hausse du chômage

HAUSSE DU CHÔMAGE: DE L’IMPASSE ÉCONOMIQUE À L’IMPASSE SOCIALE?

COMMUNIQUÉ

HAUSSE DU CHÔMAGE: DE L’IMPASSE ÉCONOMIQUE À L’IMPASSE SOCIALE?

Les chiffres se suivent et se ressemblent mois après mois le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi ne cesse d’augmenter.

Le constat est sans appel: il est nécessaire d’avoir 1% de croissance du PIB pour créer de l’emploi et 1,5% de croissance du PIB pour que le chômage baisse dans notre pays. Malheureusement les prévisions pour 2013 qui tournent autour de 0,4% (l’OFCE évoquant même une croissance 0!) assombrissent les perspectives d’une baisse du chômage voire même d’une stabilisation.

Augmentation des contrats aidés, création des emplois d’avenir et des contrats de génération. Ces dispositifs, même s’ils sont efficaces notamment pour certains jeunes, ne peuvent à eux seuls résoudre le défi de la baisse du chômage. Le traitement social du chômage ne peut pas faire office de politique économique.

Alors que le Parlement vient de voter le pacte Budgétaire européen, et comme le répète inlassablement Force Ouvrière depuis des années, c’est bien d’une autre politique économique et sociale dont la France et l’Europe ont besoin. Ainsi, la montée continue du chômage ne fait que mettre en évidence l’impasse économique dans laquelle se fourvoie les pays de la zone euro. Les politiques d’austérité dictées par les marchés financiers ne feront que s’aggraver imposant le cercle infernal de la baisse de la consommation à l’augmentation des déficits et de la dette.

L’urgence impose donc un changement profond de politique loin des dogmes de l’économie libérale. Le temps du laisser-faire n’est plus de mise et c’est bien une relance de la machine économique dont la France et l’Europe ont besoin en soutenant l’investissement productif, les salaires et les pensions, des services publics de qualité, une protection sociale solidaire et une réforme fiscale alliant efficacité économique et redistribution sociale.
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2011, UNE ANNÉE NOIRE POUR LE CHÔMAGE

Emploi


2011une-annee-noire-pour-le-chomage.jpgAvec 4.537.800 chômeurs recensés l’an dernier, FO estime qu’il est temps d’engager une autre politique économique et sociale qui passe nécessairement par une augmentation du pouvoir d'achat des salaires.

 

La hausse du chômage ne connaît aucun répit. Avec une augmentation de 29.700 entre novembre et décembre (+1%), Pôle emploi a recensé au total 2.874.500 personnes sans aucune activité (catégorie A). Additionnés aux 25.900 inscrits dans les catégories B et C (activités partielles contraintes), le chômage a touché 4.270.700 salariés au total dans l’hexagone (+0,6%). À cela s’ajoute les 600.000 chômeurs exemptés de recherche d’emploi et casés dans les catégories D et E pour cause de maladie, de stage ou formation ou de contrats aidés. Ainsi, avec les départements d’Outre-mer, ce ne sont pas moins de 4.537.800 personnes qui ont été privés d’un emploi à temps plein en décembre.

Ces chiffres scellent dès lors une année noire pour le chômage. À la fin 2011, la France métropolitaine comptait 225.200 demandeurs d’emploi de plus sur un an (+ 5,6%), dont 152.000 sans aucune activité. Les plus touchés restaient une fois encore les plus de 50 ans, avec 83.800 demandeurs d'emploi supplémentaires en 2011, soit une hausse de 16% sur un an. Le chômage de longue durée a continué aussi de se creuser avec 1,6 million d’inscrits depuis plus d'un an (+6,2% en 2011) et 424.800 inscrits depuis au moins trois ans (+22,5%).

Pour FO, tout cela confirme «la tendance dramatique qui s’installe depuis plusieurs mois dans notre pays : le sous-emploi s’amplifie, la précarité augmente, le chômage de longue durée et des seniors explose». Par conséquent, «c’est bien d’une autre politique économique et sociale dont notre pays a besoin», a ajouté la confédération syndicale, en revendiquant «une augmentation des salaires, une véritable réforme fiscale, l’arrêt de la RGPP, et un vrai débat sur les modalités de la construction européenne».

 

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