eau

FEDECHIMIE CGTFO - Semaine 32 du 06 au 11-08-2012

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Réalisée par Michel DECAYEUX pour le compte de la FEDECHIMIE CGTFO

EAU: FACTURES SALÉES ET OPAQUES

CONSOMMATION

EAU: FACTURES SALÉES ET OPAQUES

L’eau commence à atteindre des niveaux inquiétants pour bon nombre de ménages au budget déjà plombé par les dépenses énergétiques. Les tarifs sont cependant fort inégalement répartis sur le territoire. Dans le Nord de la France, il y a des endroits où l’on trinque particulièrement: de 2,42 euros le mètre cube en 1994, on est passé à 4,12 en 2011 selon un rapport de l’Agence de l’eau Artois-Picardie (départements du Nord et du Pas-de-Calais, de la Somme, et les parties nord de l’Aisne et de l’Oise). Un bassin dont les habitants sont, pour 70% d’entre eux, desservis par des entreprises privées. Si à Paris, le mètre cube d’eau se paye 3,0163 euros (TTC et au 1er janvier 2012), soit en dessous de la moyenne nationale (3,39 euros en 2008 selon une enquête sur l’eau publiée en décembre 2010 par le ministère de l’Agriculture), il atteint 7,50 euros à Saint-Malo, en Bretagne, 7,26 euros à Beaulieu-les-Fontaines, dans l’Oise, et n’est qu’à 2,10 euros à Namps-Maisnils (Somme), à une soixantaine de kilomètres de là. Bien des écarts s’expliquent par des contraintes techniques (topographie, pollution, renouvellement d’installations, etc.) mais aussi dans le choix de la gestion du service de l’eau. Les communes reprennent de plus en plus le système des régies municipales, qui, selon le Commissariat général au développement durable, offrent des tarifs inférieurs à ceux des délégations de service public (DSP) confiées au secteur privé.

Si l’eau en tant que telle est gratuite, elle se paye parfois très cher sans que la facture soit particulièrement transparente comme vient de le révéler une enquête du magazine 60 millions de consommateurs. Publiée le 21 mars dernier, après un an d’investigations, elle dénonce l’opacité des factures et la pratique des abonnements qui font que plus vous consommez d’eau plus vous amortissez la partie fixe... si vous en avez les moyens. D’ailleurs la consommation d’eau ne cesse de baisser en France, se situant actuellement à 120 mètres cubes par personne et par an. Quand on prend l’eau, on en consomme moins.

 

Associations FO
consommateurs

http://www.force-ouvriere.fr

La Réunion de crise

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

 

Des manifestations contre la vie chère et le chômage, débutées le 21 février et émaillées de « violences urbaine », ont eu lieu plusieurs jours durant dans l'île de La Réunion sans que les médias métropolitain sy accordent une attention démesurée.

L’Est-Eclair

« À l’exception de quelques images au 20 Heures, le silence de nos politiques est assourdissant. Dit autrement, en métropole, tout le monde s'en contrefout. »

 

Challenges

« Sur l'île, le taux de chômage est trois fois plus important qu'en métropole, il flirte avec le Seuil des 60% en ce qui concerne les jeunes de 15-25 ans. » ll y aurait peut-être des leçons à en tirer.

L’express

« En outre-mer, le revenu médian se situe entre 900 et 1000 euros par mois, contre 1600 en métropole. Les revenus sont globalement plus faibles, et le chômage, surtout chez les jeunes, est extrêmement élevé. Ce n'est d'ailleurs pas étonnant que les manifestations réunionnaises soient parties du Chaudron, un quartier particulièrement défavorisé de Saint-denis. »

Le Figaro

Et puis « à La Réunion, se nourrir coûte 36% plus cher qu'en métropole ». Heureusement « il est moins cher de se loger à La Réunion qu'en métropole »: ainsi « pour les consommations liées au logement en particulier (loyers, charges, eau, électricité principalement), les prix sont inférieurs de 2,4% à La Réunion ». Soit +36% contre -2,4%...

La Croix

« Le coût des produits reste élevé, malgré la décision prise à l'époque par le gouvernement de stabiliser les prix dans chaque département ultramarin. En effet, cette stabilisation n'était que provisoire (quatre à six mois). L’économie de marché a donc repris ses droits dans l’Île. Une situation explosive, alors que 52% du million de Réunionnais vivent au-dessous du seuil de Pauvreté. »

Le Monde

Brel « seuls les expatriés ont encore les moyens de s'en sortir » tandis que « la classe moyenne y est quasiment inexistante ».

20 Minutes

Donc, logiquement, « les forces de l'ordre se sont vraiment concentrées sur la défense du Score, une grande surface qui avait déjà été pillée lors des événements du Chaudron en 1991 ».

Le Parisien

Mais même « le gel des prix ne calme pas les manifestants. A I'issue de cinq heures de discussions, le préfet a annoncé le gel des prix de 40 produits de consommation courante. Loin d'apaiser les esprits, Saint-Denis a vécu une quatrième nuit de violence ». Bref, la tentative de geler la situation 1'a pas refroidi la colère.

L’Aisne nouvelle

Car « derrière cette violence, c'est vrai qu'il y a cette revendication contre la vie chère, c'est en réalité un problème autour de la précarité et du chômage mais il faudra régler ce problème par l'emploi », a « reconnu jeudi la ministre de l'Outre-mer Marie-Luce Penchard ». Il faudra? Vite, une réunion de crise...

FO Hebdo – Février 2012

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