FONCTIONNAIRE

«NON, LES FONCTIONNAIRES NE SONT PAS DES PRIVILÉGIÉS»

Nîmes - Congrès FO | Christian Grolier, secrétaire général FO fonctionnaires

«NON, LES FONCTIONNAIRES NE SONT PAS DES PRIVILÉGIÉS»

Cette année, les agents de la fonction publique d’état, étiquetés FO, se sont posés à Nîmes, à l’occasion de leur XXIe congrès. Objectif: dresser une nouvelle feuille de route, dans un contexte économique tendu, à l’heure où l’état réduit sa voilure. Objectifgard a rencontré Christian Grolier, le secrétaire général.

Objectifgard: François Hollande doit s’exprimer ce soir. Qu’attendez-vous de sa prestation télévisée?
Christian Grolier: Nous souhaitons qu’il fasse des annonces concrètes et non le coup de la méthode Coué. Nous voulons sortir de cette politique d’austèrité. Il faut que l’état mette en adéquation les effectifs avec les missions à effectuer. Par exemple, François Hollande a annoncé le recrutement de 65.000 agents. Mais ce n’est pas du recrutement : on déshabille les autres ministères.
De plus, les salaires des fonctionnaires ont baissé ! C’est la troisième année consécutive que leur salaire est gelé, alors que les retenues, c’est à dire ‘cotisations’ sur salaire, ont augmenté suite aux réformes sur les retraites.

O.G : Mais nous sommes en crise, nous devons réduire notre déficit public, non?
C.G : Tout est une question de choix, de vision républicaine. Aujourd’hui, nous avons une vision budgétaire de la fonction publique, alors que celle-ci n’a pas été faite pour être rentable, mais pour assurer des missions de service public, de la cohésion sociale. Cela nous évitera de faire des économies, par exemple sur les organes de contrôle. Et de s’étonner que nous avons du cheval dans nos assiettes!

O.G : Cela ne veut pas dire pour autant, qu’il faut jeter l’argent par les fenêtres…
C.G : Je suis d’accord, il faut bien gérer les choses. Mais aujourd’hui l’état ne le fait pas en coupant dans les dépenses à l’aveugle. Il faut se mettre tous autour de la table pour comprendre quelles sont les attentes des gens, qui ne sont très certainement plus les mêmes qu’il y a 20 ans. Je voudrais aussi rajouter que, durant la crise, Nicolas Sarkozy a dit que le service public avait servi de filet de sécurité aux Français. Il faut arrêter d’opposer les salariés aux fonctionnaires, qui ne sont pas des privilégiés.

O.G : Vous êtes donc venu à Nîmes. Comment trouvez-vous notre belle ville?
C.G : Etant originaire de Montpellier, je suis heureux de revenir dans le Languedoc-Roussillon. Après, il n’y a pas de rivalité dans notre secteur entre Nîmes et Montpellier (rires). Tous les trois ans, dans le cadre de notre congrès statutaire nous changeons de ville. Dans trois ans, nous irons certainement dans une ville du nord de la France.

Propos recueillis Coralie Mollaret
 
 
 


Vous disposez d'un droit d'accès, de rectificat ion, de modification et de suppression des données qui vous concernent (Art. 34 de la loi Informatique et Liberté du 6 janvier 1978) sur l'ensemble du site. Pour l'exercer, Cliquez sur cette bannière pour contacter le webmaster