Le Monde

LA RETRAITE ENCORE SONNÉE

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LA RETRAITE ENCORE SONNÉE

Les retraites seront au centre de la deuxième conférence sociale, prévue les 20 et 21 juin 2013. Son préambule a débuté avec la réception des syndicats à l’hôtel Matignon, le 13 mai. Et quand sonne une nouvelle fois la retraite, la presse observe le champ des opérations.

Le Monde
Et c’est reparti: les consultations de lundi constituent «le coup d’envoi d’un marathon pour le gouvernement. Bruxelles attend des réponses rapides de l’exécutif sur la manière dont il compte résorber un déficit qui devrait dépasser les 20 milliards en 2017. Le gouvernement promet une réforme d’ampleur». Évidemment, si c’est Bruxelles qui demande...

Sud-Ouest
Bataille de Marathon ou campagne de Belgique: «La Commission n’a pas les pouvoirs d’engager la réforme des retraites dans un pays membre comme la France, ce sera donc au gouvernement de faire passer la potion amère... François Hollande et Jean-Marc Ayrault vont être à la manœuvre. Fin mars, le Premier ministre confiait au JDD: “Nous ne toucherons pas à l’âge légal [...]. Tous les scénarios seront sur la table à l’occasion de la grande conférence sociale qui suivra. Puis les partenaires sociaux en débattront. À l’automne, les choses seront claires pour tout le monde.” C’était avant le sursis obtenu auprès de la Commission européenne». Tous les scénarios? même les mauvais?

20 minutes
«Au lieu de jouer sur l’âge légal de départ, qui sera de 62 ans en 2017, le gouvernement va toucher à l’allongement de la durée de cotisation, aujourd’hui fixée à 41,5 ans pour le régime général. Au-delà, l’exécutif pourrait être tenté de revaloriser les pensions à un niveau inférieur à l’inflation, comme viennent de le décider les partenaires sociaux pour les retraites complémentaires. Jean-Marc Ayrault recevra le mois prochain des mains de Yannick Moreau, présidente de section au Conseil d’État, son rapport sur l’avenir des retraites. Un document qui servira de base pour une négociation prévue à l’automne avec les syndicats et le patronat, avant de graver les modifications dans le marbre législatif.» Qui ne laissera pas de marbre...

Le Point
L’happy end n’est guère attendu: selon un sondage, «80% des personnes interrogées sont inquiètes quant au montant de leur future pension et 71% le sont pour le niveau de vie». Ce dernier est déjà en forte chute...

Les Échos
Heureusement, quelques-uns possèdent un bon matelas. «Le dynamisme des revenus du patrimoine a contribué à creuser les inégalités: “Les inégalités se sont accrues par le haut chez les jeunes seniors comme chez leurs aînés, avec la hausse des revenus du patrimoine”, explique l’Insee. Le patrimoine comptait, en 2009, pour près de la moitié du niveau de vie des 10% des plus aisés des retraités.»

FO Hebdo - Mai 2013

CURE D’AMAIGRISSEMENT: LES CEINTURES SE SERRENT

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Voix de presse

CURE D’AMAIGRISSEMENT: LES CEINTURES SE SERRENT

Si la consommation en France a baissé en 2012, elle a carrément chuté au premier trimestre 2013 selon différentes études répercutées par une presse qui ne cache pas son inquiétude.

Les Échos
«Un smartphone et une tablette de chocolat. En cette période de crise, seuls quelques rares produits échappent aux restrictions que s’imposent les consommateurs français.» Résultat: «La consommation, dernier moteur de la croissance française, est tombée en panne. Derrière les inflexions macroéconomiques apparemment légères constatées par l’Insee, se cache un effondrement des ventes depuis le début de l’année pour de nombreux secteurs de consommation courante pour les ménages.»

Le Figaro
Et on se serre littéralement la ceinture puisque «si l’alimentaire a résisté à la crise l’an passé, il s’enfonce à son tour dans la récession depuis cet hiver. “Les hypers et supermarchés sont pour la première fois dans le rouge depuis 2008 avec un recul des volumes de 0,2% de décembre à fin février”, constate Jacques Dupré, directeur Insight chez IRI, qui analyse les tickets de caisses.

L’Usine Nouvelle
«2013 ne devrait pas être meilleure. L’ANIA (Association nationale des industries alimentaires) prévoit une stagnation du chiffre d’affaires, à +0,5%, un recul de la production industrielle de 1% et 5.000 suppressions de postes sur le premier semestre.» À trop amaigrir, à la fin les Caddie ne se remplissent plus.

Le Monde
Et là, on tape dans le dur: «En 2012, l’industrie agroalimentaire est restée le premier secteur industriel français avec un chiffre d’affaires total de 160,9 milliards d’euros, en progression de 2,3%, selon le bilan annuel publié mardi 16 avril par l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA). Son solde commercial atteint 9,2 milliards d’euros, porté par les vins et spiritueux.» En France, on n’a pas de pétrole mais...

Le Parisien
Reste que la voiture «est désormais le deuxième poste budgétaire du foyer, juste derrière le logement, et devant l’alimentation. D’après les données recueillies par l’association Automobile Club, le budget annuel consacré à la voiture a flambé en cinq ans, alors même que les Français roulent moins... pour faire des économies». Rouler moins pour payer plus.

Challenges
On peut choisir de rester chez soi, un endroit pas vraiment donné: «Les locataires considèrent que cette dépense pèse de plus en plus lourd sur leur budget. Ils sont effectivement 60% à considérer que la part des revenus du foyer consacrée au logement est trop importante. Ce chiffre était de 45% l’année dernière.»

20 minutes
Résultat: «Par rapport à 2012, les locataires accentuent les arbitrages au détriment de leur épargne (+11% par rapport à 2012), des dépenses de loisirs (+9%), des vacances (+6%) et des dépenses d’amélioration du logement (+11%). De plus, près des deux tiers des locataires déclarent que le budget logement a un impact important sur leurs dépenses alimentaires et sur celles consacrées à l’habillement.» Bref, ils se serrent la ceinture.

FO Hebdo - Avril 2013

RÉSURRECTION DES PARADIS FISCAUX?

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RÉSURRECTION DES PARADIS FISCAUX?

Annoncés cliniquement morts en avril 2009, les paradis fiscaux viennent de faire un retour spectaculaire sur le devant de la scène médiatique à l’occasion de diverses affaires. Pas de miracle car pour ressusciter un réel décès eût été nécessaire, ce dont doute la presse.

Le Figaro
«Les Européens ont repris ces derniers jours le flambeau de la lutte contre l’évasion fiscale, à la faveur des révélations de Offshore Leaks et en France du scandale Cahuzac. Parmi les vilipendés se trouve “l’Autriche, dernier bastion européen du secret bancaire, seule parmi les Vingt-sept après le revirement du Luxembourg”. Mais sa ministre des Finances a réaffirmé qu’elle “tiendra bon sur son secret bancaire”, tout en montrant du doigt le Royaume-Uni et “ses nombreux paradis fiscaux”.»

Le Monde
Londres, la mère de tous les paradis? Selon Tax Justice Network, une ONG phare dans la lutte contre les paradis fiscaux, la City, «premier paradis fiscal au monde, se trouve au centre d’une toile d’araignée où rayonnent des paradis fiscaux “offshore” (extraterritoriaux), ces territoires de la Couronne ou anciennes colonies, dont le nom est passé dans l’histoire de la finance de l’ombre: îles Caïman, îles anglo-normandes, île de Man, îles Vierges britanniques, Gibraltar, les Bermudes, Hongkong, l’Irlande, Dubaï...». L’argent collecté est géré par les établissements financiers installés dans la capitale britannique. Ce qui totaliserait «3.200 milliards de dollars (2 456 milliards d’euros) de dépôts offshore, soit 55% du total mondial».

Les Échos
Mais pas besoin d’avoir la City dans la manche: «À côté de quelques archipels exotiques, on trouve bien souvent des pays européens. Nombre de montages passent par exemple par la Belgique, notamment pour des opérations de financement. Parfois, les entreprises cherchent un régime juridique qui n’existe pas dans le pays de leur siège. Ainsi, pendant longtemps, la France n’avait pas de fiducie et les entreprises créaient des trusts au Liechtenstein.» «Dans un monde ouvert, la fiscalité est un enjeu, mais ce n’est pas le seul, poursuit le directeur fiscal. La logique est toujours celle de rester compétitif. Toutes les grandes entreprises d’un même secteur finissent par afficher des taux effectifs d’imposition globale à peu près comparables.» À cet égard, la France n’est d’ailleurs pas forcément toujours la moins-disante. «Il est par exemple plus facile de liquider une société en France qu’ailleurs», constate un expert. Au Paradis, on vous entend moins crier.

Le Nouvel Économiste
Pour gagner le paradis est nécessaire «une vision sans foi ni loi, aux antipodes du sacro-saint consentement à l’impôt –gage d’un vivre-ensemble civilisé. Et une approche totalement cynique que les libéraux les plus conséquents –ceux qui n’entendent pas faire fi de la réalité des comportements d’agents économiques guidés par la recherche de leurs intérêts– assument complètement. Sur une telle ligne d’optimisation fiscale, le fil est tout tracé». La formule magique: «Travailler à Londres, préparer sa succession en Belgique, mourir en Suisse.» Un destin européen?

FO Hebdo - Avril 2013

DÉCENTRALISATION: L’ACTE III TIENT MAL LA SCÈNE

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DÉCENTRALISATION: L’ACTE III TIENT MAL LA SCÈNE

En quelques jours, la fronde contre l’acte III de la décentralisation et le «non» des électeurs alsaciens au projet de fusion de la Région Alsace et des deux départements alsaciens ont révélé une résistance dont la presse s’est fait l’écho.

La Croix
Face à «des élus déjà remontés contre les économies de 4,5 milliards d’euros qui leur ont été demandées d’ici à 2015», le gouvernement, «alors que François Hollande avait annoncé au printemps 2012 son ambition d’engager un acte III de la décentralisation», devrait finalement être «contraint de légiférer à petits pas sur ce sujet». Ou du moins à pas comptés.

Le Monde
À l’issue de son audition par la ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, le groupe écologiste à l’Assemblée a précisé: «La ministre ne nous a pas parlé de report, mais de séquençage en trois temps du texte, avec trois temps de débats et trois temps de vote [Paris, Lyon et Marseille – les Régions – le reste], pas fixés pour le moment.» Un pas de trois.

La Dépêche
Peu désireux de rentrer dans la danse, le président du conseil général de Haute-Garonne «pointe en particulier le chapitre 7 de ce texte, qui vise à transférer aux métropoles des compétences jusque-là exercées par le conseil général». Il exprime aussi ses craintes sur les risques «d’affaiblissement définitif des collectivités locales et de mise à mal des politiques de solidarité, de proximité et d’équilibre construites depuis des années, notamment par le conseil général en Haute-Garonne».

Sud-Ouest
À Saint-Astier (Dordogne), le maire a insisté sur «le troisième acte de la décentralisation, s’accompagnant d’une baisse des dotations comprise entre 3 et 4,5 milliards pour les collectivités jusqu’en 2015», lors du débat d’orientations budgétaires 2013 au conseil municipal.

La Vie
Avec son «non» au référendum, l’Alsace n’avait pas non plus envie de valser. Et de devenir «pionnière d’une politique de rationalisation territoriale, entreprise en 2008 par Nicolas Sarkozy et défendue aujourd’hui, à quelques différences près, par François Hollande». Une première valse à contretemps?

Libération
Car tout le monde n’est pas sur la même mesure. Des élus, venus de vingt-quatre départements et «réunis dans la commune d’où est parti le mouvement de démission de 178 élus de la Loire», ont jugé que non seulement «le gouvernement n’a pas abrogé la loi du 16 décembre 2010 imposant l’intercommunalité forcée et engageant la métropolisation», mais que le projet de loi de la ministre Marylise Lebranchu, dit acte III de la décentralisation, va «l’aggraver». Parmi eux, des élus alsaciens pour qui «la fusion des départements et de la Région d’Alsace en un conseil unique remet en cause tant l’organisation républicaine des communes et des départements que les droits des citoyens et des salariés».

FO Hebdo - Avril 2013

STRESS À TOUS LES ÉTAGES

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STRESS À TOUS LES ÉTAGES

Stress tests pour les banques américaines, stress au travail... Le stress, déjà qualifié de mal d’un siècle à peine débuté, semble envahir la presse.

Les Échos
«À en croire la Réserve fédérale, une crise financière comme celle de 2008 ne pourrait plus survenir aux États-Unis. Les banques, estime-t-elle, sont désormais suffisamment armées pour surmonter des conditions économiques extrêmes, tel un chômage à 12% et une chute des actions de 50%. Sur les dix-huit plus grands établissements américains, dix-sept parviendraient à absorber le choc.» Ayez confiance, ne stressez pas.

Le Point
Quoique parmi les dix-sept, on trouve JP Morgan, visée par «un rapport accablant de 301 pages, rédigé par une commission d’enquête du Sénat américain concernant plus de 6 milliards de dollars de pertes de trading subies par la banque dans le cadre de l’affaire de la baleine de Londres». Le rapport indique aussi que son directeur général, Jamie Dimon, et son directeur financier, Doug Braunstein, ont «trompé les investisseurs avant de mentir aux enquêteurs». Ils s’en tireront avec un parachute doré.

Charente Libre
En revanche, «une salariée de la société deux-sévrienne Gastronome, installée à Moncoutant, a été sanctionnée par un agent de maîtrise de cette entreprise d’abattage et de conditionnement de dindes. Sa punition? Porter un bonnet d’âne, rapporte aujourd’hui La Nouvelle République». Bête de somme, en somme.

Sud-Ouest
«Stress, isolement, souffrance au travail, conduite suicidaire... des risques qui n’épargnent pas le monde agricole. Pour sensibiliser ses ressortissants à ces problématiques, souvent difficiles à exprimer, la Mutuelle sociale agricole (MSA) Sud Aquitaine a choisi de mener une action de prévention santé sous la forme d’une pièce de théâtre: Il y a un os... , qui traite de la vie et de la santé en agriculture.»

L’Express
«L’Observatoire du stress et des mobilités géographiques forcées met en garde contre les risques psycho-sociaux que pourraient générer certaines mesures du projet de loi relatif à la sécurisation de l’emploi, dans une lettre adressée au gouvernement et aux parlementaires, rendue publique ce jeudi 14 mars.»

Le Monde
Le stress, arme de management pour Danièle Linhart, sociologue du travail, directrice de recherche émérite au CNRS: «Les multiples restructurations, changements qui balaient les entreprises françaises de façon frénétique ont ainsi souvent pour objectif de fragiliser des salariés qui ont sans cesse tout à réapprendre pour conserver leur poste, et qui se sentent en permanence sur le fil du rasoir face à des objectifs démesurés et des évaluations indifférentes au travail réel. Loin de miser sur l’intelligence collective pour innover et gagner des parts de marché, le management français a opté pour une attaque en règle de la professionnalité et de l’engagement de ses salariés, compromettant leur santé physique et psychique, tout autant que notre avenir.» Un avenir stressant.
FO Hebdo - Mars 2013

 

LE DÉSACCORD DE COMPÉTITIVITÉ

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LE DÉSACCORD DE COMPÉTITIVITÉ

La compétitivité a été promue au rang des maîtres mots de l’action gouvernementale alors même que la CGT et FO, les deux grandes confédérations non signataires de l’Accord national interprofessionnel (ANI) sur la compétitivité et l’emploi, s’apprêtaient à le contester par la journée d’action du 5 mars.

Métro
«La compétitivité expliquée par le professeur Ayrault». Et en vidéo: «C’est une nouvelle étape de l’offensive de communication menée depuis le début de l’année par le Premier ministre. Après avoir multiplié les interventions et relancé son compte Twitter, Jean-Marc Ayrault a inauguré vendredi (1er mars) un nouveau format pour s’adresser à la population: dans une vidéo postée sur le compte Dailymotion officiel de Matignon, il se livre à une petite leçon d’économie.» Une première.

Le Parisien
Et pas la seule, car voici également «une démarche inédite, qui intervient deux jours avant la journée de mobilisation à l’appel de la CGT et de FO contre cet accord». Une démarche qui consiste à «serrer les rangs et éviter les retouches. C’est le mot d’ordre de cent parlementaires PS qui ont signé ce dimanche, dans le JDD, une tribune appelant à transcrire dans la loi, sans en modifier l’équilibre, l’accord sur l’emploi conclu en janvier dernier par les partenaires sociaux». Bien sûr ces élus, «qui disent avoir “fait le choix de la démocratie sociale”, expliquent ne pas avoir pour autant renoncé à leur pouvoir de parlementaires».

Le Monde
La présidente du MEDEF revendique une certaine paternité: «La thématique de la compétitivité qu’avec le Medef j’ai installée en 2010 est aujourd’hui partagée. Nous savons que pour inverser la courbe du chômage nous devons restaurer la compétitivité de la France, et cela passe par une profonde réforme du financement de la protection sociale. Il faudrait que nous nous accordions sur un plancher de prestations sociales sous lequel on ne descendrait pas, car ce ne serait pas conforme à notre modèle social; et qu’à l’inverse, nous ayons un plafond, un maximum de cotisations, à ne jamais franchir pour que nos entreprises restent compétitives.» Et les salariés sur le carreau...

Les Échos
Tandis qu’elle sonne le glas de la retraite, pour la présidente du Medef «seule une variation des paramètres», à savoir l’âge légal ou la durée de cotisation, «peut nous permettre de trouver la voie de secours, la voie qui garantit à la fois le versement des retraites et le niveau de compétitivité auquel nous aspirons pour notre pays». La compétitivité sert vraiment à tout.

Le Point
Et le directeur général de l’OMC d’affirmer que «la solution de la croissance, c’est la compétitivité», tout en «soulignant la nécessité de réformes structurelles profondes. “C’est faisable. Simplement, pour faire ça, il faut une perspective, il faut avoir envie de le faire”, a-t-il dit à l’adresse de l’exécutif». Qui devra s’exécuter?

FO Hebdo - Mars 2013

LE PÈRE AUSTÈRE S’INVITE À NOËL

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LE PÈRE AUSTÈRE S’INVITE À NOËL

Malgré les annonces optimistes de spécialistes du marketing, le Noël 2012 des Français s’annonce sous le signe de la rigueur. La presse a noté le couvercle pesant de l’austérité sur la période qui précède les fêtes de cette fin d’année 2012.

Le Figaro
Même le Téléthon fait grise mine. «La courbe des audiences du Téléthon épouse malheureusement celle de la baisse des dons. Cette année, un peu plus de 80 millions d’euros ont été récoltés, contre 85 millions l’an dernier et 84 millions d’euros l’année précédente.» À quand un Téléthon pour aider les donateurs?

Ouest-France
Deux jours avant le marathon caritatif télévisé, on sait déjà que «53% des donateurs prévoient de donner moins ou plus du tout. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé en octobre: 31% envisageraient de diminuer leurs dons et 22% projetteraient de ne plus en faire». Un bon nombre de Français n’ayant plus les moyens de se soigner eux-mêmes, la baisse des dons était un peu à prévoir.

20 minutes
Inversement, «la Bourse de Paris s’oriente vers une belle fin d’année». Après avoir «établi un nouveau record de l’année, elle devrait poursuivre sur cette tendance à l’approche de la fin d’année, grâce à des investisseurs qui retrouvent le goût du risque». Pour ceux qu’elle a précipités dans l’austérité, ça ne risque pas de s’orienter au beau fixe...

Le Monde
«Semaine après semaine, les professionnels scrutent les chiffres, et ils s’inquiètent. Les Français auraient dû commencer leurs achats de jouets pour Noël et, jusqu’à présent, c’est loin d’être la ruée.» Comme une atmosphère austère dans l’air...

L’Indépendant
Inversement, les foires aux jouets et autres brocantes et trocs se multiplient; Ainsi à Mirepeisset (Aude): «Une nouvelle fois, la 4e bourse aux jouets a tenu toutes ses promesses. Comme d’habitude, les parents d’élèves de l’école publique Condorcet avaient bien préparé ce marché.»
Système D contre système capitaliste.

Le Journal de Saône-et-Loire
«Depuis plusieurs années, la tendance est à la seconde vie du jouet. Attirés par des prix très réduits permettant de diversifier les jeux d’éveil, certains parents sont également motivés par le développement durable.» D’une pierre deux coups.

La République du Centre
Question empreinte carbone, on laisse les gondoles à Venise: «D’après un sondage Ipsos pour Femme Actuelle, à paraître dans le prochain numéro du magazine, 84% des Français célébreront Noël en famille. Pas question de faire l’impasse sur Noël et le réveillon du nouvel an, pour 88% de Français. Cette époque de l’année s’affirme toujours comme un moment propice aux retrouvailles avec la famille. Cela dit, 39% de sondés se passeraient bien de revoir certains invités, particulièrement les cousins et cousines, oncles et tantes (16%).» Malheureusement, le père austère, lui, sera de la partie: il s’est invité en force.

FO Hebdo - Décembre 2012

L'ALIMENTATION TIENT SALON EN PLEINE CURE D'AUSTERITE

PRESSE - COMMUNICATION

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L'ALIMENTATION TIENT SALON EN PLEINE CURE D'AUSTÉRITÉ

Après la Journée mondiale de I'alimentation, le 16 octobre, et la Semaine du Goût, organisée dans les écoles du 16 au 19 octobre, le Salon international de l'alimentation (SIAL) a ouvert ses portes dimanche 21 octobre, près de Paris, en pleine polémique sur le gâchis et la spéculation, alimentant les colonnes de la presse.

Le Parisien

"Taxe sur la bière, critiques sur leur rôle dans la lutte contre l'obésité: les industriels de l'alimentaire sont remontés comme jamais contre leur ministre
Guillaume Garot et refusent de s'afficher à ses côtés pour l'ouverture dimanche du plus grand salon de l'alimentation." Va-t-on leur ôter Ie pain de la bouche?

La Dépêche

Côté pain perdu et autre: "En France, nous jetons 260 kilos de nourriture par an et par habitant: 150 kilos sont perdus ou abîmés pendant la production ou le
transport, et 110 Kilos sont jetés par la distribution et les consommateurs."

Le Monde

En tout cas, "un thème qui parle à une majorité de Français puisque 54% d'entre eux considèrent que la lutte contre le gaspillage est un acte important à faire
au quotidien et 57% en parlent déjà avec leur entourage, selon un sondage TNS Sofres publié dimanche".
"C'est un enjeu de pouvoir d'achat puisque la perte due au gaspillage est estimée à 500 euros par an et par foyer" selon le ministre. ll s'agit de plus "de s'engager concrètement contre les dérives de la société de surconsommation". Et la sous-paie?

20 minutes

En revanche, certains engrangent du blé: "Comme la bourse se porte mal et que les taux d'intérêt sont très bas, les investisseurs préfèrent miser sur les matières agricoles", indique Philippe Crevel, conseiller économiste indique Philippe Crevel, conseiller économiste pour Generali. En effet, "la valeur de ces échanges financiers serait passée de 5850 milliards de dollars en juin 2006 à 12 390 milliards en juin 2008, notent les auteurs de ce rapport. À tel point que, sur les marchés agricoles, moins de 1% du volume des transactions se conclut par une livraison. On s'échange beaucoup plus de contrats que d'épis de blé". Mais ça nourrit largement son homme; il consomme même pour les autres.

Le Républicain Lorrain

Et même dans leurs assiettes:  "La chute du pouvoir d'achat entraîne des arbitrages sévères dans les budgets des ménages", mais "les industriels ont intégré le
paramètre budgétaire mais aussi l'exigence de qualité des Français. Ils combinent les deux en proposant une innovation de packaging récurrente: les minidosettes". Ou comment débourser moins pour payer plus cher.

L'Express

Et à force de se serrer la ceinture, on grossit: "De plus, chez les gens financièrement "à l'aise" la fréquence de l'obésité se situe en dessous de la moyenne
nationale, alors qu'elle atteint 30% dans les .foyers modestes, où l'on souffre également plus souvent de diabète."

FO Hebdo - Octobre 2012

LE CHOC DE COMPÉTITIVITÉ, LE POIDS DE LA CSG

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LE CHOC DE COMPÉTITIVITÉ, LE POIDS DE LA CSG

Réagissant à l’orage médiatique provoqué par le quotidien Le Monde, assurant qu’une éventuelle hausse de la CSG destinée à financer en partie le «choc de compétitivité» était à l’étude, le gouvernement a déclaré que le schéma de son financement n’était pas encore arrêté. La presse continue d’en parler.

Le Monde
«Et voilà la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG vantée par François Hollande pendant la primaire socialiste pour la présidentielle qui repointe son nez.» Alors que les députés de l’actuelle majorité avaient «passé l’été à tirer à boulets rouges sur la TVA dite sociale, qui devait augmenter au 1er octobre pour compenser une baisse des cotisations patronales. Or voilà maintenant que l’Élysée réfléchit à un basculement des charges, en direction notamment de la contribution sociale généralisée (CSG), et les députés doivent multiplier les contorsions pour assurer la promotion de la politique gouvernementale».

Le Parisien
Pour motiver ces derniers, une «large majorité des Français se dit opposée à une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour compenser une diminution progressive des charges sur les salaires payées par les entreprises, selon un sondage Ifop pour Sud Ouest Dimanche. Une étude qui intervient alors que l’exécutif tente depuis quelques jours de dissiper les craintes d’une augmentation massive de la CSG». Qui fait figure d’arme de destruction massive de la consommation.

Le Progrès
Tactique? En tout cas des manœuvres en terrain difficile: «Cette retraite précipitée sur le projet de taxation des ventes de sociétés et l’annonce anticipée de 40 milliards d’allégements de charges pour calmer les patrons furieux exposent le gouvernement à d’autres contestations cette semaine. Celles des salariés et des retraités. “Comment faire accepter une hausse de CSG quand on recule en 48 heures face aux patrons? C’est le pouvoir d’achat qui est en jeu. Nous nous y opposerons”, prévient le Secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly. Beaucoup d’économistes sont également sceptiques sur des hausses de CSG.» Et le Secrétaire général du Cercle des épargnants, Jean-Philippe Crevel, de s’alarmer: «Le danger, c’est que toute augmentation d’impôts sur les ménages induit un réflexe d’épargne, donc de baisse du niveau de consommation et d’investissement.»

La Dépêche
«Défendue par le MEDEF, cette idée de relever la TVA et la CSG pour financer l’allégement fiscal des entreprises françaises et améliorer ainsi leur compétitivité a également été critiquée par Jérôme Cahuzac. “Si les consommateurs paient plusieurs dizaines de milliards d’euros par an de plus au titre de l’imposition, c’est autant de moins qu’ils consacreront à la consommation, donc c’est autant de moins que les entreprises pourront vendre”, a estimé le ministre du Budget.» Déjà que le budget des ménages ne permet plus d’acheter grand-chose.
FO Hebdo - Octobre 2012
 

Cet été, le SMIC sera mini

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Cet été, le SMIC sera mini

La hausse de 2% du SMIC, annoncée par le gouvernement le 26 juin et effective au 1er juillet, a été abondamment commentée à travers la presse, qui pointe la déception.

Le Monde

« 2%, soit 21,50 euros net par mois. » C’est le « fruit d'un délicat équilibre entre l'aspiration légitime des citoyens dont les salaires sont les plus bas à une progression de leur pouvoir d'achat, et le raisonnable qu'impose la situation économique difficile, a concédé le ministre ». Concédé...

Le Figaro

Equilibre et raison également à entendre le ministre des Finances, Pierre Moscovici: « Les mesures que nous préparons respectent un équilibre entre entreprises et ménages et, s'agissant de ces derniers, concerneront les plus aisés. Pour les autres, nous avons pris des mesures favorables au pouvoir d'achat, comme le relèvement résolu et raisonnable du SMIC. » Résolument raisonnable...

Nord-Éclair

« Le dernier coup de pouce au SMIC remonlait à 2006 (+0,3%). Le nouveau gouvernement vient d'annoncer une revalorisation de 0,6%, ce qui portera à +2% la progression totale au 1er juillet. De quoi en décevoir certains. » Effectivement, pas de quoi renflouer le budget des vacances qui pour beaucoup sont déjà à l'eau.

Le Nouvel Observateur

« Dans de nombreux cas, cette augmentation sera quasi imperceptible. Et que dire des smicards qui se chauffent au gaz, dont une augmentation rétroactive de 10% des prix est envisagée? Les 20 euros risquent de s'envoler bien rapidement. » Et le pouvoir d'achat, lui, de rester scotché au Tarmac.

Nice-Matin

« Augmentation du SMIC: que faire avec 21,50 euros?,, Entre autres propositions: manger un kebab quatre soirs d'affilée, stationner toute une journée à Monaco, boire 15 cafés d'affilée et être très très très très énervé. » Beaucoup le seront sans même les avoir bus…

Le Point

D'autant que cette hausse constitue « en grande partie un à-valoir sur la future revalorisation légale qui doit intervenir le 1er janvier, à savoir l'inflation constatée depuis la dernière augmentation, soit 1,4%. Le vrai "coup de pouce" serait donc de 0,6% ». Poussif...

Le Bien Public

Avec cet « à-valoir », la revalorisation du 1er janvier 2013 « sera peanuts », estime Marie-Alice Medeuf-Andrieu (FO), pour qui cette décision va engendrer « frustration et mécontentement ». En tout cas, « l'annonce a énôrmément déçu les syndicats CGT et FO ». « Un coup de pouce de 0,6%, ça représente une baguette de pain par semaine », a déploré Paul Fourier (CGT) à la sortie de la réunion des partenaires sociaux avec le ministre. Pour lui, « c'est un très mauvais signe envoyé aux salariés ». Le signe des temps à venir?

FO Hebdo – Juillet 2012

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