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Conférence sociale | Le consensus impossible

Conférence sociale
 Le consensus impossible

JcBercy, dans une note rendue publique par la députée rapporteure du Budget, ainsi que l’INSEE viennent de freiner l’enthousiasme du gouvernement sur ses prévisions économiques et en matière d’emploi.

Comme nous l’expliquons depuis plusieurs mois, les 50 milliards d’euros de réduction des dépenses publiques et sociales liés au pacte de responsabilité auront un effet récessif conduisant à des destructions d’emplois et à une croissance anémiée.

Cela signifie aussi que la dette publique continuera à augmenter, alors que l’objectif affiché est de la diminuer !

Autrement dit, le gouvernement fait de l’austérité pour réduire les déficits et l’austérité augmente les déficits ! Cela s’apparente à une forme de masochisme.

C’est bien aussi pourquoi il faut continuer à revendiquer des augmentations de salaire, un coup de pouce au Smic ou encore le dégel du point d’indice.

Soutenir la demande est non seulement une nécessité sociale, mais c’est aussi une exigence économique.

L’ancien ministre de l’Économie et des Finances, M. Moscovici, a même déclaré que « le désendettement sans croissance, ça ne marche plus ». Que ne l’a-t-il dit et fait quand il était ministre !

Nos positions et revendications, nous les porterons à l’occasion de la « conférence sociale ».

Le gouvernement peut, bien entendu, dire ce qu’il veut, mais nous aussi.

Les désaccords et tensions seront plus que palpables, le consensus impossible.

Et s’il ne doit y avoir qu’une voix discordante, ce sera celle de Force Ouvrière.

Faire valoir partout nos positions en toute liberté, tel est notre comportement. Et, par exemple, si nous réclamons depuis longtemps un comité d’évaluation de l’ensemble des aides publiques et sociales aux entreprises, nous confirmons que nous ne participerons pas à un « comité de suivi du pacte de responsabilité ».

Le gouvernement donnera sa feuille de route. Nous la contesterons, tant avec l’austérité il fait fausse route.

Par  Jean-Claude Mailly

15 mai 2014 : Mobilisation pour le service public

15 mai 2014 : Mobilisation pour le service public

« Nous demandons un vrai débat sur l’avenir des services publics »



Jean-Claude Mailly : « Il y a un risque réel de disparation de missions de service public et, à la clé, de licenciements de contractuels notamment ceux qui travaillaient dans les conseils généraux s’ils disparaissent. Nous demandons un vrai débat sur l’avenir des services publics ».

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, CFTC et CFE-CGC de la fonction publique se sont réunies le lundi 3 juin 2013.

UD FO 02

 

Gérald Fromager, secrétaire général de l'UD 02 nous informe


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«Communiqué»


Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, CFTC et CFE-CGC de la fonction publique se sont réunies le lundi 3 juin 2013.

Après une année de discussions dans le cadre de l' « agenda social », elles considèrent qu'elles n'ont pas été entendues sur la nécessaire amélioration des rémunérations des agents de la Fonction publique.

Elles sont en complet désaccord avec la volonté gouvernementale de ne pas aborder la question de la valeur du point d’indice avant mi-2014, consacrant ainsi un gel des salaires de 4 années, ce qui est totalement inacceptable !

Elles demandent de rompre avec cette politique de gel sans précédent des salaires dans la Fonction Publique.

Elles sont attachées au dialogue social qui ne peut exister sans prise en compte des revendications.

Elles exigent l'ouverture de réelles négociations sur les rémunérations, par une nécessaire revalorisation de la valeur du point d’indice, un abondement de points d’indice uniforme et significatif, permettant le rattrapage des pertes accumulées.

Elles n'acceptent pas que les agents de la Fonction publique continuent à faire les frais de la crise économique.

En s’inscrivant dans les politiques d'austérité qui visent à réduire toujours plus la dépense publique, la politique gouvernementale hypothèque toute amélioration du fonctionnement de la Fonction publique, mais aussi celles des rémunérations, pourtant indispensables à la relance de l’économie et de l’emploi. La Fonction publique est un acteur économique et constitue une richesse pour le pays.

Alors qu'à la prochaine conférence sociale va s'ouvrir un nouveau débat sur les retraites, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, CFTC et CGC tiennent à réaffirmer leur volonté de préservation du système de retraite par répartition pour tous les salariés. De même, elles rappellent leur attachement au Code des pensions civiles et militaires et elles n'accepteront aucun nouveau recul (maintien du calcul des pensions sur l’indice détenu 6 mois avant le départ, durée de cotisation et report de l’âge de départ…). En outre, il est urgent de corriger les baisses des pensions et les inégalités produites par les précédentes lois.

Enfin, elles soulignent de nouveau la nécessité d’en finir avec les suppressions d’emplois dans de nombreux secteurs de la Fonction publique, conséquences de la RGPP, d’HPST, RCT (1), et dont le projet de loi d’Acte III et la MAP (2) sont aujourd’hui la continuité.

Face à cette situation, les organisations CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, CFTC et CGC décident de mettre partout en débat, avec les personnels, leur nécessaire intervention pour faire aboutir leurs légitimes revendications.

Dans ce cadre, elles proposent d’ores et déjà la perspective de mobilisation et d’action, au plus tard début octobre.

Elles décident de se revoir le 5 septembre prochain dans les locaux de Solidaires, afin de décider des modalités nécessaires.

Paris, le 7 juin 2013

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Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du jeudi 4 avril 2013

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

REPRÉSENTATIVITÉ SYNDICALE: TOUT ÇA POUR ÇA!

Les résultats, selon le ministère du Travail, de la représentativité dans le secteur privé ont été rendus publics le 29 mars dernier.

Force Ouvrière confirme nettement sa position de troisième confédération syndicale avec 15,94% des suffrages exprimés. Les cinq confédérations jusqu’alors représentatives ont toutes dépassé le cap des 8%.

Ce qui signifie qu’au niveau interprofessionnel privé, le paysage syndical demeure inchangé; on a envie de dire ironiquement: tout ça pour ça! Tout ce maelström sur la démocratie sociale, la représentativité, les millions d’euros que cela a coûté, était-ce nécessaire?

Sauf à justifier des calculs de poids relatif des organisations pour mesurer la barre des 30% pour les accords!

Quand le doigt montre la lune, l’imbécile regarde le doigt...

Ces résultats ne changent rien quant à notre appréciation sur la position commune et la loi de 2008, qui accentuent la dérive vers le système anglo-saxon et remettent en cause la liberté syndicale. Nous venons d’ailleurs de ressaisir le comité de liberté syndicale de l’Organisation internationale du travail sur ce sujet, faute de réponse du gouvernement français.

Il va nous falloir rappeler également qu’une confédération représente les salariés du privé et du public, que leur solidarité est indispensable et que le poids d’une confédération syndicale doit aussi s’examiner en tenant compte du privé et du public. Il est vrai que le sens du syndicalisme et son rôle ne sont pas des éléments connus de tous, y compris dans les sphères dites dirigeantes.

Quoi qu’il en soit, et tout en rappelant nos positions sur la loi de 2008, il nous faut poursuivre notre développement et, s’agissant du privé, réduire l’écart dans le nombre de nos implantations. Cela s’appelle le développement et la syndicalisation.

Revendiquer, négocier, contracter et agir, tel est notre comportement syndical. Celui de la liberté et de l’indépendance.

C’est aussi ce que nous ferons le 9 avril, pendant la transcription de l’ANI du 11 janvier 2013 au Parlement, au travers de manifestations et rassemblements sur l’ensemble du territoire.

Même si le projet de loi commence à rectifier l’ANI sur certains points, il n’en reste pas moins que sur la flexibilité il demeure pour le moins rigide! C’est pourquoi nous revendiquons son retrait.

S’il est voté demain, les travailleurs confrontés à des plans sociaux ou des accords dits de maintien de l’emploi mesureront sa nocivité. Et c’est la loi votée qu’ils retiendront.

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FO Hebdo - Avril 2013

Rhône : mort d'un salarié de Sanofi

Rhône : mort d'un salarié de Sanofi

Voeux de notre secrétaire générale du GD SANTE 02


 Voeux de notre secrétaire générale du GD SANTÉ 02

PATRICE PLUCHARD

Groupement Département FO SANTÉ de l'Aisne

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Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 12 décembre 2012

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

LE SPARADRAP DU CAPITAINE HADDOCK

De conflits en promesses et déclarations, le dossier ArcelorMittal de Florange dure depuis dix-huit mois.

En jeu, l’avenir d’un site industriel sidérurgique alliant deux filières: la chaude (les hauts-fourneaux) et la froide (le laminage). Donc l’avenir également des emplois concernés.

Un industriel, Mittal, lourdement endetté et dont les résultats financiers priment sur l’activité industrielle. Il faut d’ailleurs noter ici que lorsque les hauts-fourneaux ne fonctionnent pas, Mittal gagne de l’argent sur les marchés financiers en revendant les quotas de CO2 non utilisés! Un industriel peu réputé par ailleurs pour tenir ses engagements et qui raisonne mondialement, au-delà des gouvernements qui ne semblent guère l’impressionner.

Ainsi, quand il a fermé Gandrange, il s’était engagé à investir 320 millions d’euros sur Florange, ce qui n’a pas été fait.

Il y a moins d’un mois, à l’occasion d’un déplacement en Moselle, je m’étais prononcé, en accord avec la Fédération des Métaux, l’Union départementale et notre syndicat, pour une réquisition du site. En effet, Mittal ne veut plus des hauts-fourneaux mais veut conserver la filière froide, et les repreneurs éventuels sont intéressés par l’ensemble du site.

Nous rappelions, ce faisant, que la loi annoncée comme pouvant obliger un industriel à vendre un site et non à le fermer était toujours attendue. Il est vrai que le projet était prêt, mais que l’ex-Secrétaire général de la CFDT voulait le négocier avec le patronat!

Aussi, lorsque le ministre du Redressement productif annonce une nationalisation temporaire et l’existence d’un repreneur pour l’ensemble du site, nous appuyons publiquement ce choix.

Soyons clairs: nous ne pouvons penser un seul instant que cette annonce ne soit qu’une déclaration sur un coup de tête. Elle a été travaillée financièrement et juridiquement compte tenu du contexte, un dossier était prêt. Il s’agit là d’une réponse stratégique et industrielle relevant du rôle des pouvoirs publics s’ils veulent effectivement reprendre la main sur les marchés. D’où l’espoir qu’elle a suscité chez les salariés concernés.

Ajoutons encore que pour qu’une telle annonce soit faite, on suppose aisément qu’aucun feu rouge n’avait été allumé ou brandi «au-dessus» du ministère concerné. Patatras! Matignon annonce qu’il n’y aura pas de nationalisation temporaire et qu’un accord a été trouvé, vite fait bien fait, avec Mittal.

Un accord qui fut rendu difficilement public et qui a reçu une volée de bois vert de la part des salariés et des syndicats notamment, dont Force Ouvrière, le secrétaire du syndicat et Walter Broccoli l’ayant qualifié, en disant que c’était du vent, de coquille vide.

De fait, Mittal a obtenu ce qu’il voulait, c’est «Mittal gagnant», comme le disent les Guignols de l’info.

Les hauts-fourneaux ne redémarrent pas, le projet Ulcos est repoussé, les sommes annoncées correspondent pour l’essentiel à de l’entretien, d’autres sites sont touchés, tel Basse-Indre.

Si le gouvernement pense que, ce faisant, il échappera à d’autres demandes de nationalisation, il se trompe.

Le choix gouvernemental est une erreur.

Que représente le 1 milliard d’euros annoncé par rapport aux 20 milliards d’euros accordés aux entreprises sans contrepartie?

Pour toutes ces raisons, nous considérons que le dossier est loin d’être clos, ainsi que la nationalisation temporaire. Le fait qu’il n’y ait pas de plan social, mais des départs en retraite et des départs «volontaires», est loin d’être suffisant.

Une stratégie industrielle publique, indispensable, implique une volonté publique et des actes. Ce qui n’est pas le cas et cela risque d’être, pour le gouvernement, le sparadrap du capitaine Haddock, celui dont on n’arrive pas à se débarrasser. La vigilance, comme la résistance s’imposent donc.

C’est aussi, par exemple, le cas sur un autre dossier industriel, celui d’EADS, où le gouvernement vient d’accepter de réduire le poids de l’État français de 15% à 12% à la demande du gouvernement allemand, EADS devenant de fait plus dépendante des marchés financiers.

Nous aurons l’occasion d’y revenir.

FO Hebdo - Décembre 2012

FO JUGE LE PACTE DE COMPÉTITIVITÉ D'AYRAULT

PRESSE - COMMUNICATION

FO JUGE LE PACTE DE COMPÉTITIVITÉ D'AYRAULT

«C'est un ballon d'oxygène pour les entreprises», a déclaré le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly en réaction mardi 6 novembre à l'annonce du plan du gouvernement Ayrault pour relancer la compétitivité.

Cela «revient à une aide de l'Etat aux entreprises» et «il n'y pas d'impact pour la Sécurité sociale», a estimé le numéro un de FO. Concernant les hausses de certains taux de TVA en 2014, Jean-Claude Mailly a estimé que «ce ne sont pas des augmentations fortes». «Je ne dis que j'applaudis des deux mains, mais c'est quelque chose qui est du domaine raisonnable», a-t-il ajouté.

ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY DATÉ DU MERCREDI 26 SEPTEMBRE 2012

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

RÉPUBLIQUE ET DÉMOCRATIE


Depuis plus de dix ans nous avons accentué nos réflexions, positions et revendications sur le respect des valeurs républicaines que sont la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité.

Nous avons, dans nos congrès, considéré qu’elles étaient en effet profondément menacées par ce qu’on appelait il y a quelques années la pensée unique, celle qui, par exemple sur le plan économique, prônait et prône encore les théories dites libérales dans lesquelles la dépense publique est un frein, le marché le Graal.

Avec la Révision générale des politiques publiques, nous avons accentué nos revendications. Non seulement parce qu’elle détruisait des emplois, mais aussi parce qu’elle privatisait ou supprimait des missions de service public. Les exemples pullulent, nous les avons détaillés en 2011 dans notre livre noir de la RGPP.

Ainsi, pour n’en prendre qu’un, il est dangereux que le contrôle de la qualité sanitaire dans les abattoirs de volaille ne soit plus réalisé par l’Administration.

Ces dernières années, sous l’effet de la crise, l’endettement public a explosé, non pour améliorer le service public ou l’investissement public, mais pour pallier les effets de la crise en soutenant les banques, en tentant des relances modestes ou pour faire face aux besoins croissants des amortisseurs sociaux dus à la crise.

Comme nous l’écrivions dès 2007, le jour viendra où l’on nous dira, après avoir vanté les amortisseurs sociaux, qu’ils coûtent trop cher et qu’il faut donc réduire fortement les dépenses publiques et sociales.

Ce qui constitue un des éléments clés d’une politique d’austérité. Qu’on appelle celle-ci politique de redressement ne change rien à l’affaire. Ce n’est qu’une question de vocabulaire. Comme l’explique l’économiste Paul Krugman, le mot redressement est un vocabulaire plus hypocrite que celui d’austérité.

Aujourd’hui nous sommes inquiets car au nom de cette réduction des déficits publics (TSCG oblige!), on continue à restreindre le service public et certains envisagent, via la décentralisation, de mettre fin à l’égalité de droit.

C’est le cas quand le conseil général du Haut-Rhin réclame que la nouvelle collectivité alsacienne bénéficie, par exemple, de compétences normatives réglementaires en droit du travail pour adapter le Code du travail aux logiques locales de compétitivité!

Nous ne dirons jamais assez que la réduction arbitraire, comptable, quasi automatique des dépenses publiques menace l’égalité de droit des citoyens, égalité de droit qui constitue un des fondements de notre conception républicaine et qui est déjà mise à mal. De ce point de vue, le projet républicain demeure moderne et ambitieux.

Nous savons aussi que démocratie et république sont deux concepts différents. On peut être démocrate sans être fondamentalement attaché aux valeurs républicaines. D’autres pays sont de grandes démocraties sans être des républiques au sens de 1789, de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, de 1848.

La conception française de la république, celle qui a toujours eu vocation à être universelle, est toujours une référence dans le monde, notamment pour celles et ceux qui souffrent.

À Force Ouvrière nous entendons défendre l’une et l’autre, la démocratie et la république, et nous avons effectivement une conception exigeante de la république.

Si l’on peut parler de modèle français, c’est du modèle républicain avec tout ce qu’il implique, y compris au niveau social. C’est par exemple le cas pour la hiérarchie des normes.

De ce point de vue, les relations entre marché et démocratie sont plus simples qu’entre marché et république. Les deux derniers peuvent en effet devenir antagonistes quand, au nom d’une conception économique, les structures publiques –dont le service public–, celles à même de pouvoir assurer l’égalité de droit, sont remises en cause.

Osons même aller plus loin: lorsque les «experts» prennent le pas sur les politiques élus, alors c’est aussi la démocratie qui se trouve ébranlée. Et rappelons-nous la fameuse formule: un expert est quelqu’un qui vous expliquera demain pourquoi ce qu’il proposait hier ne fonctionne pas aujourd’hui!

 http://www.force-ouvriere.fr


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