Dialogue social

LA CONFÉRENCE SOCIALE ACCOUCHE D’UN AGENDA CHARGÉ

Dialogue social

LA CONFÉRENCE SOCIALE ACCOUCHE D’UN AGENDA CHARGÉ


Il est encore trop tôt pour savoir si la grande conférence sociale restera dans l’histoire des relations sociales, mais il est déjà acquis qu’il ne s’agissait pas d’un simple exercice de communication gouvernementale. Certes, cette dimension était présente: ouverture des travaux par le président de la République, conclusion par le Premier ministre et pas moins de huit ministres mobilisés pour animer sept tables rondes thématiques. Durant deux demi-journées, celles-ci auront rassemblé syndicats de salariés et organisations patronales avec pour objectif d’échanger constats, analyses et propositions, à charge pour le gouvernement d’en retirer une méthode et un échéancier. Lors de son discours, François Hollande a d’ailleurs indiqué que la démarche était nouvelle et que la France n’avait pas de «vraie culture de la négociation sociale». Le risque était donc réel de voir la montagne accoucher d’une souris.

Discours de la méthode

Un autre risque existait potentiellement: mettre en scène un simulacre de dialogue avant de rendre publiques des mesures déjà décidées avant et ailleurs, comme ce fut le cas en 1997 à propos des 35 heures. Tel ne fut pas le cas.

Mais si les annonces contenues dans le discours de clôture de Jean-Marc Ayrault se concrétisent, il est clair que la pratique de la négociation va redevenir d’actualité. Pas moins de six négociations interprofessionnelles sont programmées, complétées par des consultations sur des sujets de première importance, tels que les retraites ou le financement de la protection sociale. À cela s’ajoutent des groupes de travail, réflexions et autres rendez-vous qui constituent la feuille de route sociale du gouvernement pour les douze prochains mois, étant entendu qu’un bilan global de sa mise en route sera fait dans un an.

Par ailleurs, sur le modèle du Commissariat général au Plan, un organisme rattaché à Matignon sera créé et aura pour objet d’être un espace permanent de dialogue social, d’expertise et de prospective. C’était une revendication de FO.

Quel sera le résultat concret de ces négociations et de ces concertations? Nul ne le sait, mais la démarche adoptée durant deux jours constitue un socle méthodologique plutôt favorable après plusieurs années sur le mode «c’est à prendre ou à laisser», voire de négociations menées au pas de charge avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Au passage, seul le MEDEF semblait contrarié lorsque Jean-Marc Ayrault a annoncé l’abandon de la négociation «compétitivité-emploi». De même, le patronat a mal digéré la perspective d’une future loi visant «à empêcher la pratique des rémunérations abusives [...] notamment par la participation des représentants de salariés au comité de rémunération». Mais l’amertume affichée des représentants patronaux peut paraître un peu surjouée et destinée à essayer de peser dès la rentrée sur la suite des événements.
FO Hebdo - Juillet 2012
 



Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 6 juin 2012

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

SANS AMBIGUÏTÉ ET SANS FAUX-FUYANT

Après les réunions bilatérales de la semaine dernière s’est tenue, mardi 5 juin, une réunion entre les confédérations, les organisations patronales et le gouvernement sur la méthode du dialogue social et la préparation de la conférence sociale qui se tiendra début juillet.

S’agissant de Force Ouvrière, nous répéterons qu’il faut se garder de la souplesse, y compris dans la méthode, et qu’il nous apparaît important, outre les dossiers immédiats du SMIC et des «carrières longues», de mettre sur la table les questions du pouvoir d’achat, de la stratégie industrielle, de l’avenir du service public républicain, de la garantie et du financement de la protection sociale collective.

Comme nous l’avons explicité à différentes reprises, ce qui se passera au niveau européen dans les semaines à venir sera déterminant: ou une renégociation des traités sera à l’ordre du jour et l’espoir sera de retour, ou la logique du libéralisme économique et de l’austérité perdurera et les inquiétudes s’accroîtront.

Dans un tel contexte, il est essentiel que nous disions clairement les choses, sans ambiguïté et sans faux-fuyant.

C’est ce que nous faisons en particulier lors des contacts multiples que nous avons avec les représentants gouvernementaux.

Nous reviendrons également sur la réalité du droit syndical dans notre pays. Ce sera le cas par rapport à la loi de 2008 et à ses dangers et perversités. Ce sera aussi le cas face au comportement particulièrement réactionnaire de certains employeurs, qui se croient tout permis et qui ne tolèrent guère la liberté syndicale.

Et ce n’est pas l’apanage de PME où le syndicat n’existe pas. Ainsi à Trappes, chez Suzuki, marque bien connue, les salariés qui ont osé afficher leur appartenance à Force Ouvrière sont victimes de discrimination et de chasse aux sorcières. Plusieurs convocations pour licenciement ont été organisées.

Nous saisirons les pouvoirs publics et nos camarades japonais. Mais si de tels comportements ne cessent pas, nous envisageons également de nous adresser aux consommateurs.
FO Hebdo - juin 2012

ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY DATÉ DU JEUDI 31 MAI 2012

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

FO REÇUE À MATIGNON

Comme annoncé, nous avons eu une première rencontre dite bilatérale avec le Premier ministre, accompagné de quatre ministres (Travail, Affaires sociales, Réforme de l’État, Décentralisation et Fonction publique, Redressement productif).

Cette première rencontre relève de ce que l’on peut appeler un dialogue social normal.

Le Premier ministre a précisé que le respect des interlocuteurs sociaux était essentiel, qu’il s’agisse de négociation ou de concertation.

Pour le premier rendez-vous, le Premier ministre et les ministres présents ont surtout été à l’écoute.

Nous sommes intervenus sur trois axes:

- Le premier sur la méthode. Nous avons indiqué que nous n’étions pas pour une modification de la Constitution en matière de démocratie sociale, qu’il ne saurait y avoir d’accord de méthode signé comme de calendrier fermé, qu’il fallait garder de la souplesse, que nous étions demandeurs, en matière de négociation, d’un rétablissement du principe de faveur ou de la hiérarchie des normes et que nous saisirions le ministre du Travail sur la représentativité à la suite de notre plainte au BIT.

- Le second portant sur deux dossiers d’actualité: le SMIC et le décret sur les retraites, sur lesquels nous avons rappelé nos positions. Au passage j’ai pu noter, sur les retraites, que la position de Force Ouvrière sur les périodes de validation conduisait même la CFDT à dire qu’il fallait intégrer le chômage! Ce qui auparavant ne leur était pas venu à l’esprit.

- Le troisième point concernant les thèmes de la conférence sociale de début juillet. Nous avons explicité nos positions sur l’emploi et le chômage (y compris la stratégie industrielle), le service public républicain, le pouvoir d’achat et la réforme fiscale, le financement de la protection sociale collective.

Au final, une première réunion que l’on peut qualifier d’attentive et «normale». Attendons maintenant les actes.

Une réunion «multilatérale» aura lieu le 5 juin. Nous avons déjà la certitude qu’il n’y aura pas d’accord de méthode signé.

D’ici là, nous rencontrerons officiellement plusieurs ministres.

Et comme nous l’avons dit publiquement, ce qui sera aussi déterminant c’est ce qui se passera au niveau européen: renégociation ou pas des traités? Là aussi, nous avons fait connaître nos positions.

 http://www.force-ouvriere.fr

7 MAI : FO APPELLE À UN DIALOGUE SOCIAL NORMAL

Présidentielle


diailogue-social.jpg

7 MAI : FO APPELLE À UN DIALOGUE SOCIAL NORMAL


Le bureau confédéral fait le point sur les revendications (SMIC,Europe, Emploi et plans sociaux, Retraite) et appelle à un dialogue social "normal"

Le bureau confédéral de FO était réuni ce matin 7 mai. Il s’agissait de faire le point comme chaque semaine sur l’actualité et bien évidemment sur les analyses, positions et action de la confédération.

Le résultat de l’élection présidentielle, événement majeur de la vie politique, était bien évidemment au centre des réflexions. FO, attachée à la fois à la démocratie républicaine et à l’indépendance de l’organisation syndicale, avait indiqué que « Pendant la campagne électorale, les revendications continuent », éditant en février, sous ce titre, un supplément de son hebdomadaire FO Hebdo qui reprenait ses principales analyses et revendications dans le contexte de la crise économique actuelle et face aux politiques économiques et sociales mises en œuvre tant au plan national qu’européen et international.

Interrogé par l’AFP ce lundi, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, en a appelé, en écho aux propos de M. Hollande se présentant comme un candidat normal, à un « dialogue social normal dans le respect du rôle des interlocuteurs » de la part du Président élu et de son futur gouvernement.

Pour Jean Claude Mailly "des relations normales, cela veut dire qu'on ne soit pas critiqués, traités de corps intermédiaires, stigmatisés, car cela ne ferait qu'envenimer les choses", en référence, indique l’AFP, aux critiques adressées durant sa campagne par Nicolas Sarkozy aux syndicats.

Mais cela veut dire aussi "qu'on n'a pas besoin d'inscrire dans la constitution qu'il faut nous consulter, avant de prendre une décision. En démocratie ça doit se faire naturellement", a-t-il jugé. Dans son projet, précise l’AFP, François Hollande prévoit d'inscrire l'obligation de concertation avec les partenaires sociaux dans la Loi fondamentale.

Toujours "sur la méthode", M. Mailly souhaite "un président qui préside et un ou une Premier ministre qui gouverne" et « qu'on retrouve une distinction de rôle entre les uns et les autres, c'est important au plan démocratique".

Interrogé sur, le numéro un de FO attend des réunions bilatérales pour préparer la conférence sociale prévue à la mi-juillet par M. F. Hollande

Jean Claude Mailly, a réaffirmé à l’AFP que FO "se sent libre face au nouveau pouvoir" pour défendre les revendications.

Sur les retraites, il relève déjà "un premier point de désaccord" avec François Hollande qui veut revenir au départ à 60 ans pour les personnes ayant "cotisé" 41 ans, alors que FO demande que soient pris en compte les trimestres "validés" c'est-à-dire y compris les périodes de chômage, de maternité, etc, sinon ce "serait discriminatoire", a affirmé M. Mailly.

Le Smic, le traité budgétaire européen et les risques des plans sociaux sont, selon lui, les premiers gros dossiers sur la table du nouveau pouvoir.

(avec l’AFP)

FÉDÉRATION GÉNÉRALE DES FONCTIONNAIRES FO

Communiqué du mercredi 4 avril 2012

FONCTION PUBLIQUE : QUI SE MOQUE DE QUI ?

Le ministre de la fonction publique, par voie de presse, a encore accusé les organisations syndicales de politiser leur action au détriment du dialogue social. Il les accuse même de prendre « en otages » les fonctionnaires !

La FGF-FO ne peut pas accepter de telles déclarations de la part d’un ministre qui, systématiquement, oppose une fin de non-recevoir à toutes les revendications que nous lui proposons.

La FGF-FO rappelle au Ministre que c’est lui qui a abandonné les fonctionnaires et agents publics :

En gelant leur salaire par le refus de toute revalorisation du point d’indice;
En imposant un jour de carence, stigmatisant ainsi les agents malades;
En déstructurant les services de l’Etat, avec le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux et en imposant la mobilité forcée avec la révision générale des politiques publiques (RGPP).

De plus, comment peut-on oser affirmer que les réformes engagées sont favorables aux agents :

En imposant la rémunération à la performance pour les agents de catégories C sans vouloir définir les missions par rapport à la partie « résultat », alors que la paupérisation de ces agents est avérée.

En imposant la réforme de l’évaluation des enseignants alors que ce projet de décret a été rejeté par l’ensemble des organisations syndicales au comité technique ministériel

En imposant par décret la mise en place d’une sous-catégorie A pour les infirmières de l’Etat, corps majoritairement féminisé alors que dans le même temps le ministre se vante d’oeuvrer pour l’égalité femmes/ hommes.

En refusant la transposition de la reconnaissance du niveau 6 européen au niveau II français permettant aux personnels éducatifs et sociaux l’accès à la catégorie A « type »

Pour la FGF-FO, le principal objectif du Ministre, est de passer en force avant le premier tour des élections, un certain nombre de dossiers qui contrairement à ce qu’il prétend ne sont pas favorables aux personnels, bien au contraire. Ainsi, en imposant ce rythme de concertation effréné, il ne permet pas aux organisations syndicales représentatives de traiter avec efficacité des textes très importants, dans l’intérêt des fonctionnaires.

La FGF-FO refuse d’aller sur le terrain politique comme voudrait l’emmener le ministre Sauvadet. Par ses déclarations, c’est le ministre lui-même qui se moque des fonctionnaires et de leurs organisations syndicales.

Pour La FGF-FO, le syndicalisme est et doit rester libre et indépendant


mercredi 4 avril 2012

http://www.fo-fonctionnaires.fr/


FONCTIONNAIRES
 FÉDÉRATION GÉNÉRALE DES FONCTIONNAIRES FORCE OUVRIÈRE

Secrétaire général:
Christian GROLIER

Adresse:
46, rue des Petites Écuries
75010 PARIS



Téléphone:
01 44 83 65 55

Fax:
01 42 46 97 80

E-mail:
fofonctionnaires@force-ouvriere.fr

Site internet:
http://www.fo-fonctionnaires.fr


DÉVELOPPEMENT DU DIALOGUE SOCIAL DANS LES PROFESSIONS LIBÉRALES

Elections 2012 dans les TPE

Election TPE 2012Le 15 février dernier, une première réunion entre l’Union nationale des professions libérales (UNAPL) et les confédérations syndicales ouvrait un cycle de négociation relatif au «développement du dialogue social et au paritarisme dans l’inter professionnalité des professions libérales».

FO s’est félicité de ce démarrage en indiquant qu’il était cependant nécessaire, dans le cadre de la négociation à venir, de préciser l’objet et les objectifs de cette contribution. Il est également impératif de préserver les branches professionnelles et les conventions collectives existantes. Pour FO la branche doit être réaffirmée comme lieu de négociation, d’éventuelles commissions territoriales interprofessionnelle devant être un lieu d’échange et de dialogue à l’image de celles issues de l’accord «UPA» (Artisanat) qui date lui de 2001.

 

L’UNAPL de son côté a indiqué que le projet d’accord envisagé a vocation à s’appliquer à l’ensemble des secteurs des professions libérales sans pour autant remettre en cause les dispositifs existants au niveau de certaines branches.

 

Pour la prochaine réunion fixée fin mars, les interlocuteurs sociaux ont décidé d’échanger des propositions écrites.

TPE 2012 - Il n'y a pas de Très Petite Élection TPE-2012

Vous disposez d'un droit d'accès, de rectificat ion, de modification et de suppression des données qui vous concernent (Art. 34 de la loi Informatique et Liberté du 6 janvier 1978) sur l'ensemble du site. Pour l'exercer, Cliquez sur cette bannière pour contacter le webmaster