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La lettre électronique @ ctualités Europe – International n°16

La lettre électronique @ ctualités Europe – International n°16

L’AUSTÉRITÉ ILLÉGALE AU NOM DES DROITS SOCIAUX FONDAMENTAUX?

Force Ouvrière a toujours dénoncé l’austérité comme un non-sens économique. C’est aujourd’hui sur le terrain juridique que les politiques d’austérité peuvent être attaquées. Le recours aux droits sociaux pourrait être utilisé comme bouclier contre l’adoption de mesures d’austérité nouvelles. C’est ce qui ressort de deux rapports, l’un présenté le Conseil de l’Europe l’autre présenté fin novembre lors de la conférence Netlex organisée par la Confédération européenne des syndicats.

Le premier, «Préserver les droits de l’homme en temps de crise», a été publié au début du mois de décembre par le commissaire aux droits de l’homme au Conseil de l’Europe. Les conclusions du texte sont sans appel: les réductions massives des fonds publics ont un impact dévastateur sur l’effectivité des droits de l’homme dans les pays de l’UE. Le rapporteur souligne ainsi que les mesures d’austérité ont fragilisé une série de droits élémentaires: droit à l’éducation, à l’accès aux soins, mais aussi à la participation et à la négociation collective. Ne serait-ce qu’en un an, le Comité européen des droits sociaux a identifié 13 Etats membres en violation de la Charte sociale européenne, qui stipule en son article 1 que les Etats liés doivent s’engager à adopter des politiques visant le plein emploi!

En outre l’austérité serait illégale; c’est ce qui ressort d’un rapport présenté fin novembre, devant la Confédération européenne des syndicats (CES), à Vienne. «L’austérité socialement injuste et économiquement déraisonnable de l’UE doit être immédiatement arrêtée. Elle est mauvaise pour les peuples, mauvaise pour l’Europe et elle est aussi illégale» indique son rapporteur. Le document remet en cause les politiques d’austérité conduites au niveau européen en les évaluant à l’aune des textes sociaux de droit primaire: traité de Lisbonne, mais aussi Charte sociale européenne ou charte des droits sociaux. L’enjeu est fort, puisque la reconnaissance de cette illégalité permettrait d’invalider une série de réformes adoptées ces derniers mois. A ce titre, les coupes budgétaires, la contraction du salaire minimum, les restrictions aux droits syndicaux ou à la négociation collective, tomberaient directement sous le couperet des droits sociaux.

Ce double enjeu (invalidation de l’austérité par le droit ; atteinte aux droits de l’homme par l’austérité) est primordial : l’austérité est un phénomène global qui touche aveuglément les individus. Pour le rapporteur aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, 80% de la population mondiale est affecté par les contractions des dépenses publiques. Il est donc urgent de penser l’impact de décisions économiques irresponsables sur les droits de l’homme et les droits sociaux fondamentaux.

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CARCAN BUDGÉTAIRE DU SEMESTRE EUROPÉEN ET EXAMEN DES BUDGETS NATIONAUX

La lettre électronique @ ctualités Europe – International n°15

CARCAN BUDGÉTAIRE DU SEMESTRE EUROPÉEN ET EXAMEN DES BUDGETS NATIONAUX

La Commission européenne a publié le 13 novembre son Examen annuel de la croissance 2014 lançant le nouveau cycle de coordination européenne des politiques économiques (semestre européen). Si elle s’estime plutôt optimiste sur la « sortie de crise », les syndicats ne peuvent que déplorer une vision purement chiffrée qui fait l’impasse sur la sortie des politiques d’austérité, la relance de la croissance et la création d’emplois de qualité. La Confédération européenne des syndicats a dénoncé les « stratégies économiques qui ont prolongé la crise et contribué au déclin de l’emploi et de la situation sociale dans de nombreux pays ». Elle a appelé au lancement d’un plan d’investissement massif de l’ordre de 2% du PIB européen pour la croissance et des emplois de qualité en Europe.

Suite à la mise en place des « indicateurs sociaux » récemment présentés par la Commission européenne (voir lettre électronique n°14), les avis des partenaires sociaux européens sur l’examen annuel de la croissance avaient été recueillis. Formellement, car sur le fond, le désaccord est important. « Les citoyens européens ont déjà exprimé leur mécontentement face à l’austérité et leurs doutes croissants quant à l’avenir de l’Europe. Maintenir le statu quo n’est pas une option. La compétitivité européenne ne peut être basée sur une course vers le bas » a rappelé Józef Niemiec, Secrétaire général adjoint de la CES.

Le 13 novembre, la Commission a ensuite présenté les rapports aux Etats membres. Sans surprise, fidèle à son idéologie ultralibérale, elle critique la France pour l’insuffisance de ses réformes (retraites, services publics, flexibilité, professions réglementées), qui constituerait un frein à sa compétitivité. Le Ministre des Finances français s’est engagé à s’atteler rapidement à la tâche, ce qui n’augure rien de bon sur le flanc social. L’avis de la Commission sur le projet de budget national a la même teneur. Elle a estimé que le projet de loi de finances 2014 était « en ligne avec les exigences du pacte de stabilité », mais qu’il n’existait « aucune marge de manœuvre en cas de dérapage ». Elle appelle la France à ne pas augmenter ses dépenses, et à affecter toute recette nouvelle à la réduction des déficits. Bref à poursuivre l’austérité.

Le projet européen s’enlise, et avec lui l’Europe sociale dans cette logique d’austérité sans fin. Force Ouvrière a toujours revendiqué une nouvelle orientation de la construction européenne et rejeté le Pacte budgétaire. Il est impératif de maintenir la pression sur les Etats membres.

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La lettre électronique @ ctualités Europe

La lettre électronique @ ctualités Europe – International n°11

GRÈVE GÉNÉRALE AU CHILI

C’est à la grève générale que la première confédération syndicale chilienne, la Centrale syndicale unitaire des travailleurs (CUT), soutenue par les étudiants (la Confech), a appelé ce 11 juillet. Ils se sont réunis sous le slogan «Les travailleurs maintenant pour la Justice et l’Egalité au Chili». Cela faisait plusieurs années que l’insatisfaction se faisait grandissante; ce jour-là, 150.000 Chiliens demandaient des comptes aux politiques.

Les protestations sont nées dans les régions rurales, pour demander une politique des prix adaptée – notamment concernant l’électricité, en Patagonie – et contre une série de mesures allant de quotas favorisant la pêche industrielle au mépris de la pêche artisanale, aux projets pharaoniques détruisant l’environnement et aggravant la qualité de vie des locaux.

La colère s’est répandu chez les chiliens à mesure que les étudiants et tous les travailleurs ont rejoint le mouvement social. Les demandes sont transversales : contre des services publics anémiques, une gestion du territoire défaillante, des universités rares et trop chères, des aides sociales qui n’arrivent jamais à destination, la cherté des produits de première nécessité dans les régions – ainsi de l’accès à l’eau potable, une flexibilisation du droit du travail au détriment des travailleurs, la déficience de la négociation collective, la faiblesse des pensions de retraites (environ 300 dollars par mois pour plus de 60% des retraités)…

La grève générale du 11 juillet s’est focalisée sur la demande de véritables droits au travail, tels que formulés dans les revendications de la CUT: réforme du code du travail, amélioration du salaire minimum (à 490 dollars par mois, contre 380 actuellement) et remplacement du système des retraites privé par un système public cofinancé par les salariés et les employeurs. La CUT avait joué un rôle pivot contre les projets de privatisation du système de retraites.

La colère populaire gronde dans un pays marqué par la dictature d’Augusto Pinochet, et laissant encore peu de place aux partenaires sociaux. Le gouvernement de Sebastián Piñera a fait la sourde oreille – se contenant d’émettre des jugements moraux sur les manifestants et d’engager une violente répression. Alors qu’une loi a été promulguée pour limiter le droit de manifester, c’est le syndicalisme chilien et international qui doit soutenir un mouvement social juste et nécessaire.

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La lettre électronique @ ctualités Europe – International n°11

La lettre électronique @ ctualités Europe – International n°11

CONTRE - SOMMET EUROPÉEN SUR L’EMPLOI DES JEUNES

Le 3 juillet, une conférence réunissant une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernements européens s’est tenue à Berlin sur la question de l’emploi des jeunes. Il s’agit de mettre en œuvre les décisions du Conseil européen de fin juin, en particulier l’enveloppe de 6 milliards d'euros pour la mise en œuvre de la «garantie jeunes» dans les régions où le chômage des jeunes actifs est le plus élevé. Dans le cadre de cette «garantie jeunes», chaque jeune au chômage doit se voir proposer dans un délai de quatre mois après sa sortie du système scolaire un stage, une formation ou un emploi.

L'enveloppe pour la France pourrait s'élever à 600 millions d'euros et concerner 300.000 jeunes. 8 régions métropolitaines françaises pourraient être éligibles: Champagne-Ardennes, Picardie, Haute-Normandie, Centre, Nord-Pas-de-Calais, Aquitaine, Auvergne et Languedoc-Roussillon, auxquelles s'ajoutent la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et la Réunion.

Un contre-sommet syndical s’est tenu le même jour à Berlin à l’initiative du DGB allemand avec les organisations françaises, pour souligner que malgré l’augmentation du chômage des jeunes, les mesures annoncées n’avancent pratiquement pas. L’enveloppe de 6 milliards est nettement insuffisante pour répondre à l’enjeu de l’emploi des jeunes. Une délégation de jeunes syndicalistes européens à laquelle FO jeunes participait a été reçue par la chancelière Angela Merkel.

FO jeunes a rappelé à cette occasion les difficultés croissantes des jeunes à l’insertion professionnelle… En France aujourd’hui, près d’un jeune actif sur quatre est au chômage. Les moins de 25 ans représentent 40% de l’ensemble des chômeurs. Cette situation touche particulièrement les jeunes sans formation (46% de chômage) mais n’épargne pas non plus les jeunes diplômés (15% pour les titulaires d’un bac). Le taux de pauvreté chez les jeunes sans diplôme atteint 30% en 2013.

Cela est préoccupant à court terme bien sûr, mais a aussi un impact important sur le long terme: la part des jeunes qui connaissent un chômage de longue durée augmente et dépend fortement des conditions de l’insertion professionnelle. C’est l’effet cicatrice.

Dès lors pour FO, il est urgent que des moyens nécessaires soient déployés pour permettre la poursuite d’une formation et une insertion stable à la sortie des études.

Cette situation est aussi le résultat de la dégradation des conditions de travail et de l’accès à la formation. Parce que le diplôme (professionnel et universitaire) protège - à l’insertion comme tout au long de la vie - il doit demeurer la référence. L’apprentissage, encore est toujours, doit être favorisé: ce 2 juillet, l’Union européenne a à ce titre lancé «l’Alliance européenne pour l’apprentissage», qui développera notamment des partenariats entre employeurs, partenaires sociaux, organismes de formation services d’emplois et représentants de la jeunesse. L’ensemble des mesures seront financées par le FSE, Erasmus et l’Initiative pour l’emploi des jeunes. Dans le même temps l’enseignement professionnel doit être garanti et consolidé.

Lutter pour une formation de qualité devra s’accompagner d’une lutte contre les sorties du système scolaire sans diplôme. Actuellement, plus de 250.000 départs prématurés du système scolaire (décrochage) ont lieu par an, dont 180.000 définitivement. L’insertion professionnelle s’avère difficile pour ces jeunes dont plus de 40% bénéficient d’un emploi aidé. Or, les emplois aidés, à durée déterminée et sans garantie de passage en CDI ne constituent pas une politique de l’emploi. Les études pointent les effets d’aubaine et le manque de création d’emplois. Il s’agit d’une protection sociale pour des travailleurs éloignés de l’emploi qui doit être accompagnée d’une vraie politique créatrice d’emploi.

Cela doit commencer par la régularisation des formes atypiques de travail, les CDD et l’intérim, vers le CDI. Aujourd’hui, 55% des jeunes sont en CDD ou en intérim. Quant aux stagiaires, leur nombre ne cesse d’augmenter (de 600.000 en 2006 à 1,6 million en 2012). Cette situation entraîne la précarité, repousse l’âge de l’autonomie et la création d’un foyer, alors que partout en Europe la population vieillit. Sans réglementation stricte des conditions d’emploi et de travail, les jeunes sont directement exposés aux aléas économiques.

Précaires sur le marché de l’emploi, les jeunes sont confrontés à un parc de logement inadapté et hostile. Public non prioritaire pour des logements sociaux inadaptés à leur besoins (peu de studios), les jeunes paient leur logement plus cher au m², avec un taux d’effort supérieur à 22% pour se loger. Cette situation s’avère souvent décourageante pour les jeunes apprentis, dont l’organisation de la formation nécessite parfois deux logements.

Pour toutes ces raisons, les jeunes français attendent une Europe qui protège, une Europe réellement sociale. Ils attendent de l’Europe un renforcement du droit du travail, une protection sur le marché de l’emploi avec la fin des contrats précaires mais aussi des ambitions qui se traduisent par une vraie politique de croissance et des projets pourvoyeurs d’emploi, à l’opposé d’une austérité qui asphyxie des pays entiers comme la Grèce ou l’Espagne.

Les jeunes français veulent une politique qui sache créer des perspectives d’emploi. Cela nécessitera des moyens, comme pour la garantie jeune, qui ne fonctionnera qu’à la condition d’y mettre la volonté: en constatant les situations au plus près des jeunes et en déployant des moyens financiers mais aussi humains pour en assurer l’application dans les meilleures conditions.

Enfin, l’Europe parle de mobilité. Les jeunes français sont attachés à l’Europe, et ils le montrent à travers le programme ERASMUS. Pour des raisons budgétaires, ce programme a pourtant fait l’objet de remise en cause début 2013. En revanche, FO se méfie d’une mobilité qui n’existerait que pour favoriser le dumping social et dégrader les conditions de travail de toute l’Europe. La mobilité doit s’envisager encadrée, dans une Europe qui harmoniserait les systèmes de protection sociale par le haut.

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• Contre-sommet européen sur l’emploi des jeunes
• Grève générale au Chili
• Le syndicalisme brésilien s’engage dans le mouvement social
• Début des négociations de l’accord transatlantique : vers une dilution de l’Union dans un grand marché libéral
• Pressions commerciales et nouvel accord collectif pour une amélioration des droits du travail au Bangladesh
• Privatisation de la Royal Mail : entrée en bourse du service public, grève des salariés
• Le projet de taxe sur les transactions financières « raboté » par la France
• Grève générale en Grèce : « nous ne sommes pas des numéros, nous sommes des travailleurs »


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FEDECHIMIE CGTFO - Semaine 28 du 08 au 13-07-2013

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Revue De Presse FEDECHIMIE - Semaine 28 2013 - Michel Decayeux

Réalisée par Michel DECAYEUX pour le compte de la FEDECHIMIE CGTFO

FEDECHIMIE CGTFO - Semaine 27 du 01 au 06-07-2013

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Revue De Presse FEDECHIMIE - Semaine 27 2013 - Michel Decayeux

Réalisée par Michel DECAYEUX pour le compte de la FEDECHIMIE CGTFO

FEDECHIMIE CGTFO - Semaine 26 du 24 au 29-06-2013

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Revue De Presse FEDECHIMIE - Semaine 26 2013 Michel Decayeux

Réalisée par Michel DECAYEUX pour le compte de la FEDECHIMIE CGTFO

AU BANGLADESH COMME AILLEURS: ON N’EXTERNALISE PAS LES DROITS HUMAINS

La lettre électronique @ ctualités Europe – International n°10

AU BANGLADESH COMME AILLEURS: ON N’EXTERNALISE PAS LES DROITS HUMAINS

Le 24 avril, l’immeuble Rana Plaza qui employait plus de 3.000 personnes dans la production textile, s’est effondré, causant la mort de 1127 personnes. C’est la pire catastrophe industrielle qu’ait jamais connu le pays, deuxième pays exportateur au monde de vêtements en raison de la modicité des salaires, d'une main-d'œuvre abondante et mobile, et d’une industrie intensive, et pourtant, l’un des plus pauvres au monde.

Le Bangladesh, comme d’autres pays dont la Chine (un accident industriel dans une usine de dynamite a récemment fait une quinzaine de morts et autant de blessés), souffre du non-respect des normes de santé et sécurité au travail. Les bengalais ont soufferts de plus de 31 accidents meurtriers depuis 1990, généralement dus à l’enchaînement des négligences à la sécurité des bâtiments. Plus encore, la corruption endémique qui gangrène les éventuelles commissions qui voient a posteriori le jour, empêche de véritablement sanctionner les responsables.

En réaction à l’effondrement du Rana Plaza, l'Association bangladaise des fabricants et exportateurs de textile (BGMEA) a annoncé la fermeture d'usines travaillant notamment pour Walmart, H&M, Zara ou Carrefour, au motif de troubles au sein de la main d'œuvre. Des débrayages d’ouvriers ont lieu dans 80% des usines de la zone industrielle, pour demander des hausses de salaires et réclamer l'exécution du propriétaire de l'immeuble qui s'est effondré.

Quelques jours plus tard, un accord contraignant a été signé par 31 marques occidentales d’habillement, pour renforcer la sécurité des usines textiles au Bangladesh. Pour le BIT, «cet accord est un pas positif et une grande amélioration de la situation». L’accord institue un inspecteur en chef indépendant des entreprises et des syndicats, chargé d'un programme d'inspection de la sécurité incendie. Il prévoit également un ou plusieurs experts qualifiés devant mener un examen «complet et rigoureux» des normes et règlements actuels dans le bâtiment pour les entreprises de prêt-à-porter au Bangladesh. IndustriALL, qui revendique 50 millions de travailleurs dans 140 pays, et UNI Global Union (20 millions de travailleurs) ont été à l'origine dès 2012 de cet accord. Reste à en assurer l’effectivité et à étendre son application.

Cet évènement dramatique a aussi révélé, de la plus cruelle des manières, que la consommation ne peut pas se faire à tout prix – certainement pas au prix des droits les plus élémentaires de l’humain. Il a rappelé que la lutte contre le dumping social, pour la mise en place de planchers universels et pour l’effectivité des droits, canaux d’une véritable responsabilisation des employeurs, à tous les échelons de la production, étaient des impératifs internationaux.

Cet événement dramatique a mis en lumière le caractère «marketing» de la RSE à la différence de la pratique contractuelle. Les syndicalistes savent déjà quels outils peuvent être revendiqués pour combattre la mise en danger consciente sur les lieux de travail: clause sociale dans les accords commerciaux visant à l’exportation-importation de biens en provenance de telle région; mais aussi la valorisation de la négociation collective comme canal d’une amélioration des conditions de travail, et plus largement, la protection du droit syndical dans son ensemble. L’accident du Rana Plaza confirme enfin que seuls la solidarité internationale et le soutien renforcé à un syndicalisme indépendant et fort dans les pays producteurs pourra asseoir une véritable protection des travailleurs.
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FEDECHIMIE CGTFO - Semaine 25 du 17 au 22-06-2013

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REVUE DE PRESSE - FEDECHIMIE CGTFO - Semaine 25 2013

Réalisée par Michel DECAYEUX pour le compte de la FEDECHIMIE CGTFO

FEDECHIMIE CGTFO - Semaine 24 du 10 au 15-06-2013

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FEDECHIMIE - Semaine 24 - 2013

Réalisée par Michel DECAYEUX pour le compte de la FEDECHIMIE CGTFO

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