La Croix

DÉCENTRALISATION: L’ACTE III TIENT MAL LA SCÈNE

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Voix de presse

DÉCENTRALISATION: L’ACTE III TIENT MAL LA SCÈNE

En quelques jours, la fronde contre l’acte III de la décentralisation et le «non» des électeurs alsaciens au projet de fusion de la Région Alsace et des deux départements alsaciens ont révélé une résistance dont la presse s’est fait l’écho.

La Croix
Face à «des élus déjà remontés contre les économies de 4,5 milliards d’euros qui leur ont été demandées d’ici à 2015», le gouvernement, «alors que François Hollande avait annoncé au printemps 2012 son ambition d’engager un acte III de la décentralisation», devrait finalement être «contraint de légiférer à petits pas sur ce sujet». Ou du moins à pas comptés.

Le Monde
À l’issue de son audition par la ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, le groupe écologiste à l’Assemblée a précisé: «La ministre ne nous a pas parlé de report, mais de séquençage en trois temps du texte, avec trois temps de débats et trois temps de vote [Paris, Lyon et Marseille – les Régions – le reste], pas fixés pour le moment.» Un pas de trois.

La Dépêche
Peu désireux de rentrer dans la danse, le président du conseil général de Haute-Garonne «pointe en particulier le chapitre 7 de ce texte, qui vise à transférer aux métropoles des compétences jusque-là exercées par le conseil général». Il exprime aussi ses craintes sur les risques «d’affaiblissement définitif des collectivités locales et de mise à mal des politiques de solidarité, de proximité et d’équilibre construites depuis des années, notamment par le conseil général en Haute-Garonne».

Sud-Ouest
À Saint-Astier (Dordogne), le maire a insisté sur «le troisième acte de la décentralisation, s’accompagnant d’une baisse des dotations comprise entre 3 et 4,5 milliards pour les collectivités jusqu’en 2015», lors du débat d’orientations budgétaires 2013 au conseil municipal.

La Vie
Avec son «non» au référendum, l’Alsace n’avait pas non plus envie de valser. Et de devenir «pionnière d’une politique de rationalisation territoriale, entreprise en 2008 par Nicolas Sarkozy et défendue aujourd’hui, à quelques différences près, par François Hollande». Une première valse à contretemps?

Libération
Car tout le monde n’est pas sur la même mesure. Des élus, venus de vingt-quatre départements et «réunis dans la commune d’où est parti le mouvement de démission de 178 élus de la Loire», ont jugé que non seulement «le gouvernement n’a pas abrogé la loi du 16 décembre 2010 imposant l’intercommunalité forcée et engageant la métropolisation», mais que le projet de loi de la ministre Marylise Lebranchu, dit acte III de la décentralisation, va «l’aggraver». Parmi eux, des élus alsaciens pour qui «la fusion des départements et de la Région d’Alsace en un conseil unique remet en cause tant l’organisation républicaine des communes et des départements que les droits des citoyens et des salariés».

FO Hebdo - Avril 2013

VACANCES: TRAVAILLEZ PLUS POUR PARTIR MOINS

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

VACANCES
TRAVAILLEZ PLUS POUR PARTIR MOINS


La moitié des Français ne partent pas en congés, et même plus dans les catégories les plus modestes, ont constaté des études reprises par la presse en ces heures de grands départs et de petites vacances.

La Nouvelle République
Bison futé n’est pas devenu écarlate: «Samedi, pour le premier grand départ des vacances, la circulation a été intense mais relativement fluide sur l’autoroute A 10, dans le sens Paris-province. Des pointes de circulation ont été enregistrées au péage de Monnaie le matin à 11h.» Un péage au nom approprié. D’autant que «selon le Crédoc, 47% de la population n’est pas partie en vacances en 2010 (à cause d’un manque de moyens dans 52% des cas). Les inégalités se sont même aggravées».

Le Parisien
«Dans le détail, différentes études nous apprennent que les Français ont privilégié en 2011 les départs moins lointains et ont plébiscité l’Hexagone pour 60% d’entre eux. Même si les vacanciers préfèrent les départs en juillet et en août, on assiste aussi à un fractionnement des séjours qui sont du coup plus courts, mais aussi plus répartis dans l’année.» Les Français partent quand même mais reviennent plus vite.

20 minutes
En ayant «nettement revu leurs ambitions à la baisse. Cet été, 73% des vacanciers préfèrent ainsi rester en France contre 70% l’an dernier, tandis que les réservations à l’étranger reculent de plus de 5%. La part des vacances en hébergements payants chute aussi de 60% à 55% sur un an, 45% des Français plébiscitant les séjours chez les parents et amis (33%), en résidence secondaire (8%) ou les formules d’échange (4%)». La loi de l’hospitalité profite de la rigueur: «C’est la première fois depuis trois ans que l’on voit une telle bascule vers l’hébergement non marchand en juillet-août.»

Le Dauphiné
Si «la durée moyenne des vacances est d’environ deux semaines. Elle est de 13,5 jours pour les foyers les plus modestes, qui partent plus longtemps car ce sont souvent leurs seules vacances de l’année. Quatre Français sur dix ne prendront qu’une semaine de congés ou moins».

La Croix
Avec pour certains le travail en tête: «D’autres, notamment dans les classes moyennes, utilisent les vacances pour renforcer leurs atouts professionnels en vivant des expériences (stage de survie, humanitaire, etc.) qui viendront enrichir leur CV.» À défaut d’enrichissement tout court.

Le Républicain Lorrain
Si «la mer reste la destination phare (70%)», on ne nage pas dans l’argent: «Budget: inférieur à 1 000 euros pour 58% des vacanciers. La moitié envisage de réduire le budget par rapport à l’an dernier.» Le séjour aussi est réduit à une peau de chagrin avec «une durée de moins de quinze jours, surtout dans le Sud, souvent chez des proches: les vacances révèlent aussi des inégalités».

FO Hebdo - Juillet 2012

RETRAITE EN BON ORDRE?

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Voix de presse

RETRAITE EN BON ORDRE?

Le projet de décret prévoyant le rétablissement de la retraite à 60 ans pour certains salariés a été mis à l’ordre du jour du Conseil des ministres du 6 juin. La presse s’est interrogée: qui en bénéficiera et comment?


Le Monde
Une chose est sûre, des modifications sont souhaitées: «Plus de deux Français sur trois pour un retour partiel à la retraite à 60 ans», c’est-à-dire que «quelque 70% des Français sont “plutôt favorables” à un retour partiel à la retraite à 60 ans pour les salariés ayant commencé à travailler à 18 ans et ayant cotisé 41 annuités, selon un sondage réalisé par l’IFOP pour Sud-Ouest Dimanche du 3 juin».

La Croix
Reste que «le décret retraites est attendu de pied ferme par les syndicats». Le diable est dans les détails et «les interrogations des syndicats portent sur la nature des périodes prises en compte. Actuellement, dans le dispositif carrière longue, sont considérées comme cotisées les périodes de service militaire, de congés maladie, de maternité ou d’accident du travail, dans la limite de quatre trimestres».

Sud-Ouest
Le Secrétaire général de FO résume: «Soit le gouvernement a une vision restrictive et individuelle de ce dossier. Dans ce cas, il ne retiendrait que les périodes réellement cotisées, plus les congés de maternité, le service national et la maladie dans la limite de quatre trimestres. Soit il tient compte des mécanismes de solidarité, ce qui ajouterait les périodes de chômage, les périodes de congé parental d’éducation.»

Le Nouvel Observateur
Comment? «La CGT et FO militent avant tout pour une augmentation des ressources pour financer les régimes.» Le Secrétaire général de FO trouve «la promesse du gouvernement trop restrictive, critiquant notamment le fait qu’elle ne s’applique qu’aux “gens qui ont effectivement cotisé”, soit “en gros 45.000 personnes”. Lors des consultations, Mailly défendra une réforme des retraites qui est aussi à l’opposé de celle que préconise le leader de la CFDT François Chérèque», qui «milite pour une “réforme systémique”, basée sur les années de cotisation et non sur l’âge légal, et qui remettrait à plat l’ensemble des règles en vigueur».

Les Échos
«Retraite à 60 ans: l’ampleur de la hausse des cotisations fait débat.» Pourtant, même si «l’exécutif devrait élargir l’accès au dispositif, le coût resterait néanmoins limité, aux alentours de 2 milliards par an à l’horizon 2017».

Le Progrès
Un chiffre loin d’être faramineux quand on sait que, en 2011, «les dépenses des ménages en programmes audiovisuels (cinéma, vidéo à la demande, redevance audiovisuelle...) ont elles progressé de 1,8% pour atteindre 8,2 milliards d’euros».

FO Hebdo - Juin 2012

L'automobile continue à se faire la malle !

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

 

L'automobile continue à se faire la malle !

Les délocalisations ont le vent en poupe ces derniers temps dans le secteur automobile occidental et les récentes alliances entre les constructeurs n'augurent, selon les médias, rien de bon pour l’emploi.

Le Monde

A priori, ça roule... Selon le président de l'Organisation internationale des constructeurs (OICA), « la production automobile mondiale d'automobiles a atteint 80,1 millions d'unités en 2011, « soit (un,,niveau record ) en hausse de plus de 3% par rapport à 2010 ».



La Croix

Pourtant « le directeur général de Fiat et Chrysler, Sergio Mirchionne, estime nécessaire de réduire de 20% la capacité de production d'automobiles en Europe, une décision qui entraînerait la fermeture d'une dizaine d'usines sur le Vieux Continent ». Bref, freiner un grand coup et éjecter un maximum. pour directeur du Groupement d'étude et de recherche permanent sur I'industrie et les salariés de l’automobile, (cette déclaration n'est pas unesurprise. Depuis quelques semaines, on assiste à une offensive très concertée des constructeurs sur cette question, notamment de Denis Martin, numéro deux de PSA, et de son homologue de Renault, Carlos Tavares ».

L’Usine Nouvelle

D'ailleurs, « à I'occasion du comité de groupe européen de ce 23 mars, PSA a lié son plan d'économies d'un milliard d'euros à I'alliance signée avec GM fin février », et « les premières conséquences seront sociales ».

Le Figaro

« Les deux groupes sont restés muets sur d'éventuelles suppressions d’emplois ou fermetures d'usines liées à ce rapprochement qui inquiète les syndicats. » Du coup, « l'ensemble des membres français, espagnols, anglais et allemands du Comite européen PSA ont demandé que se tienne une réunion exceptionnelle concernant le plan d'alliance PSA-GM,, écrit dans un communiqué Jean-François Kondratiuk, secrétaire du syndicat FO de PSA Poissy et secrétaire du comité européen ».

Le Dauphiné Libéré

D'autant qu'à l'issue de ce comité de groupe européen, la direction de PSA a annoncé « le report de certains projets de développement". Comme, par exemple, afin « d'explorer les voies plus économiques » de « décaler le projet d’extension du site de Valenciennes, qui devait commencer à produire des boîtes de vitesse à double embrayage, les boîtes de vitesse DCT » De quoi craindre les voies de garage...

Le Nouvel Observateur

Et effectivement, il y a de quoi s'inquiéter quand on apprend que General Motors « pourrait développer ses capacités de production dans des pays à bas coûts, tout en fermant son usine allemande de Bochum et anglaise d'Ellesmere Port, écrit Der Spiegel dimanche, citant un document stratégique interne ». On lit dans ce Global Assembly Footprint que « si les ventes augmentaient, GM produirait les nouveaux véhicules dans des pays tels que la Pologne, la Russie, la Chine, l'Inde, le Mexique et le Brésil » Histoire de se remplir la malle...

FO Hebdo - Mars

La Réunion de crise

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Voix de presse

 

Des manifestations contre la vie chère et le chômage, débutées le 21 février et émaillées de « violences urbaine », ont eu lieu plusieurs jours durant dans l'île de La Réunion sans que les médias métropolitain sy accordent une attention démesurée.

L’Est-Eclair

« À l’exception de quelques images au 20 Heures, le silence de nos politiques est assourdissant. Dit autrement, en métropole, tout le monde s'en contrefout. »

 

Challenges

« Sur l'île, le taux de chômage est trois fois plus important qu'en métropole, il flirte avec le Seuil des 60% en ce qui concerne les jeunes de 15-25 ans. » ll y aurait peut-être des leçons à en tirer.

L’express

« En outre-mer, le revenu médian se situe entre 900 et 1000 euros par mois, contre 1600 en métropole. Les revenus sont globalement plus faibles, et le chômage, surtout chez les jeunes, est extrêmement élevé. Ce n'est d'ailleurs pas étonnant que les manifestations réunionnaises soient parties du Chaudron, un quartier particulièrement défavorisé de Saint-denis. »

Le Figaro

Et puis « à La Réunion, se nourrir coûte 36% plus cher qu'en métropole ». Heureusement « il est moins cher de se loger à La Réunion qu'en métropole »: ainsi « pour les consommations liées au logement en particulier (loyers, charges, eau, électricité principalement), les prix sont inférieurs de 2,4% à La Réunion ». Soit +36% contre -2,4%...

La Croix

« Le coût des produits reste élevé, malgré la décision prise à l'époque par le gouvernement de stabiliser les prix dans chaque département ultramarin. En effet, cette stabilisation n'était que provisoire (quatre à six mois). L’économie de marché a donc repris ses droits dans l’Île. Une situation explosive, alors que 52% du million de Réunionnais vivent au-dessous du seuil de Pauvreté. »

Le Monde

Brel « seuls les expatriés ont encore les moyens de s'en sortir » tandis que « la classe moyenne y est quasiment inexistante ».

20 Minutes

Donc, logiquement, « les forces de l'ordre se sont vraiment concentrées sur la défense du Score, une grande surface qui avait déjà été pillée lors des événements du Chaudron en 1991 ».

Le Parisien

Mais même « le gel des prix ne calme pas les manifestants. A I'issue de cinq heures de discussions, le préfet a annoncé le gel des prix de 40 produits de consommation courante. Loin d'apaiser les esprits, Saint-Denis a vécu une quatrième nuit de violence ». Bref, la tentative de geler la situation 1'a pas refroidi la colère.

L’Aisne nouvelle

Car « derrière cette violence, c'est vrai qu'il y a cette revendication contre la vie chère, c'est en réalité un problème autour de la précarité et du chômage mais il faudra régler ce problème par l'emploi », a « reconnu jeudi la ministre de l'Outre-mer Marie-Luce Penchard ». Il faudra? Vite, une réunion de crise...

FO Hebdo – Février 2012

Une taxe peut en cacher d'autres...!

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Voix de presse

 

TVA, TTF :

Une taxe peut en cacher d'autres...

À la veille du passage à 7% de la TVA à 5,5%, le chef de l'Etat avait annoncé, le 31 décembre, le projet de TVA sociale, un des voeux du MEDEF, avant de lancer, le 6 janvier, celui d'une taxe sur les transactions financières [TTF), sorte de denier du culte financier, qui n'enchante pas le patronat. Les médias restent dubitatifs devant cette vague de taxes.


 

La Croix

"Nicolas Sarkozy a affirmé que « la France n'attendrait pas que tous les autres soient d'accord » pour mettre en oeuvre la taxe sur les transactions financières ». La position du cavalier seul était pourtant jusqu'ici décriée par le gouvernement.

Le Monde

Mais tout est bon pour afficher la posture du chevalier blanc puisque, entre autres, L'Angleterre, où la City a à y perdre, a été claire: « Le Premier ministre britannique, David Cameron, a réaffirmé dimanche son opposition à une taxe sur les transactions dans I'Union européenne, estimant qu'elle serait « néfaste pour toute l'Europe ». ll s'y opposera « à moins que le reste du monde décide en même temps d'une telle taxe ». Ce qui est actuellement impossible en raison de I'opposition des Etats-Unis et de la Chine ». lmpossible n'est pas français, surtout en matière électorale.

L’Union

Surtout les figures acrobatiques, genre volte-face: cette taxe, « Nicolas Sarkozy l'avait décriée en 1999 comme » « une absurdité », susceptible d'entraîner des « dizaines de milliers de chômeurs supplémentaires » en France ».

Le Télégramme

Et derrière le salto arrière, parallèlement, « le gouvernement accélère le pas sur son projet de TVA sociale, ardemment souhaitée par Nicolas Sarkozy, mais décriée par l’opposition et les syndicats ».

Le Nouvel Observateur

En suivant les traces du MEDEF, qui, « le 15 novembre dernier, a proposé une réforme pour améliorer la compétitivité de la France. Dans ce « Pacte fiscal et social », il plaide pour une baisse des charges sociales et pour une hausse des taux de TVA et de CSG ».

L’Usine Nouvelle

Pacte fiscal et social? Pas pour la plupart des organisations syndicales: « A la CGT, Eric Aubin réaffirme qu'elle va porter « atteinte au pouvoir d'achat des Français, réduire la consommation et surtout amplifier la crise ». Marcel Grignard, de la CFDT souligne qu’elle va frapper les salariés les plus modestes. »

20 Minutes

Tandis que pour le Secrétaire général de FO, « c'est un leurre, une erreur économique et un danger social. On veut donner à la TVA une connotation sociale, mais ce n'est pas son objet. C'est un impôt indirect des plus injuste ». Et en ce moment, ça taxe à tout-va.



Hebdo Force Ouvrière – Janvier 2012

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