Les Échos

LA RETRAITE ENCORE SONNÉE

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LA RETRAITE ENCORE SONNÉE

Les retraites seront au centre de la deuxième conférence sociale, prévue les 20 et 21 juin 2013. Son préambule a débuté avec la réception des syndicats à l’hôtel Matignon, le 13 mai. Et quand sonne une nouvelle fois la retraite, la presse observe le champ des opérations.

Le Monde
Et c’est reparti: les consultations de lundi constituent «le coup d’envoi d’un marathon pour le gouvernement. Bruxelles attend des réponses rapides de l’exécutif sur la manière dont il compte résorber un déficit qui devrait dépasser les 20 milliards en 2017. Le gouvernement promet une réforme d’ampleur». Évidemment, si c’est Bruxelles qui demande...

Sud-Ouest
Bataille de Marathon ou campagne de Belgique: «La Commission n’a pas les pouvoirs d’engager la réforme des retraites dans un pays membre comme la France, ce sera donc au gouvernement de faire passer la potion amère... François Hollande et Jean-Marc Ayrault vont être à la manœuvre. Fin mars, le Premier ministre confiait au JDD: “Nous ne toucherons pas à l’âge légal [...]. Tous les scénarios seront sur la table à l’occasion de la grande conférence sociale qui suivra. Puis les partenaires sociaux en débattront. À l’automne, les choses seront claires pour tout le monde.” C’était avant le sursis obtenu auprès de la Commission européenne». Tous les scénarios? même les mauvais?

20 minutes
«Au lieu de jouer sur l’âge légal de départ, qui sera de 62 ans en 2017, le gouvernement va toucher à l’allongement de la durée de cotisation, aujourd’hui fixée à 41,5 ans pour le régime général. Au-delà, l’exécutif pourrait être tenté de revaloriser les pensions à un niveau inférieur à l’inflation, comme viennent de le décider les partenaires sociaux pour les retraites complémentaires. Jean-Marc Ayrault recevra le mois prochain des mains de Yannick Moreau, présidente de section au Conseil d’État, son rapport sur l’avenir des retraites. Un document qui servira de base pour une négociation prévue à l’automne avec les syndicats et le patronat, avant de graver les modifications dans le marbre législatif.» Qui ne laissera pas de marbre...

Le Point
L’happy end n’est guère attendu: selon un sondage, «80% des personnes interrogées sont inquiètes quant au montant de leur future pension et 71% le sont pour le niveau de vie». Ce dernier est déjà en forte chute...

Les Échos
Heureusement, quelques-uns possèdent un bon matelas. «Le dynamisme des revenus du patrimoine a contribué à creuser les inégalités: “Les inégalités se sont accrues par le haut chez les jeunes seniors comme chez leurs aînés, avec la hausse des revenus du patrimoine”, explique l’Insee. Le patrimoine comptait, en 2009, pour près de la moitié du niveau de vie des 10% des plus aisés des retraités.»

FO Hebdo - Mai 2013

FRANCE-ALLEMAGNE: DRÔLE DE GUERRE

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Voix de presse



FRANCE-ALLEMAGNE: DRÔLE DE GUERRE

Les attaques venues du sein de l’actuelle majorité française contre la politique  économique jugée trop rigoureuse, défendue par le gouvernement allemand, passent pour une bataille entre adversaires et partisans de l’austérité. Une représentation médiatique qui semble arranger bien des combattants, tandis que la presse évalue les forces en présence.

Le Figaro
L’art de la guerre? «Autre objectif: ressouder des troupes très déprimées. “Depuis un an, nous n’avons pas désigné d’adversaire politique. Nous avons essayé de nous mettre bien avec chacun. Résultat, on s’est mis tout le monde à dos, raconte un conseiller gouvernemental. Il était temps de désigner un adversaire pour ressouder les troupes.” La droite allemande de Merkel fait désormais figure d’ennemi commun de la gauche française. “C’est une unité de façade, décrypte un dirigeant PS. On tape sur Merkel tout en disant que ce qu’on fait en France, c’est bien. L’Europe sert de dérivatif. Ça arrange tout le monde et ça permet de gagner du temps...”.» Bref, la façade de la rigueur ne se fissure pas, c’est une craquelure de façade.

Les Échos
Et le président du Parlement européen, l’Allemand Martin Schulz, de souligner «que personne ne pouvait accuser Angela Merkel de décider seule, alors qu’il y a vingt-six autres dirigeants autour de la table du Conseil européen».

Libération
En effet, «dans l’UE, la rigueur reste d’actualité. Bruxelles relâche la pression, mais tient bon sur les réformes de fond.» Et soigne la forme.

Le Courrier Picard
Car, «au final, on n’est quand même pas en guerre. Le dialogue est musclé, mais les intérêts sont communs. La réussite économique de l’une des deux nations doit tirer celle de l’autre, pour peu que les deux pays forts sachent se mettre d’accord». Ils le sont peut-être sur le fond.

Le Parisien
En tout cas, communiqué de victoire sur le front allemand: «C’est déjà un succès, affirme le ministère allemand des Finances, chiffres à l’appui. Réponse du berger à la bergère: des économistes interrogés par l’AFP contestent le bien-fondé de ces choix. “Si l’objectif était de casser la croissance et d’augmenter de plusieurs millions le nombre de pauvres en Europe, alors c’est une réussite!”, ironise Philippe Askenazy, de l’École d’économie de Paris.»

L’Express
Certains sont même affamés: «Cinq tonnes de Nutella volées en Allemagne. Ce n’est pas la première fois qu’un vol d’une telle ampleur est commis sur ce parking. En mars 2012, c’est cinq tonnes de café, d’une valeur de 30.000 euros, qui avaient disparu. Quelques mois plus tard, en août, vingt palettes de boissons énergisantes –soit 34.000 cannettes – étaient également dérobées.» Des prises de guerre ou le prix de la guerre?

FO Hebdo - Mai 2013

 

CURE D’AMAIGRISSEMENT: LES CEINTURES SE SERRENT

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CURE D’AMAIGRISSEMENT: LES CEINTURES SE SERRENT

Si la consommation en France a baissé en 2012, elle a carrément chuté au premier trimestre 2013 selon différentes études répercutées par une presse qui ne cache pas son inquiétude.

Les Échos
«Un smartphone et une tablette de chocolat. En cette période de crise, seuls quelques rares produits échappent aux restrictions que s’imposent les consommateurs français.» Résultat: «La consommation, dernier moteur de la croissance française, est tombée en panne. Derrière les inflexions macroéconomiques apparemment légères constatées par l’Insee, se cache un effondrement des ventes depuis le début de l’année pour de nombreux secteurs de consommation courante pour les ménages.»

Le Figaro
Et on se serre littéralement la ceinture puisque «si l’alimentaire a résisté à la crise l’an passé, il s’enfonce à son tour dans la récession depuis cet hiver. “Les hypers et supermarchés sont pour la première fois dans le rouge depuis 2008 avec un recul des volumes de 0,2% de décembre à fin février”, constate Jacques Dupré, directeur Insight chez IRI, qui analyse les tickets de caisses.

L’Usine Nouvelle
«2013 ne devrait pas être meilleure. L’ANIA (Association nationale des industries alimentaires) prévoit une stagnation du chiffre d’affaires, à +0,5%, un recul de la production industrielle de 1% et 5.000 suppressions de postes sur le premier semestre.» À trop amaigrir, à la fin les Caddie ne se remplissent plus.

Le Monde
Et là, on tape dans le dur: «En 2012, l’industrie agroalimentaire est restée le premier secteur industriel français avec un chiffre d’affaires total de 160,9 milliards d’euros, en progression de 2,3%, selon le bilan annuel publié mardi 16 avril par l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA). Son solde commercial atteint 9,2 milliards d’euros, porté par les vins et spiritueux.» En France, on n’a pas de pétrole mais...

Le Parisien
Reste que la voiture «est désormais le deuxième poste budgétaire du foyer, juste derrière le logement, et devant l’alimentation. D’après les données recueillies par l’association Automobile Club, le budget annuel consacré à la voiture a flambé en cinq ans, alors même que les Français roulent moins... pour faire des économies». Rouler moins pour payer plus.

Challenges
On peut choisir de rester chez soi, un endroit pas vraiment donné: «Les locataires considèrent que cette dépense pèse de plus en plus lourd sur leur budget. Ils sont effectivement 60% à considérer que la part des revenus du foyer consacrée au logement est trop importante. Ce chiffre était de 45% l’année dernière.»

20 minutes
Résultat: «Par rapport à 2012, les locataires accentuent les arbitrages au détriment de leur épargne (+11% par rapport à 2012), des dépenses de loisirs (+9%), des vacances (+6%) et des dépenses d’amélioration du logement (+11%). De plus, près des deux tiers des locataires déclarent que le budget logement a un impact important sur leurs dépenses alimentaires et sur celles consacrées à l’habillement.» Bref, ils se serrent la ceinture.

FO Hebdo - Avril 2013

RÉSURRECTION DES PARADIS FISCAUX?

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RÉSURRECTION DES PARADIS FISCAUX?

Annoncés cliniquement morts en avril 2009, les paradis fiscaux viennent de faire un retour spectaculaire sur le devant de la scène médiatique à l’occasion de diverses affaires. Pas de miracle car pour ressusciter un réel décès eût été nécessaire, ce dont doute la presse.

Le Figaro
«Les Européens ont repris ces derniers jours le flambeau de la lutte contre l’évasion fiscale, à la faveur des révélations de Offshore Leaks et en France du scandale Cahuzac. Parmi les vilipendés se trouve “l’Autriche, dernier bastion européen du secret bancaire, seule parmi les Vingt-sept après le revirement du Luxembourg”. Mais sa ministre des Finances a réaffirmé qu’elle “tiendra bon sur son secret bancaire”, tout en montrant du doigt le Royaume-Uni et “ses nombreux paradis fiscaux”.»

Le Monde
Londres, la mère de tous les paradis? Selon Tax Justice Network, une ONG phare dans la lutte contre les paradis fiscaux, la City, «premier paradis fiscal au monde, se trouve au centre d’une toile d’araignée où rayonnent des paradis fiscaux “offshore” (extraterritoriaux), ces territoires de la Couronne ou anciennes colonies, dont le nom est passé dans l’histoire de la finance de l’ombre: îles Caïman, îles anglo-normandes, île de Man, îles Vierges britanniques, Gibraltar, les Bermudes, Hongkong, l’Irlande, Dubaï...». L’argent collecté est géré par les établissements financiers installés dans la capitale britannique. Ce qui totaliserait «3.200 milliards de dollars (2 456 milliards d’euros) de dépôts offshore, soit 55% du total mondial».

Les Échos
Mais pas besoin d’avoir la City dans la manche: «À côté de quelques archipels exotiques, on trouve bien souvent des pays européens. Nombre de montages passent par exemple par la Belgique, notamment pour des opérations de financement. Parfois, les entreprises cherchent un régime juridique qui n’existe pas dans le pays de leur siège. Ainsi, pendant longtemps, la France n’avait pas de fiducie et les entreprises créaient des trusts au Liechtenstein.» «Dans un monde ouvert, la fiscalité est un enjeu, mais ce n’est pas le seul, poursuit le directeur fiscal. La logique est toujours celle de rester compétitif. Toutes les grandes entreprises d’un même secteur finissent par afficher des taux effectifs d’imposition globale à peu près comparables.» À cet égard, la France n’est d’ailleurs pas forcément toujours la moins-disante. «Il est par exemple plus facile de liquider une société en France qu’ailleurs», constate un expert. Au Paradis, on vous entend moins crier.

Le Nouvel Économiste
Pour gagner le paradis est nécessaire «une vision sans foi ni loi, aux antipodes du sacro-saint consentement à l’impôt –gage d’un vivre-ensemble civilisé. Et une approche totalement cynique que les libéraux les plus conséquents –ceux qui n’entendent pas faire fi de la réalité des comportements d’agents économiques guidés par la recherche de leurs intérêts– assument complètement. Sur une telle ligne d’optimisation fiscale, le fil est tout tracé». La formule magique: «Travailler à Londres, préparer sa succession en Belgique, mourir en Suisse.» Un destin européen?

FO Hebdo - Avril 2013

STRESS À TOUS LES ÉTAGES

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STRESS À TOUS LES ÉTAGES

Stress tests pour les banques américaines, stress au travail... Le stress, déjà qualifié de mal d’un siècle à peine débuté, semble envahir la presse.

Les Échos
«À en croire la Réserve fédérale, une crise financière comme celle de 2008 ne pourrait plus survenir aux États-Unis. Les banques, estime-t-elle, sont désormais suffisamment armées pour surmonter des conditions économiques extrêmes, tel un chômage à 12% et une chute des actions de 50%. Sur les dix-huit plus grands établissements américains, dix-sept parviendraient à absorber le choc.» Ayez confiance, ne stressez pas.

Le Point
Quoique parmi les dix-sept, on trouve JP Morgan, visée par «un rapport accablant de 301 pages, rédigé par une commission d’enquête du Sénat américain concernant plus de 6 milliards de dollars de pertes de trading subies par la banque dans le cadre de l’affaire de la baleine de Londres». Le rapport indique aussi que son directeur général, Jamie Dimon, et son directeur financier, Doug Braunstein, ont «trompé les investisseurs avant de mentir aux enquêteurs». Ils s’en tireront avec un parachute doré.

Charente Libre
En revanche, «une salariée de la société deux-sévrienne Gastronome, installée à Moncoutant, a été sanctionnée par un agent de maîtrise de cette entreprise d’abattage et de conditionnement de dindes. Sa punition? Porter un bonnet d’âne, rapporte aujourd’hui La Nouvelle République». Bête de somme, en somme.

Sud-Ouest
«Stress, isolement, souffrance au travail, conduite suicidaire... des risques qui n’épargnent pas le monde agricole. Pour sensibiliser ses ressortissants à ces problématiques, souvent difficiles à exprimer, la Mutuelle sociale agricole (MSA) Sud Aquitaine a choisi de mener une action de prévention santé sous la forme d’une pièce de théâtre: Il y a un os... , qui traite de la vie et de la santé en agriculture.»

L’Express
«L’Observatoire du stress et des mobilités géographiques forcées met en garde contre les risques psycho-sociaux que pourraient générer certaines mesures du projet de loi relatif à la sécurisation de l’emploi, dans une lettre adressée au gouvernement et aux parlementaires, rendue publique ce jeudi 14 mars.»

Le Monde
Le stress, arme de management pour Danièle Linhart, sociologue du travail, directrice de recherche émérite au CNRS: «Les multiples restructurations, changements qui balaient les entreprises françaises de façon frénétique ont ainsi souvent pour objectif de fragiliser des salariés qui ont sans cesse tout à réapprendre pour conserver leur poste, et qui se sentent en permanence sur le fil du rasoir face à des objectifs démesurés et des évaluations indifférentes au travail réel. Loin de miser sur l’intelligence collective pour innover et gagner des parts de marché, le management français a opté pour une attaque en règle de la professionnalité et de l’engagement de ses salariés, compromettant leur santé physique et psychique, tout autant que notre avenir.» Un avenir stressant.
FO Hebdo - Mars 2013

 

LE DÉSACCORD DE COMPÉTITIVITÉ

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LE DÉSACCORD DE COMPÉTITIVITÉ

La compétitivité a été promue au rang des maîtres mots de l’action gouvernementale alors même que la CGT et FO, les deux grandes confédérations non signataires de l’Accord national interprofessionnel (ANI) sur la compétitivité et l’emploi, s’apprêtaient à le contester par la journée d’action du 5 mars.

Métro
«La compétitivité expliquée par le professeur Ayrault». Et en vidéo: «C’est une nouvelle étape de l’offensive de communication menée depuis le début de l’année par le Premier ministre. Après avoir multiplié les interventions et relancé son compte Twitter, Jean-Marc Ayrault a inauguré vendredi (1er mars) un nouveau format pour s’adresser à la population: dans une vidéo postée sur le compte Dailymotion officiel de Matignon, il se livre à une petite leçon d’économie.» Une première.

Le Parisien
Et pas la seule, car voici également «une démarche inédite, qui intervient deux jours avant la journée de mobilisation à l’appel de la CGT et de FO contre cet accord». Une démarche qui consiste à «serrer les rangs et éviter les retouches. C’est le mot d’ordre de cent parlementaires PS qui ont signé ce dimanche, dans le JDD, une tribune appelant à transcrire dans la loi, sans en modifier l’équilibre, l’accord sur l’emploi conclu en janvier dernier par les partenaires sociaux». Bien sûr ces élus, «qui disent avoir “fait le choix de la démocratie sociale”, expliquent ne pas avoir pour autant renoncé à leur pouvoir de parlementaires».

Le Monde
La présidente du MEDEF revendique une certaine paternité: «La thématique de la compétitivité qu’avec le Medef j’ai installée en 2010 est aujourd’hui partagée. Nous savons que pour inverser la courbe du chômage nous devons restaurer la compétitivité de la France, et cela passe par une profonde réforme du financement de la protection sociale. Il faudrait que nous nous accordions sur un plancher de prestations sociales sous lequel on ne descendrait pas, car ce ne serait pas conforme à notre modèle social; et qu’à l’inverse, nous ayons un plafond, un maximum de cotisations, à ne jamais franchir pour que nos entreprises restent compétitives.» Et les salariés sur le carreau...

Les Échos
Tandis qu’elle sonne le glas de la retraite, pour la présidente du Medef «seule une variation des paramètres», à savoir l’âge légal ou la durée de cotisation, «peut nous permettre de trouver la voie de secours, la voie qui garantit à la fois le versement des retraites et le niveau de compétitivité auquel nous aspirons pour notre pays». La compétitivité sert vraiment à tout.

Le Point
Et le directeur général de l’OMC d’affirmer que «la solution de la croissance, c’est la compétitivité», tout en «soulignant la nécessité de réformes structurelles profondes. “C’est faisable. Simplement, pour faire ça, il faut une perspective, il faut avoir envie de le faire”, a-t-il dit à l’adresse de l’exécutif». Qui devra s’exécuter?

FO Hebdo - Mars 2013

LE G20 DEVISE, LA FRANCE DÉVISSE

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Le sommet des ministres des Finances et des gouverneurs de banque centrale du G20, soit les vingt puissances économiques les plus «avancées» du monde, s’est tenu à Moscou, les 15 et 16 février derniers, sur fond d’inquiétude des pays émergents soucieux des ralentissements économiques dans les pays de l’Union européenne, dont la France, qui a enregistré une croissance nulle en 2012. Un zéro pointé par les médias.

Paris-Match
«La panne est plus importante que prévu. Alors que le gouvernement tablait sur une croissance de 0,3% pour l’année 2012, les chiffres de l’Insee publiés jeudi (14 février) sont venus mettre à mal ses espérances. Selon l’Institut, la croissance française en 2012 a été en moyenne nulle.» Le zéro est arrivé...

Le Républicain Lorrain
Bref, «notre économie est à l’arrêt, très loin donc de l’accélération espérée. Mais elle n’est pas seule dans ce cas. L’économie allemande ralentit, reculant même au dernier trimestre (-0,6%). Les Pays-Bas sont en récession (les deux derniers trimestres en négatif), l’Italie ne va pas mieux (-0,9%)». En voyant le bon côté des choses «ce peut être aussi une bonne nouvelle, si l’Allemagne et les Pays-Bas, volontiers donneurs de leçons de rigueur aux autres pays, en subissent à leur tour les atteintes, et en viennent à amender leur politique économique».

Le Figaro
«Car, dans une économie mondialisée, la croissance négative qu’ont connue au dernier trimestre 2012 le Japon, les États-Unis et l’Union européenne freine celle des grands pays émergents, Brésil, Russie, Inde, Indonésie, Chine et Afrique du Sud, tous membres du club du G20. Dans ce contexte, l’orthodoxie budgétaire défendue par l’Allemagne compte de moins en moins de gardiens zélés.» Moins zélés peut-être, mais gardiens toujours.

Nord-Éclair
En effet, «dans une lettre adressée aux ministres des Finances de l’UE, le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a rappelé qu’un délai pouvait être accordé à un pays pour corriger son déficit excessif en cas de détérioration de la croissance». «À condition qu’il ait fourni comme convenu les efforts budgétaires demandés, a-t-il cependant ajouté.»

Les Échos
«Or en révisant aussi la prévision d’une croissance à 2% pour 2014 (Bruxelles table sur 1,2%), atteindre la cible des 3% de déficit, même avec un an de retard, pourrait impliquer de durcir le plan de redressement prévu jusque-là. La France n’en a pas fini avec les 3%.» Toujours ce fameux chiffre de rigueur...

Le Progrès
Et «c’est ainsi que pourrait être accélérée la réforme des retraites, engagée la réforme des allocations familiales, durcie la réforme de la formation professionnelle, voire ouverte la réforme de l’assurance-maladie –toujours, bien sûr, avec l’objectif de réduire les dépenses. Moralité: l’objectif bouge, la rigueur demeure». Et l’on sait qu’il peut y avoir péril en la demeure.

FO Hebdo - Février 2013

 

L’EUROPE, PAS TRÈS À CHEVAL SUR L’ÉTIQUETTE

PRESSE - COMMUNICATION

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L’EUROPE, PAS TRÈS À CHEVAL SUR L’ÉTIQUETTE

L’affaire de la viande de cheval vendue pour du bœuf dans des plats cuisinés, s’est, après avoir scandalisé le Royaume-Uni, où l’on frôle le cannibalisme, étendue à travers l’Europe. Elle concerne désormais une quinzaine de pays, dont la France, où les médias tentent d’en mettre à nu les mécanismes.

La Nouvelle République
«Mais alors, elle vient d’où cette viande de cheval qui affole désormais toute l’Europe et plus simplement les Britanniques à l’origine de la découverte de la supercherie? Suivre à la trace son cheminement est digne d’une enquête policière.» De quoi faire tourner les enquêteurs en bourrique.

Le Journal du Dimanche
«Scandale au Royaume-Uni, dépôts de plaintes en France, abattoirs roumains montrés du doigt, trader chypriote, la découverte de viande de cheval dans des lasagnes censées être au bœuf a déclenché une vaste enquête agroalimentaire. Selon les premiers résultats de la Direction générale de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l’appât du gain serait à l’origine de l’affaire...» Sidérant.

Le Parisien
Et tout le monde de ruer dans les brancards: «Les différents protagonistes se renvoient la balle. Findus a annoncé hier le dépôt d’une plainte contre X. Le groupe agroalimentaire a également accusé le fournisseur de la viande de ses lasagnes, la société française Spanghero, d’avoir livré de la viande de cheval roumaine portant la mention “bœuf” et l’estampille vétérinaire française.» Ce n’est plus une balle, c’est une boule de flipper européen.

Le Courrier de l’Ouest
Pour le ministre britannique de l’Environnement, qui ne perdrait pas un royaume libéral pour du cheval, on a affaire soit à «une grave négligence», soit à «un complot international criminel».

Les Échos
Pourtant, «si toute la lumière n’est pas encore faite dans cette affaire, des investigations étant en cours en France et à l’étranger, la découverte de viande de cheval dans des plats vendus comme contenant de la viande bovine a d’ores et déjà mis en exergue la fragilité du système de traçabilité dans l’agroalimentaire».

Le Point
Pour le docteur Laurent Chevallier, président de la commission alimentation du Réseau environnement santé (RES), «il faut souligner le fait que l’Europe accepte un laisser-faire surprenant dans la mesure où elle n’a pas réussi à imposer une vraie traçabilité des produits alimentaires dans les plats composés. La mention de l’origine du pays des divers ingrédients n’est même pas obligatoire grâce, entre autres, au lobby intense des industriels, alors même que l’alimentation industrielle tend vers une industrie d’assemblage. Quant à la Commission européenne, elle est favorable à plus d’autocontrôle de la part des industriels!». Ce qui équivaut à lâcher les rênes.
FO Hebdo - Février 2013

 

UNION EUROPÉENNE CONTRE L’AUSTÉRITÉ

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UNION EUROPÉENNE CONTRE L’AUSTÉRITÉ


Pour dénoncer les politiques d’austérité appliquées dans l’Union européenne, manifestations, grèves et mobilisations diverses ont eu lieu dans plusieurs pays d’Europe, le même jour, 14 novembre, mobilisant quelques colonnes dans la presse française.

Les Échos
«Ce 14 novembre, décrété journée européenne contre l’austérité, a fédéré les mécontentements en Europe: grèves générales en Espagne et au Portugal, arrêts de travail en Italie et en Grèce, manifestations dans d’autres pays comme la France ou l’Allemagne. Des manifestations qui ont parfois donné lieu à des débordements.» La coupe est-elle pleine?

Le Républicain Lorrain
En tout cas, ça bout: «Élan européen contre l’austérité. De Rome à Londres, plusieurs millions d’Européens sont descendus dans la rue à l’occasion de la journée européenne contre l’austérité. Le mouvement a été particulièrement suivi dans les pays du Sud, soumis depuis plusieurs mois à des cures de rigueur sans précédent.» Un élan important «selon les syndicats espagnols, le mouvement a été suivi par plus de trois salariés sur quatre et le Portugal n’avait quasiment pas connu une mobilisation aussi massive depuis la révolution des Œillets».

La Voix du Nord
Les forces de l’ordre n’ont lancé ni œillets ni autres fleurs: «Dans le centre de Madrid, la police anti-émeutes a dispersé des centaines de manifestants à coups de matraque, tirant en l’air des balles en caoutchouc», tandis qu’au Portugal elle «a chargé à coups de matraque devant le Parlement à Lisbonne».

Le Figaro
Trois jours après, des policiers ont battu le pavé à Madrid avec des intentions autres: «Venus de toute l’Espagne en cars, environ 5 000 policiers ont défilé au centre de Madrid pour dénoncer les baisses de salaires et d’effectifs dans la police, comme dans l’éducation et la santé. “Citoyens, nous vous demandons pardon pour ne pas arrêter les vrais responsables de cette crise: les banquiers et les politiques”, proclamait une banderole.»

Le Parisien
Si eux vont bien, ce n’est pas le cas de la Santé: «Contre les privatisations et les coupes budgétaires, une “marée blanche” de dizaines de milliers de médecins, infirmières et personnels des hôpitaux a envahi dimanche les rues de Madrid», aux cris de «santé publique», «la santé est un droit, nous allons lutter».

L’Express
Et certains Diafoirus de s’inquiéter des doses de cheval: «Même les experts du FMI, habitués à proposer une dose d’austérité en guise de remède, admettent que l’Europe va trop loin. Dans un rapport récent, l’institution redoute que l’austérité en cours dans les pays de la périphérie de la zone euro (Grèce, Portugal, Espagne)» ne devienne «politiquement et socialement intenable». Difficile de pratiquer des saignées sur des anémiés.

FO Hebdo - Novembre 2012

FLEXIBILITÉ: L’ADAPTABILITÉ SE PLIE MIEUX

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Voix de presse

FLEXIBILITÉ: L’ADAPTABILITÉ SE PLIE MIEUX



Syndicats et patronat ont fixé au 4 octobre la première rencontre concernant la négociation sur la réforme du marché du travail voulue par le gouvernement. La presse a ironisé devant l’absence du mot flexibilité, qui lui semble pourtant être au cœur des débats.

L’Expansion
Le ministre du travail «Michel Sapin en appelle à l’audace pour réformer le marché du travail». De l’audace, toujours de l’audace, certes, mais qui va devoir plier l’échine? Et «jusqu’où ira l’audace de l’exécutif? Le gouvernement Ayrault –conscient des réticences de plusieurs syndicats (CGT, FO) et d’une partie des troupes socialistes– avance avec la plus grande prudence». Des fois que l’échine s’éveille? «Bien sûr, le mot “flexibilité” a été soigneusement évité, mais l’objectif est bien de parvenir à un système “plus souple et plus protecteur”, selon les termes de François Hollande, le 9 septembre, sur TF1. Y compris au prix de mesures polémiques: possibilité de troquer des baisses de salaire ou une hausse de la durée du travail contre la garantie de l’emploi; redéfinition du licenciement économique...»

Le Nouvel Observateur
Rien d’étonnant donc à ce que «le Medef affiche un réel optimisme. Dans le document d’orientation du gouvernement, «on parle bien d’adaptabilité, de souplesse, d’un certain nombre d’éléments qu’on souhaite depuis des années voir discutés», a relevé Bernard Bernasconi». Adaptabilité donc, le lexique sait, lui, se montrer flexible.

Ouest-France
«L’idée force est connue: faire en sorte de sauvegarder l’emploi et, en même temps, l’entreprise. Les salariés devront accepter plus de souplesse quand cela sera nécessaire (modulation du temps de travail, baisse des salaires), sans passer par une modification du contrat de travail. En contrepartie, les CDI devront être renforcés et les CDD moins utilisés (la fameuse “flexisécurité”).»

Les Échos
«Sur le fond, les consignes gouvernementales tracent ainsi les pistes d’une flexisécurité à la française: plus de souplesse dans la gestion des CDI, mais une lutte accrue contre l’abus de CDD; des licenciements économiques plus sécurisés, mais des efforts contre les licenciements boursiers, etc.»

Le Républicain Lorrain
En revanche, le calendrier est, lui, moins flexible et «l’insistance sur la formule de l’agenda 2014 rappellera peut-être à ceux ayant un peu de mémoire l’échéancier identique –l’agenda 2010– fixé en son temps par Gerhard Schröder à ses compatriotes». Bref, «du sang, de la sueur et des larmes. Mais à la hollandaise. Sans faire peur». Une sauce hollandaise? Sans casser d’œufs?

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