Le Journal du Dimanche

Interview de Jean-Claude Mailly | Le JDD du samedi 23 novembre 2013

«NOUS SOMMES CONTRE LE PRÉLÈVEMENT DE L'IMPÔT À LA SOURCE»

Secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly ouvrira lundi le grand défilé des organisations syndicales et patronales à Matignon. Il se félicite et justifie même la présence des syndicats à une consultation consacrée à la réforme fiscale.

Vous serez le premier reçu à Matignon lundi. Pourquoi avoir salué l'initiative du Premier ministre?
Les syndicats, Force ouvrière en tête, réclamaient une remise à plat de la fiscalité. Le Premier ministre répond à cette demande, tant mieux. On va discuter à présent. Mais je compte autant parler de fiscalité que d'emploi et de pouvoir d'achat. Il faut un coup de pouce au Smic ainsi qu'un geste sur le gel du point d'indice pour les fonctionnaires.

Pourquoi cette réforme fiscale est-elle nécessaire?
L'impôt est utile. Il sert à alimenter le budget de l'État et les services publics, mais c'est aussi un outil de redistribution. Une notion qui s'est érodée à cause du pointillisme fiscal des gouvernements successifs, qui ont ajouté des taxes ici et là.

Comment expliquer le ras-le-bol fiscal?
Cette expression sous-tend que l'impôt n'est pas nécessaire. Je parlerai plutôt de malaise fiscal. Il y a un sentiment d'inéquité qui s'est généralisé. L'impôt n'est plus citoyen depuis plusieurs années. Nous réclamons donc un impôt sur le revenu plus progressif, avec bien plus que cinq tranches. Créer une tranche d'impôt à 45%, ce n'est pas une réforme. L'impôt progressif sur le revenu est l'impôt le plus juste.

L'impôt doit-il être payé par tous les Français, comme le propose l'économiste Thomas Piketty?
En ce qui concerne l'impôt sur le revenu, oui. Mais il ne s'agit pas d'alourdir le poids de la fiscalité. En contrepartie d'une telle réforme, il faut faire baisser les impôts indirects, plus injustes. Si on parvient à rendre plus juste l'impôt sur le revenu, il faut alors baisser des impôts indirects comme la TVA. C'est une question de justice.

Jean-Marc Ayrault a évoqué la fusion CSG-impôt sur le revenu…
C'est un dossier compliqué. Aujourd'hui, le seul atout de la CSG est qu'elle finance la protection sociale collective. Si on la supprime, comment garantit-on le financement de notre protection sociale? Cela pose le problème de prélever l'impôt à la source. Nous sommes contre cette idée, car seuls les salariés paieraient leurs impôts comptant et les entreprises se retrouveraient à devenir des collecteurs d'impôts.

Le rééquilibrage de l'impôt sur les sociétés (IS) est-il une option?
Quand vous voyez que la PME du coin paie plein pot, alors que des multinationales ne paient pas d'IS, c'est anormal. Outre ce sujet, je vais proposer au Premier ministre la refonte du crédit d'impôt recherche afin que cela ne puisse plus être un outil d'optimisation fiscale. Je suis d'accord pour aider fiscalement une entreprise, mais il faut s'assurer que la production se fait bien en France.

Pourquoi n'irez-vous à la réunion commune proposée par la CFDT et la CGT?
D'abord, je ne réponds pas aux convocations. Au-delà de cette question de forme, à quoi ça sert? Nous ne sommes pas tous d'accord sur tout. Faire semblant est trompeur. Ce n'est que de la com.

Force Ouvrière a de son côté défilé samedi à Rennes, mais pas à Quimper avec les autres bonnets rouges. N’y a-t-il pas un risque de se couper de la contestation sociale?
Il y a un effet de loupe médiatique sur le mouvement breton. Il faut comprendre la rage des gens qui perdent leur boulot. Mais nous ne sommes pas régionalistes, nous menons des combats républicains qui concernent tous les salariés.

Gaël Vaillant - Le Journal du Dimanche

Europe1.fr

L’EUROPE, PAS TRÈS À CHEVAL SUR L’ÉTIQUETTE

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

L’EUROPE, PAS TRÈS À CHEVAL SUR L’ÉTIQUETTE

L’affaire de la viande de cheval vendue pour du bœuf dans des plats cuisinés, s’est, après avoir scandalisé le Royaume-Uni, où l’on frôle le cannibalisme, étendue à travers l’Europe. Elle concerne désormais une quinzaine de pays, dont la France, où les médias tentent d’en mettre à nu les mécanismes.

La Nouvelle République
«Mais alors, elle vient d’où cette viande de cheval qui affole désormais toute l’Europe et plus simplement les Britanniques à l’origine de la découverte de la supercherie? Suivre à la trace son cheminement est digne d’une enquête policière.» De quoi faire tourner les enquêteurs en bourrique.

Le Journal du Dimanche
«Scandale au Royaume-Uni, dépôts de plaintes en France, abattoirs roumains montrés du doigt, trader chypriote, la découverte de viande de cheval dans des lasagnes censées être au bœuf a déclenché une vaste enquête agroalimentaire. Selon les premiers résultats de la Direction générale de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l’appât du gain serait à l’origine de l’affaire...» Sidérant.

Le Parisien
Et tout le monde de ruer dans les brancards: «Les différents protagonistes se renvoient la balle. Findus a annoncé hier le dépôt d’une plainte contre X. Le groupe agroalimentaire a également accusé le fournisseur de la viande de ses lasagnes, la société française Spanghero, d’avoir livré de la viande de cheval roumaine portant la mention “bœuf” et l’estampille vétérinaire française.» Ce n’est plus une balle, c’est une boule de flipper européen.

Le Courrier de l’Ouest
Pour le ministre britannique de l’Environnement, qui ne perdrait pas un royaume libéral pour du cheval, on a affaire soit à «une grave négligence», soit à «un complot international criminel».

Les Échos
Pourtant, «si toute la lumière n’est pas encore faite dans cette affaire, des investigations étant en cours en France et à l’étranger, la découverte de viande de cheval dans des plats vendus comme contenant de la viande bovine a d’ores et déjà mis en exergue la fragilité du système de traçabilité dans l’agroalimentaire».

Le Point
Pour le docteur Laurent Chevallier, président de la commission alimentation du Réseau environnement santé (RES), «il faut souligner le fait que l’Europe accepte un laisser-faire surprenant dans la mesure où elle n’a pas réussi à imposer une vraie traçabilité des produits alimentaires dans les plats composés. La mention de l’origine du pays des divers ingrédients n’est même pas obligatoire grâce, entre autres, au lobby intense des industriels, alors même que l’alimentation industrielle tend vers une industrie d’assemblage. Quant à la Commission européenne, elle est favorable à plus d’autocontrôle de la part des industriels!». Ce qui équivaut à lâcher les rênes.
FO Hebdo - Février 2013

 

FONCTION PUBLIQUE: LA DIAGONALE DU FLOU

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

FONCTION PUBLIQUE: LA DIAGONALE DU FLOU

Une baisse des effectifs dans la fonction publique, Éducation, Justice et Intérieur exceptés, serait envisagée par le nouveau gouvernement pour réduire les dépenses de l’État, si l’on en croit le quotidien Le Figaro du 21 juin, qui a déclenché une certaine cacophonie. Mélodie en sous-sol, ascenseur pour l’échafaud? En tout cas, la presse s’interroge.

Le Républicain Lorrain
D’autant que «le gouvernement a confirmé être en quête de 10 milliards d’euros pour ramener, comme promis, le déficit de 5,2% du produit intérieur brut (PIB) fin 2011 à 4,5% cette année».

Libération
Selon le numéro deux du nouveau parti majoritaire, «les départs à la retraite seront moins remplacés, hors ministères jugés prioritaires, sans qu’il y ait toutefois d’austérité. Ce qui ressemble à une vision de la «fonction publique à flou tendu». Et, maîtresse en la matière, «l’ex-ministre du Budget Valérie Pécresse s’est fait un plaisir de rebondir sur les informations du Figaro», en prévoyant «une politique d’une brutalité inouïe». Ce qui est brutal.

Le Télégramme
«Matignon dément. Les chiffres publiés jeudi par Le Figaro sur une baisse des effectifs de la fonction publique de 2,5% par an “ne sont pas ceux du gouvernement”, a indiqué Matignon. Des arbitrages sont encore attendus jusqu’à la fin du mois de juin.» Faut-il attendre que l’arbitre siffle?

Le Journal du Dimanche
Car «Michel Sapin s’est montré beaucoup moins catégorique jeudi matin sur Europe 1. “Je ne confirme pas point par point ces chiffres”, et ils “ne sont pas forcément justes point par point, c’est au gouvernement et aux ministres concernés de le dire dans les jours et les semaines qui viennent”, a ainsi répondu le ministre du Travail». Laissant aux autres le soin de faire le point.

Le Nouvel Observateur
«Interrogés dans Le Figaro, Matignon et le ministère du Budget contestent les chiffres de réduction des dépenses, mais pas totalement ceux des effectifs.» De la coupe aux lèvres, la voie est ardue.

Nord-Éclair
«Le Secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly, très offensif sur la question du service public, a jugé le gouvernement “flou”. Comme disait la grand-mère de Martine Aubry “quand c’est flou, il y a un loup”, eh bien on va demander à lever le loup, a lancé M. Mailly.» Des fois qu’il s’agisse d’une coupe en diagonale...

Le Monde
«À la conférence sociale des 9 et 10 juillet, M. Mailly entend “redemander que, d’abord, il y ait un vrai débat sur l’avenir du service public dans notre pays, ce que le précédent gouvernement a refusé de faire”. “Qu’on nous explique s’il y a un arrêt de la Révision générale des politiques publiques” (RGPP).» Le flou, ça nécessite une mise au point.
FO Hebdo - Juin 2012
 

LA CHUTE DE LA MAISON AUSTÈRE?

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse


LA CHUTE DE LA MAISON AUSTÈRE?



Violents incidents en Italie, séisme politique en Grèce, manifestations d’ampleur en Espagne et revers électoral en Allemagne ont, la semaine dernière, fissuré les politiques de rigueur budgétaire imposées dans l’Union européenne.




Le Monde
«Les attaques se multiplient en Italie contre des symboles de l’austérité.» Solution «face à la montée de la colère des Italiens étranglés»: il a été «décidé d’élever le seuil d’alerte autour des objectifs sensibles dans toute la péninsule, a annoncé dimanche 13 mai la ministre de l’Intérieur», qui a jugé possible «l’usage de l’armée» pour défendre «des objectifs sensibles».

La Nouvelle République
Car «plusieurs attentats ont frappé les bâtiments du fisc italien, tandis que les manifestations contre les politiques d’austérité se multiplient dans le pays».

Le Figaro
En effet, «à l’instar de la Grèce, l’Italie suffoque sous la pression de l’austérité. Certains n’hésitent pas à user de la violence pour exprimer leur colère». Qui sème la violence économique... «Une violence qui a également gagné l’Espagne où des incidents avaient éclaté à Barcelone en mars dernier.»

Le Point
«Des milliers d’Espagnols se sont rassemblés samedi soir (12 mai) sur la place de la Puerta del Sol à Madrid pour célébrer le premier anniversaire du mouvement des “Indignados” (Indignés), qui dénonce le capitalisme financier et les inégalités sociales. Des manifestations étaient également organisées dans quatre-vingts autres villes d’Espagne et à Londres, plusieurs centaines de militants ont marché jusqu’au siège de la Banque d’Angleterre où ils se sont heurtés à la police.»

L’Alsace
«La politique d’austérité menée en Grèce depuis deux ans, sous la pression des bailleurs de fonds internationaux du pays, a été massivement censurée par les électeurs, qui ont pulvérisé les positions des deux partis tenants de la rigueur». Façon puzzle, même...

Le Journal du Dimanche
En «Allemagne, le pays où l’austérité est reine», la chancelière Angela Merkel est venue, pour éviter des urnes funèbres, soutenir un de ses ministres en difficulté aux «élections locales ce dimanche en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Le Land le plus peuplé d’Allemagne vit au rythme des emplois précaires, de la rigueur et des salaires bloqués».

Ouest-France
Résultat: «le parti d’Angela Merkel subit une sévère défaite» en affichant «son plus mauvais score dans cette région depuis 1945».

La République des Pyrénées
Du coup, pour replâtrer la façade fissurée de la maison austère, on reparle de croissance: «Hier (12 mai) le ministre allemand des Affaires étrangères a présenté son pacte de croissance en six points. Histoire de ne pas en laisser le monopole à la gauche européenne et tout particulièrement française. Car il y a croissance et croissance. Pour les ultralibéraux, la relance doit se faire en dérégulant davantage les marchés, en flexibilisant le travail.» Croissance, vous avez dit croissance?


FO Hebdo - Mai 2012



Vol à vue : atteindre la grève

PRESSE - COMMUNICATION

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Vol à vue : atteindre la grève


La proposition de loi Diard, visant à limiter I'exercice du droit de grève dans le secteur aérien, a conduit la plupart des syndicats de personnels du transport aérien à un appel à la mobilisation du 6 au 9 février, largement répercuté dans les médias.

 

 

 

 

Le Parisien

« Déposé par un membre du collectif de la Droite Populaire avant un mouvement des agents de sûreté dans les aéroports, le texte vise à transposer dans le secteur aérien le dispositif existant dans les transports terrestres depuis 2007 et appliqué notamment à la SNCF. » « Ce que nous avons fait pour le métro, pour le train, il faut le faire également pour le transport aérien », a martelé Nicolas Sarkozy 1er janvier.

20 minutes

Et le gouvernement d'utiliser un sous-marin anti-aérien pour son projet « qui passe par une proposition de loi du député UMP des Bouches-du-Rhône Eric Diard ».

Les Échos

Un foudre de guerre: « Un des faits d'armes de ce consultant en gestion de quarante-six ans reste d'avoir été un des trois parlementaires à s'être rendus en 2002 à Bagdad pour une visite très controversée à Saddam Hussein. » Peut-être cherche-t-il une arme de destruction du droit de grève...

Le Nouvel Observateur

Ce n'est pas le seul avis de sale temps: « le 10 février, la direction d'Air France a convoqué un comité central d'entreprise pour dénoncer une bonne partie des accords qui régissent I'organisation du travail, le but étant de réduire la dette de la compagnie ». Au nom de la dette, la direction se sent pousser des ailes...

Le Journal du Dimanche

Les personnels « s'inquiètent surtout de la remise en cause par la compagnie de dizaines d'accords sociaux ». Pourtant Air France ne traite pas mal ses salariés, mais notre modèle est à bout de souffle », assène Alexandre de Juniac », nouveau patron d'Air France et ancien directeur adjoint du cabinet d'un ministre du Budget nommé Nicolas Sarkozy. Et de confier: « J'ai renoncé à 50% de ma rémunération variable. Je n'aurai pas de retraite chapeau. » Un argument de haute altitude...

Challenges

... pour coup bas: « Restreindre le droit de grève des salariés des compagnies aériennes et de leurs sous-traitants, à la veille de grandes réformes sociales et des élections présidentielles est un coup monté », ont dénoncé « les syndicats d'Air France dans un communiqué », estimant que « sur fond de dialogue social et d'informations aux passagers, c'est bien la grève que le gouvernement veut éradiquer ». Au risque de faire monter la température au sol.

FO Hebdo – Février 2012

L’Europe se dérègle d’or

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

 

L’Europe se dérègle d’or


Faute d’entente sur un traité, un « accord intergouvernemental », qui vise à la mise en place d’une « règle d’or » renforçant la discipline budgétaire dans les pays européens, a été signé vendredi 9 décembre, à Bruxelles, laissant perplexes bien des médias.

 

 

 

La Tribune

« Au terme de leur seizième sommet depuis le début de la crise fin 2009 et après plus de 10 heures d’intenses tractations, il se sont entendus sur ce nouveau « pacte », qui repose notamment sur un contrôle plus strict des budgets nationaux, ainsi que sur une réforme limitée du futur mécanisme européen de stabilité. »

Le Journal du Dimanche

La stabilité, c’est à voir et quant à la solidarité… au moment où « les chefs d’État interrompent leurs négociations sur la réforme de la zone euro « il y avait du sang sur le projet d’accord », s’amuse un diplomate européen. Le Premier ministre anglais, David Cameron, est en rupture avec ses partenaires ». Peut-être suit-il une autre règle, mais du même or…

L’Est Républicain

Car l’Europe file à l’anglaise », David Cameron étant « allé au clash pour défendre ses intérêts et surtout ceux de la City de Londres, refusant le contrôle européen sur les opérations financières ». On se défile aussi ailleurs : « Dans la foulée, on apprend que la Hongrie n’a pas souhaité s’associer, pour l’instant, au nouveau pacte de stabilité européen proposé par Paris et Berlin. La Suède et la République tchèque ont dit leur volonté de soumettre le projet à leur Parlement respectif ». Europe à 27 ?, ou « Europe à 17 ? Europe à 23 ? », ou…. Les rangs s’éclaircissent quand les bourses se dégarnissent.

L’Alsace

A moins que ce soit « une Europe à deux, voire trois vitesses »… « Une solution qui n’impliquerait pas tous les États membres de l’UE enverrait le message que l’Europe est divisée », a confié juste avant le sommet un responsable européen, s’exprimant sous couvert de l’anonymat. « Ce ne serait pas un bon signal », selon lui.

Le Parisien

De plus, tout le monde n’est pas convaincu par ce « Meccano qui doit sauver l’euro » : « cet accord (le troisième en un peu plus de quatre mois) suffira-t-il à éteindre l’incendie qui embrase l’Europe depuis le printemps 2010 ? ». D’autant qu’il constitue « un pari risqué à l’heure où la crise frappe déjà durement les Européens et où la récession menace ».

La Dépêche

D’où ce 13 décembre en France, où la « mobilisation vise à [interpeller] le gouvernement et les élus pour leur dire que l’austérité « n’est pas la solution à la crise » et que ces nouvelles mesures risquent « d’entraîner la récession », car elles « font porter les efforts aux salariés » en creusant les inégalités ». Une analyse partagée par près d’un Français sur deux (44%) selon un sondage Ipsos Logica réalisé début décembre ».



FO Hebdomadaire – Décembre 2011

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