L’Alsace

LA CHUTE DE LA MAISON AUSTÈRE?

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse


LA CHUTE DE LA MAISON AUSTÈRE?



Violents incidents en Italie, séisme politique en Grèce, manifestations d’ampleur en Espagne et revers électoral en Allemagne ont, la semaine dernière, fissuré les politiques de rigueur budgétaire imposées dans l’Union européenne.




Le Monde
«Les attaques se multiplient en Italie contre des symboles de l’austérité.» Solution «face à la montée de la colère des Italiens étranglés»: il a été «décidé d’élever le seuil d’alerte autour des objectifs sensibles dans toute la péninsule, a annoncé dimanche 13 mai la ministre de l’Intérieur», qui a jugé possible «l’usage de l’armée» pour défendre «des objectifs sensibles».

La Nouvelle République
Car «plusieurs attentats ont frappé les bâtiments du fisc italien, tandis que les manifestations contre les politiques d’austérité se multiplient dans le pays».

Le Figaro
En effet, «à l’instar de la Grèce, l’Italie suffoque sous la pression de l’austérité. Certains n’hésitent pas à user de la violence pour exprimer leur colère». Qui sème la violence économique... «Une violence qui a également gagné l’Espagne où des incidents avaient éclaté à Barcelone en mars dernier.»

Le Point
«Des milliers d’Espagnols se sont rassemblés samedi soir (12 mai) sur la place de la Puerta del Sol à Madrid pour célébrer le premier anniversaire du mouvement des “Indignados” (Indignés), qui dénonce le capitalisme financier et les inégalités sociales. Des manifestations étaient également organisées dans quatre-vingts autres villes d’Espagne et à Londres, plusieurs centaines de militants ont marché jusqu’au siège de la Banque d’Angleterre où ils se sont heurtés à la police.»

L’Alsace
«La politique d’austérité menée en Grèce depuis deux ans, sous la pression des bailleurs de fonds internationaux du pays, a été massivement censurée par les électeurs, qui ont pulvérisé les positions des deux partis tenants de la rigueur». Façon puzzle, même...

Le Journal du Dimanche
En «Allemagne, le pays où l’austérité est reine», la chancelière Angela Merkel est venue, pour éviter des urnes funèbres, soutenir un de ses ministres en difficulté aux «élections locales ce dimanche en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Le Land le plus peuplé d’Allemagne vit au rythme des emplois précaires, de la rigueur et des salaires bloqués».

Ouest-France
Résultat: «le parti d’Angela Merkel subit une sévère défaite» en affichant «son plus mauvais score dans cette région depuis 1945».

La République des Pyrénées
Du coup, pour replâtrer la façade fissurée de la maison austère, on reparle de croissance: «Hier (12 mai) le ministre allemand des Affaires étrangères a présenté son pacte de croissance en six points. Histoire de ne pas en laisser le monopole à la gauche européenne et tout particulièrement française. Car il y a croissance et croissance. Pour les ultralibéraux, la relance doit se faire en dérégulant davantage les marchés, en flexibilisant le travail.» Croissance, vous avez dit croissance?


FO Hebdo - Mai 2012



Le marchand de taxes est passé

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

 

Le Marchand de taxes est passé

La TVA à taux normal, après celle à taux réduit, va augmenter. De 1,6%. C’est l’une des mesures annoncées par le chef de l’État, dimanche 29 janvier 2012, dans une intervention aussi largement télédiffusée que commentée.

 

 

 




Le Parisien

« Huit chaînes mobilisées », bref « du jamais vu…. TF1, France 2, BFM TV, i>télé, LCI, France 24, la Chaîne parlementaire/Public, Sénat, mais aussi TV5. Monde en léger différé », soit grosso modo Bouygues, Vivendi et Bolloré », et la télévision d’État. Un parfum nord-coréen.

Ouest-France

« Le président candidat va donc faire voter une mini TVA sociale. Son niveau laisse prévoir qu’elle n’aura pas plus d’effet qu’une petite dévaluation sur la compétitivité de nos produits à l’exportation. Elle inquietera pour autant ceux pour qui la fin du mois commence le quinze ». Et même avant….

Les Échos

Selon le président, « cette hausse de la TVA devrait être aussi relativement indolore pour le porte-monnaie des français, compte tenu du caractère .extrêmement concurrentiel, des produits qu,elle concernera ». A concurrence de combien?

L’Alsace

« C'est aussi un gage donné aux européens et aux agences de notation pour montrer que la France s,attelle à assainir ses comptes. Les deux plans d'austérité de l'automne n,ont convaincu personne. » Mais vaincu les quelques velléités de consommation?

Sud-Ouest

« A défaut de multiplier les embauches en échange de cette baisse de charges, les patrons sont censés maîtriser les prix de leurs produits afin qu’ils redeviennent compétitifs, notamment à l’export. « Je ne crois en rien à leur augmentation », assure Nicolas Sarkozy. Une hypothèse vertueuse que l’épisode de la TVA réduite dans la restauration n’aide guère à rendre crédible. » Surtout en plein credit crunch.

L’est Républicain

En tout cas, cela laisse les « économistes circonspects » : d’autant qu’à « 21,20%, il n’y à plus qu’une petite dizaine de pays de l’Union européenne connaissant un taux supèrieur à celui de la France (Danemark, Grèce, Lettonie, Hongrie, Portugal, Pologne, Roumanie, Finlande et Suède) », Pas tous des modèles.

La Voix du Nord

« Le président a également annoncé l’exonération totale des charges patronales sur les salaires compris entre 1,6 et 2,1 fois le SMIC. Ces allégements de charges, ensuite dégressifs, s’arrêteront à 2,4 fois le SMIC. « Clairement, j’exclus toute augmentation des impôts », a-t-il précisé. » En revanche, ça taxe…. Bref, « des mesures chocs en forme de quitte ou double ». Quitte pour les uns, double pour les autres ?

FO Hebdo – février 2012

L’Europe se dérègle d’or

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

 

L’Europe se dérègle d’or


Faute d’entente sur un traité, un « accord intergouvernemental », qui vise à la mise en place d’une « règle d’or » renforçant la discipline budgétaire dans les pays européens, a été signé vendredi 9 décembre, à Bruxelles, laissant perplexes bien des médias.

 

 

 

La Tribune

« Au terme de leur seizième sommet depuis le début de la crise fin 2009 et après plus de 10 heures d’intenses tractations, il se sont entendus sur ce nouveau « pacte », qui repose notamment sur un contrôle plus strict des budgets nationaux, ainsi que sur une réforme limitée du futur mécanisme européen de stabilité. »

Le Journal du Dimanche

La stabilité, c’est à voir et quant à la solidarité… au moment où « les chefs d’État interrompent leurs négociations sur la réforme de la zone euro « il y avait du sang sur le projet d’accord », s’amuse un diplomate européen. Le Premier ministre anglais, David Cameron, est en rupture avec ses partenaires ». Peut-être suit-il une autre règle, mais du même or…

L’Est Républicain

Car l’Europe file à l’anglaise », David Cameron étant « allé au clash pour défendre ses intérêts et surtout ceux de la City de Londres, refusant le contrôle européen sur les opérations financières ». On se défile aussi ailleurs : « Dans la foulée, on apprend que la Hongrie n’a pas souhaité s’associer, pour l’instant, au nouveau pacte de stabilité européen proposé par Paris et Berlin. La Suède et la République tchèque ont dit leur volonté de soumettre le projet à leur Parlement respectif ». Europe à 27 ?, ou « Europe à 17 ? Europe à 23 ? », ou…. Les rangs s’éclaircissent quand les bourses se dégarnissent.

L’Alsace

A moins que ce soit « une Europe à deux, voire trois vitesses »… « Une solution qui n’impliquerait pas tous les États membres de l’UE enverrait le message que l’Europe est divisée », a confié juste avant le sommet un responsable européen, s’exprimant sous couvert de l’anonymat. « Ce ne serait pas un bon signal », selon lui.

Le Parisien

De plus, tout le monde n’est pas convaincu par ce « Meccano qui doit sauver l’euro » : « cet accord (le troisième en un peu plus de quatre mois) suffira-t-il à éteindre l’incendie qui embrase l’Europe depuis le printemps 2010 ? ». D’autant qu’il constitue « un pari risqué à l’heure où la crise frappe déjà durement les Européens et où la récession menace ».

La Dépêche

D’où ce 13 décembre en France, où la « mobilisation vise à [interpeller] le gouvernement et les élus pour leur dire que l’austérité « n’est pas la solution à la crise » et que ces nouvelles mesures risquent « d’entraîner la récession », car elles « font porter les efforts aux salariés » en creusant les inégalités ». Une analyse partagée par près d’un Français sur deux (44%) selon un sondage Ipsos Logica réalisé début décembre ».



FO Hebdomadaire – Décembre 2011

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