L'express

FRANCE-ALLEMAGNE: DRÔLE DE GUERRE

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse



FRANCE-ALLEMAGNE: DRÔLE DE GUERRE

Les attaques venues du sein de l’actuelle majorité française contre la politique  économique jugée trop rigoureuse, défendue par le gouvernement allemand, passent pour une bataille entre adversaires et partisans de l’austérité. Une représentation médiatique qui semble arranger bien des combattants, tandis que la presse évalue les forces en présence.

Le Figaro
L’art de la guerre? «Autre objectif: ressouder des troupes très déprimées. “Depuis un an, nous n’avons pas désigné d’adversaire politique. Nous avons essayé de nous mettre bien avec chacun. Résultat, on s’est mis tout le monde à dos, raconte un conseiller gouvernemental. Il était temps de désigner un adversaire pour ressouder les troupes.” La droite allemande de Merkel fait désormais figure d’ennemi commun de la gauche française. “C’est une unité de façade, décrypte un dirigeant PS. On tape sur Merkel tout en disant que ce qu’on fait en France, c’est bien. L’Europe sert de dérivatif. Ça arrange tout le monde et ça permet de gagner du temps...”.» Bref, la façade de la rigueur ne se fissure pas, c’est une craquelure de façade.

Les Échos
Et le président du Parlement européen, l’Allemand Martin Schulz, de souligner «que personne ne pouvait accuser Angela Merkel de décider seule, alors qu’il y a vingt-six autres dirigeants autour de la table du Conseil européen».

Libération
En effet, «dans l’UE, la rigueur reste d’actualité. Bruxelles relâche la pression, mais tient bon sur les réformes de fond.» Et soigne la forme.

Le Courrier Picard
Car, «au final, on n’est quand même pas en guerre. Le dialogue est musclé, mais les intérêts sont communs. La réussite économique de l’une des deux nations doit tirer celle de l’autre, pour peu que les deux pays forts sachent se mettre d’accord». Ils le sont peut-être sur le fond.

Le Parisien
En tout cas, communiqué de victoire sur le front allemand: «C’est déjà un succès, affirme le ministère allemand des Finances, chiffres à l’appui. Réponse du berger à la bergère: des économistes interrogés par l’AFP contestent le bien-fondé de ces choix. “Si l’objectif était de casser la croissance et d’augmenter de plusieurs millions le nombre de pauvres en Europe, alors c’est une réussite!”, ironise Philippe Askenazy, de l’École d’économie de Paris.»

L’Express
Certains sont même affamés: «Cinq tonnes de Nutella volées en Allemagne. Ce n’est pas la première fois qu’un vol d’une telle ampleur est commis sur ce parking. En mars 2012, c’est cinq tonnes de café, d’une valeur de 30.000 euros, qui avaient disparu. Quelques mois plus tard, en août, vingt palettes de boissons énergisantes –soit 34.000 cannettes – étaient également dérobées.» Des prises de guerre ou le prix de la guerre?

FO Hebdo - Mai 2013

 

STRESS À TOUS LES ÉTAGES

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

STRESS À TOUS LES ÉTAGES

Stress tests pour les banques américaines, stress au travail... Le stress, déjà qualifié de mal d’un siècle à peine débuté, semble envahir la presse.

Les Échos
«À en croire la Réserve fédérale, une crise financière comme celle de 2008 ne pourrait plus survenir aux États-Unis. Les banques, estime-t-elle, sont désormais suffisamment armées pour surmonter des conditions économiques extrêmes, tel un chômage à 12% et une chute des actions de 50%. Sur les dix-huit plus grands établissements américains, dix-sept parviendraient à absorber le choc.» Ayez confiance, ne stressez pas.

Le Point
Quoique parmi les dix-sept, on trouve JP Morgan, visée par «un rapport accablant de 301 pages, rédigé par une commission d’enquête du Sénat américain concernant plus de 6 milliards de dollars de pertes de trading subies par la banque dans le cadre de l’affaire de la baleine de Londres». Le rapport indique aussi que son directeur général, Jamie Dimon, et son directeur financier, Doug Braunstein, ont «trompé les investisseurs avant de mentir aux enquêteurs». Ils s’en tireront avec un parachute doré.

Charente Libre
En revanche, «une salariée de la société deux-sévrienne Gastronome, installée à Moncoutant, a été sanctionnée par un agent de maîtrise de cette entreprise d’abattage et de conditionnement de dindes. Sa punition? Porter un bonnet d’âne, rapporte aujourd’hui La Nouvelle République». Bête de somme, en somme.

Sud-Ouest
«Stress, isolement, souffrance au travail, conduite suicidaire... des risques qui n’épargnent pas le monde agricole. Pour sensibiliser ses ressortissants à ces problématiques, souvent difficiles à exprimer, la Mutuelle sociale agricole (MSA) Sud Aquitaine a choisi de mener une action de prévention santé sous la forme d’une pièce de théâtre: Il y a un os... , qui traite de la vie et de la santé en agriculture.»

L’Express
«L’Observatoire du stress et des mobilités géographiques forcées met en garde contre les risques psycho-sociaux que pourraient générer certaines mesures du projet de loi relatif à la sécurisation de l’emploi, dans une lettre adressée au gouvernement et aux parlementaires, rendue publique ce jeudi 14 mars.»

Le Monde
Le stress, arme de management pour Danièle Linhart, sociologue du travail, directrice de recherche émérite au CNRS: «Les multiples restructurations, changements qui balaient les entreprises françaises de façon frénétique ont ainsi souvent pour objectif de fragiliser des salariés qui ont sans cesse tout à réapprendre pour conserver leur poste, et qui se sentent en permanence sur le fil du rasoir face à des objectifs démesurés et des évaluations indifférentes au travail réel. Loin de miser sur l’intelligence collective pour innover et gagner des parts de marché, le management français a opté pour une attaque en règle de la professionnalité et de l’engagement de ses salariés, compromettant leur santé physique et psychique, tout autant que notre avenir.» Un avenir stressant.
FO Hebdo - Mars 2013

 

UNION EUROPÉENNE CONTRE L’AUSTÉRITÉ

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

UNION EUROPÉENNE CONTRE L’AUSTÉRITÉ


Pour dénoncer les politiques d’austérité appliquées dans l’Union européenne, manifestations, grèves et mobilisations diverses ont eu lieu dans plusieurs pays d’Europe, le même jour, 14 novembre, mobilisant quelques colonnes dans la presse française.

Les Échos
«Ce 14 novembre, décrété journée européenne contre l’austérité, a fédéré les mécontentements en Europe: grèves générales en Espagne et au Portugal, arrêts de travail en Italie et en Grèce, manifestations dans d’autres pays comme la France ou l’Allemagne. Des manifestations qui ont parfois donné lieu à des débordements.» La coupe est-elle pleine?

Le Républicain Lorrain
En tout cas, ça bout: «Élan européen contre l’austérité. De Rome à Londres, plusieurs millions d’Européens sont descendus dans la rue à l’occasion de la journée européenne contre l’austérité. Le mouvement a été particulièrement suivi dans les pays du Sud, soumis depuis plusieurs mois à des cures de rigueur sans précédent.» Un élan important «selon les syndicats espagnols, le mouvement a été suivi par plus de trois salariés sur quatre et le Portugal n’avait quasiment pas connu une mobilisation aussi massive depuis la révolution des Œillets».

La Voix du Nord
Les forces de l’ordre n’ont lancé ni œillets ni autres fleurs: «Dans le centre de Madrid, la police anti-émeutes a dispersé des centaines de manifestants à coups de matraque, tirant en l’air des balles en caoutchouc», tandis qu’au Portugal elle «a chargé à coups de matraque devant le Parlement à Lisbonne».

Le Figaro
Trois jours après, des policiers ont battu le pavé à Madrid avec des intentions autres: «Venus de toute l’Espagne en cars, environ 5 000 policiers ont défilé au centre de Madrid pour dénoncer les baisses de salaires et d’effectifs dans la police, comme dans l’éducation et la santé. “Citoyens, nous vous demandons pardon pour ne pas arrêter les vrais responsables de cette crise: les banquiers et les politiques”, proclamait une banderole.»

Le Parisien
Si eux vont bien, ce n’est pas le cas de la Santé: «Contre les privatisations et les coupes budgétaires, une “marée blanche” de dizaines de milliers de médecins, infirmières et personnels des hôpitaux a envahi dimanche les rues de Madrid», aux cris de «santé publique», «la santé est un droit, nous allons lutter».

L’Express
Et certains Diafoirus de s’inquiéter des doses de cheval: «Même les experts du FMI, habitués à proposer une dose d’austérité en guise de remède, admettent que l’Europe va trop loin. Dans un rapport récent, l’institution redoute que l’austérité en cours dans les pays de la périphérie de la zone euro (Grèce, Portugal, Espagne)» ne devienne «politiquement et socialement intenable». Difficile de pratiquer des saignées sur des anémiés.

FO Hebdo - Novembre 2012

L'ALIMENTATION TIENT SALON EN PLEINE CURE D'AUSTERITE

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

L'ALIMENTATION TIENT SALON EN PLEINE CURE D'AUSTÉRITÉ

Après la Journée mondiale de I'alimentation, le 16 octobre, et la Semaine du Goût, organisée dans les écoles du 16 au 19 octobre, le Salon international de l'alimentation (SIAL) a ouvert ses portes dimanche 21 octobre, près de Paris, en pleine polémique sur le gâchis et la spéculation, alimentant les colonnes de la presse.

Le Parisien

"Taxe sur la bière, critiques sur leur rôle dans la lutte contre l'obésité: les industriels de l'alimentaire sont remontés comme jamais contre leur ministre
Guillaume Garot et refusent de s'afficher à ses côtés pour l'ouverture dimanche du plus grand salon de l'alimentation." Va-t-on leur ôter Ie pain de la bouche?

La Dépêche

Côté pain perdu et autre: "En France, nous jetons 260 kilos de nourriture par an et par habitant: 150 kilos sont perdus ou abîmés pendant la production ou le
transport, et 110 Kilos sont jetés par la distribution et les consommateurs."

Le Monde

En tout cas, "un thème qui parle à une majorité de Français puisque 54% d'entre eux considèrent que la lutte contre le gaspillage est un acte important à faire
au quotidien et 57% en parlent déjà avec leur entourage, selon un sondage TNS Sofres publié dimanche".
"C'est un enjeu de pouvoir d'achat puisque la perte due au gaspillage est estimée à 500 euros par an et par foyer" selon le ministre. ll s'agit de plus "de s'engager concrètement contre les dérives de la société de surconsommation". Et la sous-paie?

20 minutes

En revanche, certains engrangent du blé: "Comme la bourse se porte mal et que les taux d'intérêt sont très bas, les investisseurs préfèrent miser sur les matières agricoles", indique Philippe Crevel, conseiller économiste indique Philippe Crevel, conseiller économiste pour Generali. En effet, "la valeur de ces échanges financiers serait passée de 5850 milliards de dollars en juin 2006 à 12 390 milliards en juin 2008, notent les auteurs de ce rapport. À tel point que, sur les marchés agricoles, moins de 1% du volume des transactions se conclut par une livraison. On s'échange beaucoup plus de contrats que d'épis de blé". Mais ça nourrit largement son homme; il consomme même pour les autres.

Le Républicain Lorrain

Et même dans leurs assiettes:  "La chute du pouvoir d'achat entraîne des arbitrages sévères dans les budgets des ménages", mais "les industriels ont intégré le
paramètre budgétaire mais aussi l'exigence de qualité des Français. Ils combinent les deux en proposant une innovation de packaging récurrente: les minidosettes". Ou comment débourser moins pour payer plus cher.

L'Express

Et à force de se serrer la ceinture, on grossit: "De plus, chez les gens financièrement "à l'aise" la fréquence de l'obésité se situe en dessous de la moyenne
nationale, alors qu'elle atteint 30% dans les .foyers modestes, où l'on souffre également plus souvent de diabète."

FO Hebdo - Octobre 2012

La Réunion de crise

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

 

Des manifestations contre la vie chère et le chômage, débutées le 21 février et émaillées de « violences urbaine », ont eu lieu plusieurs jours durant dans l'île de La Réunion sans que les médias métropolitain sy accordent une attention démesurée.

L’Est-Eclair

« À l’exception de quelques images au 20 Heures, le silence de nos politiques est assourdissant. Dit autrement, en métropole, tout le monde s'en contrefout. »

 

Challenges

« Sur l'île, le taux de chômage est trois fois plus important qu'en métropole, il flirte avec le Seuil des 60% en ce qui concerne les jeunes de 15-25 ans. » ll y aurait peut-être des leçons à en tirer.

L’express

« En outre-mer, le revenu médian se situe entre 900 et 1000 euros par mois, contre 1600 en métropole. Les revenus sont globalement plus faibles, et le chômage, surtout chez les jeunes, est extrêmement élevé. Ce n'est d'ailleurs pas étonnant que les manifestations réunionnaises soient parties du Chaudron, un quartier particulièrement défavorisé de Saint-denis. »

Le Figaro

Et puis « à La Réunion, se nourrir coûte 36% plus cher qu'en métropole ». Heureusement « il est moins cher de se loger à La Réunion qu'en métropole »: ainsi « pour les consommations liées au logement en particulier (loyers, charges, eau, électricité principalement), les prix sont inférieurs de 2,4% à La Réunion ». Soit +36% contre -2,4%...

La Croix

« Le coût des produits reste élevé, malgré la décision prise à l'époque par le gouvernement de stabiliser les prix dans chaque département ultramarin. En effet, cette stabilisation n'était que provisoire (quatre à six mois). L’économie de marché a donc repris ses droits dans l’Île. Une situation explosive, alors que 52% du million de Réunionnais vivent au-dessous du seuil de Pauvreté. »

Le Monde

Brel « seuls les expatriés ont encore les moyens de s'en sortir » tandis que « la classe moyenne y est quasiment inexistante ».

20 Minutes

Donc, logiquement, « les forces de l'ordre se sont vraiment concentrées sur la défense du Score, une grande surface qui avait déjà été pillée lors des événements du Chaudron en 1991 ».

Le Parisien

Mais même « le gel des prix ne calme pas les manifestants. A I'issue de cinq heures de discussions, le préfet a annoncé le gel des prix de 40 produits de consommation courante. Loin d'apaiser les esprits, Saint-Denis a vécu une quatrième nuit de violence ». Bref, la tentative de geler la situation 1'a pas refroidi la colère.

L’Aisne nouvelle

Car « derrière cette violence, c'est vrai qu'il y a cette revendication contre la vie chère, c'est en réalité un problème autour de la précarité et du chômage mais il faudra régler ce problème par l'emploi », a « reconnu jeudi la ministre de l'Outre-mer Marie-Luce Penchard ». Il faudra? Vite, une réunion de crise...

FO Hebdo – Février 2012

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