Le Point

Interview de Jean-Claude Mailly | BFM TV/RMC/Le Point le 22 septembre 2013

«LE PARLEMENT DE FO A DÉCIDÉ D'UN RASSEMBLEMENT NATIONAL, LA DATE SERA ARRÊTÉE TRÈS PROCHAINEMENT»

Force Ouvrière va poursuivre sa contestation du projet de réforme des retraites en «interpell(ant) les élus de la Nation» à l'occasion notamment d'un «rassemblement national» près de l'Assemblée au moment de l'examen du texte, a annoncé dimanche Jean-Claude Mailly.

«Le parlement de FO a décidé d'un rassemblement national, la date sera arrêtée très prochainement», a déclaré le Secrétaire général de FO lors d'une émission BFM TV/RMC/Le Point.

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LA RETRAITE ENCORE SONNÉE

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Voix de presse

LA RETRAITE ENCORE SONNÉE

Les retraites seront au centre de la deuxième conférence sociale, prévue les 20 et 21 juin 2013. Son préambule a débuté avec la réception des syndicats à l’hôtel Matignon, le 13 mai. Et quand sonne une nouvelle fois la retraite, la presse observe le champ des opérations.

Le Monde
Et c’est reparti: les consultations de lundi constituent «le coup d’envoi d’un marathon pour le gouvernement. Bruxelles attend des réponses rapides de l’exécutif sur la manière dont il compte résorber un déficit qui devrait dépasser les 20 milliards en 2017. Le gouvernement promet une réforme d’ampleur». Évidemment, si c’est Bruxelles qui demande...

Sud-Ouest
Bataille de Marathon ou campagne de Belgique: «La Commission n’a pas les pouvoirs d’engager la réforme des retraites dans un pays membre comme la France, ce sera donc au gouvernement de faire passer la potion amère... François Hollande et Jean-Marc Ayrault vont être à la manœuvre. Fin mars, le Premier ministre confiait au JDD: “Nous ne toucherons pas à l’âge légal [...]. Tous les scénarios seront sur la table à l’occasion de la grande conférence sociale qui suivra. Puis les partenaires sociaux en débattront. À l’automne, les choses seront claires pour tout le monde.” C’était avant le sursis obtenu auprès de la Commission européenne». Tous les scénarios? même les mauvais?

20 minutes
«Au lieu de jouer sur l’âge légal de départ, qui sera de 62 ans en 2017, le gouvernement va toucher à l’allongement de la durée de cotisation, aujourd’hui fixée à 41,5 ans pour le régime général. Au-delà, l’exécutif pourrait être tenté de revaloriser les pensions à un niveau inférieur à l’inflation, comme viennent de le décider les partenaires sociaux pour les retraites complémentaires. Jean-Marc Ayrault recevra le mois prochain des mains de Yannick Moreau, présidente de section au Conseil d’État, son rapport sur l’avenir des retraites. Un document qui servira de base pour une négociation prévue à l’automne avec les syndicats et le patronat, avant de graver les modifications dans le marbre législatif.» Qui ne laissera pas de marbre...

Le Point
L’happy end n’est guère attendu: selon un sondage, «80% des personnes interrogées sont inquiètes quant au montant de leur future pension et 71% le sont pour le niveau de vie». Ce dernier est déjà en forte chute...

Les Échos
Heureusement, quelques-uns possèdent un bon matelas. «Le dynamisme des revenus du patrimoine a contribué à creuser les inégalités: “Les inégalités se sont accrues par le haut chez les jeunes seniors comme chez leurs aînés, avec la hausse des revenus du patrimoine”, explique l’Insee. Le patrimoine comptait, en 2009, pour près de la moitié du niveau de vie des 10% des plus aisés des retraités.»

FO Hebdo - Mai 2013

STRESS À TOUS LES ÉTAGES

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

STRESS À TOUS LES ÉTAGES

Stress tests pour les banques américaines, stress au travail... Le stress, déjà qualifié de mal d’un siècle à peine débuté, semble envahir la presse.

Les Échos
«À en croire la Réserve fédérale, une crise financière comme celle de 2008 ne pourrait plus survenir aux États-Unis. Les banques, estime-t-elle, sont désormais suffisamment armées pour surmonter des conditions économiques extrêmes, tel un chômage à 12% et une chute des actions de 50%. Sur les dix-huit plus grands établissements américains, dix-sept parviendraient à absorber le choc.» Ayez confiance, ne stressez pas.

Le Point
Quoique parmi les dix-sept, on trouve JP Morgan, visée par «un rapport accablant de 301 pages, rédigé par une commission d’enquête du Sénat américain concernant plus de 6 milliards de dollars de pertes de trading subies par la banque dans le cadre de l’affaire de la baleine de Londres». Le rapport indique aussi que son directeur général, Jamie Dimon, et son directeur financier, Doug Braunstein, ont «trompé les investisseurs avant de mentir aux enquêteurs». Ils s’en tireront avec un parachute doré.

Charente Libre
En revanche, «une salariée de la société deux-sévrienne Gastronome, installée à Moncoutant, a été sanctionnée par un agent de maîtrise de cette entreprise d’abattage et de conditionnement de dindes. Sa punition? Porter un bonnet d’âne, rapporte aujourd’hui La Nouvelle République». Bête de somme, en somme.

Sud-Ouest
«Stress, isolement, souffrance au travail, conduite suicidaire... des risques qui n’épargnent pas le monde agricole. Pour sensibiliser ses ressortissants à ces problématiques, souvent difficiles à exprimer, la Mutuelle sociale agricole (MSA) Sud Aquitaine a choisi de mener une action de prévention santé sous la forme d’une pièce de théâtre: Il y a un os... , qui traite de la vie et de la santé en agriculture.»

L’Express
«L’Observatoire du stress et des mobilités géographiques forcées met en garde contre les risques psycho-sociaux que pourraient générer certaines mesures du projet de loi relatif à la sécurisation de l’emploi, dans une lettre adressée au gouvernement et aux parlementaires, rendue publique ce jeudi 14 mars.»

Le Monde
Le stress, arme de management pour Danièle Linhart, sociologue du travail, directrice de recherche émérite au CNRS: «Les multiples restructurations, changements qui balaient les entreprises françaises de façon frénétique ont ainsi souvent pour objectif de fragiliser des salariés qui ont sans cesse tout à réapprendre pour conserver leur poste, et qui se sentent en permanence sur le fil du rasoir face à des objectifs démesurés et des évaluations indifférentes au travail réel. Loin de miser sur l’intelligence collective pour innover et gagner des parts de marché, le management français a opté pour une attaque en règle de la professionnalité et de l’engagement de ses salariés, compromettant leur santé physique et psychique, tout autant que notre avenir.» Un avenir stressant.
FO Hebdo - Mars 2013

 

LE DÉSACCORD DE COMPÉTITIVITÉ

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Voix de presse

LE DÉSACCORD DE COMPÉTITIVITÉ

La compétitivité a été promue au rang des maîtres mots de l’action gouvernementale alors même que la CGT et FO, les deux grandes confédérations non signataires de l’Accord national interprofessionnel (ANI) sur la compétitivité et l’emploi, s’apprêtaient à le contester par la journée d’action du 5 mars.

Métro
«La compétitivité expliquée par le professeur Ayrault». Et en vidéo: «C’est une nouvelle étape de l’offensive de communication menée depuis le début de l’année par le Premier ministre. Après avoir multiplié les interventions et relancé son compte Twitter, Jean-Marc Ayrault a inauguré vendredi (1er mars) un nouveau format pour s’adresser à la population: dans une vidéo postée sur le compte Dailymotion officiel de Matignon, il se livre à une petite leçon d’économie.» Une première.

Le Parisien
Et pas la seule, car voici également «une démarche inédite, qui intervient deux jours avant la journée de mobilisation à l’appel de la CGT et de FO contre cet accord». Une démarche qui consiste à «serrer les rangs et éviter les retouches. C’est le mot d’ordre de cent parlementaires PS qui ont signé ce dimanche, dans le JDD, une tribune appelant à transcrire dans la loi, sans en modifier l’équilibre, l’accord sur l’emploi conclu en janvier dernier par les partenaires sociaux». Bien sûr ces élus, «qui disent avoir “fait le choix de la démocratie sociale”, expliquent ne pas avoir pour autant renoncé à leur pouvoir de parlementaires».

Le Monde
La présidente du MEDEF revendique une certaine paternité: «La thématique de la compétitivité qu’avec le Medef j’ai installée en 2010 est aujourd’hui partagée. Nous savons que pour inverser la courbe du chômage nous devons restaurer la compétitivité de la France, et cela passe par une profonde réforme du financement de la protection sociale. Il faudrait que nous nous accordions sur un plancher de prestations sociales sous lequel on ne descendrait pas, car ce ne serait pas conforme à notre modèle social; et qu’à l’inverse, nous ayons un plafond, un maximum de cotisations, à ne jamais franchir pour que nos entreprises restent compétitives.» Et les salariés sur le carreau...

Les Échos
Tandis qu’elle sonne le glas de la retraite, pour la présidente du Medef «seule une variation des paramètres», à savoir l’âge légal ou la durée de cotisation, «peut nous permettre de trouver la voie de secours, la voie qui garantit à la fois le versement des retraites et le niveau de compétitivité auquel nous aspirons pour notre pays». La compétitivité sert vraiment à tout.

Le Point
Et le directeur général de l’OMC d’affirmer que «la solution de la croissance, c’est la compétitivité», tout en «soulignant la nécessité de réformes structurelles profondes. “C’est faisable. Simplement, pour faire ça, il faut une perspective, il faut avoir envie de le faire”, a-t-il dit à l’adresse de l’exécutif». Qui devra s’exécuter?

FO Hebdo - Mars 2013

L’EUROPE, PAS TRÈS À CHEVAL SUR L’ÉTIQUETTE

PRESSE - COMMUNICATION

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L’EUROPE, PAS TRÈS À CHEVAL SUR L’ÉTIQUETTE

L’affaire de la viande de cheval vendue pour du bœuf dans des plats cuisinés, s’est, après avoir scandalisé le Royaume-Uni, où l’on frôle le cannibalisme, étendue à travers l’Europe. Elle concerne désormais une quinzaine de pays, dont la France, où les médias tentent d’en mettre à nu les mécanismes.

La Nouvelle République
«Mais alors, elle vient d’où cette viande de cheval qui affole désormais toute l’Europe et plus simplement les Britanniques à l’origine de la découverte de la supercherie? Suivre à la trace son cheminement est digne d’une enquête policière.» De quoi faire tourner les enquêteurs en bourrique.

Le Journal du Dimanche
«Scandale au Royaume-Uni, dépôts de plaintes en France, abattoirs roumains montrés du doigt, trader chypriote, la découverte de viande de cheval dans des lasagnes censées être au bœuf a déclenché une vaste enquête agroalimentaire. Selon les premiers résultats de la Direction générale de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l’appât du gain serait à l’origine de l’affaire...» Sidérant.

Le Parisien
Et tout le monde de ruer dans les brancards: «Les différents protagonistes se renvoient la balle. Findus a annoncé hier le dépôt d’une plainte contre X. Le groupe agroalimentaire a également accusé le fournisseur de la viande de ses lasagnes, la société française Spanghero, d’avoir livré de la viande de cheval roumaine portant la mention “bœuf” et l’estampille vétérinaire française.» Ce n’est plus une balle, c’est une boule de flipper européen.

Le Courrier de l’Ouest
Pour le ministre britannique de l’Environnement, qui ne perdrait pas un royaume libéral pour du cheval, on a affaire soit à «une grave négligence», soit à «un complot international criminel».

Les Échos
Pourtant, «si toute la lumière n’est pas encore faite dans cette affaire, des investigations étant en cours en France et à l’étranger, la découverte de viande de cheval dans des plats vendus comme contenant de la viande bovine a d’ores et déjà mis en exergue la fragilité du système de traçabilité dans l’agroalimentaire».

Le Point
Pour le docteur Laurent Chevallier, président de la commission alimentation du Réseau environnement santé (RES), «il faut souligner le fait que l’Europe accepte un laisser-faire surprenant dans la mesure où elle n’a pas réussi à imposer une vraie traçabilité des produits alimentaires dans les plats composés. La mention de l’origine du pays des divers ingrédients n’est même pas obligatoire grâce, entre autres, au lobby intense des industriels, alors même que l’alimentation industrielle tend vers une industrie d’assemblage. Quant à la Commission européenne, elle est favorable à plus d’autocontrôle de la part des industriels!». Ce qui équivaut à lâcher les rênes.
FO Hebdo - Février 2013

 

Cet été, le SMIC sera mini

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Cet été, le SMIC sera mini

La hausse de 2% du SMIC, annoncée par le gouvernement le 26 juin et effective au 1er juillet, a été abondamment commentée à travers la presse, qui pointe la déception.

Le Monde

« 2%, soit 21,50 euros net par mois. » C’est le « fruit d'un délicat équilibre entre l'aspiration légitime des citoyens dont les salaires sont les plus bas à une progression de leur pouvoir d'achat, et le raisonnable qu'impose la situation économique difficile, a concédé le ministre ». Concédé...

Le Figaro

Equilibre et raison également à entendre le ministre des Finances, Pierre Moscovici: « Les mesures que nous préparons respectent un équilibre entre entreprises et ménages et, s'agissant de ces derniers, concerneront les plus aisés. Pour les autres, nous avons pris des mesures favorables au pouvoir d'achat, comme le relèvement résolu et raisonnable du SMIC. » Résolument raisonnable...

Nord-Éclair

« Le dernier coup de pouce au SMIC remonlait à 2006 (+0,3%). Le nouveau gouvernement vient d'annoncer une revalorisation de 0,6%, ce qui portera à +2% la progression totale au 1er juillet. De quoi en décevoir certains. » Effectivement, pas de quoi renflouer le budget des vacances qui pour beaucoup sont déjà à l'eau.

Le Nouvel Observateur

« Dans de nombreux cas, cette augmentation sera quasi imperceptible. Et que dire des smicards qui se chauffent au gaz, dont une augmentation rétroactive de 10% des prix est envisagée? Les 20 euros risquent de s'envoler bien rapidement. » Et le pouvoir d'achat, lui, de rester scotché au Tarmac.

Nice-Matin

« Augmentation du SMIC: que faire avec 21,50 euros?,, Entre autres propositions: manger un kebab quatre soirs d'affilée, stationner toute une journée à Monaco, boire 15 cafés d'affilée et être très très très très énervé. » Beaucoup le seront sans même les avoir bus…

Le Point

D'autant que cette hausse constitue « en grande partie un à-valoir sur la future revalorisation légale qui doit intervenir le 1er janvier, à savoir l'inflation constatée depuis la dernière augmentation, soit 1,4%. Le vrai "coup de pouce" serait donc de 0,6% ». Poussif...

Le Bien Public

Avec cet « à-valoir », la revalorisation du 1er janvier 2013 « sera peanuts », estime Marie-Alice Medeuf-Andrieu (FO), pour qui cette décision va engendrer « frustration et mécontentement ». En tout cas, « l'annonce a énôrmément déçu les syndicats CGT et FO ». « Un coup de pouce de 0,6%, ça représente une baguette de pain par semaine », a déploré Paul Fourier (CGT) à la sortie de la réunion des partenaires sociaux avec le ministre. Pour lui, « c'est un très mauvais signe envoyé aux salariés ». Le signe des temps à venir?

FO Hebdo – Juillet 2012

ZONE EURO: SUSPENDUE AU SAUVETAGE DES BANQUES ESPAGNOLES

PRESSE - COMMUNICATION

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ZONE EURO: SUSPENDUE AU SAUVETAGE DES BANQUES ESPAGNOLES


Un plan d’aide au système bancaire espagnol a été accordé, samedi 9 juin, par l’Eurogroupe (les dix-sept États de la zone euro), à la suite de la demande officielle du gouvernement espagnol, quelques jours après que ce dernier a juré ses grands dieux n’en avoir nul besoin. La presse s’est montrée dubitative devant cette tragicomédie qui tient plus du poker menteur que de la science économique.

Ouest-France
«L’Europe a décidé d’un plan de sauvetage de 100 milliards d’euros pour sauver les banques espagnoles. Les réactions sont plutôt mitigées ce dimanche. Un message aux marchés financiers démontrant la solidarité européenne, estime l’hebdomadaire allemand Spiegel», mais «la presse britannique a des accents plus critiques tandis que l’italienne est partagée entre approbation et inquiétude».

Le Point
«La presse espagnole sous le choc après l’annonce du sauvetage européen. “Sauvetage pour l’Espagne”: ce grand titre en une du quotidien de centre gauche El País résumait dimanche (10 juin) la stupeur de la presse espagnole, qui insistait sur le fait que le pays, après avoir longtemps nié, a cédé et demandé une aide européenne pour ses banques.» Comme rigueur et austérité, aide et sauvetage ne sont sans doute pas la même chose...

Nord-Éclair
Tentant de rassurer le pays, déjà soumis à une rude cure d’austérité pour réduire son déficit public, Luis de Guindos a insisté: «Cela n’a rien à voir avec un sauvetage», il a expliqué que cette aide serait considérée comme de «la dette publique» espagnole, qui va donc augmenter, et «devra absolument être remboursée».

Les Échos
Dettes de jeu? «C’est une véritable partie de poker. Quand le ministre espagnol de l’Économie, Luis de Guindos, dit que “l’avenir de l’euro se joue dans les prochaines semaines en Italie et en Espagne”, et que son homologue au Budget, Cristobal Montoro, dit que “l’Espagne ne peut techniquement pas faire l’objet d’un sauvetage”, il faut comprendre que le pays est “too big to fail” (trop grand pour tomber): si l’Espagne sombre, l’euro sombre avec elle.» Poker certes, mais qui a misé, qui rafle la mise et qui raque?

Le Parisien
Éléments de réponse: «L’économie espagnole, la quatrième d’Europe, est placée sous étroite surveillance des dix-sept pays de l’Eurogroupe, et ce dernier s’est dit “confiant” dans le fait que l’Espagne tiendra ses engagements en matière de réduction de son déficit et de mise en œuvre de réformes structurelles. Le quotidien de centre droit El Mundo souligne que l’Eurogroupe a insisté sur le respect des objectifs de réduction du déficit et la poursuite des réformes structurelles: augmentation de la TVA – à laquelle Madrid se refuse officiellement – marché du travail, retraites...»

FO Hebdo - juin 2012

G8: TROUBLES DE LA CROISSANCE

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G8: TROUBLES DE LA CROISSANCE


Le G8, regroupant les huit pays les plus industrialisés, s’est, lors de son sommet à Camp David, aux États-Unis, le 19 mai, accordé sur la nécessité d’un retour à la croissance, mais les moyens divergent pour y parvenir, comme l’ont souligné les médias.

La Voix du Nord
«Avant d’entamer une discussion sur la crise dans la zone euro avec ses partenaires du G8 à Camp David, le président des États-Unis a affirmé que la recherche de la croissance et la lutte contre les déficits devaient aller de pair.» Diplomatique...

Libération
En effet, «dans le texte final, tout le monde s’y retrouve», souligne la délégation française. Les libéraux ont pu caser «comptes publics en bon ordre», «réformes structurelles» et «marchés ouverts»... des solutions «parfois idéologiquement contradictoires», reconnaît-on.

Le Télégramme de Brest
Car si les dirigeants des pays du G8 «se sont engagés à “encourager la croissance”, tout en prenant des mesures contre les déficits, lors d’un sommet dominé par la crise de la dette européenne», ils ont, «signe de leurs différences de stratégie», quand même «souligné dans le communiqué final du sommet de Camp David que les mesures à prendre “ne sont pas les mêmes pour chacun” d’entre eux». Same, same, but different...

Le Point
«Quant à Mme Merkel, elle a cherché à nier toute divergence avec Paris autour de la croissance. “Le message important à retenir du sommet, c’est que la consolidation des budgets et la croissance sont les deux faces de la même médaille”, a-t-elle affirmé.» Et c’est pile ou face?

Journal du Dimanche
Sans surprise, le Premier ministre britannique, David Cameron, a appuyé l’Allemagne, estimant «qu’Angela Merkel avait “tout à fait raison” d’exiger que les pays de la zone euro prennent les mesures nécessaires pour réduire leurs déficits».

Les Dernières Nouvelles d’Alsace
«Pourtant, outre-Rhin aussi desfeux commencent à clignoter. Par exemple, les exportations baissent vers l’Euroland en récession et, devant un éventuel “défaut” de la Grèce (avec effet domino), l’Allemagne, principale créancière, serait en première ligne. Oui, mais changer de politique, voire de parcours idéologique, s’apparente à la quadrature du cercle face à une majorité conservatrice soudée par la “Sparpolitik”! Diplomatie oblige, le G8 évite la confrontation sur la relance entre le “yes” d’Obama, le “oui” de Hollande et le “nein” (feutré…) de Merkel. Il se contente de conjuguer “croissance” et “stabilité budgétaire”. Sans précisions et en attendant enfin des décisions en Europe. Elles risquent fort d’être prises dans l’urgence.» Quant au citoyen lambda, il y a longtemps que l’urgence l’a pris.

FO Hebdo - Mai 2012

LA CHUTE DE LA MAISON AUSTÈRE?

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LA CHUTE DE LA MAISON AUSTÈRE?



Violents incidents en Italie, séisme politique en Grèce, manifestations d’ampleur en Espagne et revers électoral en Allemagne ont, la semaine dernière, fissuré les politiques de rigueur budgétaire imposées dans l’Union européenne.




Le Monde
«Les attaques se multiplient en Italie contre des symboles de l’austérité.» Solution «face à la montée de la colère des Italiens étranglés»: il a été «décidé d’élever le seuil d’alerte autour des objectifs sensibles dans toute la péninsule, a annoncé dimanche 13 mai la ministre de l’Intérieur», qui a jugé possible «l’usage de l’armée» pour défendre «des objectifs sensibles».

La Nouvelle République
Car «plusieurs attentats ont frappé les bâtiments du fisc italien, tandis que les manifestations contre les politiques d’austérité se multiplient dans le pays».

Le Figaro
En effet, «à l’instar de la Grèce, l’Italie suffoque sous la pression de l’austérité. Certains n’hésitent pas à user de la violence pour exprimer leur colère». Qui sème la violence économique... «Une violence qui a également gagné l’Espagne où des incidents avaient éclaté à Barcelone en mars dernier.»

Le Point
«Des milliers d’Espagnols se sont rassemblés samedi soir (12 mai) sur la place de la Puerta del Sol à Madrid pour célébrer le premier anniversaire du mouvement des “Indignados” (Indignés), qui dénonce le capitalisme financier et les inégalités sociales. Des manifestations étaient également organisées dans quatre-vingts autres villes d’Espagne et à Londres, plusieurs centaines de militants ont marché jusqu’au siège de la Banque d’Angleterre où ils se sont heurtés à la police.»

L’Alsace
«La politique d’austérité menée en Grèce depuis deux ans, sous la pression des bailleurs de fonds internationaux du pays, a été massivement censurée par les électeurs, qui ont pulvérisé les positions des deux partis tenants de la rigueur». Façon puzzle, même...

Le Journal du Dimanche
En «Allemagne, le pays où l’austérité est reine», la chancelière Angela Merkel est venue, pour éviter des urnes funèbres, soutenir un de ses ministres en difficulté aux «élections locales ce dimanche en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Le Land le plus peuplé d’Allemagne vit au rythme des emplois précaires, de la rigueur et des salaires bloqués».

Ouest-France
Résultat: «le parti d’Angela Merkel subit une sévère défaite» en affichant «son plus mauvais score dans cette région depuis 1945».

La République des Pyrénées
Du coup, pour replâtrer la façade fissurée de la maison austère, on reparle de croissance: «Hier (12 mai) le ministre allemand des Affaires étrangères a présenté son pacte de croissance en six points. Histoire de ne pas en laisser le monopole à la gauche européenne et tout particulièrement française. Car il y a croissance et croissance. Pour les ultralibéraux, la relance doit se faire en dérégulant davantage les marchés, en flexibilisant le travail.» Croissance, vous avez dit croissance?


FO Hebdo - Mai 2012



SOUS LA CAMPAGNE LES RESTRUCTURATIONS

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

SOUS LA CAMPAGNE LES RESTRUCTURATIONS


Des plans sociaux pourraient avoir été retardés pour n’être mis en œuvre qu’après les élections présidentielles et législatives. Une possibilité largement envisagée.


20 minutes
«Sarkozy a perdu son emploi ce dimanche et pourrait être imité par des milliers de salariés français victimes de plans de restructuration.»



Le Monde
Car «si la campagne a permis le sauvetage par le gouvernement de Lejaby, Photowatt, Petroplus, Fonderie du Poitou, et peut-être de Néosécurité, elle a aussi ralenti des re-structurations. Selon la Dares (ministère du Travail), 135 plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) ont été notifiés en janvier et février, en baisse de 18% par rapport à 2011». Une baisse paradoxalement inquiétante.

Le Figaro
«Ce pourrait être l’effet gueule de bois du lendemain des élections. Certaines entreprises ont en effet, sous la pression du précédent gouvernement ou en attendant une période plus propice, remis à après la campagne électorale des plans de restructuration qu’elles jugent nécessaires. Pour les sociétés dans lesquelles l’État est actionnaire, le message avait été très explicite: pas de “suppressions d’emplois” en France. Premier visé, le groupe nucléaire Areva s’était plié à la consigne et il réduit actuellement ses effectifs (1 200 postes) en Allemagne.»

La Dépêche
Ces «rumeurs de plans sociaux après la présidentielle» sont «la crainte des syndicats. Ils redoutent que des plans sociaux retardés n’interviennent après la présidentielle. Au mois de février, François Chérèque (CFDT) avait tiré le signal d’alarme, affirmant que “des chefs d’entreprise et DRH [lui disaient] que toutes les semaines le ministère leur [téléphonait] […] pour qu’ils reportent à plus tard” leurs plans sociaux».

Le Point
«Le Secrétaire général de FO a expliqué que ses craintes étaient fondées sur “le ralentissement économique” et sur des difficultés attendues dans certains secteurs, citant la métallurgie ou la grande distribution.» Ajoutant que «des projets sont en cours dans les entreprises comme Air France, dans les télécoms, donc ça peut faire mal, il peut y avoir une vague, après la présidentielle, de plans sociaux», et que «quand ça touche les grandes entreprises, derrière ça touche les sous-traitants, donc on a une forte inquiétude là-dessus».

Challenges
«En effet, les procédures de plan de sauvegarde de l’emploi ne pèsent que pour 5% des destructions d’emplois dans ce pays. L’essentiel se fait via des fins de missions d’intérim et le non-renouvellement des CDD», selon Pierre Beretti, P-DG d’Altedia.

L’Est Républicain
Et au-delà, car les répercussions se propagent partout. Ainsi, à Besançon, «trois emplois en moins dans la boutique de la rue des Granges. Le magasin de Dole définitivement fermé en juin prochain. Les boucheries Croppet frappées de plein fouet». Une économie meurt à petit feu.

FO Hebdo - Mai 2012

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