Le parisien

FRANCE-ALLEMAGNE: DRÔLE DE GUERRE

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Voix de presse



FRANCE-ALLEMAGNE: DRÔLE DE GUERRE

Les attaques venues du sein de l’actuelle majorité française contre la politique  économique jugée trop rigoureuse, défendue par le gouvernement allemand, passent pour une bataille entre adversaires et partisans de l’austérité. Une représentation médiatique qui semble arranger bien des combattants, tandis que la presse évalue les forces en présence.

Le Figaro
L’art de la guerre? «Autre objectif: ressouder des troupes très déprimées. “Depuis un an, nous n’avons pas désigné d’adversaire politique. Nous avons essayé de nous mettre bien avec chacun. Résultat, on s’est mis tout le monde à dos, raconte un conseiller gouvernemental. Il était temps de désigner un adversaire pour ressouder les troupes.” La droite allemande de Merkel fait désormais figure d’ennemi commun de la gauche française. “C’est une unité de façade, décrypte un dirigeant PS. On tape sur Merkel tout en disant que ce qu’on fait en France, c’est bien. L’Europe sert de dérivatif. Ça arrange tout le monde et ça permet de gagner du temps...”.» Bref, la façade de la rigueur ne se fissure pas, c’est une craquelure de façade.

Les Échos
Et le président du Parlement européen, l’Allemand Martin Schulz, de souligner «que personne ne pouvait accuser Angela Merkel de décider seule, alors qu’il y a vingt-six autres dirigeants autour de la table du Conseil européen».

Libération
En effet, «dans l’UE, la rigueur reste d’actualité. Bruxelles relâche la pression, mais tient bon sur les réformes de fond.» Et soigne la forme.

Le Courrier Picard
Car, «au final, on n’est quand même pas en guerre. Le dialogue est musclé, mais les intérêts sont communs. La réussite économique de l’une des deux nations doit tirer celle de l’autre, pour peu que les deux pays forts sachent se mettre d’accord». Ils le sont peut-être sur le fond.

Le Parisien
En tout cas, communiqué de victoire sur le front allemand: «C’est déjà un succès, affirme le ministère allemand des Finances, chiffres à l’appui. Réponse du berger à la bergère: des économistes interrogés par l’AFP contestent le bien-fondé de ces choix. “Si l’objectif était de casser la croissance et d’augmenter de plusieurs millions le nombre de pauvres en Europe, alors c’est une réussite!”, ironise Philippe Askenazy, de l’École d’économie de Paris.»

L’Express
Certains sont même affamés: «Cinq tonnes de Nutella volées en Allemagne. Ce n’est pas la première fois qu’un vol d’une telle ampleur est commis sur ce parking. En mars 2012, c’est cinq tonnes de café, d’une valeur de 30.000 euros, qui avaient disparu. Quelques mois plus tard, en août, vingt palettes de boissons énergisantes –soit 34.000 cannettes – étaient également dérobées.» Des prises de guerre ou le prix de la guerre?

FO Hebdo - Mai 2013

 

CURE D’AMAIGRISSEMENT: LES CEINTURES SE SERRENT

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Voix de presse

CURE D’AMAIGRISSEMENT: LES CEINTURES SE SERRENT

Si la consommation en France a baissé en 2012, elle a carrément chuté au premier trimestre 2013 selon différentes études répercutées par une presse qui ne cache pas son inquiétude.

Les Échos
«Un smartphone et une tablette de chocolat. En cette période de crise, seuls quelques rares produits échappent aux restrictions que s’imposent les consommateurs français.» Résultat: «La consommation, dernier moteur de la croissance française, est tombée en panne. Derrière les inflexions macroéconomiques apparemment légères constatées par l’Insee, se cache un effondrement des ventes depuis le début de l’année pour de nombreux secteurs de consommation courante pour les ménages.»

Le Figaro
Et on se serre littéralement la ceinture puisque «si l’alimentaire a résisté à la crise l’an passé, il s’enfonce à son tour dans la récession depuis cet hiver. “Les hypers et supermarchés sont pour la première fois dans le rouge depuis 2008 avec un recul des volumes de 0,2% de décembre à fin février”, constate Jacques Dupré, directeur Insight chez IRI, qui analyse les tickets de caisses.

L’Usine Nouvelle
«2013 ne devrait pas être meilleure. L’ANIA (Association nationale des industries alimentaires) prévoit une stagnation du chiffre d’affaires, à +0,5%, un recul de la production industrielle de 1% et 5.000 suppressions de postes sur le premier semestre.» À trop amaigrir, à la fin les Caddie ne se remplissent plus.

Le Monde
Et là, on tape dans le dur: «En 2012, l’industrie agroalimentaire est restée le premier secteur industriel français avec un chiffre d’affaires total de 160,9 milliards d’euros, en progression de 2,3%, selon le bilan annuel publié mardi 16 avril par l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA). Son solde commercial atteint 9,2 milliards d’euros, porté par les vins et spiritueux.» En France, on n’a pas de pétrole mais...

Le Parisien
Reste que la voiture «est désormais le deuxième poste budgétaire du foyer, juste derrière le logement, et devant l’alimentation. D’après les données recueillies par l’association Automobile Club, le budget annuel consacré à la voiture a flambé en cinq ans, alors même que les Français roulent moins... pour faire des économies». Rouler moins pour payer plus.

Challenges
On peut choisir de rester chez soi, un endroit pas vraiment donné: «Les locataires considèrent que cette dépense pèse de plus en plus lourd sur leur budget. Ils sont effectivement 60% à considérer que la part des revenus du foyer consacrée au logement est trop importante. Ce chiffre était de 45% l’année dernière.»

20 minutes
Résultat: «Par rapport à 2012, les locataires accentuent les arbitrages au détriment de leur épargne (+11% par rapport à 2012), des dépenses de loisirs (+9%), des vacances (+6%) et des dépenses d’amélioration du logement (+11%). De plus, près des deux tiers des locataires déclarent que le budget logement a un impact important sur leurs dépenses alimentaires et sur celles consacrées à l’habillement.» Bref, ils se serrent la ceinture.

FO Hebdo - Avril 2013

LE DÉSACCORD DE COMPÉTITIVITÉ

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LE DÉSACCORD DE COMPÉTITIVITÉ

La compétitivité a été promue au rang des maîtres mots de l’action gouvernementale alors même que la CGT et FO, les deux grandes confédérations non signataires de l’Accord national interprofessionnel (ANI) sur la compétitivité et l’emploi, s’apprêtaient à le contester par la journée d’action du 5 mars.

Métro
«La compétitivité expliquée par le professeur Ayrault». Et en vidéo: «C’est une nouvelle étape de l’offensive de communication menée depuis le début de l’année par le Premier ministre. Après avoir multiplié les interventions et relancé son compte Twitter, Jean-Marc Ayrault a inauguré vendredi (1er mars) un nouveau format pour s’adresser à la population: dans une vidéo postée sur le compte Dailymotion officiel de Matignon, il se livre à une petite leçon d’économie.» Une première.

Le Parisien
Et pas la seule, car voici également «une démarche inédite, qui intervient deux jours avant la journée de mobilisation à l’appel de la CGT et de FO contre cet accord». Une démarche qui consiste à «serrer les rangs et éviter les retouches. C’est le mot d’ordre de cent parlementaires PS qui ont signé ce dimanche, dans le JDD, une tribune appelant à transcrire dans la loi, sans en modifier l’équilibre, l’accord sur l’emploi conclu en janvier dernier par les partenaires sociaux». Bien sûr ces élus, «qui disent avoir “fait le choix de la démocratie sociale”, expliquent ne pas avoir pour autant renoncé à leur pouvoir de parlementaires».

Le Monde
La présidente du MEDEF revendique une certaine paternité: «La thématique de la compétitivité qu’avec le Medef j’ai installée en 2010 est aujourd’hui partagée. Nous savons que pour inverser la courbe du chômage nous devons restaurer la compétitivité de la France, et cela passe par une profonde réforme du financement de la protection sociale. Il faudrait que nous nous accordions sur un plancher de prestations sociales sous lequel on ne descendrait pas, car ce ne serait pas conforme à notre modèle social; et qu’à l’inverse, nous ayons un plafond, un maximum de cotisations, à ne jamais franchir pour que nos entreprises restent compétitives.» Et les salariés sur le carreau...

Les Échos
Tandis qu’elle sonne le glas de la retraite, pour la présidente du Medef «seule une variation des paramètres», à savoir l’âge légal ou la durée de cotisation, «peut nous permettre de trouver la voie de secours, la voie qui garantit à la fois le versement des retraites et le niveau de compétitivité auquel nous aspirons pour notre pays». La compétitivité sert vraiment à tout.

Le Point
Et le directeur général de l’OMC d’affirmer que «la solution de la croissance, c’est la compétitivité», tout en «soulignant la nécessité de réformes structurelles profondes. “C’est faisable. Simplement, pour faire ça, il faut une perspective, il faut avoir envie de le faire”, a-t-il dit à l’adresse de l’exécutif». Qui devra s’exécuter?

FO Hebdo - Mars 2013

L’EUROPE, PAS TRÈS À CHEVAL SUR L’ÉTIQUETTE

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L’EUROPE, PAS TRÈS À CHEVAL SUR L’ÉTIQUETTE

L’affaire de la viande de cheval vendue pour du bœuf dans des plats cuisinés, s’est, après avoir scandalisé le Royaume-Uni, où l’on frôle le cannibalisme, étendue à travers l’Europe. Elle concerne désormais une quinzaine de pays, dont la France, où les médias tentent d’en mettre à nu les mécanismes.

La Nouvelle République
«Mais alors, elle vient d’où cette viande de cheval qui affole désormais toute l’Europe et plus simplement les Britanniques à l’origine de la découverte de la supercherie? Suivre à la trace son cheminement est digne d’une enquête policière.» De quoi faire tourner les enquêteurs en bourrique.

Le Journal du Dimanche
«Scandale au Royaume-Uni, dépôts de plaintes en France, abattoirs roumains montrés du doigt, trader chypriote, la découverte de viande de cheval dans des lasagnes censées être au bœuf a déclenché une vaste enquête agroalimentaire. Selon les premiers résultats de la Direction générale de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l’appât du gain serait à l’origine de l’affaire...» Sidérant.

Le Parisien
Et tout le monde de ruer dans les brancards: «Les différents protagonistes se renvoient la balle. Findus a annoncé hier le dépôt d’une plainte contre X. Le groupe agroalimentaire a également accusé le fournisseur de la viande de ses lasagnes, la société française Spanghero, d’avoir livré de la viande de cheval roumaine portant la mention “bœuf” et l’estampille vétérinaire française.» Ce n’est plus une balle, c’est une boule de flipper européen.

Le Courrier de l’Ouest
Pour le ministre britannique de l’Environnement, qui ne perdrait pas un royaume libéral pour du cheval, on a affaire soit à «une grave négligence», soit à «un complot international criminel».

Les Échos
Pourtant, «si toute la lumière n’est pas encore faite dans cette affaire, des investigations étant en cours en France et à l’étranger, la découverte de viande de cheval dans des plats vendus comme contenant de la viande bovine a d’ores et déjà mis en exergue la fragilité du système de traçabilité dans l’agroalimentaire».

Le Point
Pour le docteur Laurent Chevallier, président de la commission alimentation du Réseau environnement santé (RES), «il faut souligner le fait que l’Europe accepte un laisser-faire surprenant dans la mesure où elle n’a pas réussi à imposer une vraie traçabilité des produits alimentaires dans les plats composés. La mention de l’origine du pays des divers ingrédients n’est même pas obligatoire grâce, entre autres, au lobby intense des industriels, alors même que l’alimentation industrielle tend vers une industrie d’assemblage. Quant à la Commission européenne, elle est favorable à plus d’autocontrôle de la part des industriels!». Ce qui équivaut à lâcher les rênes.
FO Hebdo - Février 2013

 

HOLLANDE S’EST ENFERMÉ DANS UNE LOGIQUE SUICIDAIRE

Interview de Jean-Claude Mailly dans Le Parisien du 18 décembre 2012

HOLLANDE S’EST ENFERMÉ DANS UNE LOGIQUE SUICIDAIRE



fo-sante-chauny-mailly-le-parisien.jpg A partir du 1er janvier, le montant du SMIC versé à 2,6 millions de salariés sera porté à 9,43 euros de l’heure, soit 1430,22 euros brut mensuel pour un temps complet. Une revalorisation inférieure à 5 euros (0,3%) conforme à la hausse légale. Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, dénonce l’absence d’un coup de pouce du gouvernement.

Pour vous, le compte n’y est pas?
Jean-Claude Mailly. Qu’est-ce que vous voulez faire avec 3 euros net de plus par mois? Le gouvernement commet une erreur économique et sociale en ne revalorisant pas le SMIC. La situation économique est proche de la récession. Si l’on veut relancer la machine économique il faut soutenir la consommation. Je ne dis pas que cela règle tout. Mais lorsqu’un salarié au SMIC a une augmentation, il consomme. Et cela accroît l’activité économique.

Le gouvernement fait pourtant valoir une hausse du SMIC de 300 euros sur l’année. Ce n’est pas suffisant?
Le ministre du Travail oublie de dire qu’il y a eu un rattrapage de l’inflation. Sur les 2% de hausse accordés en juillet, 1,4% l’était au titre de l’inflation. Depuis le mois de mai, le coup de pouce officiel n’aura été que de 0,6%, autrement dit rien! Cela ne va pas dans le bon sens. Le gouvernement applique une logique de rigueur qui pénalise les plus modestes. C’est la même chose en ce qui concerne l’augmentation du RSA. La pauvreté est un problème urgent et le Premier ministre annonce une augmentation de 10 euros en septembre. Il y a une vraie contradiction. Les gens, eux, retiennent que, d’une manière ou d’une autre, il va y avoir une aide fiscale de 20 Mdseuros aux entreprises.

Votre syndicat va-t-il appeler à une mobilisation dans les prochaines semaines?
C’est aujourd’hui une demande forte. Mais il n’y a pas encore de date arrêtée. Nous ferons un grand meeting national le 24 janvier prochain (et non le 30 comme annoncé initialement. NDLR), avec plusieurs milliers de personnes. Le thème sera la solidarité contre l’austérité. François Hollande s’est enfermé dans une logique suicidaire dictée par l’Europe, qu’il faut combattre. De là découlent des décisions comme celles prises sur le SMIC, sur les dépenses publiques. Ce qui remonte aujourd’hui du terrain, c’est: le changement, c’est pour quand?

Propos recueillis par Catherine Gasté | Publié le 18.12.2012, 10h34

http://www.force-ouvriere.fr


UNION EUROPÉENNE CONTRE L’AUSTÉRITÉ

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UNION EUROPÉENNE CONTRE L’AUSTÉRITÉ


Pour dénoncer les politiques d’austérité appliquées dans l’Union européenne, manifestations, grèves et mobilisations diverses ont eu lieu dans plusieurs pays d’Europe, le même jour, 14 novembre, mobilisant quelques colonnes dans la presse française.

Les Échos
«Ce 14 novembre, décrété journée européenne contre l’austérité, a fédéré les mécontentements en Europe: grèves générales en Espagne et au Portugal, arrêts de travail en Italie et en Grèce, manifestations dans d’autres pays comme la France ou l’Allemagne. Des manifestations qui ont parfois donné lieu à des débordements.» La coupe est-elle pleine?

Le Républicain Lorrain
En tout cas, ça bout: «Élan européen contre l’austérité. De Rome à Londres, plusieurs millions d’Européens sont descendus dans la rue à l’occasion de la journée européenne contre l’austérité. Le mouvement a été particulièrement suivi dans les pays du Sud, soumis depuis plusieurs mois à des cures de rigueur sans précédent.» Un élan important «selon les syndicats espagnols, le mouvement a été suivi par plus de trois salariés sur quatre et le Portugal n’avait quasiment pas connu une mobilisation aussi massive depuis la révolution des Œillets».

La Voix du Nord
Les forces de l’ordre n’ont lancé ni œillets ni autres fleurs: «Dans le centre de Madrid, la police anti-émeutes a dispersé des centaines de manifestants à coups de matraque, tirant en l’air des balles en caoutchouc», tandis qu’au Portugal elle «a chargé à coups de matraque devant le Parlement à Lisbonne».

Le Figaro
Trois jours après, des policiers ont battu le pavé à Madrid avec des intentions autres: «Venus de toute l’Espagne en cars, environ 5 000 policiers ont défilé au centre de Madrid pour dénoncer les baisses de salaires et d’effectifs dans la police, comme dans l’éducation et la santé. “Citoyens, nous vous demandons pardon pour ne pas arrêter les vrais responsables de cette crise: les banquiers et les politiques”, proclamait une banderole.»

Le Parisien
Si eux vont bien, ce n’est pas le cas de la Santé: «Contre les privatisations et les coupes budgétaires, une “marée blanche” de dizaines de milliers de médecins, infirmières et personnels des hôpitaux a envahi dimanche les rues de Madrid», aux cris de «santé publique», «la santé est un droit, nous allons lutter».

L’Express
Et certains Diafoirus de s’inquiéter des doses de cheval: «Même les experts du FMI, habitués à proposer une dose d’austérité en guise de remède, admettent que l’Europe va trop loin. Dans un rapport récent, l’institution redoute que l’austérité en cours dans les pays de la périphérie de la zone euro (Grèce, Portugal, Espagne)» ne devienne «politiquement et socialement intenable». Difficile de pratiquer des saignées sur des anémiés.

FO Hebdo - Novembre 2012

L'ALIMENTATION TIENT SALON EN PLEINE CURE D'AUSTERITE

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Voix de presse

L'ALIMENTATION TIENT SALON EN PLEINE CURE D'AUSTÉRITÉ

Après la Journée mondiale de I'alimentation, le 16 octobre, et la Semaine du Goût, organisée dans les écoles du 16 au 19 octobre, le Salon international de l'alimentation (SIAL) a ouvert ses portes dimanche 21 octobre, près de Paris, en pleine polémique sur le gâchis et la spéculation, alimentant les colonnes de la presse.

Le Parisien

"Taxe sur la bière, critiques sur leur rôle dans la lutte contre l'obésité: les industriels de l'alimentaire sont remontés comme jamais contre leur ministre
Guillaume Garot et refusent de s'afficher à ses côtés pour l'ouverture dimanche du plus grand salon de l'alimentation." Va-t-on leur ôter Ie pain de la bouche?

La Dépêche

Côté pain perdu et autre: "En France, nous jetons 260 kilos de nourriture par an et par habitant: 150 kilos sont perdus ou abîmés pendant la production ou le
transport, et 110 Kilos sont jetés par la distribution et les consommateurs."

Le Monde

En tout cas, "un thème qui parle à une majorité de Français puisque 54% d'entre eux considèrent que la lutte contre le gaspillage est un acte important à faire
au quotidien et 57% en parlent déjà avec leur entourage, selon un sondage TNS Sofres publié dimanche".
"C'est un enjeu de pouvoir d'achat puisque la perte due au gaspillage est estimée à 500 euros par an et par foyer" selon le ministre. ll s'agit de plus "de s'engager concrètement contre les dérives de la société de surconsommation". Et la sous-paie?

20 minutes

En revanche, certains engrangent du blé: "Comme la bourse se porte mal et que les taux d'intérêt sont très bas, les investisseurs préfèrent miser sur les matières agricoles", indique Philippe Crevel, conseiller économiste indique Philippe Crevel, conseiller économiste pour Generali. En effet, "la valeur de ces échanges financiers serait passée de 5850 milliards de dollars en juin 2006 à 12 390 milliards en juin 2008, notent les auteurs de ce rapport. À tel point que, sur les marchés agricoles, moins de 1% du volume des transactions se conclut par une livraison. On s'échange beaucoup plus de contrats que d'épis de blé". Mais ça nourrit largement son homme; il consomme même pour les autres.

Le Républicain Lorrain

Et même dans leurs assiettes:  "La chute du pouvoir d'achat entraîne des arbitrages sévères dans les budgets des ménages", mais "les industriels ont intégré le
paramètre budgétaire mais aussi l'exigence de qualité des Français. Ils combinent les deux en proposant une innovation de packaging récurrente: les minidosettes". Ou comment débourser moins pour payer plus cher.

L'Express

Et à force de se serrer la ceinture, on grossit: "De plus, chez les gens financièrement "à l'aise" la fréquence de l'obésité se situe en dessous de la moyenne
nationale, alors qu'elle atteint 30% dans les .foyers modestes, où l'on souffre également plus souvent de diabète."

FO Hebdo - Octobre 2012

LE CHOC DE COMPÉTITIVITÉ, LE POIDS DE LA CSG

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LE CHOC DE COMPÉTITIVITÉ, LE POIDS DE LA CSG

Réagissant à l’orage médiatique provoqué par le quotidien Le Monde, assurant qu’une éventuelle hausse de la CSG destinée à financer en partie le «choc de compétitivité» était à l’étude, le gouvernement a déclaré que le schéma de son financement n’était pas encore arrêté. La presse continue d’en parler.

Le Monde
«Et voilà la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG vantée par François Hollande pendant la primaire socialiste pour la présidentielle qui repointe son nez.» Alors que les députés de l’actuelle majorité avaient «passé l’été à tirer à boulets rouges sur la TVA dite sociale, qui devait augmenter au 1er octobre pour compenser une baisse des cotisations patronales. Or voilà maintenant que l’Élysée réfléchit à un basculement des charges, en direction notamment de la contribution sociale généralisée (CSG), et les députés doivent multiplier les contorsions pour assurer la promotion de la politique gouvernementale».

Le Parisien
Pour motiver ces derniers, une «large majorité des Français se dit opposée à une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour compenser une diminution progressive des charges sur les salaires payées par les entreprises, selon un sondage Ifop pour Sud Ouest Dimanche. Une étude qui intervient alors que l’exécutif tente depuis quelques jours de dissiper les craintes d’une augmentation massive de la CSG». Qui fait figure d’arme de destruction massive de la consommation.

Le Progrès
Tactique? En tout cas des manœuvres en terrain difficile: «Cette retraite précipitée sur le projet de taxation des ventes de sociétés et l’annonce anticipée de 40 milliards d’allégements de charges pour calmer les patrons furieux exposent le gouvernement à d’autres contestations cette semaine. Celles des salariés et des retraités. “Comment faire accepter une hausse de CSG quand on recule en 48 heures face aux patrons? C’est le pouvoir d’achat qui est en jeu. Nous nous y opposerons”, prévient le Secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly. Beaucoup d’économistes sont également sceptiques sur des hausses de CSG.» Et le Secrétaire général du Cercle des épargnants, Jean-Philippe Crevel, de s’alarmer: «Le danger, c’est que toute augmentation d’impôts sur les ménages induit un réflexe d’épargne, donc de baisse du niveau de consommation et d’investissement.»

La Dépêche
«Défendue par le MEDEF, cette idée de relever la TVA et la CSG pour financer l’allégement fiscal des entreprises françaises et améliorer ainsi leur compétitivité a également été critiquée par Jérôme Cahuzac. “Si les consommateurs paient plusieurs dizaines de milliards d’euros par an de plus au titre de l’imposition, c’est autant de moins qu’ils consacreront à la consommation, donc c’est autant de moins que les entreprises pourront vendre”, a estimé le ministre du Budget.» Déjà que le budget des ménages ne permet plus d’acheter grand-chose.
FO Hebdo - Octobre 2012
 

IBÈRES CONTRE AUSTÈRES

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IBÈRES CONTRE AUSTÈRES


Au Portugal et en Espagne, les manifestations se poursuivent contre les politiques gouvernementales d’austérité particulièrement drastiques.

Le Figaro
«Les mesures de rigueur suscitent des protestations massives dans la péninsule ibérique.» Ainsi, en «Espagne et au Portugal, des milliers de manifestants se sont rassemblés samedi soir (29 septembre) pour dénoncer les coupes budgétaires». Au Portugal, à Lisbonne, «une marée humaine a envahi la place Terreiro do Paço. Les organisateurs ont dénoncé «le vol des salaires, des retraites et les réformes». Le leader de la CGTP, la première centrale du pays, a annoncé «une grande grève générale avant la fin de l’année», tandis qu’en Espagne, les grands syndicats espagnols, UGT et CCOO, «envisagent à présent une journée de grève générale pour le 14 novembre, qui pourrait coïncider avec une action semblable au Portugal».

20 minutes
«Dans le cortège aussi, des jeunes avec une pancarte “J’ai un emploi poubelle”: ils sont parmi les premières victimes de la crise, avec un chômage à plus de 53% chez les moins de 25 ans. “La situation des jeunes en Espagne est terrible, pour une seule raison: ici, il n’y a aucun avenir pour nous, nous sommes obligés d’émigrer, de quitter l’Espagne pour trouver du travail”, explique Alex Martin, 27 ans, responsable de la jeunesse du syndicat UGT.»

Le Parisien
Du travail autre que le plus vieux métier du monde. Pourtant, il existe des cours de formation professionnelle à la prostitution: «Alors que le pays affiche 25% de chômage, ces formations d’un genre nouveau apparaissent, avec à la clé de l’argent facile et immédiat. Pour 100 euros, hommes et femmes reçoivent deux heures par jour de cours théoriques et pratiques pendant une semaine par des professionnels. Seuls prérequis: être majeur, ne pas être timide et avoir une bonne prestance. Dans ce cas, l’affiche promet “une insertion immédiate”.»

Le Nouvel Observateur
Les grandes sociétés espagnoles sont, elles, déjà à l’étranger: «En 2010, 30 des 35 sociétés de l’indice phare de la Bourse de Madrid avaient des filiales dans des pays considérés comme des paradis fiscaux, selon le dernier rapport de l’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises.» Le courant des «eaux glacées du calcul égoïste» mène à des destinations exotiques... Bref, «l’optimisation fiscale des entreprises plombe le budget». Pourtant «les grandes entreprises paient de moins en moins d’impôts. Leurs bénéfices n’ont pas diminué au même rythme que leurs contributions fiscales», constate Carlos Cruzado, président du syndicat GESTHA du Trésor espagnol. Résultat, selon les chiffres 2011 du fisc espagnol, «les sociétés paient proportionnellement moins d’impôts en Espagne que les particuliers, soit 11,6% du total de leurs bénéfices contre 12,4% pour les ménages». Le soleil de plomb ne brille pas de la même façon pour tout le monde.

FO Hebdo - Octobre 2012

VACANCES: TRAVAILLEZ PLUS POUR PARTIR MOINS

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

VACANCES
TRAVAILLEZ PLUS POUR PARTIR MOINS


La moitié des Français ne partent pas en congés, et même plus dans les catégories les plus modestes, ont constaté des études reprises par la presse en ces heures de grands départs et de petites vacances.

La Nouvelle République
Bison futé n’est pas devenu écarlate: «Samedi, pour le premier grand départ des vacances, la circulation a été intense mais relativement fluide sur l’autoroute A 10, dans le sens Paris-province. Des pointes de circulation ont été enregistrées au péage de Monnaie le matin à 11h.» Un péage au nom approprié. D’autant que «selon le Crédoc, 47% de la population n’est pas partie en vacances en 2010 (à cause d’un manque de moyens dans 52% des cas). Les inégalités se sont même aggravées».

Le Parisien
«Dans le détail, différentes études nous apprennent que les Français ont privilégié en 2011 les départs moins lointains et ont plébiscité l’Hexagone pour 60% d’entre eux. Même si les vacanciers préfèrent les départs en juillet et en août, on assiste aussi à un fractionnement des séjours qui sont du coup plus courts, mais aussi plus répartis dans l’année.» Les Français partent quand même mais reviennent plus vite.

20 minutes
En ayant «nettement revu leurs ambitions à la baisse. Cet été, 73% des vacanciers préfèrent ainsi rester en France contre 70% l’an dernier, tandis que les réservations à l’étranger reculent de plus de 5%. La part des vacances en hébergements payants chute aussi de 60% à 55% sur un an, 45% des Français plébiscitant les séjours chez les parents et amis (33%), en résidence secondaire (8%) ou les formules d’échange (4%)». La loi de l’hospitalité profite de la rigueur: «C’est la première fois depuis trois ans que l’on voit une telle bascule vers l’hébergement non marchand en juillet-août.»

Le Dauphiné
Si «la durée moyenne des vacances est d’environ deux semaines. Elle est de 13,5 jours pour les foyers les plus modestes, qui partent plus longtemps car ce sont souvent leurs seules vacances de l’année. Quatre Français sur dix ne prendront qu’une semaine de congés ou moins».

La Croix
Avec pour certains le travail en tête: «D’autres, notamment dans les classes moyennes, utilisent les vacances pour renforcer leurs atouts professionnels en vivant des expériences (stage de survie, humanitaire, etc.) qui viendront enrichir leur CV.» À défaut d’enrichissement tout court.

Le Républicain Lorrain
Si «la mer reste la destination phare (70%)», on ne nage pas dans l’argent: «Budget: inférieur à 1 000 euros pour 58% des vacanciers. La moitié envisage de réduire le budget par rapport à l’an dernier.» Le séjour aussi est réduit à une peau de chagrin avec «une durée de moins de quinze jours, surtout dans le Sud, souvent chez des proches: les vacances révèlent aussi des inégalités».

FO Hebdo - Juillet 2012

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