GAZ

POUR QUELQUES EUROS DE PLUS...

CONSOMMATION

ÉTÉ 2012: POUR QUELQUES EUROS DE PLUS...

Parmi les traditionnelles hausses au 1er juillet: le SMIC. Un cadeau royal de 21 euros et des poussières qui aurait pu partir en fumée dans les demandes d’augmentation tarifaire de GDF Suez, mais que, sans doute pour ne pas se retrouver piégé dans le gaz, le gouvernement a préféré geler: les tarifs ne monteront «pas plus que l’inflation». Mais l’énergie budgétivore possède de multiples têtes, dont EDF, qui a augmenté les siens au 1er juillet, du fait de la taxe dénommée Contribution au service public de l’électricité (CSPE) en hausse de 1,1% et passant ainsi de 9 euros par mégawatt/heure à 10,5 euros. Sans compter le Tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE), qui devrait gonfler de 1,8% au 1er août. L’hiver va être chaud. Électriques ou non, les voitures ne vont pas gagner en attractivité si le carburant continue de plomber les budgets. Du coup, la SNCF, qui veut désormais vendre de l’... électricité, pourrait elle aussi suivre, bien que rien ne soit encore annoncé.

À défaut de se déplacer, un luxe, on peut désormais téléphoner moins cher en vertu d’un règlement européen en vigueur depuis le 1er juillet et imposant une baisse dans l’itinérance. Ainsi, l’appel de l’étranger (en Europe) vers la France est désormais plafonné à 29 centimes la minute, contre 35 auparavant, et la réception à 9 centimes contre 11. Même chose pour les communications par SMS et par la 3G (internet), ces dernières ne pourront pas dépasser, dans un premier temps, 70 centimes le mégaoctet (Mo), alors qu’elles flirtaient plutôt avec les trois euros, soit la moitié de ce que coûtera au minimum un paquet de cigarettes en septembre prochain, à la suite de la hausse du tabac prévue à 6%. Une flambée de plus.
FO Hebdo - Juillet 2012
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consommateurs
 



Communiqué de ConsoFrance

CONSOMMATION

HAUSSE DU GAZ: N’EN JETEZ PLUS!

ConsoFrance condamne avec la plus grande fermeté la perte de pouvoir du Gouvernement en matière de fixation des tarifs de l’énergie, notamment en ce qui concerne ceux du gaz. Il est grand temps que cette «erreur» soit corrigée et que le Gouvernement recouvre l’intégralité des attributions qui lui reviennent tout naturellement en la matière.

Alors que le pouvoir d’achat des ménages est en berne, la hausse de 2% annoncée par les pouvoirs publics est présentée comme une « hausse minimale inéluctable ». ConsoFrance dénonce cette prétendue évidence et revendique le gel des tarifs du gaz.

Les coûts liés à la logistique, les prix du gaz sur les marchés et le prix du baril de pétrole affichent une diminution conséquente. Ces éléments sont actuellement pris en compte dans le calcul des tarifs. Donc, rien ne saurait justifier aujourd’hui une quelconque hausse ! Pourtant, la hausse aura bien lieu... ConsoFrance demande le changement rapide du mode de calcul de ces tarifs, afin qu’il soit plus favorable à l’ensemble des Français.

ConsoFrance regrette que la fourniture d’énergie en France ne s’inscrive plus dans une logique solidaire de service public, mais dans une logique de service a minima, avec l’instauration de tarifs sociaux, qui n’ont pour résultat que de stigmatiser les ménages les plus modestes.

Enfin, en ce qui concerne le triste épisode de la décision que vient de rendre le Conseil d’État d’annuler le gel des prix du gaz intervenu entre le 1er octobre et le 31 décembre 2011, ConsoFrance demande à GDF-Suez un abandon de créance pur et simple.
Associations FO
consommateurs
 
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TARIFS: UN ÉTÉ PLEIN GAZ?

CONSOMMATION

TARIFS: UN ÉTÉ PLEIN GAZ?

L’été arrive et le gel des tarifs du gaz risque une sévère insolation. Il avait été mis en place jusqu’au 1er juillet par le précédent gouvernement, échaudé par le tollé provoqué par une énième augmentation: 4,4% au 1er janvier dernier, ce qui portait l’augmentation des prix du gaz à quelque plus 60% en moins de six ans. Une augmentation de quelque 10% pourrait même intervenir d’ici à la fin de 2012, le rapporteur du Conseil d’État venant en effet de se prononcer en faveur d’un rattrapage rétroactif, après avoir été saisi par GDF Suez, coté au CAC 40 et dont l’État détient un peu plus de 36% du capital, ainsi que par l’ANODE (Association nationale des opérateurs détaillants en énergie), ceux-là mêmes qui prédisaient que la concurrence allait faire baisser les prix. Motif: le gel des prix n’est pas en conformité avec la loi prescrivant la répercussion intégrale des coûts d’approvisionnement dans les prix au consommateur. Une demande de longue date.

Pour essayer de faire passer la pilule, GDF Suez avait parlé d’augmenter les bénéficiaires des tarifs sociaux, dont le nombre a été jugé insuffisant par le Médiateur national de l’énergie, autorité administrative indépendante, dans son bilan 2011 publié fin mai 2012. Ce dernier avait, à cette occasion, souligné que le nombre de dossiers liés à des difficultés de paiement avait augmenté de 80% par rapport à 2010 et que la hausse des tarifs réglementés du gaz avait atteint 25% en deux ans et celle de l’électricité 8%. En 2005, une enquête de l’INSEE avait constaté que 3,5 millions de ménages de France métropolitaine déclaraient souffrir du froid dans leur logement. Depuis, le prix du gaz a augmenté de 60%. Ce qui n’est pas vraiment le cas du pouvoir d’achat.
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