionnel, directement ou par l’intermédiaire d’un tiers agissant pour son compte, de démarcher téléphoniquement un consommateur inscrit sur cette liste ». Les amendes, de 15 000 à 75 000 euros, devraient commencer à pleuvoir dès le 1er juillet 2016. Pour les appels émis à partir de plates-formes à l’étranger, c’est le donneur d’ordre français qui sera poursuivi.

Quelques bémols tout de même : « En cas de relations contractuelles préexistantes », précise le code de la consommation, les entreprises pourront toujours contacter un client. Traduction : votre opérateur téléphonique pourra continuer de vous proposer ses offres commerciales sans être inquiété. Attention, Bloctel ne concerne pas les SMS qui eux sont gérés par une autre liste, 33 700.

En marge : Multiplication des appels frauduleux
Le nombre de messages frauduleux a explosé en 2015. Il s’agit des messages invitant à rappeler un numéro de téléphone commençant par 0899 (fortement surtaxé). Promesses de gains à des jeux, fausses offres d’emploi, etc. ont nourri le million et demi d’appels ou de SMS indésirables en 2015, contre un peu moins de 900 000 en 2014.

Par Nadia Djabali

Automobile : l’occasion fait-elle le larron ou le dindon ?

Dimanche 22 mai 2016

Automobile

L’occasion fait-elle le larron ou le dindon ?

Occasion auto

Les modèles neufs étant de plus en plus hors de prix, les particuliers se tournent en masse vers les véhicules d’occasion (VO).

D’où une inflation de propositions de vente par petites annonces, la plupart sur Internet.

En dehors de tout réel contrôle. Alors que les ventes de véhicules neufs aux particuliers n’ont toujours pas dépassé les chiffres d’avril 2010,

Bercy vient d’attirer l’attention sur les dangers du marché de l’occasion automobile avec une nouvelle enquête (année 2015) sur les commerces, c’est-à-dire les concessionnaires, agents, garages, mandataires, casseurs, stations-service, sociétés de vente aux enchères et sites Internet spécialisés. Les intentions du ministère, qui s’était déjà attaqué à la fraude sur les voitures d’occasion allemandes en novembre 2014, ne semblent pas totalement désintéressées au vu de son manque à gagner.

Bond des anomalies ou pratiques illicites

Selon cette enquête de la DGCCRF, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, qui dépend de Bercy, près de la moitié des commerces de véhicules d’occasion sur les 1 471 inspectés en France présentent des « anomalies ou pratiques illicites ». Très exactement 47,11 %, contre 17 % en 2014 et 20 % en 2012. Si dans 71 % des cas les fraudes constituent seulement des « manquements mineurs aux obligations d’information contractuelle », elles présentent un caractère « systématique et récurrent » dans le secteur des négociants indépendants, où ont été relevés des liens avec l’économie souterraine, jusqu’à des « vendeurs liés au grand banditisme ».

La défiance va sans doute gagner tout le marché de l’occasion et ne manquera pas de freiner quelques particuliers dans leur quête de la bonne occase. Avec peu de chances de provoquer un grand bond en avant du marché du neuf.

Nécessité faisant loi, les consommateurs seront encore plus nombreux, n’ayant toujours pas les moyens d’acheter neuf, à se tourner vers d’autres solutions. Pour le plus grand bonheur des loueurs.

 

Zoom : Le marché de l’occasion plus dynamique que celui du neuf
En 2015, le marché de l’occasion représentait en volume quasiment le triple de celui du neuf. Au vu du cumul des quatre premiers mois de 2016, il a augmenté de 2,8 % par rapport à la même période l’an passé, selon l’Argus automobile. Et celui des véhicules utilitaires d’occasion (VUO) de 3,9 % sur ces mêmes quatre mois.

 Par Michel Pourcelot

Louer son logement sur Airbnb

Samedi 2 avril 2016

Louer son logement sur Airbnb

AirbnbEn 2015, Airbnb a proposé 200 000 locations en France. Pourtant peu de particuliers connaissent la réglementation concernant les logements meublés mis sur des plates-formes de ce type.

► Les propriétaires qui proposent leur résidence principale sur Airbnb peuvent la mettre en location dans la limite de quatre mois par an sans avoir à en demander l’autorisation.

► S’il s’agit d’une résidence secondaire, il faut impérativement obtenir une autorisation de changement d’usage auprès de la mairie. Cette demande est obligatoire dans les villes de plus de 200 000 habitants et dans les villes de plus de 50 000 habitants dans lesquelles le marché de l’immobilier est « tendu ». Dans les villes de plus de 200 000 habitants, le propriétaire qui souhaite mettre son bien en location saisonnière doit en contrepartie acquérir des mètres carrés hors parc dédié au logement (commerces et bureaux) à proposer à la location pour compenser le changement d’affectation.

►Pour les locataires du parc privé dont le bail a été signé après le 27 mars 2014, une autorisation préalable du propriétaire est nécessaire. Si le bail est antérieur au 27 mars 2014 et qu’aucune clause n’y interdit la sous-location, il est possible de le faire sans avoir besoin de prévenir le propriétaire.

► Les locataires de logements sociaux doivent prévenir le bailleur mais ce dernier ne donne jamais de dérogation.

Les revenus générés par cette activité sont imposables dès le premier euro (sur le revenu des personnes physiques, sur les revenus du patrimoine et contributions sociales).

Pour tenter d’inciter davantage de Français à se mettre en règle, la loi oblige les plates-formes dédiées à la location de logements à adresser à leurs utilisateurs (tous les ans au mois de janvier) un récapitulatif du montant brut des transactions réalisées au cours de l’année précédente. 

 

Zoom : Effets pervers des offres locatives des plates-formes collaboratives

La plupart des particuliers mettant des biens et des services en vente ou en location sur les plates-formes dites collaboratives n’y trouvent qu’un petit complément de revenu.

Selon une étude du Sénat, le revenu annuel moyen d’une personne proposant une location sur Airbnb s’élève à 3 600 euros. Mais de plus en plus de professionnels de la location s’y sont engouffrés. Outre la concurrence déloyale faite au secteur de l’hôtellerie, ces locations ôtent des surfaces d’habitation, souvent dans des zones manquant de logements, accélérant ainsi la spéculation immobilière et l’augmentation des loyers.

Par Nadia Djabali

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