Éphéméride

Éphéméride

Vendredi 17 février 2017

Éphéméride

17 février 1600

Exécution de Giordano Bruno

Giordano bruno

En Italie, exécution de Giordano Bruno, qui passa les dernières années de sa vie dans les cachots de l’Inquisition romaine.

Soumis à d’interminables interrogatoires et à la torture, il fut condamné à mort le 8 février 1600, en tant qu’« hérétique impénitent, opiniâtre et obstiné ».

Le 17 février 1600, alors qu’on lui avait arraché la langue pour les « affreuses paroles qu’il avait proférées », il fut conduit au Campo dei Fiori et y fut brûlé vif.

 

 

11 juin 1936

Samedi 11 juin 2016

11 juin 1936

Le petit dauphinois

 

 

 

En

France,

point culminant de

la grève :

deux millions

de grévistes.

 

Éphéméride

Lundi 22 février 2016

Éphéméride

22 février 1943

La force de l histoireEn France, décret allemand sur les service du travail obligatoire.

Le 22 février 1945 : En France, une ordonnance rend obligatoire la création d’un comité d’entreprise dans les entreprises occupant plus de cinquante salariés.

Éphéméride - 20 février 1908

Samedi 20 février 2016

Éphéméride

20 février 1908

12 militants de la CGT accusés d’injure à l’armée et de provocation à la désobéissance

La force de l histoireProcès retentissant de douze militants de la CGT, accusés par le gouvernement Clemenceau d’injure à l’armée et de provocation à la désobéissance.

Le prétexte de ce procès, que Jaurès jugea odieux et contraire au droit, fut le fameux Manifeste adressé à la classe ouvrière et signé par les 77 membres du Comité confédéral, dans lequel la CGT protesta avec énergie contre les tueries abominables de Narbonne et félicitait les soldats qui avaient refusé de tirer sur les ouvriers.

Cette affaire, venue devant la Chambre, le ministre de la Justice Briand désavoua l’avocat général.

Le gouvernement qui voulait atteindre la CGT, fut ridiculisé et condamné.

Le jury acquitta les douze militants, parmi lesquels figuraient Griffuelhes, Merrheim, Pouget, Luquet, Delesalle, Monatte, Janvion.

L’acquittement a produit une grande joie parmi les travailleurs et a donné une stimulation morale encore plus forte à l’action syndicale.

Éphéméride - Ce 13 février 1945

Samedi 13 février 2016

Éphéméride

13 février 1945

Bombardement de Dresde

Dresde 13 fevrier 1945

A la demande de l’URSS, la capitale de la Saxe est rasée par l’aviation alliée.

L’attaque commence le soir par une première vague de 244 bombardiers Lancaster britanniques et canadiens qui déferlent sur la ville.

Un incendie géant se déclenche dans le centre ville.

Une deuxième et une troisième vagues de bombardements anéantiront définitivement Dresde.

En quatre jours, le feu ravage 20 km2. Les études commandées par la ville de Dresde ont comptabilisé 25.000 morts identifiés et estiment le total à 35.000.

Dresde était dépourvue de système de défense antiaérienne.

12 février 1809

Vendredi 12 février 2016

12 février 1809

Naissance d’Abraham Lincoln

Abraham lincoln

Aux Etats-Unis, naissance d’Abraham Lincoln, dans une cabane en rondins près de Hodgenville dans le Kentucky. Il fut président des États-Unis du 4 mars 1861 au 15 avril 1865, et a gouverné son pays pendant la période la plus critique de son histoire, la guerre de Sécession.

Lors de ce conflit, onze États du Sud, décidés à conserver le système d’esclavage noir qu’ils pratiquaient et même à l’étendre, échouèrent lorsqu’ils tentèrent de se séparer de l’Union (américaine) et de constituer une nation indépendante. Abraham Lincoln fut assassiné en 1865.

Wikipedia

3 février 2000

Mercredi 3 février 2016

Éphéméride

3 février 2000

En France, réunion du patronat et des syndicats au Conseil Économique et social.

Le patronat voulait ouvrir ce qu’il a appelé la« refondation sociale ».

À l’initiative de Force Ouvrière, il a dû accepter le principe d’égalité de droit des contractants, qui signifie notamment que chaque demande de négociation de la part d’une organisation doit être examinée.

FO a également obtenu que le débat de fond soit abordé prioritairement sous l’appellation de« voies et moyens de l’approfondissement de la négociation collective ».

Un relevé de conclusions a été paraphé par l’ensemble des participants.

 

Éphéméride du 26 décembre 2015

Samedi 26 décembre 2015

Éphéméride du 16 décembre 2015

26 décembre 1942

Arrestation de Léon Jouhaux par les Allemands

Leon jouhauxAvec la défaite et l’arrivée au pouvoir du maréchal Pétain, un nouveau régime est instauré qui met en œuvre un système corporatiste. 

Depuis la fin de la Première guerre mondiale, la CGT a dû spécialement défendre son indépendance contre l’intrusion du politique dans le monde syndical. Avec la débâcle de mai 1940, la Confédération doit affronter en priorité la volonté de mainmise de l’État et du patronat sur le mouvement ouvrier.

Le 3 septembre 1939, la France entre en guerre contre l’Allemagne hitlérienne. Deux semaines plus tard, les communistes sont exclus de la CGT. En outre, la majorité des adhérents de la CGT sont sous les drapeaux, mobilisés sur le front dans cette « drôle de guerre » qui va durer jusqu’en mai 1940. Les effectifs fondent. La Métallurgie, forte de 800 000 syndiqués en 1937, n’a plus que 30 000 adhérents. Avec la débâcle, le Bureau confédéral quitte Paris pour Bordeaux.

Le 22 juin 1940, Pétain signe l’armistice à Rethondes et reçoit peu après les pleins pouvoirs de l’Assemblée nationale. On retrouve dans son premier cabinet un secrétaire confédéral de la CGT, René Belin, au poste de ministre de la Production industrielle et du Travail. Mais cet apôtre du corporatisme à la sauce Pétain ne fait guère d’émules au sein de la Confédération.

Le 20 juillet, le Bureau confédéral se réunit à Toulouse. Il s’agit de serrer les coudes devant la tempête qui s’approche. Dès le 16 août, le gouvernement de collaboration publie une loi interdisant les confédérations syndicales. C’est le 9 novembre que Belin en personne signe le décret de dissolution de la CGT, de la CFTC et de la Confédération générale du patronat français. Onze mois s’écoulent avant que ne soit promulgué le statut que donne Vichy au syndicalisme.

La Charte du Travail du 4 octobre 1941 interdit les grèves et les lock-outs. Travailleurs et patronat doivent s’entendre, sous la férule de l’État qui contrôle désormais l’ensemble du monde du travail. Cette charte est un mélange mal ficelé de corporatisme à l’italienne et de catholicisme social. Elle ne pourra jamais fonctionner.

Dès le 15 novembre 1941, la résistance syndicale se met en place. Trois membres de la CFTC et neuf confédérés - Capocci, Gazier, Pineau (Employés), Chevalme (Métaux), Jaccoud (Transports), Lacoste, Neumeyer (Fonctionnaires), Saillant (Bois) et Vandeputte (Textile) - signent un manifeste. Celui-ci rappelle l’indépendance du syndicalisme et déclare : « Les féodalités économiques sont plus responsables de la défaite que n’importe quel homme politique, si taré soit-il. »

La plupart des signataires de ce manifeste rejoindront rapidement le mouvement de résistance « Libération-Nord ». Quant aux Confédérés habitant en zone libre, ils rejoindront « Libération-Sud ». Léon Jouhaux ne peut guère faire entendre sa voix. En novembre 1940, il est mis en résidence surveillée à Vals puis, en décembre 1941, à Evian. Il est arrêté le 26 décembre 1942, puis déporté par les nazis en avril 1943.

L’occupation et l’instauration du régime de Vichy ont donc eu pour conséquence la disparition de la CGT. Si Belin et quelques brebis égarées ont rejoint Pétain, la CGT continue pourtant à exister. Elle vit désormais dans la difficile et dangereuse clandestinité résistante.

 

LÉON JOUHAUX

Une vie de combat pour le syndicalisme libre et indépendant
Secrétaire général de la CGT, 1909-1947 ; Président de la CGT-FO, 1948-1954

Gérard Da Silva

Mouvement social et Laïcité

ISBN : 978-2-343-04208-4 • 1 octobre 2014 • 894 pages

LE 21 FÉVRIER 1884

Éphéméride


LE 21 FÉVRIER 1884

La grève des mineurs d'Anzin

Article de René Gibère paru dans Force Ouvrière n°491, daté du 7 juillet 1955.

Article de René Gibère paru dans Force Ouvrière n°491, daté du 7 juillet 1955.Ce n'était pas la première fois que les ouvriers mineurs du bassin houiller d'Anzin se mettaient en grève pour obtenir l'amélioration de leur condition d'existence. Pendant les années de 1833, 1846, 1848, 1855, 1864, 1866, 1872, 1874, 1878, 1879, 1880, ils luttent et revendiquent tantôt pour des mesures de sécurité et d'hygiène dans le travail. Parfois ils atteignent leurs objectifs, mais souvent, ils se heurtent à l'incompréhension et au refus brutal de la Compagnie. Au cours de ces grèves successives, les mineurs prenaient chaque fois leur responsabilité avec gravité et discernement, même lorsque la grève avait pour conséquence le licenciement. Cependant, les actions revendicatives, dès le début, développèrent leur esprit combatif, leur force morale et leur sentiment de solidarité.
La grève qui éclata le 21 février 1884 et se prolongea jusqu'au 17 avril, fut provoquée par la Compagnie de houillère elle-même qui imposa brusquement un changement dans l'organisation du travail des mineurs. En effet, la Compagnie avait décidé que: 1° Les ouvriers seraient responsables de leurs travaux pendant toute la durée de leur galerie, et que de ce fait les vieux et les jeunes ouvriers seraient supprimés; 2° L'ouvrier devra se surcharger de bois pour les réparations; 3° La Compagnie ne fera plus de remblais, de là des éboulements seront très fréquents; 4° L'entretien de la voie ferrée, le matériel et la responsabilité des accidents, seraient à la charge des mineurs. Les ouvriers jugèrent cette modification inacceptable. Basly, secrétaire général de la Chambre syndicale, dans une lettre, adressée aux députés et aux autorités du département du Nord, expliqua et justifia l'opposition des mineurs à ce nouveau mode de travail, préjudiciable à leur santé et à leur salaire, déjà au-dessous du minimum (3 fr. 50 par jour).


À la suite d'un entretien qui eut lieu entre la délégation syndicale et la Compagnie, cette dernière maintenant sa décision, les mineurs décidèrent la grève, dans un commun accord. «Considérant que le gouvernement n'est pas intervenu en leur faveur, disait un manifeste syndical, destiné aux mineurs, que la Chambre et les commissions d'enquête se prononcent contre eux, les délégués se réservent comme dernière arme d'inviter les autres ouvriers des Charbonnages de France à se mettre en grève». (On sait qu'à la suite de ce manifeste, des mineurs, réunis à Saint-Étienne, votèrent contre la grève générale et refusèrent de s'associer au mouvement). Les travailleurs de la Mine d'Anzin revendiquèrent le rétablissement de l'ancien système de travail et la réintégration des ouvriers congédiés pour des grèves antérieures. Or, la Compagnie resta inébranlable dans sa position, et voyant la résistance opiniâtre des grévistes, elle licencia, par surcroît, 140 mineurs syndiqués.
La misère dans les familles de mineurs était telle qu'à Denain, des manifestations violentes eurent lieu, suivies de sanglantes échauffourées entre les mineurs et les gendarmes. Pour éviter de nouvelles collisions, des troupes furent envoyées pour occuper toutes les fosses. Des grévistes qui protestèrent contre l'intervention de l'armée, furent emprisonnés et condamnés de la jours à 3 mois de prison.


À la Chambre, le député socialiste Clovis Hugues interpella le gouvernement sur «la présence de l'armée dans la mine d'Anzin» et, bien que l'Assemblée vota une motion platonique sur le «respect de la liberté des ouvriers», la situation ne changea guère. Et après 56 jours de luttes âpres, les mineurs reprirent le travail, dans les conditions fixées par la Compagnie.
En octobre 1884, Basly déclara devant la Commission d'enquête à propos de la grève d'Anzin: «Le système de travail qu'on voulait appliquer, nous paraissait contraire à nos intérêts, car il abaissait les salaires et exigeait un travail supplémentaire. La vérité, c'est que la Compagnie voulait la grève, et en définitive, elle cherchait à détruire le syndicat».
Si la Compagnie houillère d'Anzin avait atteint son but, en contraignant les mineurs à reprendre le travail, elle était la cause de mécontentements continuels, qui devaient aboutir à de nouveaux conflits.

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