électricité

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PRESSE - COMMUNICATION

LINKY, UN COMPTEUR QUI VOUS VEUT DU BIEN

compteur-linky-3quart.jpgÀ partir de 2013 et d’ici à 2020, les 35 millions de compteurs électriques installés chez les abonnés auront été remplacés par un nouveau modèle, de couleur anisée flashy, baptisé Linky.

Présenté en grande pompe, en septembre dernier, par le ministre de l’Énergie, Linky est ce qu’on appelle communément un compteur communicant ou évolué, voire intelligent puisqu’il permet de transmettre en temps réel la consommation d’un foyer aux fournisseurs d’électricité.

Chez ces derniers, on se frotte déjà les mains puisque l’actuel relevé des compteurs sera supprimé, ce qui représente la bagatelle de 35 millions de kilomètres par an pour ERDF, ainsi qu’un nombre important d’emplois qui vont avec. De plus, la connaissance affinée de la consommation leur permettra de proposer à l’usager toute une gamme tarifaire qui l’aidera à se sentir enfin client.

LES BONS COMPTEURS FONT LES BONS AMIS

Mais Linky n’a pas que des amis. À la suite d’un intense lobbying des fournisseurs, le gouvernement a décidé que Linky sera plus semi-intelligent que réellement intelligent. En clair, si les données de consommation du foyer seront bien transmises à l’opérateur, elles ne seront en revanche pas portées à la connaissance de l’abonné, malgré les demandes de nombreuses associations de consommateurs et du médiateur de l’énergie*. Dommage, puisqu’on estime que l’information apportée «en direct» sur le lieu de vie permet de mieux surveiller sa consommation –notamment les gaspillages– et de la réduire de 10%.

Par-dessus le marché, Linky est cher. Entre le boîtier, sa pose et le système de transmission des données, le coût total avoisinera les 120 euros par abonné. Échéances électorales obligent, le gouvernement a annoncé qu’il sera gratuit pour le consommateur, car pris en charge par ERDF. Mais étant donné le montant total de l’opération (4,2 milliards d’euros pour 35 millions d’abonnés), le risque est grand de voir l’opérateur répercuter le coût de ce changement sur les futures factures des consommateurs. Comme le dit, avec un sens avéré de la formule, le délégué général du médiateur de l’énergie, «dans l’électricité comme ailleurs, la gratuité n’existe pas».

FO Hebdo - Avril 2012

La Réunion de crise

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

 

Des manifestations contre la vie chère et le chômage, débutées le 21 février et émaillées de « violences urbaine », ont eu lieu plusieurs jours durant dans l'île de La Réunion sans que les médias métropolitain sy accordent une attention démesurée.

L’Est-Eclair

« À l’exception de quelques images au 20 Heures, le silence de nos politiques est assourdissant. Dit autrement, en métropole, tout le monde s'en contrefout. »

 

Challenges

« Sur l'île, le taux de chômage est trois fois plus important qu'en métropole, il flirte avec le Seuil des 60% en ce qui concerne les jeunes de 15-25 ans. » ll y aurait peut-être des leçons à en tirer.

L’express

« En outre-mer, le revenu médian se situe entre 900 et 1000 euros par mois, contre 1600 en métropole. Les revenus sont globalement plus faibles, et le chômage, surtout chez les jeunes, est extrêmement élevé. Ce n'est d'ailleurs pas étonnant que les manifestations réunionnaises soient parties du Chaudron, un quartier particulièrement défavorisé de Saint-denis. »

Le Figaro

Et puis « à La Réunion, se nourrir coûte 36% plus cher qu'en métropole ». Heureusement « il est moins cher de se loger à La Réunion qu'en métropole »: ainsi « pour les consommations liées au logement en particulier (loyers, charges, eau, électricité principalement), les prix sont inférieurs de 2,4% à La Réunion ». Soit +36% contre -2,4%...

La Croix

« Le coût des produits reste élevé, malgré la décision prise à l'époque par le gouvernement de stabiliser les prix dans chaque département ultramarin. En effet, cette stabilisation n'était que provisoire (quatre à six mois). L’économie de marché a donc repris ses droits dans l’Île. Une situation explosive, alors que 52% du million de Réunionnais vivent au-dessous du seuil de Pauvreté. »

Le Monde

Brel « seuls les expatriés ont encore les moyens de s'en sortir » tandis que « la classe moyenne y est quasiment inexistante ».

20 Minutes

Donc, logiquement, « les forces de l'ordre se sont vraiment concentrées sur la défense du Score, une grande surface qui avait déjà été pillée lors des événements du Chaudron en 1991 ».

Le Parisien

Mais même « le gel des prix ne calme pas les manifestants. A I'issue de cinq heures de discussions, le préfet a annoncé le gel des prix de 40 produits de consommation courante. Loin d'apaiser les esprits, Saint-Denis a vécu une quatrième nuit de violence ». Bref, la tentative de geler la situation 1'a pas refroidi la colère.

L’Aisne nouvelle

Car « derrière cette violence, c'est vrai qu'il y a cette revendication contre la vie chère, c'est en réalité un problème autour de la précarité et du chômage mais il faudra régler ce problème par l'emploi », a « reconnu jeudi la ministre de l'Outre-mer Marie-Luce Penchard ». Il faudra? Vite, une réunion de crise...

FO Hebdo – Février 2012

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