ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 22 novembre 2017

Mercredi 22 novembre 2017

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« Tout est possible, à condition de le vouloir »

Jean claude mailly manifestait a marseille Jean-Claude Mailly manifestait à Marseille aux cotés de l’UD des Bouches du Rhône le 16 novembre 2017.

Avec le groupe Inditex (détenteur notamment la marque de vêtements Zara) nous avons récemment acté la dixième année de travail en commun, entre FO et la direction de l’entreprise, pour l’intégration de jeunes considérés comme désocialisés.

J’ai ainsi rencontré, avec notre délégué syndical, la 21e session concrétisant ce travail, comprenant une vingtaine de jeunes issus d’horizons géographiques divers (Tibet, Afghanistan, Afrique…) qui, une fois leur candidature retenue avec l’aide des missions locales, sont embauchés directement en CDI à temps plein avant de suivre une formation à la vente.

C’est toujours avec émotion et, pourquoi ne pas le dire, avec quelque fierté que nous nous félicitons d’avoir contribué à mettre le pied à l’étrier à des jeunes éloignés de l’emploi et avec des parcours de vie cabossés.

Leurs sourires, leur satisfaction de pouvoir être intégrés dans une vie « normale » valent tous les discours.

Étendre ce type d’action devrait être possible. Ce qui freine les entreprises en général, c’est l’embauche en CDI, elles préfèrent prendre des stagiaires ou des CDD. C’est pourtant un élément clé de la confiance qu’on leur accorde.

En dix ans, ce sont environ 500 jeunes qui ont ainsi été intégrés avec 85 % de réussite.

Preuve que tout est possible, à condition de le vouloir et de s’organiser en conséquence.

Editorial de Jean-Claude Mailly - FO Hebdo 3260

 

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 15 novembre 2017

Mercredi 15 novembre 2017

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« Dans l’action le 16 novembre, par des manifestations et des grèves »

Jc mailly novembre 2017

Les décrets relatifs aux ordonnances commencent à être connus. Concernant la fusion des IRP – que non seulement nous ne demandions pas mais que nous condamnons –, elle se traduit par une diminution du nombre de délégués, un volume horaire de délégation globalement maintenu et la suppression du CHSCT, ce qui est plus que problématique, le CHSCT étant la structure la plus crainte de nombre d’employeurs.

Dans toutes les entreprises où nous sommes présents, il va falloir négocier sur le droit syndical et militer pour obtenir plus de délégués que ne le prévoit le décret, ainsi que la présence de représentants syndicaux de proximité.

Rappelons également la mise en œuvre de la mutualisation des heures et la possibilité de négocier plus de douze ans ou trois mandats pour la durée de ceux-ci.

Autant nous avons pu obtenir certaines choses (dont le maintien de la branche) et pu en bloqué d’autres, autant de nombreuses dispositions de ces ordonnances – comme nous l’avons toujours dit – sont inacceptables.

Raison pour laquelle, sur mandat de notre Comité confédéral national, nous serons dans l’action le 16 novembre, par des manifestations et des grèves.

Pour ma part, je défilerai avec nos camarades des Bouches-du-Rhône à Marseille.

Edito mailly novembre 2017 


L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 8 novembre 2017

Mercredi 8 novembre 2017

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« Un syndicalisme libre et indépendant, alliant idéal et pratique, négociation et action »

Dans nombre de pays, en Europe et hors Europe, se déroule ce que l’on pourrait appeler une crise de la représentation politique.

Elle est notamment perceptible à l’occasion d’élections politiques où les pronostics ne sont pas confirmés, où certains grand partis prennent l’eau, où des mouvements dits « populistes » font des percées. La France n’y échappe pas, on a pu le mesurer à l’occasion des élections présidentielles et législatives.

Parmi les causes à l’origine de cette situation figurent incontestablement une augmentation des inégalités et précarités, un sentiment croissant et largement partagé d’injustice, qui plus est depuis la crise financière de 2007.

En quelque sorte il s’agit de répondre à la question : comment retrouver un projet, une vision, un sens à moyen et long termes ? Comment pouvoir espérer, autrement dit, un monde meilleur, collectivement et individuellement ?

Dans ce contexte, notre syndicalisme doit rester lui-même, libre et indépendant, alliant idéal et pratique, négociation et action.

Quand, ces derniers temps, un responsable politique appelle à la jonction des forces politiques associatives et syndicales de résistance, c’est certes son droit mais ce n’est pas compatible avec nos valeurs et notre pratique.

Un syndicat s’adresse aux travailleurs, quels qu’ils soient, en activité ou non.

Un parti politique s’adresse aux citoyens, d’où une vision de l’intérêt général.

Historiquement, en France, ce débat a été tranché en 1906 avec la Charte d’Amiens, Et il n’y a pas de raisons, selon nous, de ressusciter Jules Guesde.

Force Ouvrière continuera à négocier, concerter et agir, quand nécessaire, comme nous le ferons le 16 novembre.

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 1er novembre 2017

Mercredi 1er novembre 2017

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« Une journée de manifestations et de grèves »

Conformément à la résolution du Comité confédéral national de fin septembre, le Bureau confédéral a proposé une journée de mobilisation interprofessionnelle –le 16 novembre 2017– aux autres organisations syndicales de salariés, de lycéens et d’étudiants.

Un texte d’appel de plusieurs syndicats a été mis au point et adopté (« Mobilisation interprofessionnelle le 16 novembre 2017 »).

Il fait référence aux nombreuses dispositions inacceptables des ordonnances, à la question salariale et à la CSG, aux risques qui pèsent en matière de formation professionnelle ou d’Assurance chômage, aux atteintes au service public et à la protection sociale, ainsi qu’aux remises en cause des droits des jeunes, notamment pour l’entrée dans l’enseignement supérieur.

Quant aux modalités de cette journée, il s’agira de manifestations et de grèves.

Est-il besoin de le préciser ? Le Bureau confédéral respecte à la lettre le mandat donné par le CCN dans sa résolution précitée.

Il s’agit maintenant de réussir cette journée.

Parallèlement, les concertations/négociations se mettent en place sur l’apprentissage, la formation professionnelle et l’Assurance chômage. Force Ouvrière y participera en faisant valoir – ce que nous avons commencé à faire– nos positions et lignes rouges.

Edito jc mailly 

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du Mardi 24 octobre 2017

Mardi 24 octobre 2017

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« On ne peut pas plaire à tout le monde »

Jean claude mailly octobre 2017

On ne peut pas plaire à tout le monde est certes le titre d’une émission télé (ONPP), mais c’est aussi ce que l’on pourrait appeler une évidence de tous les jours et en tous lieux, y compris à Force Ouvrière.

Il n’y a d’ailleurs aucune raison pour que Force Ouvrière soit un monde de Bisounours.

Nos débats sont inhérents à notre démocratie syndicale et à nos statuts, et c’est bien ainsi.

Que s’expriment des désaccords n’a rien de nouveau et on peut régulièrement le mesurer
dans nos instances.

De tout temps à FO il y a eu des minoritaires (dixit le premier secrétaire général de FO, Robert Bothereau) mais pas de minorités, c’est-à-dire de courants politiques organisés, ce qui de facto conduirait à affaiblir l’objectif de l’unité au profit de joutes politiciennes et de recherche de majorité, pouvant d’ailleurs fluctuer au gré du temps et /ou du contexte.

La dernière période n’y échappe pas. S’y ajoute, en l’occurrence, la perspective de notre prochain congrès confédéral à Lille fin avril 2018. La composition de la future Commission exécutive confédérale ou les débats qui auront lieu dans les différentes résolutions qui seront discutées et votées par les syndicats au congrès alimentent forcément certaines spéculations.

Nous n’avons pas tous la même conception du réformisme militant ou exigeant.

Certains, dont je suis, considèrent que si nous pouvons négocier ou concerter, il faut le faire en tenant compte du contexte. Mobiliser si tel n’est pas le cas ou selon le résultat, mobiliser quand on l’estime nécessaire et possible.

Selon les moments, d’autres ont tendance à vouloir manifester avant de discuter. S’il est vrai que depuis des années, en France comme ailleurs, la situation sociale et économique est plus que difficile pour les salariés et que le doute s’installe vis-à-vis des gouvernants quels qu’ils soient, il n’en reste pas moins que nous devons rester fidèles à ce que nous sommes. Il en va de notre crédit auprès des travailleurs.

À celles et ceux qui rêvent de réintroduire au sein de FO le débat entre syndicalisme de contestation et syndicalisme d’accompagnement, parce qu’ils se sentent orphelins d’une concurrence au secrétariat général de FO, je leur dis qu’il est inutile de perdre leur temps sur un sujet réglé depuis maintenant près de trente ans : négociation et contestation sont nos deux références, mais il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs… Certains auraient souhaité (peut-être le souhaitent-ils encore ?) que je remette mon mandat de secrétaire général avant le congrès de Lille. Comme si le syndicat était le fait d’un seul individu, au mépris de la démocratie, des débats et des statuts.

Gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge

Edito du 24 octobre 2017

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 11 octobre 2017

Mercredi 11 octobre 2017

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« Force Ouvrière entend avancer sur ses jambes : la négociation (ou concertation) et l’action »

À l’instar des autres secrétaires généraux de confédérations, je rencontrerai le président de la République à sa demande.

Il s’agit d’examiner le calendrier, la méthode et la finalité des concertations à venir sur l’apprentissage, la formation professionnelle puis l’Assurance chômage.

Ce sera aussi l’occasion, deux jours après la grève et les manifestations des trois fonctions publiques, de rappeler nos positions ainsi que la nécessité de répondre, plus largement, aux inquiétudes qui s’expriment de plus en plus, à juste titre, et qui se transforment en colère sourde.

Je rappellerai également nos positions sur les ordonnances travail et notre rejet des points que nous considérons comme inacceptables.

À l’heure où ces lignes sont écrites, la réunion des organisations syndicales n’a pas encore eu lieu.

Nous y défendrons nos positions conformément à la résolution du CCN, qui s’impose à toutes les structures de la confédération. Cela s’appelle tout simplement le mandat et il vaut pour tout le monde.

Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement.

Libre, indépendante, démocratique et réformiste, telle est Force Ouvrière, qui entend avancer sur ses jambes : la négociation (ou concertation) et l’action. 

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 20 septembre 2017

Mercredi 20 septembre 2017

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« FO n’exclut ni la négociation ni l’action »

Les ordonnances réformant le Code du travail étaient annoncées par le candidat Macron, depuis élu président de la République, avec la volonté d’un renvoi au tout entreprise et une adoption très rapide (août). La première exigence de FO a été celle d’une concertation et d’un calendrier la permettant. Les ayant obtenus, le bureau confédéral est entré pleinement dans les discussions. Toutes nos équipes ont été mobilisées trois mois durant.

L’autre choix était de se mettre hors jeu, de se soumettre aux orientations les plus radicales et au timing annoncé, avec le risque que les appels ensuite à manifester apparaissent vains pour nombre de salariés.

Les stratégies syndicales n’étaient pas les mêmes. La CGT a lancé, avant même les concertations, un appel sans concerter les autres confédérations. La CFDT, elle, s’est dite déçue, notamment sur la gouvernance des entreprises.

Nous avons été entendus sur certains points importants, nous avons évité pas mal d’évolutions XXL. Il n’en reste pas moins des dispositions de régression sociale que nous rejetons.

Aujourd’hui, nous continuons d’intervenir sur les décrets et nous sommes particulièrement inquiets sur les moyens (en nombre de délégués et heures de délégation) dans le cadre de la fusion (non voulue par nous) des IRP. Si ces moyens sont insuffisants ce sera, de fait, une régression contraire à l’affichage gouvernemental sur le dialogue social. Ce sera obligatoirement une source supplémentaire de tensions.

Le film aurait pu être différent si les cinq confédérations – qui avaient défini des lignes rouges communes début juin – avaient toutes activement discuté et décidé, ensemble, in fine, d’unité d’action possible.

Mais on l’a dit, sur ce dossier qui est essentiel ce sont aussi des rôles et des conceptions syndicales différentes qui se sont exprimés. Ces ordonnances seront publiées avant la fin du mois. Dans les semaines à venir d’autres dossiers majeurs vont être mis sur la table dont l’Assurance chômage, où nous n’accepterons notamment pas de remise en cause de droits pour les salariés et les chômeurs et où l’enjeu du paritarisme et du salaire différé seront centraux.

À juste titre, les fonctionnaires des trois fonctions publiques seront dans l’action le 10 octobre pour leurs conditions d’emploi et de salaire, leurs effectifs et pour garantir le service public républicain. Nous soutiendrons leur action de grèves et de manifestations du 10 octobre.

Les retraités Force Ouvrière seront aussi dans l’action le 28 septembre.

Nous n’avons jamais confondu unité d’action ponctuelle et syndicalisme rassemblé.

De même, aucune considération politique extérieure au syndicat ne détermine notre comportement. Force Ouvrière est et restera libre et indépendante en appliquant son réformisme militant qui n’exclut ni la négociation ni l’action. Nous avons un cap et pour l’atteindre nous choisissons l’itinéraire.

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 13 septembre 2017

Mercredi 13 septembre 2017

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« Liberté, indépendance, fédéralisme, réformisme et République »

Meeting septembre 2017 Meeting FO de rentrée, à Marseille, le 7 septembre 2017.

Au fil des années, que n’a-t-on pas entendu sur Force Ouvrière ?

Auberge espagnole, maison de tolérance, difficultés à nous situer, j’en passe et des meilleures. Étiquetée contestataire en 2016 au moment de la loi El Khomri et réformiste en 2017 s’agissant des ordonnances.

Plusieurs éléments caractérisent notre syndicalisme :

• Liberté

Liberté de notre comportement, liberté de nos adhérents dans le syndicat à condition de ne pas mélanger les genres.

• Indépendance

Indépendance vis-à-vis de toute structure extérieure au syndicat, qu’elle soit politique, patronale ou philosophique.

• Fédéralisme

Nous sommes, par le fédéralisme et dans le cadre de nos statuts (que tout le monde devrait lire ou relire), le syndicat le plus décentralisé et qui respecte le mieux ses différentes structures.

• Réformisme

Un réformisme militant ou exigeant, respectueux de notre liberté et de notre indépendance qui sont possibles en démocratie ; ce qui nous conduit à défendre mordicus la pratique contractuelle et la concertation.

Nous ne sommes pas, de ce point de vue, des étatistes et nous n’attendons pas tout de la loi, ce qui nous conduirait à la politisation.

• République

Car Force Ouvrière est fidèle et attachée aux valeurs républicaines de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité, ainsi qu’à la république sociale.

Ce qui passe notamment par la défense et la promotion du service public au sens large.

Enfin, notre efficacité syndicale passe par deux points incontournables :

• accélérer notre développement et y consacrer l’énergie nécessaire ;

• savoir en permanence garder notre cap (nos positions), sans être déconnectés du réel.

L’idéologie sans le réel n’a rien à voir avec notre syndicalisme, le réel sans l’idéologie non plus.

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 21 juin 2017

Mercredi 21 juin 2017

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

Les syndicats membres de la Confédération européenne des syndicats ont lancé une campagne, dans chaque pays, pour l’augmentation générale des salaires.

Force Ouvrière s’inscrit, bien entendu, dans cette revendication.

Le fait qu’elle soit concomitante dans tous les pays est une nouveauté appréciable car elle s’inscrit de manière solidaire, à rebours des logiques d’austérité et de dumping social.

Nous n’oublions pas qu’au moment où les entreprises du CAC 40 en France explosent leurs bénéfices, il n’est que justice que les salariés, cadres et non-cadres, réclament leur dû et leur part. C’est une question de dignité sociale et d’efficacité économique. Et cela vaut pour le public comme pour le privé.

Il faut noter que le processus de financiarisation de l’économie depuis les années 1980 a conduit à prélever de plus en plus pour les dividendes, au détriment des salaires et des investissements. Et quand cela commence à se redresser timidement pour les salaires, ce n’est pas au détriment des dividendes mais de l’investissement.

De fait, ce mouvement généralisé de financiarisation agit comme un prélèvement ou une captation, sur les salaires comme sur les recettes publiques.

Redresser la barre est donc une ardente obligation, en particulier en Europe. Diminuer la rente financière au profit des investissements publics et privés et au profit des salaires, tel est l’objectif.

Les syndicats en Europe, syndicats de la feuille de paye ! Cela n’est pas fait pour nous déplaire, loin s’en faut, car cela répond non seulement à une revendication et à une attente mais aussi à l’un des rôles essentiels du syndicat. 

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 14 juin 2017

Mercredi 14 juin 2017

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« Réformistes et exigeants, nous jugerons sur les actes en fonction de nos positions »

Nous mesurerons rapidement, après les élections législatives, la sincérité du gouvernement.

À savoir, comme ils le disent actuellement, s’il s’agit d’une vraie concertation. Auquel cas il faudra non seulement nous écouter, mais nous entendre et travailler sur des textes écrits.

Ou si, les législatives passées et en fonction des résultats annoncés, la volonté de passer en force revient, ce qui sera inévitablement source de tensions.

Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, nous ne sommes ni naïfs, ni suspicieux a priori. Nous jugeons et jugerons sur les actes en fonction de nos positions.

C’est pourquoi, par exemple, à la lecture des documents publiés par Libération, nous avons tiré la sonnette d’alarme en déclarant « halte au feu ».

Force Ouvrière a toujours été une organisation réformiste et exigeante, et elle entend le rester.

Nous jugeons avec notre liberté de comportement et notre indépendance. Quand nous sommes pour, comme quand nous sommes contre. Nos interlocuteurs, qui aiment mettre les gens et les organisations dans des cases, nous ont de tout temps considérés comme imprévisibles !

C’est d’une certaine façon et sans le vouloir un hommage à notre liberté de comportement !

À un moment, il va falloir que le gouvernement non seulement discute, mais qu’il présente des projets de texte car on ne peut pas se positionner sur du sable et attendre la dernière minute.

La feuille de route qui nous a été adressée ouvre, sur beaucoup de sujets, des pistes très variables, voire qui peuvent être contradictoires.

L’itinéraire devra donc être précisé, ainsi que l’objectif.

Pour le moment, les seules choses claires obtenues sont de deux ordres : une détente du calendrier du mois d’août (en plein été) au mois de septembre et le rejet de négocier dans l’entreprise sur le contrat de travail.

Et nous continuons bien entendu à marteler nos positions, que ce soit sur l’articulation des niveaux de négociation ou sur la liberté de désignation du délégué syndical. 

 

Editorial de Jean-Claude Mailly - FO Hebdo 3245

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