Maroc

Mercredi 25 avril 2012, à 12h15 sur BFM, Jean-Claude Mailly était l’invité d'Hedwige Chevrillon.

PRESSE - COMMUNICATION

JEAN-CLAUDE MAILLY SUR BFM




Jean-Claude Mailly sur BFM par Force Ouvriere

LES RISQUES DE COUPURES DU SECTEUR DES TÉLÉCOMS


crise-a-l-autre-imag.jpg Suite au courrier du 3 avril de Jean-Claude Mailly, secrétaire général de la CGT-Force Ouvrière, la confédération et les fédérations FO concernées ont rencontré le Président de l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électriques et des postes) le 23 avril.

Concernant l’impact de la 4ème licence de la téléphonie mobile, Force Ouvrière a réitéré ses craintes de dumping social avec des conséquences rapides sur les salariés en termes de rémunérations, de destructions d’emplois (30.000 à 60.000 emplois directs ou indirects menacés dans toute la filière!), de conditions de travail, de garanties collectives et d’une manière plus générale sur l’avenir de cette branche d’activité.

Les conséquences sont multiples:

- sur les salariés, souvent précarisés, de la filière (en particulier au niveau des sous-traitants);

- par une baisse des investissements et de l’innovation dans la filière;

- en matière de protection du consommateur.

Pour Force Ouvrière, la puissance publique doit immédiatement rétablir un cadre réglementé permettant d’empêcher la destruction d’emploi et que ces dérives ne se mettent en place.

De plus, un diagnostic de l’emploi, du financement et des pratiques dans la filière doit être réalisé avec tous les acteurs, par exemple au sein du Comité stratégique de filière industrielle «service et technologies de l’information et de la communication». Cela doit permettre de cadrer tous les opérateurs et de leur faire prendre des engagements sur les emplois et sur l’investissement pour la pérennisation et le développement de la filière.

Force Ouvrière a demandé à l’ARCEP, administration de l’Etat, de relayer cette demande. Sur ce sujet, Force Ouvrière poursuivra ses échanges et revendications avec le prochain gouvernement.

ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY DATÉ DU MERCREDI 18 AVRIL 2012

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

DE RETOUR DU MAROC

Répondant à l’invitation de nos camarades marocains de l’UMT, j’ai mené une délégation Force Ouvrière pendant trois jours à Casablanca et Tanger. Ce fut l’occasion d’approfondir nos relations de fraternité et de solidarité avec cette confédération historique du Maroc.

Nombre de dossiers ont fait l’objet d’échanges croisés: les retraites et les systèmes de protection sociale collective, le droit de grève, la représentativité syndicale, les investissements français au Maroc, la situation syndicale internationale, le renforcement de la coopération UMT – FO en ont fait partie.

Sur le dossier retraites, où une «réforme» est annoncée au Maroc, il faut notamment souligner que le gouvernement marocain utilise les mêmes arguments que ceux qu’utilise le gouvernement français, il n’y aurait ainsi que trois paramètres envisageables: travailler plus longtemps, augmenter les cotisations ou baisser les prestations. Il faut par ailleurs souligner que pendant très longtemps l’État marocain ne payait pas pour les fonctionnaires la part patronale des cotisations*, ce qui place la caisse dans une situation financière critique.

Dans le privé, trop d’entreprises ne déclarent pas leurs salariés, ce qui ne leur procurera aucun droit à la retraite. Sur cette question des retraites les échanges entre nos deux organisations se poursuivront.

Nous avons également, s’agissant des marins marocains bloqués depuis plusieurs mois dans le port de Sète, du fait des propriétaires marocains des bateaux, agi de concert, ce qui a notamment permis la saisie des trois ferrys concernés.

À Tanger, la délégation Force Ouvrière, rejointe par des camarades FO-Renault, a visité la nouvelle usine Renault qui vient de s’ouvrir pour fournir des véhicules Dacia, dits low cost.

La majorité des véhicules produits sera exportée vers différents pays dont la France, ce qui constitue une forme de délocalisation. Nos camarades de Renault s’inquiètent, à juste titre, des conséquences à terme sur l’emploi en France et exigent sur les sites pouvant être concernés des garanties sur la construction de nouveaux modèles.

Ultramoderne, l’usine de Tanger compte actuellement 2 400 salariés et devra à terme en compter 6.000. Sous-traitants compris, cela représentera 30.000 salariés.

Nous avons fortement plaidé, en ce qui nous concerne, pour une implantation syndicale rapide et des élections devraient être organisées prochainement.

La meilleure défense des travailleurs ce sont leurs actions collectives dans le syndicat pour leurs salaires, leurs conditions de travail et de formation, leurs protections sociales.

L’actuel boom économique du Maroc doit s’accompagner d’une élévation de la condition sociale des salariés marocains, c’est ce pour quoi militent nos camarades de l’UMT. La solidarité internationale, elle non plus, ne doit pas être un calicot mais une réalité.

Le 1er Mai prochain, jour de revendication et de solidarité internationale, je répondrai à l’invitation de nos camarades tunisiens de l’UGTT pour participer à leur meeting et leur manifestation.

*Contrairement à la France où la pension est obligatoirement budgétée.
 

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