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TRAVAIL: LE MEDEF FAIT SON MARCHÉ

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

TRAVAIL: LE MEDEF FAIT SON MARCHÉ

La «négociation entre les partenaires sociaux sur la sécurisation de l’emploi», également dite réforme du marché du travail, a fini par s’achever, vendredi 11 janvier, le projet d’accord ayant été favorablement accueilli par trois des cinq syndicats de salariés: la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC. La CGT et FO ont refusé. Ce qu’a relevé la presse.

Le Monde
«La négociation sur la sécurisation de l’emploi a abouti, vendredi 11 janvier, à un projet d’accord, qui devra encore recevoir l’approbation formelle des organisations dans les prochains jours, a-t-on appris auprès du MEDEF et de la CFTC. “Ce soir, les partenaires sociaux ont placé la France en haut des standards européens en matière de marché du travail et de relations sociales”, indique le MEDEF dans un communiqué.» Les standards de Standard & Poor’s et autres?

Le Figaro
«Marché du travail: Bruxelles somme la France d’agir car il est essentiel que la France avance sur le chemin des réformes et prenne des mesures supplémentaires en faveur de la compétitivité de ses entreprises, a dit le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires. Nous attendons une action décisive sur le marché du travail.»

La Dépêche
Acta est...: «Au terme d’une journée marathon et de trois mois de négociations, syndicats et patronat ont arraché hier soir l’accord tant attendu par l’exécutif sur la sécurisation de l’emploi, destiné à offrir à la fois plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés.» Souplesse ou acrobatie sémantique?

L’Expansion
En tout cas, «côté flexibilité, figurent notamment l’encadrement des accords permettant de baisser salaires et/ou temps de travail en cas de difficulté, des mesures pour faciliter et “déjudiciariser” les licenciements et la possibilité de restructurer sans plan social via une mobilité obligatoire». Bref, il va falloir encore se plier en quatre.

Paris-Match
En fait, seules, «la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC soutiennent l’accord avec le MEDEF, la CGPME et les artisans de l’UPA. Les instances dirigeantes des trois organisations de salariés doivent se prononcer officiellement la semaine prochaine. Pour la CFDT, le texte est “ambitieux pour l’emploi, concerne tous les salariés et permettra de faire reculer la précarité”. Mais la CGT et FO ne l’entendent pas ainsi».

L’Union
Et avaient été claires: «Force Ouvrière ne sera pas le fossoyeur du Code du travail en France», a prévenu Stéphane Lardy. Le texte discuté ne propose que «davantage de précarité», a estimé de son côté le Secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, qui avait ajouté que «ce n’est pas au MEDEF qu’on fait les lois».

L’Usine Nouvelle
Effectivement, «le négociateur du MEDEF est apparu souriant», vendredi en fin de soirée, pour dire sa «satisfaction». Quant à FO et la CGT, elles «promettent de mobiliser les salariés et parlementaires contre le projet de loi qui suivra».

FO Hebdo - Janvier 2013

FLEXIBILITÉ: EN TOUTE LETTRE DANS LE DERNIER TEXTE PATRONAL

Négociation

FLEXIBILITÉ: EN TOUTE LETTRE DANS LE DERNIER TEXTE PATRONAL


La présidente du MEDEF, Laurence Parisot, l’a redit à la télévision dimanche, le patronat ne signera pas d’accord sur la «sécurisation de l’emploi» si les syndicats n’acceptent pas la flexibilité. C’est ainsi que lors d’une nouvelle séance de négociation sur la «sécurisation de l’emploi», le 30 novembre, le texte patronal, réécrit après avoir été retoqué, est allé plus loin en inscrivant noir sur blanc le mot «flexibilité».

D’où la colère de Stéphane Lardy (FO): «La flexibilité, c’est maintenant, la sécurisation plus tard, peut-être», a-t-il tempêté. Il juge le texte «bourré de chausse-trappes» et de «fausses avancées», et y voit «un grand bras d’honneur au gouvernement».

REFUS D’UNE TAXE SUR LES CONTRATS PRÉCAIRES

Deux jours plus tôt, à l’annonce des chiffres du chômage: nouveau bond en octobre et aggravation pour le dix-huitième mois consécutif, FO prévenait: «Non, la solution n’est pas dans plus de flexibilité.» Et si le patronat matraque depuis longtemps sur le thème «les licenciements d’aujourd’hui font les emplois de demain», Stéphane Lardy répond: «C’est faux! Dans les statistiques de Pôle emploi, les entrées pour ruptures conventionnelles, c’est peanuts.» A contrario, ce sont les fins de CDD et d’intérim qui grossissent le nombre de demandeurs d’emploi. Pourtant, le patronat refuse toujours la taxation des contrats courts, comme le revendiquent les syndicats.

À leur demande d’une modulation des cotisations sociales, afin de décourager le recours à ce genre de contrats précaires, Patrick Bernasconi (MEDEF) a fait savoir qu’il n’avait «pas mandat pour négocier» là-dessus.

FO Hebdo - Décembre 2012

Inspection du travail

Inspection du travail

 

LA CHASSE AUX SORCIÈRES DES PATRONS

MEDEFF

 

 

Le MEDEF de la région Centre accuse des inspecteurs d’avoir un «comportement outrageusement autoritaire et provocant, confinant avec des méthodes d’intimidation d’un autre temps (sic)» alors qu’ils ne font qu’appliquer le droit du travail.

 

 

 

«Inquisition», «pression insoutenable», «excès de zèle», «abus d’autorité». Deux inspecteurs du travail de la région Centre sont accusés de tous les maux par une Union des entreprises de l’Indre (UDEI). Depuis le mois de juillet, celle-ci multiplie les pressions auprès de toutes les autorités publiques que compte ce pays (service départemental ou régional de l’inspection du travail, préfet et ministre) pour museler des agents dont les seuls torts sont de faire appliquer la législation et la réglementation en vigueur.

Dans un courrier de quatre pages adressé le 19 juillet 2011 au ministre du Travail, Xavier Bertrand, l’organisation patronale affiliée au MEDEF juge ainsi que «les deux jeunes inspecteurs récemment entrés en fonction sèment un vent de panique dans un nombre impressionnant d’entreprises par leur comportement outrageusement autoritaire et provocant, confinant avec des méthodes d’intimidation d’un autre temps (sic)». Elle les accuse d’enchaîner «les procès-verbaux qui constituent d’ordinaire l’exception» mais aussi de contrôler la régularité des visites médicales des salariés «en épluchant minutieusement les dossiers individuels» dans une entreprise du cru. Le fait qu’ils puissent mener des «contrôles croisés» dans les agences d’intérim et chez les entreprises utilisatrices de cette main d’œuvre précaire ne relèverait pas moins «d’une vision particulièrement policière du travail». Le patronat leur reproche également d’avoir empêché des salariés de travailler sur un chantier exposé à l’amiante ou encore d’avoir dressé un «procès-verbal dont le chiffrage total se monte à plus de 2 millions d’euros à la suite d’une vérification des heures complémentaires», qui déclenchent, rappelons-le, des majorations obligatoires. La missive se conclut par un chantage à peine voilé à l’emploi et à la délocalisation. Depuis cet envoi au ministre, l’UDEI aurait invité les entreprises de la région à formuler des plaintes identiques auprès de l’Administration.

Au regard des «griefs» portés contre les deux représentants de l’ordre public social, on ne voit pas où est le scandale. Toutes les interventions décrites font partie en effet de leurs prérogatives classiques qui sont régies par la loi et la convention 81 de l’OIT (Organisation internationale du travail). Le problème est ailleurs. Les entreprises indraises s’étaient simplement habituées à ne plus être contrôlées régulièrement faute de moyens, soulignent les syndicats. «Les inspecteurs mis en cause ont été nommés en mars sur deux postes vacants depuis plus d’un an et demi. Jusque-là, il n’y avait qu’un seul inspecteur pour tout le département, alors forcément les contrôles de routine étaient moins fréquents», explique Nathalie Roma (FO) qui a dénoncé cette affaire auprès des services concernés pour défendre la réputation professionnelle des agents incriminés. Elle a été suivie depuis par les organisations syndicales départementales, qui ont saisi à leur tour le ministre du Travail le 9 novembre pour lui demander d’afficher publiquement son soutien aux inspecteurs du Travail qui n’ont pas à supporter «l’agressivité ou la violence de certains employeurs». Pour le leader de l'Union départementale FO de l’Indre, Christian Wattecamps, «les attaques sans fondement du MEDEF local s’inscrivent malheureusement dans un contexte plus global où le patronat en général cherche à délégitimer le rôle de l'inspection du travail dans la défense des droits des salariés».

 

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