Nord-Éclair

LE G20 DEVISE, LA FRANCE DÉVISSE

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

Le sommet des ministres des Finances et des gouverneurs de banque centrale du G20, soit les vingt puissances économiques les plus «avancées» du monde, s’est tenu à Moscou, les 15 et 16 février derniers, sur fond d’inquiétude des pays émergents soucieux des ralentissements économiques dans les pays de l’Union européenne, dont la France, qui a enregistré une croissance nulle en 2012. Un zéro pointé par les médias.

Paris-Match
«La panne est plus importante que prévu. Alors que le gouvernement tablait sur une croissance de 0,3% pour l’année 2012, les chiffres de l’Insee publiés jeudi (14 février) sont venus mettre à mal ses espérances. Selon l’Institut, la croissance française en 2012 a été en moyenne nulle.» Le zéro est arrivé...

Le Républicain Lorrain
Bref, «notre économie est à l’arrêt, très loin donc de l’accélération espérée. Mais elle n’est pas seule dans ce cas. L’économie allemande ralentit, reculant même au dernier trimestre (-0,6%). Les Pays-Bas sont en récession (les deux derniers trimestres en négatif), l’Italie ne va pas mieux (-0,9%)». En voyant le bon côté des choses «ce peut être aussi une bonne nouvelle, si l’Allemagne et les Pays-Bas, volontiers donneurs de leçons de rigueur aux autres pays, en subissent à leur tour les atteintes, et en viennent à amender leur politique économique».

Le Figaro
«Car, dans une économie mondialisée, la croissance négative qu’ont connue au dernier trimestre 2012 le Japon, les États-Unis et l’Union européenne freine celle des grands pays émergents, Brésil, Russie, Inde, Indonésie, Chine et Afrique du Sud, tous membres du club du G20. Dans ce contexte, l’orthodoxie budgétaire défendue par l’Allemagne compte de moins en moins de gardiens zélés.» Moins zélés peut-être, mais gardiens toujours.

Nord-Éclair
En effet, «dans une lettre adressée aux ministres des Finances de l’UE, le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a rappelé qu’un délai pouvait être accordé à un pays pour corriger son déficit excessif en cas de détérioration de la croissance». «À condition qu’il ait fourni comme convenu les efforts budgétaires demandés, a-t-il cependant ajouté.»

Les Échos
«Or en révisant aussi la prévision d’une croissance à 2% pour 2014 (Bruxelles table sur 1,2%), atteindre la cible des 3% de déficit, même avec un an de retard, pourrait impliquer de durcir le plan de redressement prévu jusque-là. La France n’en a pas fini avec les 3%.» Toujours ce fameux chiffre de rigueur...

Le Progrès
Et «c’est ainsi que pourrait être accélérée la réforme des retraites, engagée la réforme des allocations familiales, durcie la réforme de la formation professionnelle, voire ouverte la réforme de l’assurance-maladie –toujours, bien sûr, avec l’objectif de réduire les dépenses. Moralité: l’objectif bouge, la rigueur demeure». Et l’on sait qu’il peut y avoir péril en la demeure.

FO Hebdo - Février 2013

 

Cet été, le SMIC sera mini

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

Cet été, le SMIC sera mini

La hausse de 2% du SMIC, annoncée par le gouvernement le 26 juin et effective au 1er juillet, a été abondamment commentée à travers la presse, qui pointe la déception.

Le Monde

« 2%, soit 21,50 euros net par mois. » C’est le « fruit d'un délicat équilibre entre l'aspiration légitime des citoyens dont les salaires sont les plus bas à une progression de leur pouvoir d'achat, et le raisonnable qu'impose la situation économique difficile, a concédé le ministre ». Concédé...

Le Figaro

Equilibre et raison également à entendre le ministre des Finances, Pierre Moscovici: « Les mesures que nous préparons respectent un équilibre entre entreprises et ménages et, s'agissant de ces derniers, concerneront les plus aisés. Pour les autres, nous avons pris des mesures favorables au pouvoir d'achat, comme le relèvement résolu et raisonnable du SMIC. » Résolument raisonnable...

Nord-Éclair

« Le dernier coup de pouce au SMIC remonlait à 2006 (+0,3%). Le nouveau gouvernement vient d'annoncer une revalorisation de 0,6%, ce qui portera à +2% la progression totale au 1er juillet. De quoi en décevoir certains. » Effectivement, pas de quoi renflouer le budget des vacances qui pour beaucoup sont déjà à l'eau.

Le Nouvel Observateur

« Dans de nombreux cas, cette augmentation sera quasi imperceptible. Et que dire des smicards qui se chauffent au gaz, dont une augmentation rétroactive de 10% des prix est envisagée? Les 20 euros risquent de s'envoler bien rapidement. » Et le pouvoir d'achat, lui, de rester scotché au Tarmac.

Nice-Matin

« Augmentation du SMIC: que faire avec 21,50 euros?,, Entre autres propositions: manger un kebab quatre soirs d'affilée, stationner toute une journée à Monaco, boire 15 cafés d'affilée et être très très très très énervé. » Beaucoup le seront sans même les avoir bus…

Le Point

D'autant que cette hausse constitue « en grande partie un à-valoir sur la future revalorisation légale qui doit intervenir le 1er janvier, à savoir l'inflation constatée depuis la dernière augmentation, soit 1,4%. Le vrai "coup de pouce" serait donc de 0,6% ». Poussif...

Le Bien Public

Avec cet « à-valoir », la revalorisation du 1er janvier 2013 « sera peanuts », estime Marie-Alice Medeuf-Andrieu (FO), pour qui cette décision va engendrer « frustration et mécontentement ». En tout cas, « l'annonce a énôrmément déçu les syndicats CGT et FO ». « Un coup de pouce de 0,6%, ça représente une baguette de pain par semaine », a déploré Paul Fourier (CGT) à la sortie de la réunion des partenaires sociaux avec le ministre. Pour lui, « c'est un très mauvais signe envoyé aux salariés ». Le signe des temps à venir?

FO Hebdo – Juillet 2012

FONCTION PUBLIQUE: LA DIAGONALE DU FLOU

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

FONCTION PUBLIQUE: LA DIAGONALE DU FLOU

Une baisse des effectifs dans la fonction publique, Éducation, Justice et Intérieur exceptés, serait envisagée par le nouveau gouvernement pour réduire les dépenses de l’État, si l’on en croit le quotidien Le Figaro du 21 juin, qui a déclenché une certaine cacophonie. Mélodie en sous-sol, ascenseur pour l’échafaud? En tout cas, la presse s’interroge.

Le Républicain Lorrain
D’autant que «le gouvernement a confirmé être en quête de 10 milliards d’euros pour ramener, comme promis, le déficit de 5,2% du produit intérieur brut (PIB) fin 2011 à 4,5% cette année».

Libération
Selon le numéro deux du nouveau parti majoritaire, «les départs à la retraite seront moins remplacés, hors ministères jugés prioritaires, sans qu’il y ait toutefois d’austérité. Ce qui ressemble à une vision de la «fonction publique à flou tendu». Et, maîtresse en la matière, «l’ex-ministre du Budget Valérie Pécresse s’est fait un plaisir de rebondir sur les informations du Figaro», en prévoyant «une politique d’une brutalité inouïe». Ce qui est brutal.

Le Télégramme
«Matignon dément. Les chiffres publiés jeudi par Le Figaro sur une baisse des effectifs de la fonction publique de 2,5% par an “ne sont pas ceux du gouvernement”, a indiqué Matignon. Des arbitrages sont encore attendus jusqu’à la fin du mois de juin.» Faut-il attendre que l’arbitre siffle?

Le Journal du Dimanche
Car «Michel Sapin s’est montré beaucoup moins catégorique jeudi matin sur Europe 1. “Je ne confirme pas point par point ces chiffres”, et ils “ne sont pas forcément justes point par point, c’est au gouvernement et aux ministres concernés de le dire dans les jours et les semaines qui viennent”, a ainsi répondu le ministre du Travail». Laissant aux autres le soin de faire le point.

Le Nouvel Observateur
«Interrogés dans Le Figaro, Matignon et le ministère du Budget contestent les chiffres de réduction des dépenses, mais pas totalement ceux des effectifs.» De la coupe aux lèvres, la voie est ardue.

Nord-Éclair
«Le Secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly, très offensif sur la question du service public, a jugé le gouvernement “flou”. Comme disait la grand-mère de Martine Aubry “quand c’est flou, il y a un loup”, eh bien on va demander à lever le loup, a lancé M. Mailly.» Des fois qu’il s’agisse d’une coupe en diagonale...

Le Monde
«À la conférence sociale des 9 et 10 juillet, M. Mailly entend “redemander que, d’abord, il y ait un vrai débat sur l’avenir du service public dans notre pays, ce que le précédent gouvernement a refusé de faire”. “Qu’on nous explique s’il y a un arrêt de la Révision générale des politiques publiques” (RGPP).» Le flou, ça nécessite une mise au point.
FO Hebdo - Juin 2012
 

ZONE EURO: SUSPENDUE AU SAUVETAGE DES BANQUES ESPAGNOLES

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

ZONE EURO: SUSPENDUE AU SAUVETAGE DES BANQUES ESPAGNOLES


Un plan d’aide au système bancaire espagnol a été accordé, samedi 9 juin, par l’Eurogroupe (les dix-sept États de la zone euro), à la suite de la demande officielle du gouvernement espagnol, quelques jours après que ce dernier a juré ses grands dieux n’en avoir nul besoin. La presse s’est montrée dubitative devant cette tragicomédie qui tient plus du poker menteur que de la science économique.

Ouest-France
«L’Europe a décidé d’un plan de sauvetage de 100 milliards d’euros pour sauver les banques espagnoles. Les réactions sont plutôt mitigées ce dimanche. Un message aux marchés financiers démontrant la solidarité européenne, estime l’hebdomadaire allemand Spiegel», mais «la presse britannique a des accents plus critiques tandis que l’italienne est partagée entre approbation et inquiétude».

Le Point
«La presse espagnole sous le choc après l’annonce du sauvetage européen. “Sauvetage pour l’Espagne”: ce grand titre en une du quotidien de centre gauche El País résumait dimanche (10 juin) la stupeur de la presse espagnole, qui insistait sur le fait que le pays, après avoir longtemps nié, a cédé et demandé une aide européenne pour ses banques.» Comme rigueur et austérité, aide et sauvetage ne sont sans doute pas la même chose...

Nord-Éclair
Tentant de rassurer le pays, déjà soumis à une rude cure d’austérité pour réduire son déficit public, Luis de Guindos a insisté: «Cela n’a rien à voir avec un sauvetage», il a expliqué que cette aide serait considérée comme de «la dette publique» espagnole, qui va donc augmenter, et «devra absolument être remboursée».

Les Échos
Dettes de jeu? «C’est une véritable partie de poker. Quand le ministre espagnol de l’Économie, Luis de Guindos, dit que “l’avenir de l’euro se joue dans les prochaines semaines en Italie et en Espagne”, et que son homologue au Budget, Cristobal Montoro, dit que “l’Espagne ne peut techniquement pas faire l’objet d’un sauvetage”, il faut comprendre que le pays est “too big to fail” (trop grand pour tomber): si l’Espagne sombre, l’euro sombre avec elle.» Poker certes, mais qui a misé, qui rafle la mise et qui raque?

Le Parisien
Éléments de réponse: «L’économie espagnole, la quatrième d’Europe, est placée sous étroite surveillance des dix-sept pays de l’Eurogroupe, et ce dernier s’est dit “confiant” dans le fait que l’Espagne tiendra ses engagements en matière de réduction de son déficit et de mise en œuvre de réformes structurelles. Le quotidien de centre droit El Mundo souligne que l’Eurogroupe a insisté sur le respect des objectifs de réduction du déficit et la poursuite des réformes structurelles: augmentation de la TVA – à laquelle Madrid se refuse officiellement – marché du travail, retraites...»

FO Hebdo - juin 2012

Vous disposez d'un droit d'accès, de rectificat ion, de modification et de suppression des données qui vous concernent (Art. 34 de la loi Informatique et Liberté du 6 janvier 1978) sur l'ensemble du site. Pour l'exercer, Cliquez sur cette bannière pour contacter le webmaster