ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 21 février 2018

Mercredi 21 février 2018

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

«Déclaration de la Commission exécutive confédérale de FO du 15 février 2018»

Jc mailly fevrier 2018

En guise d’éditorial

Attachée aux principes républicains de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité et à leur respect, la Commission exécutive de Force Ouvrière tient à réagir fermement face aux annonces faites par le gouvernement concernant la fonction publique.

Le fait que les gouvernements successifs, sous des appellations diverses (RGPP – MAP – CAP 22), s’inscrivent systématiquement dans une démarche libérale austère, explique pourquoi, malgré leurs engagements, ils se refusent à mener un vrai débat contradictoire sur le rôle et les missions du service public républicain, ce qui devrait constituer le préalable indispensable à toute évolution.

Rappelant son attachement au statut général de la fonction publique, expression d’une conception républicaine de celle-ci, la Commission exécutive dénonce toute volonté de plan de départ volontaire lié à d’éventuelles restructurations ou suppressions de postes et de missions.

Il en est de même en matière de rémunération avec l’éventualité de primes au mérite, contradictoires avec une nécessité de travail collectif, ou en matière de recrutement avec un recours accru à la contractualisation.

Pour Force Ouvrière, toutes les missions pérennes doivent être assurées par l’application du statut général. Elle rappelle d’ores et déjà que la précarité de l’emploi dans le public est supérieure au secteur privé.

Considérant que le service public, au sens large, constitue la colonne vertébrale du sens, du rôle et des principes républicains, elle apporte sa solidarité et son soutien aux fédérations FO et aux agents des trois versants de la fonction publique qui seront en grève et manifestation le 22 mars 2018.

Respecter les principes républicains commence par le respect de celles et ceux qui travaillent, dans l’État, l’hôpital public ou les collectivités territoriales. 

Paris, le 15 février 2018
Adoptée à l’unanimité

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 13 février 2018

Mercredi 13 février 2018

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« Des projets destructeurs tant socialement que sur le plan républicain »

Jc mailly fevrier 2018

Soucieux de rentrer dans les clous des 3 % de déficit budgétaire, les pouvoirs publics semblent envisager, d’ici à 2022, une contribution des organismes obligatoires de protection sociale (Sécurité sociale, Unédic, retraites complémentaires) à la réduction du déficit public à hauteur de 30 milliards d’euros sur la période.

Une telle orientation serait lourde de conséquences.

En premier lieu, elle impliquerait un accroissement de la logique d’austérité, qui a déjà lourdement pénalisé la Sécurité sociale, notamment la politique de santé et les salariés concernés.

En second lieu, elle conduirait à porter une nouvelle attaque contre les régimes paritaires, preuve, s’il en est, qu’ils ne fonctionnent pas aussi mal que certains le disent au bénéfice des assurés sociaux.

En la matière, il semble que les adeptes de la logique libérale et conservatrice de Bercy soient à la manœuvre. Certains envisageraient même de fusionner le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

De tels projets sont destructeurs socialement et aussi sur le plan républicain.

À nouveau, il s’agirait pour les pouvoirs publics de prendre la main pour imposer leur politique budgétaire, ce qui pour nous n’est pas envisageable.

Il faudra donc se préparer, si de tels projets voyaient le jour, à y répondre de manière déterminée. 


Jean-Claude Mailly,
Secrétaire général
@jcmailly sur Twitter

 

 

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 7 février 2018

Mercredi 7 février 2018

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« Quelle est la conception du gouvernement en matière de service public ? »

J c mailly janvier 2018

Le gouvernement a annoncé la semaine dernière dix mois de concertation avec les fédérations syndicales de fonctionnaires sur une réforme de la fonction publique concernant les trois versants (État, hôpital public et territoriale).

Sur la table, l’organisation du dialogue social, les primes individuelles et collectives, la mobilité et le recours accru au contrat pour les métiers ne relevant pas d’une spécificité propre au service public.

Rien que sur ce dernier point, les débats risquent d’être houleux : qu’est-ce qui relève ou non du service public ? Certaines expériences de privatisation (tel le contrôle des véhicules) ont par exemple largement montré que c’était une erreur. Il en est de même pour la remise en cause du réseau scientifique et technique.

Qui plus est, avec les évolutions technologiques et techniques comme le numérique, certaines fonctions, considérées hier comme relevant de prestations extérieures, devraient aujourd’hui revenir au sein du cœur de métier, afin de conserver la main sur le sens et le rôle du service public.

Ces concertations risquent donc d’être quelque peu animées.

Mais une annonce particulière a fait le buzz : celle du ministre du Budget évoquant un plan de départ volontaire. À se demander d’ailleurs si l’objet n’était pas que l’on parle de ce point particulier pour ne pas parler du reste. Dans l’état actuel des choses, les plans de départ volontaire ne sont pas possibles dans la fonction publique, sauf à vouloir modifier le statut, ce qui a priori n’est pas annoncé.

Quoi qu’il en soit, en secouant le cocotier le gouvernement risque de prendre quelques noix sur la tête !

Quelle est la conception du gouvernement en matière de service public ? Est-il réellement attaché à faire respecter les principes républicains ? A-t-il une vision purement budgétaire ou a-t-il une vision à long terme sur le rôle et les missions du service public ? Ces questions sont essentielles ; de la réponse qui sera apportée découlera le sens du service public, ce qu’attendent depuis longtemps ses agents.

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 31 janvier 2018

Mercredi 31 janvier 2018

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« Force Ouvrière, syndicat de la feuille de paye »

Syndicat europen trade unionCliquer pour agrandir

Pénitentiaire, Ehpad le 30 janvier, enseignement le 1er février, Carrefour et SNCF le 8 février sont les principaux conflits en cours ou à venir.

L’emploi, les conditions de travail et les salaires sont au cœur des revendications, ainsi que l’avenir des principes républicains.

La confédération appuie directement et indirectement ces mouvements, en contact avec les syndicats et les fédérations concernés.

De fait, si la croissance économique reprend en France comme en Europe, les inégalités continuent à se creuser et les services publics à être menacés.

Si la production reprend, la redistribution est toujours en panne.

Dans ce contexte, la question européenne de la révision des traités devient de plus en plus nécessaire et urgente.

C’est le message que nous portons avec la Confédération européenne des syndicats(CES), notamment avec la campagne « Augmentez les salaires ».

Cette revendication est une revendication socialement et économiquement essentielle, dans le privé comme dans le public.

C’est aussi pourquoi nous nous sommes vivement opposés – avec succès pour le moment – à toute désindexation totale ou partielle du Smic.

Force Ouvrière, syndicat de la feuille de paye ? Nous assumons effectivement ce rôle sans hésiter. 

 

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 24 janvier 2018

Mercredi 24 janvier 2018

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

 Soutien des personnels des Ehpad 
*Une question de dignité et de respect humain*

J c mailly janvier 2018

Le 30 janvier, à l’appel initial de Force Ouvrière, les personnels des Ehpad seront en grève. Tous les syndicats se joignent à cet appel, ainsi que des associations d’usagers.

La revendication principale des personnels est claire : obtenir ce qui était annoncé en 2012, à savoir un salarié ou agent par résident, à l’instar de ce qui existe dans d’autres pays.

Or, en 2017 comme auparavant, la tension budgétaire, donc sur les effectifs et les conditions de travail, a été à nouveau forte sur les Ehpad, créant de fait ce qu’on appelle une double maltraitance institutionnelle :
► les résidents qui souffrent de ne pouvoir être pris correctement en charge  ;
► les personnels qui souffrent de ne pouvoir faire leur travail comme ils voudraient le faire.

Au fil du temps, les personnes obtenant des places en Ehpad sont de plus en plus âgées, et ce, pour deux raisons :
► l’une liée au fait qu’elles souhaitent rester le plus longtemps possible chez elles ;
► l’autre relative au coût important et au reste à charge dans ces établissements.

L’une des conséquences de cette situation est que les résidents sont de plus en plus dépendants, ce qui nécessiterait de fait plus de personnels.

Fondamentalement, ce n’est pas à l’honneur de la France de ne pas considérer comme il se doit les anciens.

Un effort budgétaire de 100 millions d’euros est annoncé pour 2018, mais ce n’est qu’une première annonce.

Cela fait des années que nous attirons l’attention des pouvoirs publics sur cette situation. Je me souviens de ces agents me parlant crûment de travail VMC (« visage, mains, cul ») pour mieux signifier leur souffrance psychologique au travail, sans parler des troubles musculo-squelettiques.

Aucun raisonnement budgétaire ou comptable ne tient en la matière. C’est une question de dignité et de respect humain.

La confédération FO est pleinement en soutien des personnels des Ehpad.

 

Editorial de Jean-Claude Mailly du FO Hebdo n°3267  


L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 17 janvier 2018

Mercredi 17 janvier 2018

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« La France ne peut pas continuer à promouvoir son modèle universaliste à l’extérieur et le remettre en cause à l’intérieur »

Les élections dans les trois fonctions publiques auront lieu le 6 décembre 2018. Elles concernent plusieurs millions de fonctionnaires. Ces élections seront aussi l’occasion de rappeler les attentes et les revendications des fonctionnaires des trois versants de la fonction publique.

Les questions de pouvoir d’achat, de conditions de travail, de statut, de protection sociale sont bien entendu au cœur des problèmes.

Cela fait maintenant des années qu’au prétexte de réduire le déficit budgétaire, on maltraite le service public, ses agents et, par conséquence, les citoyens-usagers.

Après la RGPP, il y a eu la MAP. Aujourd’hui, CAP 22 risque d’être dans la même veine, à savoir : pression budgétaire, restriction des personnels, atteintes au statut, désertification et privatisations.

C’est trop facile et évident de mettre un service en difficulté, puis de considérer qu’il ne remplit plus correctement ses missions et alors de l’externaliser.

C’est vrai de l’hôpital, de la fonction publique d’État et de la territoriale.

Le débat sur le rôle et les missions du service public républicain est plus que jamais d’actualité.

La France ne peut pas continuer à vouloir promouvoir son modèle universaliste à l’extérieur et le remettre en cause à l’intérieur.

Quels sont les besoins et les attentes des citoyens ?

Comment la République doit-elle y répondre en respectant ses principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité ?

Comment, également, défendre activement le service public au niveau européen ?

Les pouvoirs publics (gouvernement et Parlement) portent une lourde responsabilité.

Quand le service public se rétracte, c’est la République qui est menacée, c’est ce qui, en France, fait société.

D’où notre détermination à défendre la République, le service public et toutes celles et ceux qui le font fonctionner. 

 

Editorial de Jean-Claude Mailly - FO Hebdo 3266  

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 20 décembre 2017

Mercredi 10 janvier 2018

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« 2018, une année dense sur le plan social »

Jean claude mailly 2017

En ce début d’année 2018 je tiens, au nom du Bureau confédéral, à présenter aux militants et lecteurs de FO Hebdo nos meilleurs vœux.

L’année 2018 sera dense sur le plan social, comme le furent les années précédentes.

D’ores et déjà, quatre dossiers importants sont ouverts et devraient aboutir à deux projets de loi vers le mois d’avril. Il s’agit d’abord de l’apprentissage, de la formation professionnelle et de l’Assurance chômage, sur lesquels une concertation et/ou une négociation entre interlocuteurs ont ou vont démarrer. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

Un autre projet de loi portera sur la transformation de l’entreprise et de son objet social. Une réunion de lancement de la concertation a eu lieu la semaine dernière. Nous y avons rappelé que, pour FO, il fallait commencer à remettre en cause l’idéologie de l’école de Chicago, selon laquelle le rôle d’une entreprise est uniquement de rémunérer ses actionnaires.

Et il n’existe pas, aujourd’hui, en France, de définition juridique de l’entreprise.

Et comme ce projet de loi risque d’avoir un spectre assez large, nous avons souligné notre opposition à toute désindexation partielle ou totale du Smic et à toute remise en cause des seuils sociaux.

2018 verra aussi l’ouverture des discussions sur le sujet ultrasensible des retraites, qui devrait être bouclé en 2019.

2018 sera encore l’année de notre congrès confédéral à Lille, fin avril, au cours duquel les syndicats débattront démocratiquement de l’activité passée et à venir. Ce sera également le moment d’un renouvellement des instances confédérales. Ce congrès devrait aussi être l’occasion de renforcer nos actions en matière de développement syndical, c’est une question d’efficacité et de poids dans le rapport de forces. 

Edito j c mailly 3265 

 

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 20 décembre 2017

Mercredi 20 décembre 2017

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« De 2017 à 2018, histoire et permanence du combat syndical »

Nous arrivons à la fin de l’année 2017.

Celle-ci marque le 70e anniversaire de la scission, actée le 19 décembre 1947 par l’annonce de la démission de Léon Jouhaux et de quatre autres secrétaires confédéraux, Robert Bothereau, Albert Bouzanquet, Pierre Neumeyer et Georges Delamarre, de la CGT.

La scission signifiait le refus de voir mise en cause l’indépendance syndicale avec la mainmise du Parti communiste sur la CGT.

Cette année 2017 fut aussi celle de profondes évolutions sur le champ politique avec le résultat des élections présidentielle et législatives et l’engagement de réformes économiques et sociales aux conséquences importantes.

La CGT-FO est demeurée fidèle à sa conception de l’indépendance syndicale, tout en affirmant clairement son attachement à la démocratie, à la république sociale et laïque, et son rejet de toute forme de racisme, d’antisémitisme et de xénophobie.

Cela ne l’a pas empêchée dans le même temps de réaffirmer publiquement ses analyses et revendications en matière économique et sociale.

2018 sera l’année de notre congrès confédéral.

Il s’ouvrira, à quelques jours près, au moment du 70e anniversaire du congrès constitutif de la CGT-FO. Il sera aussi celui d’une passation de relais.

Mais 2018 sera encore une année où, au quotidien, dans les entreprises, les administrations et les services publics, dans les branches comme au niveau national et interprofessionnel, l’action syndicale déterminée demeurera irremplaçable.

Chaque adhérent et adhérente, militant et militante FO aura fort à faire pour que perdurent et l’emportent le principe de la liberté syndicale et l’objectif de la justice sociale.

 

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 13 décembre 2017

Jeudi 13 décembre 2017

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« Ne rien lâcher et décrocher tout ce qui peut l’être »

Ainsi que je l’ai expliqué à différentes reprises ces derniers temps, les élections politiques révèlent des surprises dans nombre de pays. Ce fut le cas pour la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Autriche, ou encore les États-Unis. Ce qui s’apparente à une crise de la représentation politique, tant au niveau national qu’européen et international.

En France, au-delà des sondages et de leurs fluctuations, il faut constater, en particulier chez les salariés, de l’inquiétude et de la colère sourde mêlées d’une forme d’attentisme, au sens où beaucoup attendent de voir et de constater concrètement ce que tout cela va donner.

C’est là l’une des raisons à l’origine d’un engouement modeste, aujourd’hui, pour les mobilisations, excepté dans quelques cas spécifiques. D’autant que les dernières, même importantes, n’ont guère eu de résultats tangibles. Comme nous le disons régulièrement, il ne suffit pas de cliquer sur un bouton pour déclencher un mouvement. C’est aussi pourquoi, tout en gardant nos analyses et notre cap revendicatif, nous devons aussi garder raison et savoir être pragmatiques.

Emploi, salaires, service public républicain, développement de l’industrie, prise en compte prioritaire du social et de l’environnement, nécessité de réorienter profondément la construction européenne sont au cœur de nos analyses et revendications.

Nous ne lâcherons rien et décrocherons tout ce que nous pourrons décrocher, par la négociation et par l’action.

C’est également ce que font et pratiquent nos camarades martiniquais à qui, avec Michèle Biaggi, nous avons rendu visite à l’occasion de l’assemblée générale des syndicats FO, de plus en plus nombreux dans ce département d’outre-mer.

 

Editorial de Jean-Claude Mailly - FO Hebdo 3263-3264

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly du mercredi 6 décembre 2017

Mercredi 6 décembre 2017

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 

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J-C Mailly

« Deux concertations, une négociation et des discussions »

Jc mailly reformiste nous vous jugerons

Actuellement, une concertation est engagée sur l’apprentissage. Une négociation s’est ouverte, entre confédérations syndicales et organisations patronales, sur la formation professionnelle.

Et prochainement, une concertation s’engagera sur l’Assurance chômage.

Sur tous ces domaines, Force Ouvrière a présenté ses positions et lignes rouges.

Sur l’apprentissage, par exemple, nous demandons un vrai statut de l’apprentissage, mais aussi des maîtres d’apprentissage. FO estime par ailleurs qu’il ne devrait pas y avoir d’antinomie entre enseignement professionnel et centres de formation d’apprentis.

Sur la formation professionnelle, outre le maintien de la mutualisation avec les OPCA, nous rappelons notamment qu’un droit individuel doit être garanti collectivement, nous entendons préserver le congé individuel de formation et nous sommes contre une monétisation du compte personnel.

Pour l’Assurance chômage, outre l’absence de réduction des droits des chômeurs, nous revendiquons la mise en place d’un bonus-malus et le maintien de la négociation par les interlocuteurs sociaux de la convention d’Assurance chômage.

S’agissant de la couverture des démissionnaires et des indépendants, il convient pour ces derniers de savoir clairement qui va payer ! Celles et ceux qui (par exemple : Uber, Deliveroo), aujourd’hui, sont économiquement dépendants doivent pouvoir bénéficier d’une couverture chômage avec une cotisation dite salariale et une cotisation du donneur d’ordres.

Pour le moment, nous sommes en phase de discussion et de confrontation des points de vue.

Enfin, s’agissant des retraites, dossier qui devrait s’étaler jusqu’à 2019, nous avons eu un premier contact portant sur la méthode.

Sur tous ces dossiers, FO gardera sa ligne de conduite en s’appuyant sur ses positions, ses revendications et sa liberté de comportement.

Editorial de Jean-Claude Mailly - FO Hebdo 3262  

 

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