Le Nouvel Observateur

RETRAITE, LE PEU D’AVENIR DE LA FEMME

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RETRAITE, LE PEU D’AVENIR DE LA FEMME

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a installé, le 27 février, la commission

chargée de réfléchir, d’ici au mois de juin, à l’élaboration d’une nouvelle réforme du système des retraites, alors que l’Insee vient de publier son bilan démographique 2012, révélant une baisse de l’espérance de vie des femmes. Peu avant la Journée de la femme…

La Gazette des communes
«Les femmes sont majoritaires parmi les allocataires du revenu de solidarité active (RSA), dont elles représentent 57% des bénéficiaires en 2010. Ces situations précaires, qui se pérennisent, accentuent les écarts entre les pensions de retraite des femmes et des hommes.»

Challenges
«Cinq femmes et cinq hommes qui ont une centaine de jours pour plancher sur l’avenir de notre système de retraites. Un scénario de téléréalité pour Arte? Non, la nouvelle commission installée mercredi 27 février par le Premier ministre pour formuler des pistes de réforme. La moitié sont des hauts fonctionnaires experts de la protection sociale.» La commission affiche sa parité, mais est-elle dans la réalité?

Le Figaro
Un député de la majorité présidentielle a «reconnu la semaine dernière, dans les couloirs de l’Assemblée, que la “biologie” incitait à “se poser la question de la durée de cotisation. Je vois des gens qui auront passé plus de temps en retraite que dans la vie active. C’est une situation qui ne peut pas perdurer”, ajoutait-il». Quant au ministre du Budget, il “a enfoncé le clou” (du cercueil?) le lendemain, «parlant même de “consensus”: “L’allongement de l’espérance de vie doit se partager entre temps travaillé et temps retraité.” Un député PS influent estime que la réforme des retraites, même si elle est “brutale”, pourrait néanmoins être approuvée sans trop de heurts». Dans la tombe, on ne vous entend pas crier.

Le Télégramme
«Le grand nombre de décès observé l’an dernier explique qu’en 2012 l’espérance de vie a stagné pour les hommes (78,4 ans) et même diminué de deux mois pour les femmes (84,8 ans). Comme avec la canicule en 2003, c’est un accident, pas une rupture de tendance, assure toutefois Pascale Breuil, chef de l’unité des études démographiques et sociales de l’Insee.» Il y en a quand même beaucoup qui sont au bord de la rupture.

Ouest-France
«En Bretagne, les femmes représentent 57% des personnes seules vivant sous le seuil de pauvreté et 84% des parents de familles monoparentales.» Et quand sonnera l’heure de la retraite?

Le Nouvel Observateur
«En 2008, la retraite moyenne mensuelle des femmes s’élevait à 833 euros (hors pensions de réversion versées aux veuves) contre 1.743 euros pour les hommes. Les femmes partent à la retraite en moyenne plus tard que les hommes (61,8 ans pour les femmes, contre 61,4 ans pour les hommes en 2009).» L’avenir ne s’annonce pas rose.

FO Hebdo - Mars 2013

IBÈRES CONTRE AUSTÈRES

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

IBÈRES CONTRE AUSTÈRES


Au Portugal et en Espagne, les manifestations se poursuivent contre les politiques gouvernementales d’austérité particulièrement drastiques.

Le Figaro
«Les mesures de rigueur suscitent des protestations massives dans la péninsule ibérique.» Ainsi, en «Espagne et au Portugal, des milliers de manifestants se sont rassemblés samedi soir (29 septembre) pour dénoncer les coupes budgétaires». Au Portugal, à Lisbonne, «une marée humaine a envahi la place Terreiro do Paço. Les organisateurs ont dénoncé «le vol des salaires, des retraites et les réformes». Le leader de la CGTP, la première centrale du pays, a annoncé «une grande grève générale avant la fin de l’année», tandis qu’en Espagne, les grands syndicats espagnols, UGT et CCOO, «envisagent à présent une journée de grève générale pour le 14 novembre, qui pourrait coïncider avec une action semblable au Portugal».

20 minutes
«Dans le cortège aussi, des jeunes avec une pancarte “J’ai un emploi poubelle”: ils sont parmi les premières victimes de la crise, avec un chômage à plus de 53% chez les moins de 25 ans. “La situation des jeunes en Espagne est terrible, pour une seule raison: ici, il n’y a aucun avenir pour nous, nous sommes obligés d’émigrer, de quitter l’Espagne pour trouver du travail”, explique Alex Martin, 27 ans, responsable de la jeunesse du syndicat UGT.»

Le Parisien
Du travail autre que le plus vieux métier du monde. Pourtant, il existe des cours de formation professionnelle à la prostitution: «Alors que le pays affiche 25% de chômage, ces formations d’un genre nouveau apparaissent, avec à la clé de l’argent facile et immédiat. Pour 100 euros, hommes et femmes reçoivent deux heures par jour de cours théoriques et pratiques pendant une semaine par des professionnels. Seuls prérequis: être majeur, ne pas être timide et avoir une bonne prestance. Dans ce cas, l’affiche promet “une insertion immédiate”.»

Le Nouvel Observateur
Les grandes sociétés espagnoles sont, elles, déjà à l’étranger: «En 2010, 30 des 35 sociétés de l’indice phare de la Bourse de Madrid avaient des filiales dans des pays considérés comme des paradis fiscaux, selon le dernier rapport de l’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises.» Le courant des «eaux glacées du calcul égoïste» mène à des destinations exotiques... Bref, «l’optimisation fiscale des entreprises plombe le budget». Pourtant «les grandes entreprises paient de moins en moins d’impôts. Leurs bénéfices n’ont pas diminué au même rythme que leurs contributions fiscales», constate Carlos Cruzado, président du syndicat GESTHA du Trésor espagnol. Résultat, selon les chiffres 2011 du fisc espagnol, «les sociétés paient proportionnellement moins d’impôts en Espagne que les particuliers, soit 11,6% du total de leurs bénéfices contre 12,4% pour les ménages». Le soleil de plomb ne brille pas de la même façon pour tout le monde.

FO Hebdo - Octobre 2012

FLEXIBILITÉ: L’ADAPTABILITÉ SE PLIE MIEUX

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FLEXIBILITÉ: L’ADAPTABILITÉ SE PLIE MIEUX



Syndicats et patronat ont fixé au 4 octobre la première rencontre concernant la négociation sur la réforme du marché du travail voulue par le gouvernement. La presse a ironisé devant l’absence du mot flexibilité, qui lui semble pourtant être au cœur des débats.

L’Expansion
Le ministre du travail «Michel Sapin en appelle à l’audace pour réformer le marché du travail». De l’audace, toujours de l’audace, certes, mais qui va devoir plier l’échine? Et «jusqu’où ira l’audace de l’exécutif? Le gouvernement Ayrault –conscient des réticences de plusieurs syndicats (CGT, FO) et d’une partie des troupes socialistes– avance avec la plus grande prudence». Des fois que l’échine s’éveille? «Bien sûr, le mot “flexibilité” a été soigneusement évité, mais l’objectif est bien de parvenir à un système “plus souple et plus protecteur”, selon les termes de François Hollande, le 9 septembre, sur TF1. Y compris au prix de mesures polémiques: possibilité de troquer des baisses de salaire ou une hausse de la durée du travail contre la garantie de l’emploi; redéfinition du licenciement économique...»

Le Nouvel Observateur
Rien d’étonnant donc à ce que «le Medef affiche un réel optimisme. Dans le document d’orientation du gouvernement, «on parle bien d’adaptabilité, de souplesse, d’un certain nombre d’éléments qu’on souhaite depuis des années voir discutés», a relevé Bernard Bernasconi». Adaptabilité donc, le lexique sait, lui, se montrer flexible.

Ouest-France
«L’idée force est connue: faire en sorte de sauvegarder l’emploi et, en même temps, l’entreprise. Les salariés devront accepter plus de souplesse quand cela sera nécessaire (modulation du temps de travail, baisse des salaires), sans passer par une modification du contrat de travail. En contrepartie, les CDI devront être renforcés et les CDD moins utilisés (la fameuse “flexisécurité”).»

Les Échos
«Sur le fond, les consignes gouvernementales tracent ainsi les pistes d’une flexisécurité à la française: plus de souplesse dans la gestion des CDI, mais une lutte accrue contre l’abus de CDD; des licenciements économiques plus sécurisés, mais des efforts contre les licenciements boursiers, etc.»

Le Républicain Lorrain
En revanche, le calendrier est, lui, moins flexible et «l’insistance sur la formule de l’agenda 2014 rappellera peut-être à ceux ayant un peu de mémoire l’échéancier identique –l’agenda 2010– fixé en son temps par Gerhard Schröder à ses compatriotes». Bref, «du sang, de la sueur et des larmes. Mais à la hollandaise. Sans faire peur». Une sauce hollandaise? Sans casser d’œufs?

Cet été, le SMIC sera mini

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Cet été, le SMIC sera mini

La hausse de 2% du SMIC, annoncée par le gouvernement le 26 juin et effective au 1er juillet, a été abondamment commentée à travers la presse, qui pointe la déception.

Le Monde

« 2%, soit 21,50 euros net par mois. » C’est le « fruit d'un délicat équilibre entre l'aspiration légitime des citoyens dont les salaires sont les plus bas à une progression de leur pouvoir d'achat, et le raisonnable qu'impose la situation économique difficile, a concédé le ministre ». Concédé...

Le Figaro

Equilibre et raison également à entendre le ministre des Finances, Pierre Moscovici: « Les mesures que nous préparons respectent un équilibre entre entreprises et ménages et, s'agissant de ces derniers, concerneront les plus aisés. Pour les autres, nous avons pris des mesures favorables au pouvoir d'achat, comme le relèvement résolu et raisonnable du SMIC. » Résolument raisonnable...

Nord-Éclair

« Le dernier coup de pouce au SMIC remonlait à 2006 (+0,3%). Le nouveau gouvernement vient d'annoncer une revalorisation de 0,6%, ce qui portera à +2% la progression totale au 1er juillet. De quoi en décevoir certains. » Effectivement, pas de quoi renflouer le budget des vacances qui pour beaucoup sont déjà à l'eau.

Le Nouvel Observateur

« Dans de nombreux cas, cette augmentation sera quasi imperceptible. Et que dire des smicards qui se chauffent au gaz, dont une augmentation rétroactive de 10% des prix est envisagée? Les 20 euros risquent de s'envoler bien rapidement. » Et le pouvoir d'achat, lui, de rester scotché au Tarmac.

Nice-Matin

« Augmentation du SMIC: que faire avec 21,50 euros?,, Entre autres propositions: manger un kebab quatre soirs d'affilée, stationner toute une journée à Monaco, boire 15 cafés d'affilée et être très très très très énervé. » Beaucoup le seront sans même les avoir bus…

Le Point

D'autant que cette hausse constitue « en grande partie un à-valoir sur la future revalorisation légale qui doit intervenir le 1er janvier, à savoir l'inflation constatée depuis la dernière augmentation, soit 1,4%. Le vrai "coup de pouce" serait donc de 0,6% ». Poussif...

Le Bien Public

Avec cet « à-valoir », la revalorisation du 1er janvier 2013 « sera peanuts », estime Marie-Alice Medeuf-Andrieu (FO), pour qui cette décision va engendrer « frustration et mécontentement ». En tout cas, « l'annonce a énôrmément déçu les syndicats CGT et FO ». « Un coup de pouce de 0,6%, ça représente une baguette de pain par semaine », a déploré Paul Fourier (CGT) à la sortie de la réunion des partenaires sociaux avec le ministre. Pour lui, « c'est un très mauvais signe envoyé aux salariés ». Le signe des temps à venir?

FO Hebdo – Juillet 2012

FONCTION PUBLIQUE: LA DIAGONALE DU FLOU

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Voix de presse

FONCTION PUBLIQUE: LA DIAGONALE DU FLOU

Une baisse des effectifs dans la fonction publique, Éducation, Justice et Intérieur exceptés, serait envisagée par le nouveau gouvernement pour réduire les dépenses de l’État, si l’on en croit le quotidien Le Figaro du 21 juin, qui a déclenché une certaine cacophonie. Mélodie en sous-sol, ascenseur pour l’échafaud? En tout cas, la presse s’interroge.

Le Républicain Lorrain
D’autant que «le gouvernement a confirmé être en quête de 10 milliards d’euros pour ramener, comme promis, le déficit de 5,2% du produit intérieur brut (PIB) fin 2011 à 4,5% cette année».

Libération
Selon le numéro deux du nouveau parti majoritaire, «les départs à la retraite seront moins remplacés, hors ministères jugés prioritaires, sans qu’il y ait toutefois d’austérité. Ce qui ressemble à une vision de la «fonction publique à flou tendu». Et, maîtresse en la matière, «l’ex-ministre du Budget Valérie Pécresse s’est fait un plaisir de rebondir sur les informations du Figaro», en prévoyant «une politique d’une brutalité inouïe». Ce qui est brutal.

Le Télégramme
«Matignon dément. Les chiffres publiés jeudi par Le Figaro sur une baisse des effectifs de la fonction publique de 2,5% par an “ne sont pas ceux du gouvernement”, a indiqué Matignon. Des arbitrages sont encore attendus jusqu’à la fin du mois de juin.» Faut-il attendre que l’arbitre siffle?

Le Journal du Dimanche
Car «Michel Sapin s’est montré beaucoup moins catégorique jeudi matin sur Europe 1. “Je ne confirme pas point par point ces chiffres”, et ils “ne sont pas forcément justes point par point, c’est au gouvernement et aux ministres concernés de le dire dans les jours et les semaines qui viennent”, a ainsi répondu le ministre du Travail». Laissant aux autres le soin de faire le point.

Le Nouvel Observateur
«Interrogés dans Le Figaro, Matignon et le ministère du Budget contestent les chiffres de réduction des dépenses, mais pas totalement ceux des effectifs.» De la coupe aux lèvres, la voie est ardue.

Nord-Éclair
«Le Secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly, très offensif sur la question du service public, a jugé le gouvernement “flou”. Comme disait la grand-mère de Martine Aubry “quand c’est flou, il y a un loup”, eh bien on va demander à lever le loup, a lancé M. Mailly.» Des fois qu’il s’agisse d’une coupe en diagonale...

Le Monde
«À la conférence sociale des 9 et 10 juillet, M. Mailly entend “redemander que, d’abord, il y ait un vrai débat sur l’avenir du service public dans notre pays, ce que le précédent gouvernement a refusé de faire”. “Qu’on nous explique s’il y a un arrêt de la Révision générale des politiques publiques” (RGPP).» Le flou, ça nécessite une mise au point.
FO Hebdo - Juin 2012
 

RETRAITE EN BON ORDRE?

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RETRAITE EN BON ORDRE?

Le projet de décret prévoyant le rétablissement de la retraite à 60 ans pour certains salariés a été mis à l’ordre du jour du Conseil des ministres du 6 juin. La presse s’est interrogée: qui en bénéficiera et comment?


Le Monde
Une chose est sûre, des modifications sont souhaitées: «Plus de deux Français sur trois pour un retour partiel à la retraite à 60 ans», c’est-à-dire que «quelque 70% des Français sont “plutôt favorables” à un retour partiel à la retraite à 60 ans pour les salariés ayant commencé à travailler à 18 ans et ayant cotisé 41 annuités, selon un sondage réalisé par l’IFOP pour Sud-Ouest Dimanche du 3 juin».

La Croix
Reste que «le décret retraites est attendu de pied ferme par les syndicats». Le diable est dans les détails et «les interrogations des syndicats portent sur la nature des périodes prises en compte. Actuellement, dans le dispositif carrière longue, sont considérées comme cotisées les périodes de service militaire, de congés maladie, de maternité ou d’accident du travail, dans la limite de quatre trimestres».

Sud-Ouest
Le Secrétaire général de FO résume: «Soit le gouvernement a une vision restrictive et individuelle de ce dossier. Dans ce cas, il ne retiendrait que les périodes réellement cotisées, plus les congés de maternité, le service national et la maladie dans la limite de quatre trimestres. Soit il tient compte des mécanismes de solidarité, ce qui ajouterait les périodes de chômage, les périodes de congé parental d’éducation.»

Le Nouvel Observateur
Comment? «La CGT et FO militent avant tout pour une augmentation des ressources pour financer les régimes.» Le Secrétaire général de FO trouve «la promesse du gouvernement trop restrictive, critiquant notamment le fait qu’elle ne s’applique qu’aux “gens qui ont effectivement cotisé”, soit “en gros 45.000 personnes”. Lors des consultations, Mailly défendra une réforme des retraites qui est aussi à l’opposé de celle que préconise le leader de la CFDT François Chérèque», qui «milite pour une “réforme systémique”, basée sur les années de cotisation et non sur l’âge légal, et qui remettrait à plat l’ensemble des règles en vigueur».

Les Échos
«Retraite à 60 ans: l’ampleur de la hausse des cotisations fait débat.» Pourtant, même si «l’exécutif devrait élargir l’accès au dispositif, le coût resterait néanmoins limité, aux alentours de 2 milliards par an à l’horizon 2017».

Le Progrès
Un chiffre loin d’être faramineux quand on sait que, en 2011, «les dépenses des ménages en programmes audiovisuels (cinéma, vidéo à la demande, redevance audiovisuelle...) ont elles progressé de 1,8% pour atteindre 8,2 milliards d’euros».

FO Hebdo - Juin 2012

La rigueur aveugle dépasse les borgnes!

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La rigueur aveugle dépasse les borgnes!



L’extrême rigueur avec laquelle ont été appliquées les mesures d'austérité dans certains pays choque jusqu'à certains farouches partisans des réductions des dépenses publiques, qui s'inquiètent d'un tel aveuglement.

Le Monde

« Les économistes ont beau refaire leurs calculs, changer ici ou là un paramètre, quelque chose ne fonctionne plus. Les plans d'austérité, imposés à l’Europe du Sud, au Portugal, à l'Espagne ou à l'Italie... sont, disent-ils, intenables économiquement, socialement dangereux et fiscalement inefficaces, avec des objectifs de réduction de déficits tout simplement inatteignables. "On arrive au bout. Maintenant, on est au bord du gouffre", résume patrick Artus, chef économiste chez Natixis et professeur à l’École polytechnique. » pour le prévoir, il n'y avait pourtant pas besoin de sortir de Polytechnique. Courrier International

C'est ce que dit en substance Paul Krugman, prix Nobel d'économie: « Voilà plusieurs années que l'Europe applique des plans d'austérité extrêmement rigoureux et les résultats sont exactement ceux qu'auraient pu prédire des étudiants en histoire: ces plans n'ont fait qu'aggraver la récession dans laquelle ces pays étaient déjà plongés. Et comme les investisseurs prennent en compte la situation économique d'un pays pour évaluer sa capacité de remboursement, les programmes d'austérité n'ont même pas contribué à réduire le coût de l'emprunt,»

Le nouvel Observateur

lnquiet de ses serviteurs trop zélés, « Le FMI a exhorté le gouvernement italien à ne pas adopter de nouvelles mesures d'austérité », et « Timothy Geithner, le secrétaire américain au Trésor, est également allé dans ce sens. Il a déclaré mercredi que les pays européens frappés par la crise de la dette ne devaient ni couper trop vite dans les dépenses publiques, ni précipiter les hausses d'impôts ». Bref ne pas tirer trop fort sur la corde.

Le Figaro

Même le spéculateur « avisé, George Soros, qui a joué sur le rebond européen, s'alarme: « Dans une lettre, le célèbre financier exhorte l'Europe à changer sa politique destructrice.»

Ouest-France

D'ailleurs, il faut vraiment porter des æillères dogmatiques pour ne pas voir « l'Europe du Sud plombée par l'austérité », alors qu'il suffit de faire quelques kilomètres, à Vintimille ou à Hendaye, pour en prendre la mesure. Sur toute la façade sud de l'Europe, du Portugal à la Grèce, l’austérité n'est plus une crainte ou une menace, c'est une réalité. Des millions de citoyens l’éprouvent concrètement dans leur vie quotidienne. Sur leurs factures et leurs bulletins de salaire. Partout, l'essence frôle les deux euros. Partout, les salaires sont en baisse, les retraites exiguës et les impôts en hausse. L’Europe du Sud est en forte récession, étranglée par les politiques d'austérité adoptées dans I'urgence ces derniers mois ». Qui ont amené l'Europe au service des urgences. En espérant qu’il n'ait pas été victime de restrictions budgétaires...

FO Hebdo - Avril 2012

Le Portugal passe sous les fourches d'or

Voix de presse

 PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

Le Portugal passe sous les fourches d'or


Le pacte budgétaire européen ou Traité de stabililé, de coordination et de gouvernance (TSCG) a été ratifié, vendredi 13 avril, par le Parlement portugais, qui a également avalisé le Mécanisme européen de stabilité (MES), fonds financier de soutien aux pays de la zone euro en difficulté.

LIBÉRATION

Il faut dire que le Portugal n’est guère en mesure de refuser après avoir « dû demanderer mai 2011, après la Grèce et l’Irlande, une aide exceptionnelle de l’UE et du FMI, en échange d’un prêt sur trois ans de 78 milliards d’euros, il s’est engagé à mettre en œuvre un vaste plan de réformes, marqué par une austérité sans précédent ».

Le Nouvel Observateur

« La mise en oeuvre de reformes dites « structurelles », notamment celles destinées à améliorer la compétitivité du marché du travail, a valu au Portugal des éloges de I'UE et du FMI », et un résultat immédiat : « Les mesures d'austérité ont en effet plongé le pays dans la récession et, selon les prévisions, l'économie portugaise devrait se contracter cette année de plus de 3% du PIB tandis que le chômage devrait dépasser le taux de 14%. »

Le Républicain Lorrain

Des recettes éprouvées en Grèce: « Le taux de chômage de la Grèce a atteint 21,8% en janvier,, a annoncé, le 12 avril, l'Autorité grecque des statistiques. « Quelque 345000 personnes ont perdu leur emploi entre janvier 2011 et janvier 2012, soit près de 1 000 par jour. » Et « la Grèce reste engluée dans la récession pour la cinquième année consécutive, une situation largement imputable à la cure d'austérité draconienne imposée en contrepartie des plans d'aide internationaux accordés au pays ».

La Nouvelle République

« Signé le 2 mars à Bruxelles par 25 pays membres de l'Union européenne, le pacte commencera à s'appliquer dès que douze Etats l'auront ratifié. Témoins de la controverse qu'il a suscitée, la Grande-Bretagne et la République tchèque ont choisi de rester en dehors, tandis que l'Irlande a décidé de le soumettre à un référendum. »

Le figaro

D'où un geste de Bruxelles: l’Irlande « devait rembourser 3,06 milliards d'euros à la fin mars. Mais elle a obtenu de l'Europe le report de cette échéance ». D'autant que « le pays est d'ailleurs retombé en récession: le PIB a reculé de 0,2% au quatrième trimestre après un troisième trimestre aussi dans le rouge. La dette du pays s'élève encore à 108% du PIB. Le taux de chômage affiche 15% de la population active ».

Le Point

« Le traité européen de discipline budgétaire ne va pas résoudre les problèmes, il va les amplifier » a déclaré, à Berlin, Michael Sommer, président de la confédération syndicale allemande (DGB), « en compagnie de dirigeants syndicaux de Belgique, Espagne, France, Grèce, Irlande, Italie, République tchèque et Suède ». lls ont « réclamé un pacte social et de croissance », car « le modèle social européen, élément identitaire indispensable de l'Union européenne, est de plus en plus vidé de sa substance,. Le poids d'une règle d'or gravée dans le marbre pourrait finir de l'écraser.

FO Hebdo – Avril 2012

L'automobile continue à se faire la malle !

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L'automobile continue à se faire la malle !

Les délocalisations ont le vent en poupe ces derniers temps dans le secteur automobile occidental et les récentes alliances entre les constructeurs n'augurent, selon les médias, rien de bon pour l’emploi.

Le Monde

A priori, ça roule... Selon le président de l'Organisation internationale des constructeurs (OICA), « la production automobile mondiale d'automobiles a atteint 80,1 millions d'unités en 2011, « soit (un,,niveau record ) en hausse de plus de 3% par rapport à 2010 ».



La Croix

Pourtant « le directeur général de Fiat et Chrysler, Sergio Mirchionne, estime nécessaire de réduire de 20% la capacité de production d'automobiles en Europe, une décision qui entraînerait la fermeture d'une dizaine d'usines sur le Vieux Continent ». Bref, freiner un grand coup et éjecter un maximum. pour directeur du Groupement d'étude et de recherche permanent sur I'industrie et les salariés de l’automobile, (cette déclaration n'est pas unesurprise. Depuis quelques semaines, on assiste à une offensive très concertée des constructeurs sur cette question, notamment de Denis Martin, numéro deux de PSA, et de son homologue de Renault, Carlos Tavares ».

L’Usine Nouvelle

D'ailleurs, « à I'occasion du comité de groupe européen de ce 23 mars, PSA a lié son plan d'économies d'un milliard d'euros à I'alliance signée avec GM fin février », et « les premières conséquences seront sociales ».

Le Figaro

« Les deux groupes sont restés muets sur d'éventuelles suppressions d’emplois ou fermetures d'usines liées à ce rapprochement qui inquiète les syndicats. » Du coup, « l'ensemble des membres français, espagnols, anglais et allemands du Comite européen PSA ont demandé que se tienne une réunion exceptionnelle concernant le plan d'alliance PSA-GM,, écrit dans un communiqué Jean-François Kondratiuk, secrétaire du syndicat FO de PSA Poissy et secrétaire du comité européen ».

Le Dauphiné Libéré

D'autant qu'à l'issue de ce comité de groupe européen, la direction de PSA a annoncé « le report de certains projets de développement". Comme, par exemple, afin « d'explorer les voies plus économiques » de « décaler le projet d’extension du site de Valenciennes, qui devait commencer à produire des boîtes de vitesse à double embrayage, les boîtes de vitesse DCT » De quoi craindre les voies de garage...

Le Nouvel Observateur

Et effectivement, il y a de quoi s'inquiéter quand on apprend que General Motors « pourrait développer ses capacités de production dans des pays à bas coûts, tout en fermant son usine allemande de Bochum et anglaise d'Ellesmere Port, écrit Der Spiegel dimanche, citant un document stratégique interne ». On lit dans ce Global Assembly Footprint que « si les ventes augmentaient, GM produirait les nouveaux véhicules dans des pays tels que la Pologne, la Russie, la Chine, l'Inde, le Mexique et le Brésil » Histoire de se remplir la malle...

FO Hebdo - Mars

Vol à vue : atteindre la grève

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Vol à vue : atteindre la grève


La proposition de loi Diard, visant à limiter I'exercice du droit de grève dans le secteur aérien, a conduit la plupart des syndicats de personnels du transport aérien à un appel à la mobilisation du 6 au 9 février, largement répercuté dans les médias.

 

 

 

 

Le Parisien

« Déposé par un membre du collectif de la Droite Populaire avant un mouvement des agents de sûreté dans les aéroports, le texte vise à transposer dans le secteur aérien le dispositif existant dans les transports terrestres depuis 2007 et appliqué notamment à la SNCF. » « Ce que nous avons fait pour le métro, pour le train, il faut le faire également pour le transport aérien », a martelé Nicolas Sarkozy 1er janvier.

20 minutes

Et le gouvernement d'utiliser un sous-marin anti-aérien pour son projet « qui passe par une proposition de loi du député UMP des Bouches-du-Rhône Eric Diard ».

Les Échos

Un foudre de guerre: « Un des faits d'armes de ce consultant en gestion de quarante-six ans reste d'avoir été un des trois parlementaires à s'être rendus en 2002 à Bagdad pour une visite très controversée à Saddam Hussein. » Peut-être cherche-t-il une arme de destruction du droit de grève...

Le Nouvel Observateur

Ce n'est pas le seul avis de sale temps: « le 10 février, la direction d'Air France a convoqué un comité central d'entreprise pour dénoncer une bonne partie des accords qui régissent I'organisation du travail, le but étant de réduire la dette de la compagnie ». Au nom de la dette, la direction se sent pousser des ailes...

Le Journal du Dimanche

Les personnels « s'inquiètent surtout de la remise en cause par la compagnie de dizaines d'accords sociaux ». Pourtant Air France ne traite pas mal ses salariés, mais notre modèle est à bout de souffle », assène Alexandre de Juniac », nouveau patron d'Air France et ancien directeur adjoint du cabinet d'un ministre du Budget nommé Nicolas Sarkozy. Et de confier: « J'ai renoncé à 50% de ma rémunération variable. Je n'aurai pas de retraite chapeau. » Un argument de haute altitude...

Challenges

... pour coup bas: « Restreindre le droit de grève des salariés des compagnies aériennes et de leurs sous-traitants, à la veille de grandes réformes sociales et des élections présidentielles est un coup monté », ont dénoncé « les syndicats d'Air France dans un communiqué », estimant que « sur fond de dialogue social et d'informations aux passagers, c'est bien la grève que le gouvernement veut éradiquer ». Au risque de faire monter la température au sol.

FO Hebdo – Février 2012

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