Journée internationale des droits des femmes

Journée internationale des droits des femmes

Journée internationale des droits des femmes

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L’INÉGALITÉ RIME SOUVENT AVEC TRAVAIL PRÉCAIRE FORCÉ

FO réitère sa demande d’ouvrir des négociations sur le temps partiel subi, dont les femmes sont les premières victimes. Selon la confédération, c’est le seul moyen de réduire les écarts en termes d’emploi, de salaires, de formation et de retraite.

Journée internationale des droits des femmes du 8 mars 2012: le problème de l’égalité entre les femmes et les hommes se pose encore près de quarante après l’adoption des premiers textes législatifs censés le régler. C’est l’un des constats dressé dans un ouvrage publié le 9 février à l’initiative de l’Assemblée des femmes de Paris île de France. Intitulé «Femmes, Hommes enfin l'égalité?», il montre notamment que les divers dispositifs réglementaires existants n’ont pas réussi à mettre fin aux inégalités toujours prégnantes dans les entreprises. Au-delà du constat, il rassemble les propositions de trente-six personnalités de premier plan du monde politique, associatif et syndical. Parmi les contributeurs figure le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly. Pour lui, la problématique de l’inégalité professionnelle demeure «singulièrement celle de l’inégalité salariale».

Alors que la première loi sur l’égalité salariale date du 22 décembre 1972, «nous sommes obligés de constater que les écarts salariaux avoisinent les 20% en moyenne », déplore le leader de la confédération syndicale, avant de rappeler, cette vieille revendication jamais abandonnée par FO : «à travail égal, salaire égal !». En moyenne, ces écarts atteignent dans le privé 27% au détriment des femmes (17% à temps de travail équivalent). La raison tient essentiellement au «fléau» que constitue la précarité au travail (le temps partiel subi). Les femmes sont ainsi 30% à occuper une activité réduite, le plus souvent dans des secteurs où les salaires sont très bas (services, commerce, l’aide à la personne…). De fait, elles sont plus nombreuses à être sans emploi (taux de chômage de 9,5%, contre 8,7 % pour les hommes) et représentent 70% des personnes vivant sous le seuil de pauvreté.

«Le temps partiel contraint impacte non seulement les salaires mais aussi l’évolution professionnelle (accès à la formation et aux postes à responsabilités) et la protection sociale (retraite amputée), sans compter la flexibilité des conditions de travail», explique Jean-Claude Mailly. «Lutter contre la précarité du travail féminin», souligne-t-il, «suppose notamment de fixer une durée minimale de travail et que les employeurs prennent en charge les cotisations à l’assurance vieillesse à hauteur d’un temps plein». Pour FO, la surcotisation du travail précaire (y compris des contrats courts, type CDD), reste une revendication centrale afin d’«assurer le progrès social pour tous». À l’occasion de cette journée des droits des femmes, la confédération réitère d’ailleurs sa demande d’ouverture de négociations interprofessionnelles sur le temps partiel subi pour permettre à tous les salariés sans exceptions «de vivre décemment et dignement de leur travail». Le MEDEF s’y refuse depuis 2007.

http://www.force-ouvriere.fr

Journée internationale des droits des femmes - 2012

CONVENTIONS COLLECTIVES

102 ANS APRÈS, LES INÉGALITÉS PERSISTENT!

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Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, est l’occasion de revendiquer l’égalité et de faire un bilan sur les avancées en matière d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Malgré l’arsenal législatif et réglementaire, l’égalité entre les femmes et les hommes peine à se mettre en place, faute de volonté réelle d’aboutir...

Les inégalités persistent et le contexte de crise économique et sociale actuel tend à les accentuer, pour autant, les femmes ne doivent pas être celles sur qui repose davantage ses conséquences.

Cette journée rappelle l’importance et l’actualité de l’égalité professionnelle, dans laquelle notre organisation est fortement investie.

L’égalité professionnelle est à la fois un défi pour notre action syndicale, mais aussi un enjeu pour Force Ouvrière.

L’égalité entre les femmes et les hommes doit demeurer une priorité pour notre organisation, alors que les femmes subissent de plein fouet la précarisation du travail, accentuée par la crise financière, sans en avoir le monopole.

La précarité des femmes est une réalité. Soixante-dix pour cent des personnes vivant sous le seuil de pauvreté sont des femmes. Et cette précarité prend plusieurs formes: travailleuses pauvres, femmes battues... Investir ce terrain est d’autant plus important que les nouvelles configurations et cheminements personnels, comme les séparations ou les familles monoparentales, fragilisent l’autonomie économique et sociale de nombreux salariés.

L’égalité entre les femmes et les hommes doit permettre le progrès social pour tous et non la régression partagée entre tous, d’autant plus que l’objectif d’égalité est transversal: formation professionnelle, salaires, conditions de travail... salariés des grandes entreprises et salariés des TPE.

Sans compter les femmes qui cumulent plusieurs sources de précarité, loin d’être exceptionnelles: femme, jeune, mère célibataire.

Cette précarité est souvent une précarité d’emploi: chômage, précarisation croissante de l’emploi...

Pour FO la question centrale, désormais incontournable, est celle du temps partiel contraint, fléau du travail féminin.

Depuis 2007, Force Ouvrière souhaite l’ouverture d’une négociation nationale interprofessionnelle consacrée à l’égalité professionnelle, qui traite aussi et surtout des temps partiels.

Aussi, l’investissement de Force Ouvrière dans le domaine du temps partiel s’articule autour de deux priorités: résorption du temps partiel contraint et amélioration des droits et garanties des salariés.

Plus que jamais, Force Ouvrière revendique l’ouverture des négociations sur le temps partiel afin de permettre à chaque salarié de vivre décemment de son travail, de se loger, de se nourrir, de se former et de retrouver sa dignité. «À travail égal, salaire égal», demeure une revendication prioritaire.

Non... La crise ne doit pas justifier les inégalités!

 

FO Hebdo - Mars 2012

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