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Meeting - UN BAIN D’ÉNERGIE POUR 6.000 MILITANTS

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UN BAIN D’ÉNERGIE POUR 6.000 MILITANTS

Le meeting contre l’austérité organisé par la confédération Force Ouvrière à Paris, le 29 janvier, a rassemblé 6.000 participants venus de toute la France. Compte rendu heure par heure de l’ambiance au fil de cet après-midi de mobilisation.

10h00. Cinq mille chaises, cinq mille bouteilles d’eau, cinq mille drapeaux… pas assez! Dès 7h du matin, les militants parisiens étaient sur les lieux pour préparer la halle Freyssinet.

À Chambéry, c’est à 4h, dans la nuit, que quarante adhérents s’étaient donné rendez-vous pour prendre le car. Neuf heures de route les attendaient…

12h00. Les premiers militants commencent à arriver. Gaëlle, salariée de la Croix-Rouge, vient de Nantes. «Ce meeting permet de montrer qu’on se mobilise, mais aussi de rencontrer d’autres militants, d’échanger sur nos difficultés et les solutions à apporter.»

Jean-Pierre, parti de la Drôme en train à 7h41, est venu chercher les dernières informations et recharger ses batteries au contact de milliers de militants. Il garde un souvenir «fabuleux» de l’ambiance du meeting de 2013.

12h40. Dehors, la température monte malgré la pluie. Des milliers de militants pique-niquent à l’entrée de la salle et les premières cornes de brume commencent à retentir.

13h00. Jean-Claude Mailly démarre sa conférence de presse face aux caméras et aux appareils photo. Il présente les salariés qui témoigneront à la tribune du meeting et expose la stratégie arrêtée par la Confédération. L’équipe de la Croix-Rouge chargée des premiers secours se met en ordre de bataille. À l’ouverture des portes, une mer de militants agitant des drapeaux FO pénètre dans la salle.

13h57. Les artistes de la compagnie Jolie Môme, habillés en communards et brandissant le drapeau rouge, montent sur scène avec la chanson La crise. Les interludes musicaux de cette troupe de théâtre «politique et d’intervention» vont rythmer le meeting. La chanson C’est dans la rue qu’ça s’passe, largement diffusée dans les manifs, est ovationnée.

14h25. Michelle Biaggi, Secrétaire confé-dérale, ouvre le meeting. Six délégués se succèdent à la tribune pour exposer la situation de leur entreprise et leur combat.

16h00. Jean-Claude Mailly prend la parole devant une salle comble. Des militants se rapprochent de la tribune pour prendre des photos. À 16h50, l’annonce d’un appel à la grève interpro le 18 mars est accueillie par les applaudissements de la salle et un ballet de drapeaux FO. «Repartez la tête haute, fiers de prendre nos responsabilités et allez convaincre vos collègues», lance-t-il avant d’entonner l’Internationale.

17h00. Les militants repartent vers les bus ou le métro. «C’était un bon meeting, on a eu ce qu’on attendait: un appel à la grève interpro, se réjouissent Stéphane, Frédéric et Laurence, qui ont encore 5 heures 30 de route pour rentrer dans le Doubs. On a fait intervenir des salariés qui en bavent. Maintenant on a du boulot, il va falloir tracter pour le 18 mars.» À Chambéry, c’est à 2h du matin que l’on est descendu du car. Des militants fatigués, mais «très contents et mobilisés».

Clarisse Josselin
FO Hebdo - Février 2013

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