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ÉDUCATION NATIONALE: LE SYNDICAT DES PERSONNELS DE DIRECTION S’AFFILIE À FO

PRESSE - COMMUNICATION


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ÉDUCATION NATIONALE

LE SYNDICAT DES PERSONNELS DE DIRECTION S’AFFILIE À FO

Lors d’une conférence de presse, le 16 mai, au siège parisien de FO, Jean-Claude Mailly s’est dit «satisfait» de voir le syndicat des personnels de direction Indépendance et Direction (IE) rejoindre la FNEC FP FO après avoir quitté la FAEN, Fédération autonome de l’Éducation nationale. «Deux motifs expliquent ce choix, a-t-il souligné, l’indépendance de FO –d’où son refus à cogérer– et la défense des problèmes catégoriels.» IE représente près de 20% des personnels de direction des établissements du second degré –quelque 14 000–, frôlant les 20% des voix aux élections professionnelles du 20 octobre 2011. C’est à son congrès de Lyon, du 9 au 11 mai dernier, que la décision d’IE de passer à FO a été votée à la quasi-unanimité (104 voix pour, 0 contre et 6 abstentions). Hubert Raguin, Secrétaire général de la FNEC, s’y est rendu le dernier jour afin d’accepter l’affiliation.

BIENVENUE À ID FO

Élu Secrétaire général d’ID FO à ce même congrès, Patrick Fournié, entouré de deux secrétaires généraux adjoints, Bruno Hannecart et Jean-Jacques Courtiau, dénonçait, à Paris, des «conditions de travail dégragées et des élèves en difficulté de plus en plus nombreux». Créé en 2001, le syndicat Indépendance et Direction a «soutenu certaines réformes, mais combattu d’autres». Mais, a-t-il ajouté, «quand des réformes passent alors que plus des deux tiers des personnels y sont opposés, à un moment donné, il faut l’entendre». ID FO s’oppose en particulier à la logique managériale: «Nous ne dirigeons pas une entreprise avec avec un chiffre d’affaires et des ratios.» D’où ce constat de Hubert Raguin: «Nous n’avons pas eu de mal à nous mettre d’accord: il s’agit de défendre le statut général de la fonction publique et les statuts particuliers», en commençant par exiger un tel statut pour les personnels de direction.

FO Hebdo - Mai 2012

«LE TEMPS DU POLITIQUE N’EST PAS LE TEMPS DU SYNDICAT»

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Comité confédéral national

«Conformément à son principe et sa pratique de liberté et d’indépendance syndicales, FO ne donnera aucune consigne de vote, directe ou indirecte», a d’emblée indiqué Jean-Claude Mailly à l’ouverture du Comité confédéral national, soulignant: «Le temps du politique n’est pas le temps syndical.» Un positionnement qui vaut tant pour les élections présidentielles que législatives.

Pour la confédération FO, a précisé le Secrétaire général, le rôle d’un syndicat n’est pas d’appeler à voter contre tel candidat, mais d’appeler, par exemple, à voter contre le traité européen instaurant le Mécanisme européen de stabilité (MES), ce que la confédération FO est la seule à avoir fait dans un courrier aux parlementaires le 14 février dernier.

UN 1er MAI REVENDICATIF ET INTERNATIONALISTE

Jean-Claude Mailly a également rappelé qu’accepter de rencontrer des candidats ne signifie pas, comme l’ont écrit certains journalistes, faire partie du «réseau» d’untel ou d’untel. Mais qu’il s’agit au contraire d’exposer ses revendications. Dans ce contexte de fébrilité généralisée où les véritables problèmes et revendications sont relégués au second plan et où certaines organisations syndicales se laissent aller à des «attitudes partisanes», les responsables FO ont d’autant plus rejeté l’idée d’un 1er Mai fourre-tout qu’il se situera entre les deux tours de l’élection présidentielle. Ils ont préféré un 1er Mai Force Ouvrière «en défense de l’indépendance syndicale, des revendications et de l’internationalisme ouvrier». Jean-Claude Mailly se rendra d’ailleurs en Tunisie à l’invitation de l’UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens).

FO Hebdo - Mars 2012
 

Elections 2012 dans les TPE

Post-scriptum

ÉLECTIONS 2012: C’EST PARTI!

Article de Yves Veyrier, Secrétaire confédéral, paru dans FO Hebdo n°3009

 

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Oui, vous avez bien lu, FO entend bien occuper toute sa place, la première même, pour ces élections 2012… Mais pas d’inquiétude, FO ne dérogera pas à son indépendance. Non, non, nous ne parlons ni d’avril - mai (présidentielle), ni de juin (législatives), mais de décembre 2012.

 

Car en décembre 2012, 4 millions de salariés des TPE, Très Petites Entreprises, auront leur élection. Pour la première fois, ces salariés d’entreprises de moins de 10 salariés pourront voter pour désigner leur syndicat. En effet, ces entreprises (TPE) ne sont pas dotées d’instances élues du personnel (délégué du personnel – à partir de 11 salariés, comité d’entreprise – pour les plus de 50 salariés) et la représentation syndicale y est donc la plupart du temps absente.

Certes, dans un premier temps, ces élections, qui seront organisées sur le plan national, n’apporteront pas de droits nouveaux, leur objectif étant d’évaluer la représentativité des syndicats dans les TPE.

FO avait d’ailleurs critiqué ce processus pour cette raison. Nous étions favorables à ce que l’on permette aux syndicats de désigner des représentants de ces entreprises qui puissent agir immédiatement au niveau local, auprès des salariés concernés, en lien avec les conventions collectives de leurs secteurs.

Mais avec ces élections, FO entend bien faire sortir de l’ombre, du point de vue de leurs droits, les salariés des TPE, notamment de l’artisanat, des professions libérales, du commerce de proximité (alimentaire et non alimentaire), des services dans de nombreux secteurs (y compris des services à la personne).

D’ores et déjà, FO négocie de nombreuses conventions collectives, tant sur le plan national que local, qui déterminent par exemple les salaires minima, une prévoyance santé complémentaire et d’autres dispositions (temps complémentaire dans les professions libérales, Chèques-Vacances dans le bâtiment, prime d’ancienneté dans la coiffure…). Ces élections seront donc importantes, car elles donneront plus ou moins de poids vis-à-vis du gouvernement et des employeurs aux syndicats selon qu’ils emporteront plus ou moins de voix.

FO entend bien ainsi renforcer la voix des salariés des TPE.

Mieux représentés, plus forts pour connaître et comprendre leurs droits et pour en conquérir de nouveaux, notamment des droits sociaux, assimilables à ceux des comités d’entreprises, tels que Chèque Déjeuner, bons d’achat, bons de réduction pour le cinéma…

«L’élection TPE 2012 va mobiliser toutes nos structures FO, de la Confédération aux fédérations et unions départementales en allant jusqu’aux syndicats et adhérents (qui ne rencontre pas l’ouvrier boulanger ou la vendeuse tous les jours, sans parler de la secrétaire du cabinet médical, le vendeur de chaussures, l’assistante maternelle, l’ouvrier maçon, le réparateur auto, la caissière de la supérette…?).»

Pour FO donc, en 2012, il n’y a pas de Très Petite Élection!

http://www.force-ouvriere.fr


 

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