demandeurs d'emploi

TRISTE RECORD

COMMUNIQUÉ

Demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi : un triste record !


Avec 3 224 600 demandeurs d’emploi, sans emploi et tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi en mars 2013 (+1.2 % sur un mois), la France a malheureusement dépassé le niveau le plus élevé de janvier 1997 avec 3 195 000 demandeurs d’emploi.

Mois après mois, la situation se dégrade et nous arrivons aujourd’hui à une augmentation sur un an de 11,5 % du nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A. Toutes catégories de demandeurs d’emploi confondues, nous arrivons à 5 348 000 personnes inscrites à Pôle emploi.

Si toutes les classes d’âge sont confrontées à une augmentation à peu près similaire, il faut noter celle du chômage de longue durée et de très longue durée (+1.4 % pour le nombre de DE inscrits depuis 2 à 3 ans à Pôle emploi et +1.5 % pour les personnes inscrites depuis plus de 3 ans). Sur un an, le chômage de très longue durée a ainsi augmenté de 18,2%.

Pour FO, la loi sur la « sécurisation de l’emploi » non seulement va faciliter les ruptures de contrat, mais ne réglera pas le problème du chômage.

Pour Force Ouvrière, la question du chômage ne pourra pas être absente des débats de la Conférence sociale organisée par le gouvernement les 20 et 21 juin car cette situation pose le débat d’un changement de politique macroéconomique autour de la relance de la consommation et de l’investissement.

Paris, le 25 avril 2013

Contact : Stéphane LARDY

Secrétaire Confédéral

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POUR FAIRE BAISSER LE CHÔMAGE, IL FAUT CHANGER DE POLITIQUE MACRO-ÉCONOMIQUE

COMMUNIQUÉ


logo_fo_01.jpgLes chiffres des demandeurs d’emploi inscrits fin avril 2012 confirment, encore une fois, la tendance de ces derniers mois: le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A augmente et, de manière continue, le nombre de chômeurs de longue durée (+8%) et de chômeurs de plus de 50 ans (+15,6) explose sur un an.

Comme Force Ouvrière le répète inlassablement depuis plusieurs années, pour que le chômage baisse, il faut mettre en oeuvre une autre politique, tournée vers la reconquête industrielle, vers la consommation, le tout porté par une véritable réforme fiscale alliant justice et redistribution.

Alors que la situation de la Grèce est critique, que l’Espagne s’enfonce dans la récession, la Commission européenne, obnubilée par la doxa néo-libérale, veut imposer des réformes structurelles à la France conduisant, comme toujours depuis 25 ans, vers moins de protection sociale et plus de déréglementation des droits des travailleurs.

Pour Force Ouvrière, la lutte contre le chômage passe par une autre politique au niveau européen qui implique la renégociation des traités européens permettant, notamment, de réviser le rôle de la BCE et de s’inscrire dans le cadre d’une politique volontariste tournée vers la croissance et le plein emploi. C’est ce qu’a rappelé le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, lors des bilatérales avec le Premier Ministre le 29 mai dernier, et ce que rappellera Force Ouvrière lors de la Conférence sociale de mi-juillet.

Mais les urgences sociales n’attendent pas, c’est pourquoi, Force Ouvrière demande, rapidement, aux pouvoirs publics, la Cédéisation des 1.000 CDD embauchés en début d’année par Pôle emploi et une augmentation substantielle des moyens humains afin de renforcer l’accompagnement des demandeurs d’emploi qui en ont le plus besoin.

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UNE HAUSSE DES DEMANDEURS D'EMPLOI TOUS AZIMUTS

EMPLOI - CHÔM. - FORMATION

UNE HAUSSE DES DEMANDEURS D'EMPLOI TOUS AZIMUTS


Le mois de mars 2012 s’avère à nouveau être un mois catastrophique pour l’emploi. Le nombre de demandeurs d’emploi toutes catégories et tous âges confondus ne cesse d’augmenter.

Si les augmentations mensuelles restent généralement contenues à moins de 1% mois (+0,6% pour les personnes tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, +0,8% pour les hommes, 0,7% pour les femmes), l’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi sur les 12 derniers mois est de plus en plus importante (+7,2% d’augmentation pour les demandeurs d’emploi sans aucune activité).

Force Ouvrière considère par ailleurs comme très inquiétante l’augmentation des inscriptions des jeunes et seniors:

- 1,2% pour les moins de 25 ans en catégorie A, B et C;

- 1,1% pour les plus de 50 ans dans ces mêmes catégories.

Enfin, le nombre d’inscription à Pôle Emploi augmente sur les 12 derniers dans toutes les régions et pour certaines dans des proportions très inquiétantes notamment s’agissant du chômage de longue durée (+12% en champagne Ardenne, +11% en Languedoc Roussillon)

Alors que la crise systémique ne cesse de s’aggraver, que les purges budgétaires imposées aux Etats de la zone euro ne font que renforcer une austérité qui plonge l’ensemble des pays européens dans la récession, Force Ouvrière estime que la baisse du chômage passe d’abord par un changement radical de politique macro-économique, que ce soit en France mais aussi au niveau européen.

Augmentation des salaires et des pensions, réforme fiscale en profondeur alliant justice et redistribution, arrêt de la RGPP et renforcement des pouvoirs publics, telles sont, notamment, les revendications que portera Force ouvrière dans le cadre des manifestations et rassemblements qu’elle organisera pour le 1er mai, journée internationale de solidarité et de revendications sociales.

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Chômage: données officielles et chiffre réel

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CHÔMAGE: DONNÉES OFFICIELLES ET CHIFFRE RÉEL


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Tous les mois, le nombre de demandeurs d’emploi est rendu public et donne lieu à commentaires. Pourtant, il ne s’agit que d’une donnée partielle et incomplète car le nombre réel de chômeurs est beaucoup plus important.

Le chiffre mis en avant ne correspond en effet qu’à une partie des demandeurs d’emploi, appelée «catégorie A» par Pôle emploi, à laquelle il faut ajouter quatre autres catégories.

Pour le mois de février dernier, la catégorie A était de 2.868.000 personnes, mais les catégories B à E comprenaient 2.019.000 personnes de plus, soit un total de 4.887.000 demandeurs d’emploi.

Il faut intégrer également le chiffre des DOM-TOM, bizarrement mis de côté dans la présentation habituelle, soit 268.000 personnes de plus pour les seules catégories A à C (pas de données disponibles pour les catégories D et E dans les DOM-TOM…). Nouveau total provisoire : 5.155.000 demandeurs d’emploi.

À quoi s’ajoutent les bénéficiaires du RSA.

La France comptait 1,87 million de foyers allocataires en juin 2011, dont 671.500 inscrits à Pôle emploi, alors qu’il s’agit, dans la quasi-totalité des cas, de personnes en recherche d’emploi. Soit 1.200.000 personnes de plus ; nouveau total provisoire : 6 millions 355.000 chômeurs.

Enfin, doivent être pris en compte tous ceux qui ne sont ni inscrits à Pôle emploi ni titulaires du RSA : jeunes de moins de 25 ans, demandeurs d’emploi radiés des listes et autres oubliés des statistiques officielles.

Ils constituent ce que les économistes nomment pudiquement « le halo du chômage » et sont évalués à un million de personnes.

Au final, la France compte au bas mot 7 millions 355.000 demandeurs d’emploi, soit trois fois plus que le nombre officiel qui ne représente que la partie émergée de l’iceberg chômage.

FO Hebdo - Avril 2012

 

Emploi

Emploi

LES «VIEILLES LUNES» DE L'ÉLYSÉE



En vue du sommet social du 18 janvier, l'exécutif réactive notamment l'idée d'une TVA sociale pour lutter contre le chômage. Quitte à enrayer un peu plus la machine économique qu'il est censé faire repartir.

 

La situation de l’emploi est on ne peut plus préoccupante. Selon les derniers chiffres officiels, les rangs des demandeurs d'emploi ont encore grossi en novembre 2011, avec 29.900 personnes de plus, sans aucune activité, et même 51.800 en comptabilisant celles ayant eu une activité réduite. Désormais, le nombre total de chômeurs s’établit à 4.244.800 dans l’Hexagone (4.510.500 en incluant les départements d'Outre-mer). Avec une croissance nulle attendue pour les 18 mois à venir, l’année 2012 pourrait être pire.

Face au dilemme, le pouvoir exécutif a promis de dévoiler des «mesures fortes» lors du «sommet social» qui devrait réunir patronat et syndicats le 18 janvier prochain à l’Elysée. Le gouvernement en a déjà avancé quelques-unes. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a dit ainsi vouloir renforcer le chômage partiel, ce dispositif qui permet d'éviter les licenciements grâce à une allocation versée notamment par l'Etat. Le ministre veut le rendre «plus simple et plus rapide à déclencher». Mais cette mesure demande de «mettre de l'argent sur la table», a prévenu le leader de FO, Jean-Claude Mailly, avant de rappeler que l'Allemagne consacre «dix fois plus d'argent» que la France à ce type d’activité partielle.

L’autre solution envisagée par M. Bertrand est la mise en branle de pactes dits de «compétitivité-emploi» via des accords d’entreprise. Son idée est de permettre aux employeurs d'aménager le temps de travail ou la production en monnayant une garantie d’emploi à court terme. En gros, l’entreprise s’engage à maintenir le volume des effectifs pendant 2 ou 3 ans… en échange d’une réduction de la durée du travail et d’une baisse de salaire plus ou moins proportionnelle. Ce qui reviendrait à modifier un élément essentiel du contrat de travail. Inacceptable, pour FO, même au prétexte de la crise.

Lors de ses vœux à la Nation samedi, le président de la République a relancé de son côté la question de la «TVA sociale» censée lutter contre les délocalisations et dont le mécanisme consiste à «alléger les charges salariales et patronales pour les transférer sur la TVA, augmentée de plusieurs points». Pour FO, cette TVA est tout sauf «sociale ». Elle ne ferait que fragiliser la pérennité des ressources de la protection sociale collective. En substituant au salaire différé représenté par les cotisations un prélèvement fiscal sur la consommation, on grèverait surtout le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Autrement dit, le contraire des effets recherchés.

À cet égard, Jean-Claude Mailly a mis en garde l’exécutif contre la tentation de ressortir «les vieilles lunes d'avant crise», avant de souligner, «si la situation actuelle est due à la crise, elle l’est aussi à cause de la politique économique menée par le gouvernement qui a énormément réduit les recettes fiscales ces dernières années… quitte à se priver aujourd’hui des marges de manœuvre nécessaires». Et de l’inviter, «à renoncer à une politique d’austérité qui n’a fait qu’à aggraver la crise en plongeant le pays dans la récession».

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